Page:Lazare - Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844.djvu/419

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pair, 6. Sa longueur est de 27 m. – 6e arrondissement, quartier Saint-Martin-des-Champs.

Construite vers 1780, sur une partie du prieuré de Saint-Martin-des-Champs, cette voie publique doit son nom à saint Marcoul (Marculphus), mort en 558. Ce saint était particulièrement honoré à Saint-Martin-des-Champs (voyez place de l’ancien marché Saint-Martin). — Une décision ministérielle du 3 décembre 1814, signée l’abbé de Montesquiou, et une ordonnance royale du 14 janvier 1829, ont fixé la largeur de la rue Saint-Marcoul à 6 m. La maison no 1 est alignée ; les autres constructions devront subir un retranchement de 90 c. — Conduite d’eau. — Éclairage au gaz (compe Lacarrière).

Marguerite (église Sainte-).

Située dans la rue Saint-Bernard, entre les nos 28 et 30. — 8e arrondissement, quartier du Faubourg-Saint-Antoine.

Le curé de Saint-Paul, Antoine Faget, fit bâtir sur ce territoire une chapelle vers l’année 1625 ; elle fut dédiée à sainte Marguerite. L’intention du fondateur était qu’elle servît à la sépulture de tous les membres de sa famille. Les habitants de ce quartier, fort éloignés de l’église Saint-Paul, leur paroisse, désirant célébrer l’office divin dans cette chapelle, demandèrent en conséquence à l’archevêque de Paris, qu’elle fût érigée en succursale. Des marguilliers de Saint-Paul formèrent opposition à cette demande. Un arrêt du 26 juillet 1629 ordonna d’abord qu’elle resterait simple chapelle. Un autre arrêt du 6 août 1631 annula le premier ; il portait que cette chapelle serait érigée en succursale. Ce ne fut pourtant qu’en 1634, que toutes les difficultés furent aplanies ; on construisit une église à côté de la chapelle bâtie par Antoine Faget. En 1712, la succursale fut entièrement séparée de Saint-Paul, et forma une cure particulière. L’accroissement de la population de ce quartier devint bientôt si considérable, que le nombre des habitants s’éleva au milieu du XVIIIe siècle, à plus de quarante mille. Le territoire s’étendait d’un côté, depuis la porte Saint-Antoine jusqu’au-delà du couvent de Picpus ; et de l’autre, depuis le petit Bercy jusqu’aux moulins de Ménilmontant. On fut donc obligé de faire à cette église des agrandissements successifs ; les plus importants eurent lieu en 1713 et 1765 ; ces augmentations furent si considérables qu’à cette dernière époque la chapelle primitive ne formait plus que la dixième partie de l’église. On prit également, en 1765, une portion du cimetière contigu, et l’architecte Louis y construisit une chapelle, curieuse par son style qu’on pourrait appeler sépulcral ; éclairée par une seule ouverture pratiquée à la voûte, elle est remplie d’inscriptions. Les murs extérieurs sont décorés de peintures à fresque exécutées par Brunetti. Sur un médaillon ménagé entre les arcades qui forment l’entrée, on a sculpté le portrait de Vaucanson, célèbre mécanicien mort en 1782. Le 11 mai 1792, le vicaire de Sainte-Marguerite présenta sa femme et son beau-père à la barre de l’assemblée législative. Un tonnerre d’applaudissements accueillit alors ce premier exemple d’un prêtre catholique qui repoussait le célibat. — L’église Sainte-Marguerite qui porta en 1793 le nom de Temple de la Liberté et de l’Égalité, est aujourd’hui la paroisse du 8e arrondissement.

Marguerite-Saint-Antoine (rue Sainte-).

Commence à la rue du Faubourg-Saint-Antoine, nos 155 et 157 ; finit à la rue de Charonne, nos 58 et 60. Le dernier impair est 43 ; le dernier pair, 56. Sa longueur est de 291 m. — 8e arrondissement, quartier du Faubourg-Saint-Antoine.

Ce n’était qu’un chemin à la fin du XVIe siècle. Après la construction de la chapelle Sainte-Marguerite en 1625, il forma une rue à laquelle on donna le nom de Sainte-Marguerite. — Une décision ministérielle du 26 brumaire an XI, signée Chaptal, avait fixé la largeur de cette voie publique à 7 m. En vertu d’une ordonnance royale du 6 mai 1827, cette largeur est portée à 10 m. La maison no 37 est alignée ; les autres constructions du côté des numéros impairs sont soumises à un retranch. de 3 m. 50 c. Les maisons nos 2, 4, 6, 8, 16, 34 et 36, sont alignées ; le surplus de ce côté devra reculer de 50 c. environ. — Conduite d’eau.

Marguerite-Saint-Germain (place Sainte-).

Commence aux rues du Four, nos 2, et de Buci, no 46 ; finit à la rue Sainte-Marguerite, nos 11 et 14. Sa longueur est de 40 m. — 10e arrondissement, quartier de la Monnaie.

Sur le plan de Verniquet elle se trouve confondue avec la rue Sainte-Marguerite dont elle portait la dénomination. Conformément à une décision ministérielle du 2 messidor an VIII, signée L. Bonaparte, la forme de cette place devait être circulaire. Cette disposition a été modifiée par une ordonnance royale du 29 avril 1839, qui assigne à cette voie publique une moindre largeur de 32 m. Les bâtiments de la prison de l’Abbaye sont alignés. — Égout. — Conduite d’eau. — Éclairage au gaz (compe Française).

Marguerite-Saint-Germain (rue Sainte-).

Commence à la place Sainte-Marguerite, nos 9 et 12 ; finit aux rues de l’Égout, no 1, et Saint-Benoît, no 25. Le dernier impair est 43 ; le dernier pair, 42. Sa longueur est de 224 m. — 10e arrondissement, quartier de la Monnaie.

En 1312, c’était la rue Madame-la-Valence. Elle fut supprimée en 1368, et remplacée par un fossé que l’abbé Richard fit creuser pour ceindre l’abbaye Saint-Germain-des-Prés. Le 1er juillet 1635, en vertu d’une transaction passée entre les religieux et leur abbé, il fut stipulé que ce fossé serait comblé et que, sur son emplacement, il serait ouvert une rue de 4 toises de largeur. On assignait à ce percement le nom de rue Sainte-Marguerite. Cette transaction ayant été homologuée