Page:Rabelais marty-laveaux 04.djvu/255

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TIERS LIVRE, T, II, P. I33-134. 247

PaGEI33,1. i7 : iVe Vauoient faiEl quand le -pou oient. « Quando potui non volui, & quando volui non potui, » dit un vieux brocard qu’on attribue à Saint Basile, De îiugis curiiilium, VIT, 17.

L. 23 : Sans rien faire. Cette idée revient souvent dans nos auteurs comiques : « Foi de demoifelle ! difoit ma mère panfant fes pourceaux, mon mari eft aufli noble que le roi ; il aime bien à ne rien faire, & fe donner du plaifir. » {Moyen de parvenir.^ p. 359)

Je t’ay ja dit que j’eftois gentilhomme,

Né pour cliommer, & pour ne rien fçavoir.

(La Fontaine, Le Diable de Papefiguière)

Chacun d’eux refolut de vivre en Gentilhomme, Sans rien faire.

(La Fontaine, Les Membres & l’EJlomac)

« Ton état ? — Gentilhomme. — Que fais-tu ? — Rien. » (Chamfort, Le Marchand de Smyrne)

L. 23 : Ne dea. Comme ne diâ. Voyez ci-dessus, p. 108, note sur la 1. 4 de la p. 66,

Page 134, 1. 8 : V oracle des cloches de Varenes. Dans Vltinerarium paradiji de Jean Raulin (Parifiis, 1524, Sermo de viduitate.^ fol. 148 v") on trouve le récit sui- vant : « Certaine veuve vint demander à son curé si elle devait se remarier. Elle alléguait qu’elle était sans aide et qu’elle avait un très bon valet, habile dans l’art de son mari. Alors le curé lui dit : Bien ! prenez-le. Elle répondit : mais il y a danger à le prendre, de mon valet je ferai un maître. Alors le curé dit : Bien, ne le prenez pas. Mais elle : Que ferai-je ? Je ne puis soutenir ce poids que soutenait mon mari, si je n’en ai un. Alors,1e curé dit : Bien, ayez-le. Et elle : Mais s’il était méchant et voulait perdre et usurper mon bien.^ Alors le curé : Ne le prenez donc pas. Et ainsi, selon ses arguments, le curé se rangeait toujours à son avis. Mais voyant qu’elle voulait avoir ce valet et était à sa dévotion, il l’engagea à bien com- prendre ce que lui diraient les cloches de l’église et à