L’Encyclopédie/1re édition/NERF

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NERF, s. m. en Anatomie, corps rond, blanc & long, semblable à une corde composée de différens fils ou fibres, qui prend son origine ou du cerveau, ou du cervelet, moyennant la moëlle alongée & de la moëlle épiniere, qui se distribue dans toutes les parties du corps, qui sert à y porter un suc particulier que quelques physiciens appellent esprits animaux, qui est l’organe des sensations, & sert à l’exécution des différens mouvemens. Voyez Sensation, Mouvement musculaire, &c.

Origine des nerfs. De chaque point de la substance corticale du cerveau partent de petites fibres médullaires qui s’unissant ensemble dans leur progrès, deviennent enfin sensibles & forment ainsi la moëlle du cerveau & l’épine. Voyez Cerveau & Moelle, &c.

De-là elles prolongent, & peu après elles deviennent distinctes & séparées au moyen de différentes enveloppes que leur fournit la dure-mere & la pie-mere, & forment par-là différens faisceaux ou nerfs qui ressemblent, eu égard à la position de leurs fibrilles composantes, à autant de queues de cheval enveloppées dans deux tuniques. Voyez Fibre.

Il est probable que les fibres médullaires du cervelet partent des environs des parties antérieures de la moëlle alongée, se joignent en partie aux nerfs qui en sortent, mais de maniere à retenir toujours leur origine, leur cours & leur fonction particuliere. Le reste des fibres du cervelet se mêle si intimement avec celles du cerveau, qu’il n’y a peut-être pas dans toute la moëlle alongée de l’épine une seule partie où il ne se trouve des fibres de chacune de ces deux especes, & ainsi ces deux especes de fibres contribuent l’un l’autre à former le corps de chaque nerf, quoique leur fonction & leurs effets particuliers soient fort différens. Voyez Cervelet, &c.

Ces nerfs qui se forment de cette sorte & que la moëlle alongée envoie sont au nombre de dix paires ; quoique ce soit mal à-propos qu’on les appelle de la sorte, puisque la plûpart sont composés de plusieurs nerfs distincts & très-gros. Il en part de la même maniere trente paires de la moëlle épiniere, à quoi on peut ajouter les deux nerfs intercostaux.

Tandis que les nerfs sont dans la moëlle, ils ne présentent qu’une espece de pulpe ; mais en la quittant, ils prennent une gaine qui leur est fournie par la pie-mere ; sous cette enveloppe ils avancent jusqu’à la dure-mere, qui leur fournit encore une autre tunique. Voyez Dure-mere & Pie-Mere.

La substance des nerfs renfermée dans ces deux membranes n’est pas différente de la substance du cerveau, elle n’est qu’une moëlle qui se répand dans toute l’étendue des tuyaux nerveux, & qui est sans doute envoyée du cerveau ; mais y est-elle renfermée dans des petits vaisseaux de la longueur du nerf ? Ou est-elle contenue dans des cellules ? C’est ce qu’on ne sauroit déterminer.

Les enveloppes de ces nerfs sont par-tout garnies de vaisseaux sanguins, lymphatiques & d’autres vésicules d’une texture très-fine qui servent à ramasser, à renforcer & à resserrer les fibrilles, & d’où on doit tirer l’explication de la plûpart des phénomenes, maladies des nerfs, &c.

Lorsque les extrémités des nerfs se distribuent dans les parties auxquelles elles appartiennent, ils se dégagent alors de leur enveloppe, ils s’épanouissent en une espece de membrane, ou se réduisent en une pulpe molle. Voyez Membrane & Pulpe.

Or si l’on considere 1° que toute la substance vasculaire du cerveau contribue à la formation des fibrilles des nerfs, quoiqu’elle s’y continue même totalement, & qu’elle y finit. 2° Que lorsque la moëlle alongée est comprimée, tiraillée, & qu’elle tombe en pourriture ; toutes les actions qui dépendoient des nerfs qui en sortent, cessent immédiatement après, quoique les nerfs restent entiers & intactes. 3° Que les nerfs exécutent par-tout presque dans un instant leurs opérations, tant celles qui ont rapport aux mouvemens que celles qui ont rapport aux sensations, & cela soit qu’ils soient lâches, courbes, crasses, rétrogrades & obliques. 4° Que quand ils sont entierement liés ou comprimés, quoiqu’à tous autres égards ils restent entiers, ils perdent alors toute leur action dans les parties comprises entre la ligature & les extrémités auxquelles ils tendent, sans en perdre cependant dans les parties comprises entre la ligature & la moëlle du cerveau ou le cervelet, il paroîtra évidemment que les fibres nerveuses tirent continuellement de la moelle du cerveau un suc qu’elles transmettent par autant de canaux distincts à chacun des points de tout le corps, & que ce n’est que par le moyen de ce suc qu’elles exécutent toutes leurs fonctions dans les sensations & le mouvement musculaire, &c. cette humeur est ce qu’on appelle proprement, esprits animaux ou suc nerveux. Voyez Animal, Esprit, &c.

On a supposé, il y a long-tems, que les nerfs sont des petits tuyaux, mais on a eu bien de la peine à découvrir leurs cavités, enfin on a cru que M. Lewenhock étoit venu à bout de rendre sensibles les cavités qui sont dans les nerfs, mais cette découverte souffre encore quelque difficulté.

Il ne paroît pas qu’il y ait la moindre probabilité dans cette opinion (qui a cependant ses partisans), que les nerfs exécutent leurs opérations par la vibration des fibrilles tendues ; en effet c’est un sentiment contraire à la nature des nerfs, dont la substance est molle, pulpeuse, flasque, croissée & ondée, & suivant lequel on ne sauroit expliquer cette distinction, avec laquelle les objets de nos sensations nous sont représentés, & avec laquelle s’exécutent les mouvemens musculaires.

Or de même que le sang artériel est porté continuellement dans toutes les parties du corps qui sont garnies de vaisseaux sanguins, de même aussi on conçoit qu’un suc préparé dans la substance corticale du cerveau & dans le cervelet, se porte de-là continuellement à chaque point du corps à-travers les nerfs. La petitesse des vaisseaux de la substance corticale, telle que les injections de Ruisch la font connoître, quoique cependant ces injections ne démontrent que des vaisseaux artériels beaucoup plus gros, par conséquent que les moindres vaisseaux secrétoires, prouvent combien ces vaisseaux nerveux doivent être déliés, & d’un autre côté la grosseur du volume du cerveau comparée à la petitesse de chaque fibrille, fait voir que leur nombre peut être au-delà de toutes les bornes que l’imagination paroît lui donner. Voyez Filament.

De plus la grande quantité de suc qui s’y porte constamment & qui y est agitée d’un mouvement violent, y remplira continuellement ces petits canaux, les ouvrira & mettra toujours en action ; mais comme il se prépare à chaque moment de nouveaux sucs & que le dernier chasse continuellement le premier, il semble aussi-tôt qu’il a fait sa derniere fonction être chassé hors des derniers filamens dans des vaisseaux quelconques, de sorte qu’il fait ainsi sa circulation dans le corps comme toutes les autres liqueurs. Voyez Circulation.

M. Vieussens a cru avoir trouvé des tuyaux qu’il a nommés nevro-lymphatiques, mais sa découverte n’est pas confirmée.

Si nous considérons sur-tout la grandeur du volume du cerveau, du cervelet, de la moëlle alongée & de la moëlle de l’épine, eu égard au volume des autres solides du corps ; le grand nombre de nerfs qui se distribuent de-là dans tout le corps ; que le cerveau & la moëlle de l’épine sont la base d’un embryon, de laquelle, selon le grand Malpighi, se forment ensuite les autres parties ; enfin qu’il n’y a à peine aucune partie dans le corps qui ne sente & qui ne se remue, il paroîtra très-probable que toutes les parties solides du corps sont tissues de fibres nerveuses, & ne sont composées d’autres choses. Voyez Filamens & Solides.

Les anciens ne comptoient que sept paires de nerfs qui partent du cerveau, dont ils marquent les usages dans ces deux vers latins,


Optica prima, oculos movet altera, tertia gustat,
Quarta & quinta audit, vaga sexta est, septima linguæ.


mais les modernes, comme nous l’avons déja observé, en comptent un plus grand nombre.

Selon eux, les nerfs de la moëlle alongée sont au nombre de dix paires, dont la premiere se nomme nerfs olfactifs ; la seconde, nerfs optiques ; la troisieme, nerfs moteurs des yeux, moteurs communs, oculaires communs, musculaires communs. oculo-musculaires communs ; la quatrieme, nerfs trochléateurs, musculaires obliques supérieurs, communément nommés nerfs pathétiques ; la cinquieme, nerfs innominés, nerfs trijumaux ; la sixieme, moteurs externes, oculaires externes, musculaires externes, oculo-musculaires externes ; la septieme paire, nerfs auditifs ; la huitieme paire, la petite vague, nerf sympathique moyen ; la neuvieme paire, nerfs hypoglosses, nerfs gustatifs, nerfs linguaux ; la dixieme paire, nerfs sous-occipitaux. Voyez Olfactif, Optique, Vague, &c.

Les nerfs de la moëlle épiniere sont 1° une paire de nerfs accessoires ou associés de la huitieme paire de la moëlle alongée ; 2° une paire de nerfs intercostaux ou grands nerfs sympathiques ; 3° sept paires de nerfs intervertebaux du col ou nerfs cervicaux ; 4° douze paires de nerfs intervertebaux du dos, ou nerfs dorsaux, costaux, vrais intercostaux ; 5° cinq paires de nerfs intervertebraux des lombes, ou nerfs lombaires ; 6° cinq ou six paires de nerfs sacrés. Voyez Accessoires & Intercostaux.

Les autres nerfs qui ont des noms particuliers sont 1° les branches des nerfs de la moëlle allongée ; comme sont 1° les trois branches de la cinquieme paire, dont l’une a été nommée nerf orbitaire supérieur, l’autre nerf maxillaire supérieur, & le troisieme nerf maxillaire inférieur ; 2° les deux branches ou portions du nerf auditif, dont l’une se nomme portion molle & l’autre portion dure. Voyez Orbitaire, Maxillaire, Auditif, &c.

2°. Les branches des nerfs de la moëlle épiniere, tels sont 1° les nerfs diaphragmatiques ; 2° les nerfs brachiaux, dont les six branches différentes ont toutes différens noms, savoir le nerf musculo-cutané, le nerf median, le nerf cubital, le nerf cutané interne, le nerf radial, le nerf axillaire ou articulaire ; 3° les nerfs cruraux, que l’on divise en trois portions, savoir le nerf crural du fémur ou nerf crural supérieur, le nerf crural du tibia ou nerf crural jambier, le nerf crural du pié ou nerf crural pédieux ; 4° les nerfs sciatiques qui produisent le nerf sciatique crural, le nerf sciatique poplité, le nerf sciatique tibial, le nerf sciatique peronier, le nerf plantaire interne, le nerf plantaire externe. Voyez Diaphragmatique, Brachial, Crural, &c.

3°. Les rameaux de quelques-unes des branches dont nous avons fait mention, ont aussi des noms particuliers ; tels sont les canaux des branches de la cinquieme paire, par exemple, le rameau frontal, le rameau nasal, & le rameau lacrymal de la premiere branche, &c. Voyez Frontal, Nasal & Lacrymal.

Vieussens, Willis & Beretini nous ont particulierement donné des Planches sur les nerfs ; l’ouvrage de ce dernier est intitulé : Beretini tabulæ anatomicæ, &c. Romæ 1741, in-fol. Voyez Névrographie & Névologie.

Nerfs, jeux de la nature sur les (Physiol.) les nerfs, de même que les vaisseaux sanguins, se répandent dans toutes les parties, quoique d’une maniere fort différente. Le diametre des vaisseaux sanguins est toujours proportionné au nombre de leurs divisions, & à leur éloignement du cœur. Il n’en est pas de même des nerfs qui grossissent en plusieurs endroits, & forment des tumeurs qu’on nomme ganglions. Les vaisseaux sanguins ne communiquent ensemble que dans leurs rameaux ; les nerfs se rencontrent à la sortie du crâne, du canal de l’épine, ou dans ses cavités. Leur exilité, leurs entrelacemens, leurs engagemens dans les membranes, & les ligamens qu’ils trouvent sur le passage, en rendent la poursuite très-difficile ; ils se dérobent pour lors aux recherches des mains & des yeux des meilleurs Anatomistes, & avant que de se cacher, ils ne fournissent pas moins de jeux de la nature dans leurs décours, que les vaisseaux sanguins qu’ils accompagnent ; mais il nous doit presque suffire d’en faire la remarque, & d’en citer quelques exemples pour preuve : un détail étendu seroit plus ennuyeux que profitable, & les réflexions que nous avons faites ailleurs sur cette matiere en général, trouvent ici leur application. Nous ajouterons encore qu’il ne faut compter en observations réelles de jeux des nerfs, que sur celles des grands maîtres de l’art ; telles sont les tables névrologiques d’Eustachius.

La division générale du nerf maxillaire en trois, n’est pas toujours constante ; car le premier de ces rameaux sous orbitaires, donne quelquefois un filet aux dents molaires supérieures.

Le nerf moteur externe donne quelquefois un filet nerveux double, & le nerf de la sixieme paire est quelquefois réellement double, ou fendu en deux avant son engagement dans la dure-mere.

Les filets postérieurs du tronc gauche du pléxus pulmonaire sont quelquefois plus considérables que les filets antérieurs du tronc droit.

Les deux nerfs accessoires de la huitieme paire jettent quelquefois des filets sans communication avec le ganglion, ni avec le plan antérieur.

L’union & le mélange plexiforme des cinq gros nerfs vertébraux, varient souvent dans les cadavres, ainsi que les six nerfs brachiaux qui en naissent, varient dans leur origine. Le nerf médian est dans quelques sujets formé par l’union de deux seules branches, au lieu de trois.

Les nerfs de l’os sacrum se comptent par paires, dont le nombre augmente quelquefois. L’entrelacement de la troisieme paire souffre aussi ses jeux.

Le nerf de la huitieme paire que Winslow appelle sympathique moyen, & d’autres la paire vague, donne comme on sait, une branche qui communique avec la neuvieme paire ; mais on a vû dans quelques sujets, cette branche communiquer avec le ganglion supérieur du nerf intercostal.

La paire occipitale, nommée la dixieme paire de Willis, a une origine différente dans plusieurs sujets ; quelquefois cette origine est double, & perce la dure-mere avec l’artere vertébrale, comme Eustachi l’a dépeinte. Tab. 17. fig. 2.

L’origine du nerf intercostal est encore une question. On peut, peut-être, regarder le filet qui vient de la sixieme paire, comme son principe, parce qu’on observe quelquefois par un jeu de la nature, que les filets du nerf ophthalmique, nommé par M. Winslow nerf orbitaire, ne s’y joignent pas. Ce nerf intercostal forme dans le bas ventre un ganglion très-considérable, qu’on a nommé mal-à-propos sémi-lunaire, puisque sa forme varie autant que sa grosseur. Le ganglion sémi-lunaire droit & gauche, sont quelquefois réunis en un seul ; quelquefois on en rencontre trois, quatre, & davantage.

Au reste, tous les pléxus hépatiques, spléniques, mésentériques, rénal, hypogastriques, qui viennent des filets du tronc de l’intercostal, varient si fort dans leur distribution, leur grosseur & leur nombre, que ceux qu’on observe d’un côté, sont pour l’ordinaire très-differens de ceux qu’on observe de l’autre ; de sorte qu’il n’est pas possible de décrire de telles variétés, qui sont peut-être la cause de plusieurs mouvemens sympathiques particuliers à certaines personnes, & que d’autres n’éprouvent point au même degré.

Ajoutez que tous les nerfs de la moëlle épiniere, qu’on nomme cervicaux, au nombre de sept paires, grossissent après avoir percé la premiere envelope, & forment comme le nerf intercostal, des ganglions qui sont plus ou moins remarquables dans les différens sujets.

Enfin l’histoire des nerfs intestinaux est si composée, qu’il n’est pas possible de la donner ; car ils ont des origines & des distributions différentes presque dans chaque sujet. (D. J.)

Nerf, ou Nervure, par analogie aux nerfs des animaux, (Coupes des pierres.) est une arcade de pierre en saillie sur le nud des voûtes gothiques, pour en appuyer & orner les angles saillans par des moulures, & fortifier les pendentifs. Plusieurs églises gothiques ont des morceaux curieux en ce genre. L’église de saint Eustache à Paris, quoique bâtie vers le tems de la renaissance de l’Architecture, a sur la croisée des deux nerfs, un pendentif fort bien exécuté.

On donne différens noms aux nervures par rapport à leur situation ; celles qui traversent perpendiculairement, s’appellent arcs doubleaux, comme aa, bb, fig. 18 ; celles qui traversent diagonalement, s’appellent arcs d’ogives, comme b, ab ; celles qui traversent obliquement entre les arcs doubleaux & les ogives, s’appellent liernes & tiercerons, comme bo, bo, mo. (D)

Nerfs, (Jardinage.) les nerfs d’un végétal sont les tuyaux longitudinaux qui portent le suc nourricier dans les parties les plus élevées.

Nerf, (Maréchalerie.) on appelle improprement ainsi un tendon qui coule derriere les os des jambes. Ses bonnes qualités sont d’être gros & bien détaché, c’est-à-dire apparent à la vue, & détaché de l’os. Le nerf failli est celui qui va si fort en diminuant vers le pli du genou, qu’à peine le sent-on en cet endroit ; ce qui est un mauvais prognostic pour la force du cheval.

Nerf ferure, en termes de Manege ; signifie une entorse, une enflure douloureuse, ou une atteinte violente, que le cheval se donne aux nerfs des jambes de devant avec la pince des piés de derriere.

Nerf de cerf, (Vennerie.) c’est le membre qui sert à la génération.

Nerfs, s. m. pl. (Terme de Relieurs.) les Relieurs appellent de la sorte les ficelles ou petites cordes qu’ils mettent au dos de leurs livres, & sur lesquelles se cousent & s’arrêtent les cahiers dont ils sont composés.

Nerf de bœuf, (Terme de Sellier.) c’est le nerf séché qui se tire de la partie génitale de cet animal. Quand ce nerf est réduit en maniere de filasse longue de huit à dix pouces, par le moyen de certaines grosses cardes de fer, il s’emploie par les Selliers à nerver avec la colle forte, les arçons des selles & les panneaux des chaises & carosses ; il entre aussi dans la fabrique des batoirs propres à jouer à la paume. A Paris ce sont ces ouvriers qui le préparent, qui le portent vendre aux marchands merciers quincailliers, par paquets du poids d’une livre ; & c’est chez ces marchands, que les artisans qui en ont besoin les vont acheter. (D. J.)