Page:Orsier - Henri Cornelius Agrippa.djvu/135

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VI. — Agrippa chez les Suisses. — Ses secondes noces à Genève le 17 septembre 1521. — Il en aura six enfants. Eustache Chapuys, official de Genève, devient son ami et le parrain du petit Haymon. — De Genève, Agrippa se rend à Fribourg au début de 1523, où, grâce aux Laurencin, il est nommé médecin de la ville. — Ère d’apaisement. — Il y exerce consciencieusement la médecine mais, par besoin de mobilité ou espérances ambitieuses, il donne sa démission. — Les conseillers Fribourgeois l’honorent d’une gratification le 8 février 1524. — Comparaison avec Rabelais. 
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VII. — Cornélis Agrippa à Lyon, en mai 1524. — Amitiés avec le puissant évêque de Bazas, agent diplomatique de Louis XII et de François Ier. — Présenté à la cour par ce prélat, il est nommé médecin de Louise de Savoie. — Superstitieuse et crédule, cette Princesse voulut en faire son devin. — Résistance d’Agrippa à cette besogne. — Lettre intime du 21 mai 1525 à Eustache Chapuys sur la politique à la cour de France. — Son peu de conviction et de loyauté politique. 
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VIII. — Le connétable de Bourbon. — Prophéties d’Agrippa à ce prince rebelle. — Rancune de Louise de Savoie contre son médecin devin. — Dédicace de l’opuscule De sacramento matrimonii à la princesse Marguerite de Valois, qui s’en trouve peu flattée ; manque de tact d’Agrippa à cet égard. — Les suites d’une rancune de femme. À la cour, la rumeur des courtisans veut faire passer le docteur allemand pour Bourbonniste. — Départ de la Cour de Lyon pour la frontière d’Espagne au devant de François premier. Ordre est intimé à Agrippa de rester à Lyon ; son collègue Chapelain, autre médecin de la reine-mère, accompagne la cour en voyage. — Agrippa se défend du soupçon d’être Bourbonniste. 
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IX. — Ses émoluments de médecin de la cour ne lui sont pas payés. — Épisode curieux des trésoriers de France. — Sollicitations du docteur Chapelain envers Louise de Savoie en faveur de Cornélis. — Martin de Troyes et les frères Antoine et Thomas Bullioud. — Douloureuse résignation ; science et misère. — Livre d’Agrippa sur l’Incertitude et la vanité des sciences et des arts. — Secours inespéré d’un nouveau Mécène : Augustin Fornari, riche Génois. — Celui-ci, qui avait des comptoirs commerciaux à Anvers, l’engage avec d’autres amis à y venir. 
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X. — Agrippa continue sa lutte pour obtenir à tout prix ses appointements non payés. — « Bullioud me paye en bulles. » — Violente colère du docteur contre la cour. — Il se voit obligé de recommencer ses recherches sur la pierre philosophale. — Croyance qui remonte aux sources égyptiennes, babyloniennes et gnostiques. — Le rêve des alchimistes. — Agrippa écrit à Chapelain avec une explosion de joie ; doutes à ce sujet ; fausse alerte. — Il faut revenir aux frères Bullioud. — Véran Chalandat. 
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XI. — Comédie peu délicate d’Agrippa vis-à-vis de Bullioud. — Il reçoit enfin ses écus « posthumes ». — Offres du Connétable ; il les refuse. — Le duc de Bourbon est tué à l’assaut de Rome le 6 mai 1527. — Agrippa réclame de Lyon à la cour un sauf-conduit ; longue attente. — Après 3 ans de séjour en cette ville, il la quitte le 6 décembre 1527. — Descendant la Loire, il passe par Briare, Gien, Montargis. — Il arrive à Paris, où il réside pendant plus de six mois, de janvier à juillet 1528. — Pour vivre, il pratique la médecine. 
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XII. — Au 25 février 1528, il reçoit le sauf-conduit tant réclamé, document valable pour six mois et pour 10 personnes de sa suite. — Le duc de Vendôme, devenu le chef de la maison de Bourbon à la mort du connétable, refusa, occupant les frontières avec ses troupes, de contresigner le sauf-conduit. — Craintes sérieuses qu’éprouva Agrippa de la reine-mère. — Il s’enfuit nuitamment, laissant à Paris, aux soins de son parent Guy Furbity, sa femme, ses enfants, ses bagages. — Il arrive à Anvers le 23 juillet 1528. — Correspondance avec Aurélien d’Aquapendento et Chapelain. — Ses imprécations contre Louise de Savoie. — Lettre de Guy Furbity lui apprenant que Jeanne-Loyse est tombée malade à Paris. — Il s’empresse de faire venir sa famille à Anvers. — Première édition en 1528 de l’Incertitude et vanité des sciences. 
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