Page:Lazare - Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844.djvu/167

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rivière de Bièvre, et qu’on nommait au XIIe siècle Moulin de Cupels ; on donna son nom au chemin qui y conduisait. Plus tard, cette dénomination fut changée en celle de Coupols, Coupeaulz, Coippeaulz, et en dernier lieu Copeau. — Une décision ministérielle, à la date du 13 germinal an X, signée Chaptal, a fixé la moindre largeur de cette voie publique à 8 m. Les constructions ci-après ne sont pas soumises à retranchement : nos 21, 23, 25, 27, 29, et le bâtiment qui porte le no 30. — Conduite d’eau entre les rues du Jardin-du-Roi et du Battoir.

Coq-Héron (rue).

Commence à la rue Coquillière, nos 28 et 30 ; finit aux rues Pagevin, no 1, et Verdelet. Le dernier impair est 11 ; le dernier pair, 12. Sa longueur est de 138 m. — 3e arrondissement. Les impairs sont du quartier du Mail, et les pairs, du quartier Saint-Eustache.

Ce n’était en 1298 qu’une impasse nommée Coq-Héron. François Ier, par lettres-patentes du mois de septembre 1543, ordonna que l’hôtel de Flandres serait démoli, et son terrain divisé en plusieurs lots que l’on vendrait à divers particuliers. Sur une partie de cet emplacement, l’impasse Coq-Héron fut convertie en rue sur une largeur de 8 m. En 1546, cette voie publique était presqu’entièrement bordée de constructions. — Une décision ministérielle du 20 fructidor an XI, signée Chaptal, avait fixé la largeur de cette rue à 8 m. En vertu d’une ordonnance royale du 22 août 1840, cette largeur a été portée à 10 m. Les maisons nos 1 bis, 3 et 3 bis sont alignées ; les autres constructions de ce côté devront subir un retranchement qui n’excède pas 70 c. La propriété no 10 est à l’alignement ; le surplus est soumis à un retranchement de 2 m. environ. — Égout — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

Coq-Saint-Honoré (rue du).

Commence à la place de l’Oratoire, nos 2 et 4 ; finit à la rue Saint-Honoré, nos 165 et 173. Le dernier impair est 15 ; le dernier pair, 10. Sa longueur est de 88 m. — 4e arrondissement, quartier Saint-Honoré.

C’était une impasse connue en 1271 sous le nom de Richebourg. En 1376, une adjudication par décret, faite au Châtelet, indique une maison sise rue du Coq ou de Richebourg. Elle doit ces deux noms à deux familles qui y ont demeuré. Dès l’année 1372, Jean-le-Coq avait une maison au coin de cette rue, et Rogier-le-Coq une autre au coin opposé. Des lettres-patentes, à la date du 12 mai 1767, ordonnèrent l’élargissement de la rue dite cul-de-sac du Coq, en seize pied six pouces de largeur de chaque côté de la ligne capitale du milieu du Louvre. Cet élargissement ne fut effectué qu’en 1780. Les deux côtés de cette voie publique ne sont pas tout-à-fait parallèles. La moindre largeur est de 10 m. 25 c. ; la plus grande est de 10 m. 70 c. — Une ordonnance royale du 22 août 1840 a maintenu ces dimensions. Les propriétés riveraines sont alignées. — Conduite d’eau depuis la place de l’Oratoire jusqu’aux deux bornes-fontaines. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

Coq-Saint-Jean (rue du).

Commence à la rue de la Tixéranderie, nos 29 et 31 ; finit à la rue de la Verrerie, nos 41 et 43. Le dernier impair est 7 ; le dernier pair, 12. Sa longueur est de 80 m. — 7e arrondissement. Les impairs sont du quartier des Arcis, et les pairs du quartier du Marché-Saint-Jean.

Quelques constructions bordaient déjà cette rue sous le règne de Louis-le-Jeune. Son premier nom est celui d’André-Malet ; elle est ainsi désignée dans un acte de 1243. On voit dans l’Accord de Philippe-le-Hardi avec le chapitre de Saint-Merri, en 1273, que cette rue est énoncée sous le nom de Lambert-de-Râle ou André-Malet. Guillot lui donne cette dernière dénomination. Dès 1416, elle prit d’une enseigne le nom de rue du Coq. — Une décision ministérielle, à la date du 28 brumaire an VI, signée Letourneux, avait fixé la largeur de cette voie publique à 7 m. Cette largeur est portée à 10 m., en vertu d’une ordonnance royale du 12 juillet 1837. Les constructions riveraines sont soumises à un fort retranchement. — Conduite d’eau depuis la rue de la Verrerie jusqu’à la borne-fontaine. — Éclairage au gaz (compe Lacarrière).

Coquenard (impasse).

Située dans la rue Neuve-Coquenard, entre les nos 20 et 22. — 2e arrondissement, quartier du Faubourg-Montmartre.

Elle fut construite de 1812 à 1813, par MM. Dié et Saulnier. Elle dut sa dénomination à sa proximité de la rue Coquenard.

Coquenard (rue).

Commence aux rues Cadet, no 35, et Rochechouart, no 1 ; finit aux rues du Faubourg-Montmartre, no 80, et des Martyrs, no 2. Le dernier impair est 43 ; le dernier pair, 64. Sa longueur est de 341 m. — 2e arrondissement, quartier du Faubourg-Montmartre.

Ouverte sur un territoire appelé Coquenard, elle en reçut la dénomination. Au milieu du XVIIe siècle, elle prit le nom de rue Notre-Dame-de-Lorette, qu’elle dut à une chapelle placée sous ce vocable et dont nous parlerons à la fin du présent article. Vers 1792, on lui rendit sa première dénomination. — Une décision ministérielle, à la date du 12 fructidor an V, signée François de Neufchâteau, et une ordonnance royale du 23 août 1833, ont fixé la moindre largeur de cette voie publique à 10 m. Les maisons nos 5, 7, 9, de 13 à 37 inclusivement ; 6, 8, de 12 à 22 inclusivement, 28, 46, 54, 56 et 64, ne sont pas soumises à retranchement. — Égout entre les rues Neuve-Coquenard et du Fau-