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Page:Becquerel - Le Principe de relativité et la théorie de la gravitation, 1922.djvu/203

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chapitre XIV. — théorie de la gravitation et dynamique.
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Signalons dès maintenant que l’invariant contracté (no 66) R=gμνRμν est l’extension de la courbure de Gauss (no 58), c’est, en chaque point-événement, la courbure totale. Pour éviter toute confusion, une remarque est nécessaire la condition de courbure totale nulle R=0 n’exprime pas la « planéité » de l’Univers, elle n’exprime pas que l’Espace-Temps est euclidien ; les tenseurs Rμν et Rμνσρ donnent une mesure bien plus précise des divergences entre l’Univers réel et l’Espace-Temps euclidien.

76. Théorème fondamental de la Mécanique[1].

La divergence de Rμν12gμνR est identiquement nulle.

Ce théorème est d’une importance capitale. Dans l’espace tridimensionnel, l’annulation de la divergence d’un vecteur exprime la continuité du flux de ce vecteur ; dans la théorie de l’Univers quadridimensionnel, où nous ajoutons une coordonnée de temps, l’annulation d’une divergence est la condition de conservation ou de permanence. Le théorème exprime la permanence du tenseur d’Univers considéré et nous verrons plus loin que, joint à la loi de gravitation, il a pour conséquence la conservation de l’impulsion et de l’énergie.

La dérivée covariante contractée ou divergence du tenseur

Rμν12gμνR

est

Rμνν12Rxμ,

car gμν=1 pour μ=ν et gμν=0 pour μν.

Nous allons vérifier que

(10-14) Rμνν12Rxμ

D’après (57-13) nous avons

Rμνν=1gxν(Rμνg)+12Rσρgσρxμ,
  1. Eddington, Espace, Temps et Gravitation, partie théorique, no 38.