Page:Lazare - Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844.djvu/168

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bourg-Montmartre. — Conduite d’eau depuis la rue Cadet jusqu’à la rue Neuve-Coquenard. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

La chapelle Notre-Dame-de-Lorette était située dans cette rue. On ignore et le nom de son fondateur et la date précise de sa construction. Cependant elle était bâtie en 1646, car le 13 juillet de la même année l’archevêque de Paris permit aux habitants des Porcherons et des paroisses de Saint-Eustache d’y établir une confrérie sous le titre de Notre-Dame-de-Lorette. Cette chapelle fut supprimée en 1790 et devint propriété nationale. Les bâtiments de cette chapelle, ainsi que le presbytère et ses dépendances qui contenaient ensemble une superficie de 595 m. 41 c., furent vendus le 3 messidor an IV, par le domaine de l’État. La maison portant aujourd’hui le no 54 a été construite, en 1822, sur le terrain qui servait d’entrée à cette chapelle.

Coquenard (rue Neuve-).

Commence à la rue Coquenard, nos 26 et 28 ; finit à la rue de la Tour-d’Auvergne, no 21. Le dernier impair est 25 bis ; le dernier pair, 34. Sa longueur est de 305 m. — 2e arrondissement, quartier du Faubourg-Montmartre.

Vers l’année 1790, c’était une impasse ayant son entrée dans la rue Coquenard. Sous la république, on la nomma impasse Brutus. Elle fut comprise au nombre des voies publiques de Paris, en vertu d’une décision ministérielle du 6 vendémiaire an XIV, signée Champagny, qui fixa sa largeur à 7 m. — En 1819, le sieur Digeon, propriétaire de terrains situés entre le fond de l’impasse et la rue de la Tour-d’Auvergne, conçut le projet de prolonger l’impasse sur cet emplacement. Sans réclamer l’autorisation nécessaire, il mit ce projet à exécution et ne donna que 8 m. de largeur au prolongement dont la direction fut un peu biaisée à droite. L’administration n’a pas encore reçu ce prolongement au nombre des voies communales, et un arrêté préfectoral du 7 décembre 1840, a prescrit la fermeture de ce percement. À l’égard de la partie formant autrefois impasse, les constructions riveraines sont alignées. — Conduite d’eau depuis la rue Coquenard jusqu’à la borne-fontaine. — Éclairage au gaz (compe Anglaise).

Coquerelle (impasse).

Située entre les rues des Juifs, no 26, et des Rosiers, no 2. Le dernier impair est 5 ; le dernier pair, 12. Sa longueur est de 47 m. — 7e arrondissement, quartier du Marché-Saint-Jean.

En 1400, c’était la rue de la Lamproie ; en 1415, la rue de la Coquerée (Archives du Temple). Elle aboutissait alors dans la rue Culture-Sainte-Catherine. Dans le Terrier du roi de 1540, elle est nommée rue de la Coquerie. Elle fut convertie en impasse en 1604. — Une ordonnance royale du 15 octobre 1830 a fixé la largeur de cette voie publique à 11 m. Les constructions riveraines sont soumises à un retranchement considérable.

Coquilles (rue des).

Commence à la rue de la Tixéranderie, nos 17 et 21 ; finit à la rue de la Verrerie, nos 57 et 59. Le dernier impair est 9 ; le dernier pair, 4. Sa longueur est de 70 m. — 7e arrondissement, quartier des Arcis.

Sous le règne de Philippe-Auguste, elle était déjà bordée de constructions. Les actes du XIVe siècle lui donnent le nom de ruelle Gentien. Le Cartulaire de Saint-Maur fait mention de Pierre Gentien, dont la maison, située dans la rue de la Tixéranderie, vis-à-vis celle des Coquilles, était occupée par des Lombards (usuriers). On l’a depuis nommée ruelle Jean-Gentien, et Jacques-Gentien. Elle tient sa dénomination actuelle des Coquilles qui ornent la porte et les fenêtres d’un hôtel situé au coin de la rue de la Tixéranderie. — Une décision ministérielle, à la date du 25 octobre 1814, signée l’abbé de Montesquiou, fixa la largeur de cette voie publique à 10 m. À cette époque elle n’avait que 3 m. de largeur. De 1815 à 1821, les maisons qui bordaient cette rue furent presque toutes reconstruites à l’alignement approuvé par le ministre. — Une ordonnance royale, à la date du 6 mai 1836, a maintenu la largeur de 10 m. Toutes les constructions du côté des numéros impairs, et une partie de celles du côté opposé, sont alignées ; la maison no 4 devra subir un faible retranchement. — Égout. — Conduite d’eau. — Éclairage au gaz (compe Lacarrière).

Coquillière (rue).

Commence aux rues du Four, no 49, et du Jour, no 1 ; finit à la rue Croix-des-Petits-Champs, nos 48 et 50. Le dernier impair est 47 ; le dernier pair, 48. Sa longueur est de 295 m. Les impairs sont du 4e arrondissement, quartier de la Banque, et les pairs, du 3e arrondissement ; de 2 à 28, quartier Saint-Eustache, et de 30 à la fin, quartier du Mail.

Le mur d’enceinte de Paris, construit sous Philippe-Auguste, s’étendait entre les rues de Grenelle et d’Orléans-Saint-Honoré, plus près de la première que de la seconde jusqu’au carrefour où aboutissent les rues de Grenelle, Sartine, Jean-Jacques Rousseau et Coquillière. Là était une porte de la ville appelée Coquillier ou Coquillière. Elle devait ce nom, ainsi que la rue, à la famille Coquillier. Cette rue, ou plutôt ce chemin, qui conduisait sous Philippe-Auguste à la ville, ne fut entièrement bordé de constructions qu’en 1292. Nous en avons la preuve dans un acte de cette année, par lequel Pierre Coquillier vend à Gui de Dampierre une maison qu’il avait fait bâtir dans cette rue alors esdifiée. — Une décision ministérielle du 8 septembre 1821 avait fixé la largeur de cette voie publique à 10 m. D’après un projet publié en vertu d’un arrêté préfectoral du 10 août 1843, la largeur de la rue Coquillière doit être