Page:Lazare - Dictionnaire administratif et historique des rues de Paris et de ses monuments, 1844.djvu/62

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de la Pitié sont à l’alignement ; les autres propriétés devront reculer de 1 m. 06 c. à 1 m. 60 c. — Conduite d’eau.


Baudoyer (place).

Commence aux rues du Pourtour, no 1, et de la Tixéranderie, no 92 ; finit aux rues des Barres, no 17, et Saint-Antoine, no 1. Le dernier impair est 9 ; le dernier pair, 6. — Les numéros impairs sont du 7e arrondissement, quartier du Marché-Saint-Jean ; et les pairs du 9e, quartier de l’Hôtel-de-Ville.

Cette place doit son nom à la première porte Baudoyer qui était située dans la rue Saint-Antoine, entre les rues Geoffroy-Lasnier et de Jouy. Une seconde porte du même nom fut construite sous Philippe-Auguste, entre la maison professe des Jésuites et la rue Culture-Sainte-Catherine. — L’abbé Lebœuf pense que la porte Baudoyer tire sa dénomination de Baudacharius (défenseur de Paris), officier ou magistrat dont les fonctions étaient très importantes et dont le nom se trouve inscrit dans le testament d’une dame Hermentrude, de l’an 700. Ainsi, de Baudacharius on a fait, par contraction, Baudarius, Baudaire, Baudaier ; de ce dernier nom est venu Baudoyer, qu’on lit dans une charte de Charles V, en 1336. — Deux ordonnances royales, en date des 4 mars 1836 et 4 août 1838, ont déterminé les alignements de cette place. Les maisons du côté des numéros impairs sont soumises à un retranchement qui varie de·50 c. à 1 m. 50 c. ; celles du côté opposé sont alignées. — Égout et conduite d’eau. — Éclairage au gaz (compe Lacarrière).


Baudroirie (impasse de la).

Située dans la rue de la Corroierie, entre les nos 3 et 5. Pas de numéro. Sa longueur est de 18 m. — 7e arrondissement, quartier Sainte-Avoie.

Cette impasse, connue dès l’année 1300, a pris sa dénomination des corroyeurs qui vinrent l’habiter. En effet, le nom de Baudroyers était donné aux marchands ou apprêteurs de cuirs. — Une décision ministérielle, à la date du 16 floréal an X, signée Chaptal, a fixé la largeur de cette impasse à 6 m. La maison située sur le côté droit, à l’encoignure de la rue de la Corroierie, est alignée.


Bayard-Champs-Élysées (rue de).

Commence au quai de la Conférence ; finit à l’allée des Veuves, nos 50 et 52. Le dernier impair est 21 ; le dernier pair, 26. Sa longueur est de 285 m. — 1er arrondissement, quartier des Champs-Élysées.

En vertu d’une ordonnance royale du 23 juillet 1823, une compagnie, représentée par M. Constantin, a été autorisée à ouvrir sur ses terrains : 1o deux rues de chacune 14 m. 60 c. de largeur ; 2o une place circulaire de 40 m. 90 c. de diamètre. Cette autorisation a été accordée aux conditions suivantes : de fournir gratuitement le terrain nécessaire auxdites rues et place ; de faire les frais du premier pavage et éclairage ; de pratiquer, sur les côtés des nouvelles voies ouvertes, des trottoirs en dalles, et en outre de se soumettre aux lois et règlements sur la voirie de Paris, etc. — Cette ordonnance fut immédiatement exécutée : les deux rues ont reçu les noms de Bayard et de Jean-Goujon ; la place celui de François Ier. — Pierre du Terrail, seigneur de Bayard, né en 1476, au château de Bayard, dans la vallée de Grésivaudan, fut blessé à mort le 30 août 1524, au passage de la Sésia. Ce héros, surnommé à juste titre le Chevalier sans peur et sans reproche, fut inhumé à Grenoble, dans l’église des Minimes. — Il existe une conduite d’eau dans la rue de Bayard.


Bayard-Grenelle (rue de).

Commence à la rue Kléber, finit à la rue Duguesclin. Pas de numéro. Sa longueur est de 116 m. — 10e arrondissement, quartier des Invalides.

Cette communication existait dès 1789, mais elle n’avait point alors de dénomination. À cette époque elle débouchait sur la place Dupleix. — Cette voie publique n’a été alignée qu’en 1816, par décision ministérielle du 31 août, qui fixe sa largeur à 10 m. Immédiatement après elle a reçu le nom de Bayard (voyez l’article précédent). — Les constructions riveraines ne sont soumises qu’à un faible retranchement.


Beaubourg (rue).

Commence aux rues Maubué, no 2, et Simon-le-Franc, no 22 ; finit aux rues Grenier-Saint-Lazare, no 1, et Michel-le-Comte, no 39. Le dernier impair est 65 ; le dernier pair, 64. Sa longueur est de 282 m. — 7e arrondissement, quartier Sainte-Avoie.

Au commencement du XIe siècle, quelques paysans vinrent bâtir en cet endroit plusieurs chaumières, dont le nombre augmenta rapidement. Ces habitations formèrent, vers le milieu du XIIe siècle, un village assez étendu auquel on donna bientôt le nom de Beau-Bourg. Ce bourg comprenait l’espace aujourd’hui limité par les rues Maubué, Grenier-Saint-Lazare, Saint-Martin et Sainte-Avoie. Ce territoire fut en partie renfermé dans Paris, sous Philippe-Auguste, par la nouvelle enceinte bâtie de 1190 à 1210. La moitié de cette rue, qui était dans la capitale, se nommait alors rue de la Poterne, en raison d’une des portes de la ville qu’on voyait dans cette voie publique, entre les rues Grenier-Saint-Lazare et Michel-le-Comte. L’autre moitié de cette voie publique, qui se trouvait hors Paris, avait la dénomination de rue outre la poterne Nicolas-Hydron. — Une décision ministérielle du 18 vendémiaire an VI, signée Letourneux, avait fixé la moindre largeur de la rue Beaubourg à 8 m. Cette largeur a été portée à 10 m., en vertu d’une ordonnance royale du 22 mai 1837. — Les maisons situées aux quatre encoignures de la rue de Rambuteau et la propriété no 45,