Page:Chevreul - De la baguette divinatoire, 1854.djvu/222

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Conclusion. — Dans un premier temps, elle avait la pensée que la baguette tournait sur certains corps, et la baguette tournait.

Dans un deuxième temps, elle avait la pensée que la baguette pouvait ne pas tourner, d’après les scrupules qu’elle s’était faits, et la baguette ne tourna plus.

Ne sont-ce pas exactement les mêmes faits que ceux que j’ai observés lorsque je me suis demandé si le corps mettrait le pendule en mouvement, si tel corps l’arrêterait (205, 209) ?

Histoire de Mlle Martin (105).

235.L’histoire de Mlle Martin, avec quelques particularités de plus, est semblable à celle de Mlle Ollivet, et je rappelle qu’elle est précédée de cette remarque de son historien le père Lebrun, que la cause qui fait tourner la baguette s’accommode aux désirs des hommes et qu’elle suit leurs intentions (104).

Premier fait.Mlle Martin, comme Mlle Ollivet, avait la réputation incontestée de faire tourner la baguette sur les métaux, les sources, etc.

Elle raconte que, voyant bien que les reliques devaient avoir plus de vertu que tout cela, elle a essayé, et a réussi (page 86).

Deuxième fait. — Le père Lebrun lui ayant dit que l’intention suffirait pour faire tourner la baguette, elle fit de nouvelles épreuves sur des reliquaires et sur quelques pièces de métal, et la baguette tournait ou restait immobile selon qu’elle en avait le désir.

Enfin, l’abbé de Lescot et le père supérieiur de l’Oratoire, Cavard, l’ayant prêchée, elle tint la baguette