Différences entre les versions de « Page:Dictionnaire de Trévoux, 1771, I.djvu/61 »

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<section begin="ABREUVOIR"/>☞ {{sc|Abreuvoir.}} Défaut des arbres. C’est la même chose que la gélivure. ''Voyez'' ce mot.
 
☞ {{sc|Abreuvoir.}} Défaut des arbres. C’est la même chose que la gélivure. ''Voyez'' ce mot.
 
   
 
On dit proverbialement d’une plaie large & sanglante, que c’est un ''abreuvoir'' à mouches. Il lui a porté un coup à la tête, & lui a fait ''un grand abreuvoir'' à mouches. {{sc|Ablanc.}} On dit aussi, qu’un bon cheval va bien tout seul à l’''abreuvoir'', quand on se leve de table pour prendre soi-même à boire au buffet. Ces phrases {{corr|son|sont}} du style burlesque.
 
On dit proverbialement d’une plaie large & sanglante, que c’est un ''abreuvoir'' à mouches. Il lui a porté un coup à la tête, & lui a fait ''un grand abreuvoir'' à mouches. {{sc|Ablanc.}} On dit aussi, qu’un bon cheval va bien tout seul à l’''abreuvoir'', quand on se leve de table pour prendre soi-même à boire au buffet. Ces phrases {{corr|son|sont}} du style burlesque.
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<section end="ABREUVOIR"/>
 
<section begin="ABRÉVIATEUR"/>ABRÉVIATEUR. s. m. Celui qui ''abrége'' l’ouvrage d’un autre, Auteur d’un ''abrégé''. ''{{lang|la|Qui epitome conficit.}}'' M. de Sponde Evêque de Pamiers, est l’''abréviateur'' de Baronius. M. Bernier a rendu un grand service au public ; il est l’''abréviateur'' de Gassendi. Les ''abréviateurs'' sont cause qu’on se peut passer des originaux. Il faut du goût & de l’intelligence pour être un excellent ''abréviateur''.
   
 
{{sc|Abréviateur}}, se dit encore de deux sortes d’Officiers de la Chancellerie Romaine. Les ''abréviateurs'', qu’on appelle ''{{lang|la|de parco majori}}'', sont des Prélats à qui le Régent de la Chancellerie, distribue les suppliques, & qui ont des substituts pour dresser la minute des Bulles. Et les ''abréviateurs'' ''{{lang|la|de parco minori}}'' ont le soin de dresser les dispenses de mariage.
ABRÉVIATEUR. s. m. Celui qui ''abrége'' l’ouvrage d’un autre, Auteur d’un ''abrégé''. {{lang|la|''Qui epitome conficit''.}} M. de Sponde Evêque de Pamiers, est l’''abréviateur'' de Baronius. M. Bernier a rendu un grand service au public ; il est l’''abréviateur'' de Gassendi. Les ''abréviateurs'' sont cause qu’on se peut passer des originaux. Il faut du goût & de l’intelligence pour être un excellent ''abréviateur''.
 
 
{{sc|Abréviateur}}, se dit encore de deux sortes d’Officiers de la Chancellerie Romaine. Les ''abréviateurs'', qu’on appelle {{lang|la|''de parco majori''}}, sont des Prélats à qui le Régent de la Chancellerie, distribue les suppliques, & qui ont des substituts pour dresser la minute des Bulles. Et les ''abréviateurs'' {{lang|la|''de parco minori''}} ont le soin de dresser les dispenses de mariage.
 
   
 
Ils sont nommés ''Officiers de Parco'', parce qu’ils s’assemblent au Parquet de la Chancellerie, & ''Abréviateur'', parce qu’ils dressent les minutes & les bréviatures des lettres apostoliques.
 
Ils sont nommés ''Officiers de Parco'', parce qu’ils s’assemblent au Parquet de la Chancellerie, & ''Abréviateur'', parce qu’ils dressent les minutes & les bréviatures des lettres apostoliques.
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<section end="ABRÉVIATEUR"/>
 
ABRÉVIATION. s. f. Retranchement de quelques lettres dans un mot, quand on veut écrire vîte, ou en moins d’espace. C’est ainsi que nous écrivons, ''M. Monsieur'' ; ''Chlet.'' pour ''Châtelet''. Il y a ordinairement quelques marques ou traits de plume sur les mots Abrégés. {{lang|la|''Scribendi compendium''.}} Les signatures de la Cour de Rome sont pleines d’''abréviations''. L’écriture Gothique étoit incommode à cause de ses ''abréviations''. On ne sauroit lire les Ecrits des Rabbins, qu’on n’ait une explication des ''abréviations'' Hébraïques. Les Copistes, ou les Ecrivains Juifs ne se contentent pas de faire des ''abréviations'', comme les Grecs & les Latins, en retranchant quelques {{corr|letres|lettres}} ou syllabes dans un mot. Ils ne mettent d’un mot que la première lettre ; {{lang|he|ר}} signifie ''Rabbi'' : {{lang|he|א}} signifie {{lang|he|אל}}, {{lang|he|ארוגו}}, ou {{lang|he|אמר}}, &c. selon l’endroit où il se trouve. Souvent même ils prennent ces premières lettres de plusieurs mots de suite, les joignent ensemble ; & en y ajoutant des voyelles, ils font un nom barbare qu’ils donnent à la personne qui porte les noms qu’ils ont abrégés de la sorte. Ainsi Rabbi Schelomoh Jarhhi, en jargon d’abréviations Hébraïques s’appelle ''Rasi'' ; Rabbi Moyse ben Maïemon, ''Rambam'' ; & de même en d’autres dictions que les noms propres. {{lang|he|נבוא}}, par exemple, est mis pour {{lang|he|מתז בםפר יבשהאף}}, {{lang|la|''Donum in abdito avertit iram''}}. Mercerus, David de Pomis, Schindler, Buxtorf, & d’autres, ont fait des explications de ces espèces de chiffres, sans lesquelles on ne peut aborder les Rabbins, sur-tout en commençant. Les ''abréviations'' de l’écriture s’appeloient ''Notes'' dans l’Antiquité. On les appelle encore ainsi dans les anciennes inscriptions Latines. Plusieurs ont fait des collections & des explications des ''abréviations'' Romaines. Une des plus amples est celle de Sertorius Ursatus, qui se trouve à la fin des Marbres d’Oxford. {{lang|la|''Sertorii Ursati Equitis, de notis Romanorum Commentarius''.}} Tous ces mots viennent du Latin {{lang|la|''Abbreviare''}}, dont l’origine est {{lang|la|''brevis''}}, bref, court, qui vient du Grec {{lang|grc|Βραχὺϛ}}.
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<section begin="ABRÉVIATION"/>ABRÉVIATION. s. f. Retranchement de quelques lettres dans un mot, quand on veut écrire vîte, ou en moins d’espace. C’est ainsi que nous écrivons, ''M. Monsieur'' ; ''Chlet.'' pour ''Châtelet''. Il y a ordinairement quelques marques ou traits de plume sur les mots Abrégés. ''{{lang|la|Scribendi compendium.}}'' Les signatures de la Cour de Rome sont pleines d’''abréviations''. L’écriture Gothique étoit incommode à cause de ses ''abréviations''. On ne sauroit lire les Ecrits des Rabbins, qu’on n’ait une explication des ''abréviations'' Hébraïques. Les Copistes, ou les Ecrivains Juifs ne se contentent pas de faire des ''abréviations'', comme les Grecs & les Latins, en retranchant quelques {{corr|letres|lettres}} ou syllabes dans un mot. Ils ne mettent d’un mot que la première lettre ; <big>{{lang|he|ר}}</big> signifie ''Rabbi'' : <big>{{lang|he|א}}</big> signifie <big>{{lang|he|אל}}</big>, <big>{{lang|he|ארוגו}}</big>, ou <big>{{lang|he|אמר}}</big>, &c. selon l’endroit où il se trouve. Souvent même ils prennent ces premières lettres de plusieurs mots de suite, les joignent ensemble ; & en y ajoutant des voyelles, ils font un nom barbare qu’ils donnent à la personne qui porte les noms qu’ils ont abrégés de la sorte. Ainsi Rabbi Schelomoh Jarhhi, en jargon d’abréviations Hébraïques s’appelle ''Rasi'' ; Rabbi Moyse ben Maïemon, ''Rambam'' ; & de même en d’autres dictions que les noms propres. <big>{{lang|he|נבוא}}</big>, par exemple, est mis pour <big>{{lang|he|מתז בםפר יבשהאף}}</big>, ''{{lang|la|Donum in abdito avertit iram}}''. Mercerus, David de Pomis, Schindler, Buxtorf, & d’autres, ont fait des explications de ces espèces de chiffres, sans lesquelles on ne peut aborder les Rabbins, sur-tout en commençant. Les ''abréviations'' de l’écriture s’appeloient ''Notes'' dans l’Antiquité. On les appelle encore ainsi dans les anciennes inscriptions Latines. Plusieurs ont fait des collections & des explications des ''abréviations'' Romaines. Une des plus amples est celle de Sertorius Ursatus, qui se trouve à la fin des Marbres d’Oxford. ''{{lang|la|Sertorii Ursati Equitis, de notis Romanorum Commentarius.}}'' Tous ces mots viennent du Latin ''{{lang|la|Abbreviare}}'', dont l’origine est ''{{lang|la|brevis}}'', bref, court, qui vient du Grec {{lang|grc|Βραχὺϛ}}.
   
 
☞ {{sc|{{corr|Abbréviations|Abréviations}}}}, chez les Négocians, Banquiers & teneurs de livres, sont des lettres initiales ou des caractères dont ils se servent pour abréger certains termes de Négoce, & rendre leurs écritures plus courtes.
 
☞ {{sc|{{corr|Abbréviations|Abréviations}}}}, chez les Négocians, Banquiers & teneurs de livres, sont des lettres initiales ou des caractères dont ils se servent pour abréger certains termes de Négoce, & rendre leurs écritures plus courtes.
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<section end="ABRÉVIATION"/>
 
<section begin="ABRÉVIATURE"/>ABRÉVIATURE. s. f. Ce mot est la même chose qu’''abréviation'', mais il est moins usité. M. le Clerc se sert ordinairement d’''abréviature'' au lieu d’abréviation. M. Gale, dans l’édition de quelques auteurs Grecs qu’il a procurée, en a banni toutes les abréviatures. {{sc|Le Clerc.}}
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<section end="ABRÉVIATURE"/>
 
<section begin="ABRI"/>ABRI. s. m. Lieu à couvert du soleil, du vent & du froid, ''{{lang|la|Locus ab aeris injuria defensus}}''. Ces espaliers sont à l’''abri'' du mauvais vent. Ce lieu est à l’''abri'' du soleil. On se met à l’''abri'' quand il pleut. Ce mot vient de ''{{lang|la|apricus}}'', quoiqu’il signifie tout le contraire. Ménage veut qu’il vienne d’''{{lang|la|opericus}}'', inusité, qu’on a fait d’''{{lang|la|operio}}'', je couvre.
   
 
<poem class="verse" >
ABRÉVIATURE. s. f. Ce mot est la même chose qu’''abréviation'', mais il est moins usité. M. le Clerc se sert ordinairement d’''abréviature'' au lieu d’abréviation. M. Gale, dans l’édition de quelques auteurs Grecs qu’il a procurée, en a banni toutes les abréviatures. {{sc|Le Clerc.}}
 
 
ABRI. s. m. Lieu à couvert du soleil, du vent & du froid, {{lang|la|''Locus ab aeris injuria defensus''}}. Ces espaliers sont à l’''abri'' du mauvais vent. Ce lieu est à l’''abri'' du soleil. On se met à l’''abri'' quand il pleut. Ce mot vient de {{lang|la|''apricus''}}, quoiqu’il signifie tout le contraire. Ménage veut qu’il vienne d’{{lang|la|''opericus''}}, inusité, qu’on a fait d’{{lang|la|''operio''}}, je couvre.
 
 
<poem class="verse">
 
 
''Je veux une coëffure, en dépit de la mode, ''
 
''Je veux une coëffure, en dépit de la mode, ''
 
''Sous qui toute ma tête ait un ''abri'' commode.'' {{sc|Mol.}}</poem>
 
''Sous qui toute ma tête ait un ''abri'' commode.'' {{sc|Mol.}}</poem>
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On le dit fort souvent en terme de Marine. Mouillage, ou encrage à couvert du vent. Cette rade est à l’''abri'' des vens du nord. Ces montagnes mettent ce port, ce mouillage, à l’''abri''. C’est un bon ''abri''.
 
On le dit fort souvent en terme de Marine. Mouillage, ou encrage à couvert du vent. Cette rade est à l’''abri'' des vens du nord. Ces montagnes mettent ce port, ce mouillage, à l’''abri''. C’est un bon ''abri''.
   
{{sc|Abri}}, se dit figurément en Morale d’un lieu où l’on est en sûreté, de tout ce qui nous met hors de danger. {{lang|la|''Perfugium tutum à''}}, &c. L’étude des cas de conscience n’est point un art de s’aveugler, pour pécher à l’''abri'' des Loix. {{sc|La Plac.}} On s’en sert particulièrement pour exprimer un lieu de refuge & de sûreté contre les inconstances du sort, & contre les revers. La solitude est un bon ''abri'' contre les coups de la fortune. Il est entré au service du premier Ministre ; c’est un bon ''abri'' contre ses ennemis. Son amitié me doit servir d’''abri'' & de consolation dans mes disgraces.
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{{sc|Abri}}, se dit figurément en Morale d’un lieu où l’on est en sûreté, de tout ce qui nous met hors de danger. ''{{lang|la|Perfugium tutum à}}'', &c. L’étude des cas de conscience n’est point un art de s’aveugler, pour pécher à l’''abri'' des Loix. {{sc|La Plac.}} On s’en sert particulièrement pour exprimer un lieu de refuge & de sûreté contre les inconstances du sort, & contre les revers. La solitude est un bon ''abri'' contre les coups de la fortune. Il est entré au service du premier Ministre ; c’est un bon ''abri'' contre ses ennemis. Son amitié me doit servir d’''abri'' & de consolation dans mes disgraces.
   
 
☞ {{sc|A l’abri.}} Façon de parler adverbiale, qui signifie à ''couvert''. Se mettre à l’''abri'' du vent, de la pluie, du mauvais temps.
 
☞ {{sc|A l’abri.}} Façon de parler adverbiale, qui signifie à ''couvert''. Se mettre à l’''abri'' du vent, de la pluie, du mauvais temps.
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On le dit aussi de ce qui met à couvert. On se met à l’''abri'' d’un mur, d’un arbre, contre un mur, contre un arbre. Un vaisseau est à l’''abri'' d’une île. On le dit au figuré dans ces deux acceptions. On est à l’''abri'' de la persécution : on est à l’''abri'' de la faveur. Dans ce dernier sens ''de'' équivaut à ''par le moyen de''. Si, dans la pauvreté, on est à l’''abri'' des inquiétudes des richesses, l’on n’y est pas exempt des soins rongeans de la misère. {{sc|S. Evr.}} Sa vertu est maintenant sans tache à l’''abri'' de son peu de mérite.
 
On le dit aussi de ce qui met à couvert. On se met à l’''abri'' d’un mur, d’un arbre, contre un mur, contre un arbre. Un vaisseau est à l’''abri'' d’une île. On le dit au figuré dans ces deux acceptions. On est à l’''abri'' de la persécution : on est à l’''abri'' de la faveur. Dans ce dernier sens ''de'' équivaut à ''par le moyen de''. Si, dans la pauvreté, on est à l’''abri'' des inquiétudes des richesses, l’on n’y est pas exempt des soins rongeans de la misère. {{sc|S. Evr.}} Sa vertu est maintenant sans tache à l’''abri'' de son peu de mérite.
   
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''A l’''abri'' d’une longue & sûre indifférence''
 
''A l’''abri'' d’une longue & sûre indifférence''
 
''Je jouis d’une paix plus douce qu’on ne pense.''
 
''Je jouis d’une paix plus douce qu’on ne pense.''
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On dit proverbialement:Un homme sans ''abri'', c’est un oiseau sans nid.
 
On dit proverbialement:Un homme sans ''abri'', c’est un oiseau sans nid.
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<section end="ABRI"/>
 
<section begin="ABRIC"/>ABRIC. s. m. Quelques Chimistes Anglois nomment ainsi le soufre. {{sc|Harris, Boyer.}}
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<section end="ABRIC"/>
 
<section begin="ABRICON"/>ABRICON. Vieux s. m. plus communément ''Bricon''. Charlatan, trompeur, séducteur.
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<section begin="ABRICORNER"/>ABRICORNER. v. a. ''{{lang|la|Inducere.}}'' Borel dit que ce mot vouloit dire autrefois ''Charlater'' ; c’est-à-dire, Engager comme font les Charlatans; gagner, obtenir ce qu’on veut. Il cite une vieille traduction d’Ovide, où il est parlé de ce que fit Ulysse pour obtenir qu’Iphigénie fût sacrifiée.
   
 
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ABRIC. s. m. Quelques Chimistes Anglois nomment ainsi le soufre. {{sc|Harris, Boyer.}}
 
 
ABRICON. Vieux s. m. plus communément ''Bricon''. Charlatan, trompeur, séducteur.
 
 
ABRICORNER. v. a. {{lang|la|''Inducere''.}} Borel dit que ce mot vouloit dire autrefois ''Charlater'' ; c’est-à-dire, Engager comme font les Charlatans; gagner, obtenir ce qu’on veut. Il cite une vieille traduction d’Ovide, où il est parlé de ce que fit Ulysse pour obtenir qu’Iphigénie fût sacrifiée.
 
 
<poem class="verse">
 
 
''Bientôt la mere'' abricorner.
 
''Bientôt la mere'' abricorner.
 
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<section end="ABRICORNER"/>
 
ABRICOT. s. m. {{lang|la|''Prunum''}}, ou {{lang|la|''Malum armeniacum''}}. Fruit participant de la pêche & de la prune. Il est doux & agréable au goût. Il est un peu rouge & jaune en mûrissant, & pour cela on l’a appelé à Rome ''Chrysomèle'', comme qui diroit, ''Pomme d’or''. Il mûrit en Juin avant les autres fruits, & pour cela on a appelé chez les Médecins ces fruits, {{lang|la|''Mala præcoqua''}} ; c’est-à-dire, ''hâtifs''. Il y a trois sortes d’''abricots''. Les ''abricots'' ordinaires, qui ne mûrissent qu’à la mi-Juillet ; les ''abricots hâtifs'', qui se mangent dès le commencement du même mois ; & ceux qu’on nomme ''le petit abricot'', qui vient à la mi-Juillet. {{sc|Chomel.}} Ménage fait dériver ce mot de {{lang|la|''mala præcoqua''}}, ou {{lang|la|''præcocia''}} ; d’autres du grec {{lang|grc|αϐριν}} qui signifie ''Mou'' & ''délicat'', ou du latin {{lang|la|''aperitium''}}, parce qu’il s’ouvre {{tiret|faci|lement}}
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<section begin="ABRICOT"/>ABRICOT. s. m. ''{{lang|la|Prunum}}'', ou ''{{lang|la|Malum armeniacum}}''. Fruit participant de la pêche & de la prune. Il est doux & agréable au goût. Il est un peu rouge & jaune en mûrissant, & pour cela on l’a appelé à Rome ''Chrysomèle'', comme qui diroit, ''Pomme d’or''. Il mûrit en Juin avant les autres fruits, & pour cela on a appelé chez les Médecins ces fruits, ''{{lang|la|Mala præcoqua}}'' ; c’est-à-dire, ''hâtifs''. Il y a trois sortes d’''abricots''. Les ''abricots'' ordinaires, qui ne mûrissent qu’à la mi-Juillet ; les ''abricots hâtifs'', qui se mangent dès le commencement du même mois ; & ceux qu’on nomme ''le petit abricot'', qui vient à la mi-Juillet. {{sc|Chomel.}} Ménage fait dériver ce mot de ''{{lang|la|mala præcoqua}}'', ou ''{{lang|la|præcocia}}'' ; d’autres du grec {{lang|grc|αϐριν}} qui signifie ''Mou'' & ''délicat'', ou du latin ''{{lang|la|aperitium}}'', parce qu’il s’ouvre {{tiret|faci|lement}}<section end="ABRICOT"/>

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