Page:Lazare - Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844.djvu/101

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— Deux décisions ministérielles, la première en date du 24 frimaire an XIII, signée Champagny ; la deuxième, du 9 mai 1818, ainsi qu’une ordonnance royale du 9 décembre 1838, ont fixé à 8 m. 20 c. environ la largeur de cette voie publique. Les maisons riveraines sont alignées, à l’exception de l’arcade dite de Bretonvilliers, qui devra être supprimée. — Conduite d’eau depuis la rue Saint-Louis jusqu’à la borne-fontaine.

Briare (impasse).

Située dans la rue Rochechouart, no 9. — 2e arrondissement, quartier du Faubourg-Montmartre.

Construite à la fin du XVIIe siècle, elle porta d’abord le nom d’impasse Sifflet. Elle fut augmentée dans la suite de plusieurs bâtiments, et on lui donna le nom de Briare, qui est sans doute celui d’un des propriétaires de cette impasse. — Elle n’est pas reconnue voie publique par l’administration.

Brise-Miche (rue).

Commence à la rue du Cloître-Saint-Merri, nos 12 et 14 ; finit à la rue Neuve-Saint-Merri, nos 31 et 33. Le dernier impair est 5 ; le dernier pair, 14. Sa longueur est de 78 m. — 7e arrondissement, quartier Sainte-Avoie.

Dans la rue Taille-Pain, appelée en 1207 rue Baille-Heu, depuis Baille-Hoë, on voyait une impasse qui se trouvait confondue avec cette voie publique. Cette impasse fut prolongée et ouverte au XIVe siècle du côté du cloître Saint-Merri, et l’on commença à donner en 1420, à la partie nouvellement construite, le nom de rue Brise-Miche. La distribution des pains ou miches de chapitre, qu’on faisait suivant l’usage aux chanoines de la collégiale de Saint-Merri, lui avait fait donner cette dénomination. Le nom de rue Baille-Hoë fut néanmoins conservé à la partie qui venait aboutir à la rue Neuve-Saint-Merri. La rue Brise-Miche a été longtemps affectée à la débauche. — Une décision ministérielle du 13 vendémiaire an X, signée Chaptal, avait fixé la largeur de cette voie publique à 6 m. Cette largeur est portée à 10 m. en vertu d’une ordonnance royale du 22 mai 1837. La maison située sur le côté gauche à l’encoignure de la rue Neuve-Saint-Merri et le bâtiment no 6, sont alignés ; toutes les autres constructions devront subir un retranchement considérable. — Éclairage au gaz (compe Lacarrière).

Brodeurs (rue des).

Commence aux rue et impasse Plumet ; finit à la rue de Sèvres, nos 64 et 66. Le dernier impair est 29 ; le dernier pair, 28. Sa longueur est de 229 m. — 10e arrondissement, quartier Saint-Thomas-d’Aquin.

Dans un titre de l’abbaye Saint-Germain-des-Prés, de 1642, on l’appelle rue de Brodeval derrière les Incurables. En 1644, elle est indiquée sous le nom de rue du Lude. Peu de temps après, on lui donna la dénomination de rue des Brodeurs ; elle s’étendait alors jusqu’à la rue de Babylone. Vers 1783, la partie de cette voie publique comprise entre les rues Plumet et de Babylone, reçut le nom de rue Pochet. — Une décision ministérielle du 15 floréal an V, signée Benezech, fixa la largeur de la rue des Brodeurs à 8 m. En 1806, la partie qui avait reçu la dénomination de rue Pochet fut de nouveau confondue avec la rue des Brodeurs, dont elle reprit le nom. — En vertu d’une décision ministérielle du 14 septembre 1829, cette partie a été désignée sous la dénomination de Petite-rue-Mademoiselle (voyez cet article). Les maisons nos 25 et 27 ne sont pas soumises à retranchement. Le surplus, de ce côté, devra reculer de 1 m. 40 c. Les maisons nos 18, 20, 24, 26 et 28 sont alignées ; les autres constructions de ce côté subiront un retranchement de 1 m. 40 c. — Égout et conduite d’eau.

Brosse (rue Guy-de-la-).

Commence à la rue Jussieu ; finit à la rue Saint-Victor, nos 14 et 16. Le dernier impair est 15 ; le dernier pair, 14. Sa longueur est de 103 m. — 12e arrondissement, quartier du Jardin-du-Roi.

Une ordonnance royale, à la date du 22 juin 1837, autorisa la ville de Paris à vendre les terrains provenant de l’ancienne abbaye Saint-Victor. Un plan fut dressé, qui contenait l’indication de deux rues à ouvrir. Les terrains furent vendus les 15 mai et 30 octobre 1838, et on commença immédiatement à y bâtir. La voie publique, qui fait l’objet du présent article et dont la largeur est de 13 m., reçut, en vertu d’une décision royale du 29 avril 1839, le nom de rue Guy-de-la-Brosse ; l’autre rue a pris la dénomination de rue Jussieu. — Les constructions riveraines sont à l’alignement. — Conduite d’eau. — Guy de la Brosse, grand-oncle du célèbre Fagon, naquit à Rouen. Dans l’intention de faciliter l’étude de la botanique, il donna au roi Louis XIII, dont il était le médecin, le terrain où fut établi le jardin des Plantes. Il obtint du cardinal de Richelieu les moyens d’embellir ce nouveau jardin dont la fondation fut autorisée par un édit de janvier 1626. Guy de la Brosse en fut le premier intendant. Toute sa vie fut consacrée à enrichir cet établissement des plantes les plus rares dont il donna une description en 1636. Il mourut en 1641 et fut enterré dans la chapelle de cet établissement.

Brosse (rue Jacques-de-).

Commence au quai de la Grève, nos 44 et 52 ; finit aux rues François-Myron, no 14, et du Pourtour, no 2. Le dernier impair est 13 ; le dernier pair, 8. Sa longueur est de 92 m. — 9e arrondissement, quartier de l’Hôtel-de-Ville.

C’était anciennement la rue aux Moines-de-Long-Pont. Ces religieux y avaient établi un hospice. On la nomma ensuite rue de Long-Pont. — Une décision