Le Conte du tonneau

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Le Conte du tonneau, (1704)
contenant tout ce que les arts, & les sciences ont de plus sublime et de plus mystérieux ; avec plusieurs autres pièces très curieuses.
Tome premier
Henri Scheurleer.
*Préface du traducteur


TABLE


DES


MATIÈRES.



Avertissement du Libraire. Il rend compte au Public du tems qu’il a gardé ces Ouvrages chez lui ; de l’année, où, selon lui, ils ont été compofez ; & des raifons, qui le déterminent à les donner au Public.
 
Epitre Dedicatoire à S. A, R. le Prince Postérité.

L’Auteur, craignant que le Tems, Gouverneur de ce Prince, ne détruise bientôt toutes les productions du Siècle, se plaint de la Malignité de ce Pedagogue, qui fait passer les Ouvrages les

plus estimez comme des éclairs.
17 Jusques 22.

Il s’efforce à persuader à S. Altesse, qu’en dépit de son Gouverneur, il y a asseurement dans le siécle present de l’Esprit, du Savoir, & des Auteurs ; & il proteste, qu’il en a vu plusieurs de ses propres yeux. 25 & suivant.

Preface. Occasion & Dessein de cet Ouvrage. 29. 30. 31.

Projet pour donner de l’Employ aux Beaux-Esprits Petits-Maîtres, afin de les détourner d’attaquer la Religion & le Gouvernement. 32

Préfaces Modernes. 33

Delicatesse des Traits d’Esprit modernes, qui ne soufrent pas le transport. 34.

Méthode pour pénétrer sans peine dans les Pensées les plus misterieuses d’un Auteur. 36

Justes Plaintes de la multitude des Auteurs, faite par la multitude même des Auteurs. Echantillons de ces Plaintes. 37. 38

Ce Sujet est éclairci par le Conte d’un homme à grosse bedaine presque étouffé dans une foule. 39

L’Auteur prétend se prévaloir des Prérogatives accordées à tous les Ecrivains Modernes : favoir, de dire quelque chose de beau & de sublime, quand on ne le comprend pas, & de se louer soi-même sans façon. 40. 41

La raison pourquoi aucun Trait, Satyrique n’entre dans tout cet Ouvrage, contre la louable coutume des Livres modernes. 42. 43

Raison veritable & nouvelle pourquoi la Satyre est plus goûtée que le Panegyrique, 44. 45. 46

La Difference qu’il y a entre la République d’Athènes, & la Grande-Bretagne, par rapport à la Satyre générale qui regarde tout un Peuple, & la Satyre qui a pour objet quelque Particulier. 47. 48. 49.

Dessein de l’Auteur de donner au Public un panegyrique du Genre-Humain & une Defense modeste du procédé de la Populace dans tous les âges. 50


I. SECT. Introduction au Conte du Tonneau. Dissertation Physico-Mythologique, sur les Machines Oratoires. Il y en a trois fortes, la Chaire, l’Echelle, & les Théâtres des Charlatans 53. 54

Du Barreau j & du Trihunal. 55

Tendresse de l’Auteur pour le nombre trois, dont il promet le Panégyrique. 56. 57

Des Chaires, la matière & la forme les plus convenables. 57. 58

De l’Echelle, Machine Oratoire, sur laquelle les Orateurs Anglois effacent ceux de toutes les autres Nations dans le même genre. ibid.

Du Théâtre ambulant, Séminaire des deux autres Machines Oratoires. 59

Raison Physique pourquoi toutes ces Machines ont une certaine élévation. 60

Ménagement délicat & judicieux de l’Architecture dont on se sert dans les Theatres Dramatiques. 61. 62. 63

Les Machines Oratoires representent emblematiquement les differens tours d’esprit de ceux qui y montent, & même de toutes fortes d’Auteurs & d’Ouvrages. 64. 65

Apologie des Auteurs de Cruhjlreet contre les Societez révoltées de Gresbam & du Cafté ds Cuillaume, 66. 6j . 63

Les Lecteurs fuperiîciels ne fauroient déterrer la SagefTe, qui reffemble a un Renard, à un Fromage , & a beaucoup d'autres chofes > qu’oM lie foiige gueres à y comparer. 6^

L’Auteur promet des Commentaires ponr éclaircir plufîeurs Ouvrages mifterieux de TAcademie de Grubftreet , comme Docteur Faujltts , J :etit Paiijfet^ &c. 70. 71. 72. 73

La personne & la plume de l’Auteur usées au service du public. 74. 75

Utilité de plusieurs Titres & de plusieurs Dédicaces devant le même Ouvrage. 76. 77


II. SECT. Commencement du Conte du Tonneau. Discours d’un Père mourant à ses trois Fils, il leur donne des Habits, & un Testament. 78. 79

De la conduite de ces trois Cavaliers dans leur premiere jeunesse, & des belles qualité qu’ils acquirent en fréquentant les petits maîtres & les coquetes de la Ville. 80. 81. 82

Description d’une Secte, qui reconnoissoit un Tailleur pour le Créateur & leur Divinité tutelaire ; du culte de ces Sectaires & de leur Système de Religion. 83. & suivant.

Comme les trois Frères suivent les modes, & mettent des Nœuds d’épaules, contre le Testament de leur Père, qu’ils se rendent favorables par la subtilité de quelques distinctions scolastiques. 89. 90. 91

Ils couvrent leurs habits de Galons d’or, en se fondant contre ledit Testament sur la Tradition 92. 93. 94.

Ils y mettent des doublures de Satin couleur de feu, s’autorisant d’un Codicille, qui n’est pas de la façon de leur Père. 95. 96. 97

Ils les chargent de franges d’argent, en se prévalant de la finesse d’une interpretation Critique dudit Testament. 98. 99

Ils y ajoutent une broderie Chinoise, en éludant le sens naturel & literal du Testament. 100

Ils le renferment dans un Coffre-fort. 101

Le plus habile des Frères, nommé Pierre, s’introduit adroitement dans la maison d’un grand Seigneur pour élever ses Enfans ; apres la mort de ce Seigneur il chasse les Fils & donne leurs appartemens à ses Frères. 102


III. SECT. Digression touchant Messieurs les Critiques, 103

Trois especes de Critiques, dont les deux premieres sont éteintes. 104. 105

Généalogie du vrai Critique. 106

Son occupation, ses devoirs, & sa definition. 107. 108

Son antiquité. Les Auteurs les plus anciens en ont parlé d’une manière Emblématique. 110. 111.

Paufanias en parle sous le type d’un Ane qui broute les vignes. 112

Hérodote sous celui des Anes qui ont des cornes, & d’un autre Ane dont le braire mit en déroute toute une Armée de Scythes. 113

Diodort se sert de l’Emblème d’une herbe empoisonnée. 114.

Et Ctesias de celui d’un Serpent qui vomit du poison & qui n’a point de dents. 115

Garçons-Critiques indiquez par Terence sous le nom de Malevoli, 116. 117

Le veritable Critique comparé à un Tailleur, & a un Mendiant. 118. 119

Trois marques Characteristiques du vrai Critique Moderne. 120. 121


IV. SECT. Continuation du Conte du Tonneau. 123

Pierre fait le gros dos, se donne des titres, & pour pouvoir soutenir ses grands airs, il s’érige en Inventeur de Projets. 124.

L’Auteur se flatte d’être bientôt traduit dans toutes langues étrangères. 125

Pierre achete pour une somme modique la Terre Australe ; il la vend en détail à plusieurs gens fans les en mettre en possession. Il débite un remède contre les Vers. 126

Il établit un Bureau en faveur des Hypocondriaques & des gens tourmentez des vents. 127

Un bureau d’afTurance contre la brûlure. 128

Il invente la saumure universelle. 129

Il nourrit une race de Taureaux, defcendus de ceux de Colcbos, mais dont les pieds étoient de plomb, au lieu que leurs Ancêtres les avoient d’airain. 130. 131. 132. 133

Il vend des pardons à des criminels, qui ne laissent pas d’etre pendus. 134. 135

Il reçoit un coup de hache à la tête, donne dans les plus grandes chimères, & dans les friponneries les plus infâmes. 136. 137

Il chasse de la maison sa femme & celles de ses Frères. 138

Il leur donne du pain pour du mouton & pour du vin. 139. 140. 141. 142

Il débite les plus horribles mensonges, & prétend avoir vu une Vache, qui donnoit assez de lait pour en remplir 3000. Eglifes, un Poteau assez grand pour en faire six Vaisseaux de Guerre, & une Maifon qui faifoit un Voiagc par mer & par terre de plus de 2000. lieues d’Allemagne. 143. 144

Les deux Frères s’emparent par finesse d’une Copie du Testament, forcent la cave, boivent un doit de vin pour se fortifier le cœur, & font chassez par Pierre à grands coups de pied. 145. 146. 147


V. SECT. Digression à la Moderne. 148

L’Auteur s’étend fort au large fur les peines qu’il se donne pour rendre service au public en l’instruisant, & sur-tout en le divertissant. 149.

Il donne aux modernes une recepte pour enfermer dans un petit volume de poche , !e "Syfteme de tous les Arts , & de toutes les Sciences. 15-1. jfs

Defectuofitez à’ Homère, & fa craiïe ingnorancc par raport aux inventions des modernes* L’Auteur n’écrit que pour fuppléer à ce qui manque aux Oeuvres de cet ancien. 15-6. 15-7

Il excufè les louanges qu’il fe donne par l’exemple des plus fameux Modernes, iy8. 15-9. 160


VI. SECT. Continuation du Conte du Tonneau. 161

Les deux Frères cliafTez prennent unanime-, ment la refolution de réformer leurs habits & leur conduite. Us prennent l’un le nom de liartin , l’autre celui de Jian , & bien-tôt ils font voir qu’ils ont des Inclinations fort différentes. 164..

-Martin , ayant commencé la réforme de fou habit d’une manière trop rude & trop impetueufe , fe refoud de s’y prendre avec plus de précaution. 166. 167. 168

Jean 5 emporté par Ton zèle, tire, arrache, & met tout fon habit en Lambeaux. i6p. 170

Il emploie toute fon éloquence pour porter Martin a ia même fougue 3 mais n’y aïant pas ré’ufli, il fe fepare de lui. 171. 172, 173. 174..

Jean devient fou a lier, il s’attire un grand nombre de fobriquets, 6c invente la SeCte des JEolifies, 1 7 r. 176. 177


VII. SECT. Digrejponàla louangjedes Digre£ïoî2s, Rien n’eft plus fort dans ’c gout moderne que les DigrelTions. Le gout moderne en matière «d’efprit comparé au gout moderne en matières dQ ragouts & de fricaitces. 178. 179

Digrefïïons abfolument nece/Taires dans le genre d’écrire des Modernes. i8a

Deux méthodes d’acquérir rerudition , qui ont à préfent la vogue , la Leé^ure des Titres , & celle des Index. Les avantages confiderable» de la dernière de tes méthodes. i8i

L’utilité des Syfiemes & des Abrégez.’^ le nombre des Auteurs furpa/Tent de beaucoup celui des fujets propres à être traitez dans un Livre , rend abrdument neceflaires les Abrégez & le» Recueils. 182. 183

Réponfe a une objection théc de Vinfnite de la matière. L’obfcenitc eft la feule fource de bel efprit , fur laquelle l’invention des modernés fe fignale ; elle ne lailTe pourtant pas de s’épuifer & de fe perdre peu à peu, 184. i8f

Moîens faciles de fe rendre capable d’écrire fur toute forte des fujets. 186. 187

Si le Ledeur ne trouve pas cette Digrefi’ion bien placée, il eft Maître de la reléguer dans quelque autre coin du Livre. 188


V 1 1 L SECT, Continuation du Contée T o N N E A u. Syftème des JEoHJies, Ils foutiennent que le Vent ou le foufle eft l’origine de toutes chofes, & qu’il domine dans la ^compofl* tien de tous les êtres. 189. 190

Les iEoliftes donnent aux hommes jufqu’à cinq âmes. ipi

Leurs Harangues ott Eructations. 19a Leur manière de s’enfler pour «’y rendre propres. 193. 194.

Bore’e eft leur plus grande Divinité. Ils reçoivent leurs infpirations du meilleur Acabit d’un pais apelé ^yxn-ta.. 19^

Ils fe fervent de tonneaux enfoncez en guife de chaires. J9<S. 197^

Inipirations coi^muniquécs au public par le canal csnai des femmes , & pourquoi. 198. 199

Les notions la plus oppofies aux attributs Divins font les plus propres à former i’idce d’un Diable, llii’y a peint de Sede -qui puiiTe s’en paffer. 200. 201

Les Diables des iEoliftes font le Caméléon, & un Géant nommé Moulin-a-vent. Les Lapons font étroitement liez a3 :ec les -Eolifles Britanniques. 202. 20}

Le profond refpedl de l’Auteur pour cette Sede. 204.


IX. SECT. Dijfertaîionfurrortgifze ^ fur V utilité de la Folie ; on lui eft redevable des conquerans , & des diefs de Sede , tant par raport à la Religion, qu’a Philofophie. 20f. 2o5

La moindre vapeur qui monte dans le cerveau eft capable de caufer les entrepriies , les revolutions , & les CataftropKes les plus mer* veilleufes. 207

Cette vérité eft confirmée par l’exemple de i :Umy le xjr.mva qui T’A ies pius ^ranuô pjl^paratifs pour la guerre à caufe de l’abfence de fa MaîtrelTe. 208. 209. 210

Elle eft confirmée encore par l’exemple de Io«/i A"/ ;^. eâ :ion du D odeur Bentley ^ le grand Redrefleur des torts de la Republique des Lettres. 2^7

L’Auteur en veritable prodigue regale fes -convi- vîves en dépenfant tout fon hÎQU à un feuî repas 2f8 Ufages que peuvent tirer de ce Traité toutes les différentes efpeccs de Lecteurs. Les fuperficiels, les ignorans , & les favans. i^g Projet de faire fept amples Commentaires fur le prefent Ouvrages. 260 L’utilité des Commentaires pour les Auteurs profonds. 261 Quelques idées très-utiles à ceux qui voudront entreprendre de commenter ce Livre merveilleux. 262. 263


XI. SECT. Continuation du Conte du Tonneau. L’Auteur fe deleûe à faire encore quelques tours de promenade avant que de gagner le gite. Difference entre un Voïageur fatigué qui fe prefTe de revenir chez lui , & un Voïageur qui ne voïage que pour fon plaifiir. 26^, 26< ;. 26S La fuite des Avantures de ^ea». Son refpedt fuperftitieux pour l’extérieur de la Bible , & les ufages burlefques qu’il en fait. 267. 268. 269.270 Il ne fe fert jamais que de phrazes tirées des Livres facrcz. Avanture plaifante qui lui arrive à cette occafion. i-jt Son zèle & fa foumiflion pour les décrets abfolus. 27» Sa Harangue en faveur de la Prédeftination, , 273.274.275’ Il cache des tours Icelerats fous un extérieur de devotion, & affede une grande fingularité dans fes manières , & dans fes difcours. 276. 277. 278. 279 Son averfîon pour la Muiîque , & pour la Teinture. tb/’d. éy» 280 Il invente un foporifiquc propre à être donné par les oreilles ; fes Jercmiadcs, & fon affec « TABLE DES MATIERES. feftation de vouloir foufFrir pour la bonne cauf^, 281. 282. 283 L’averfion prodigieufe qui règne entre Jean & Tierre les fait fe rencontrer fouvent à force der s’éloigner l’un de l’autre. 284. Jean reflemble extrêmement à Pierre 5 malgré tous les foins qu’il prend pour ne hii reflembler en rien. 285-. 286 Les oreilles abâtardies de ce iîécle ne fournifTent pa ? une anfe fuffifante à ceux qui veulent retenir les hommes par-là. 287 Grandeur & Sainteté emblématique des oreilles des fiécles palTez. 288. 289. 290 Les paflions & les fens font d’autres anfes par 011 Ion peut arrêter les hommes avec fuccès. C’eft par la curiofitc , que l’Auteur à trouvé à propos d’arrêter le public. 2pi. 2921 Sommaire du refte de cette Hifloire , qui s’eft malheureufement perdu. 3P3 La Conclnf.on. Les Livres ont leurs Saifons , comme les fruits. 29-4.. 2pf. 196 ’ Defcription des profonds Auteurs , & de l’ombre de l’Efprit. 297. 298 Etroite relation qu’il y a entre les Mufes & le fommeil. 299 • Apologie de certains endroits foibles du Li-Tre. ihi(^» La Méthode & la Raifbn doivent être les Filles fui vantes de l’Inveiiiion, joo Recueil Az Fleurs de Rhétorique, qui n’eft v-enu à propos à l’Auteur qu’en compofant foii Livre dans lc<ju ?l il l’a entièrement épuifé. 30 r.

Tin du Tome premier.


TABLE


DES


MATIÈRES


DU TOME SECOND.



L’Auteur est embarassé du choix d’un Titre : il prend celui, qui est le plus en vogue, savoir, Lettre à un Ami :
p. 1. 2.
Excuses modernes propres à obtenir grace pour les fautes de Méthode, & de Stile.
p. 3. 4.


SECTION I. Fantaisie de Mahomet de vouloir être porté au Ciel par un Ane : elle est imitée par un grand nombre de Chrétiens, surtout dans la Grande-Bretagne.
p. 5
Grandes Vertus de cet Animal, & sa relation étroite avec l’homme. Son talent de porter son Cavalier au Ciel est le veritable sujet de cette Dissertation.
p. 6
Au lieu d’Ane, & de Cavafier, l’Auteur

trouve a propos de se servir des termes Synonimes de Docteur Illuminé, & d’Auditoire Fanatique. 7.

Une Teinture d’Enthousiasme se distingue dans tous les Hommes, & dans toutes les Sciences, mais elle domine le plus dans les matières de Religion. 8. 9.

Definition & Division de l’Enthousiasme. ibid.

L’Auteur ne s’attache qu’à l’Enthousiasme Mechanique, & Artificiel. 10

L’Art devient souvent une seconde Nature ; cette Maxime est confirmée par l’exemple des têtes longues parmi les anciens Scythes, & des têtes rondes si fameuses dans la Grande-Bretagne. 11. 12. 13.

Pour faciliter l’opération de cette sorte, il faut imposer silence aux Sens, & à la Raison. 14

Différence essentielle entre l’Esprit qui vient de dehors, & celui qui vient de dedans, 15. 16

La methode dont se sert utilement l’Assemblée pour contribuer à l’opération de l’Esprit en question. 17. 18. 19. 20.


SECTION II. Differens Cultes adressez par les Hommes à un Etre souverainement bon, & à un Etre souverainement mauvais. 21.

Ces deux Cultes distinguez exactement par les Païens, & confondus indignement par plusieurs Chrétiens. 22. 23

Vanité ridicule de plusieurs Chrétiens, qui croyent la Divinité interessée dans leurs actions les plus viles. 24. 25

Malheureuse perte du Plan general de toute l’Operation Mechanique de l’Esprit. ibid.

Grande utilité de certaines Calottes matelassées, propres à retenir au dedans du cerveau les Vapeurs de l’Esprit. 26

Le cerveau est composfé d’un grand nombre de petits animaux dont les différentes morsures produisent les differens tours d’Esprit. 27. 28

Dans l’Opération de l’Esprit comme dans la Musique, le Son est d’une plus grande efficace que le Bon-Sens. 29

Une mémoire, chargée de Phrazes Theologiques, fait la partie essentielle de ce qu’on appelle Lumière inférieure. 3O

L’Eloquence spirituelle extrêmement rehaussée par une voix trainante, & par l’art de se moucher, & de rotter à propos. 31. 33

L’Auteur promet un Essay sur la Declamation Spirituelle. ibid.

Grande Vertu du Nasillonement ; son origine dérivée d’un Combat entre l’Esprit & la Chair. 33. 34. 35. 36

Comparaifon entre la vertu du Nafillonnement, & l’Empire des Ferfes acquis par Darim Fils d’Hyfi.ifpe. 37 Les P^aijeaux injpirez comparez à des Lanternes , qui plus elles font illuminées en dedans, plus elles font fales par dehors. 3S Fanatifme dérivé des Orgyes , & des Bâchavilles des Anciens /Egyptiens, 7,^. jufcfues 44, L’Amour pour le Beau Sôxe eft le centre du Fanatifme , la chofe paroit évidemment dans la conduite des Anciens Fanatiques & des Inipirez modernes. ^.f. 46. 47. 48. 4p. fo La Bataille des Livres donme dans la BîBLiOTHEQjjE ^e S/. James. fî AiertiJJement du Libraire , qui contient les particularitez qui ont été l’origine de cette piece ; favoir une fameufe Difpute fur les Ancif ^ns & fur les Modernes ^ entre Ig Chcralier Tvme 1 ;. O Tsm» Page:Swift - Le Conte du tonneau - tome 2 - Scheurleer 1732.djvu/314 Page:Swift - Le Conte du tonneau - tome 2 - Scheurleer 1732.djvu/315 Page:Swift - Le Conte du tonneau - tome 2 - Scheurleer 1732.djvu/316 Page:Swift - Le Conte du tonneau - tome 2 - Scheurleer 1732.djvu/317 Page:Swift - Le Conte du tonneau - tome 2 - Scheurleer 1732.djvu/318

La réforme dans l’Armée ne diminueroit la bravoure, ni des Officiers, ni des Soldats. 209. 210

On pouroit déraciner l’Ivrognerie en empêchant les gens de qualité qui y donnent, de paroitre devant le Souverain, & devant les Ministres. Il feroit bon d’agir de même avec les joueurs. 211. 212

Necessité de réformer les Universitez ; & les seminaires de jeunes Jurisconsultes. 213. 214.

La Politesse, la bonne conduite du Clergé, & son Commerce avec les gens du Monde avanceroit beaucoup la reforme générale. 215. jusqu’à 220

Comme aussi le bon choix des Commissaires, ou des Juges de Paix. 221. 222

Necessité de reformer le Theatre, qui encourage les crimes, loin de les montrer de leur coté ridicule. 223.224.

Objection tirée de ce que ces reglemens de la Cour augmenteroient le nombre des Hypocrites ; refutée. 225. 226

Une pareille réforme est excellente même par raport à la Politique. 227. 228. 229. 230

Cette réforme est de facile exécution. 231

Sur-tout si le Pouvoir Legislatif soutenoit les mesures de la Cour. 232

En réglant les Cabarets & les Auberges, & en prévenant les fraudes par de bonnes Loix exécutées avec severité. 233. 234.

En reprimant le libertinage de la Presse. 235

En augmentant le nombre des Eglises & des Ministres. 236. 237

Raisons plus particulières qui doivent pousser le Souverain à entreprendre fortement cette réforme ; 238

Fausses idées, qu’on a du Mérite suffisant Pour remplir les Charges. 239. 240

La réforme des Mœurs comparée à la réparation d’une maison. 241. 242.

Prédictions pour l’année 1708. &c, par Isaac Bickerstaf ; prognostiquant entre autres choses la mort de Partrige Faiseur d’ Almanacs, 243. jusqu’à 264.

Lettre à une Perfonne de Qualité, contenant une Relation de la Mort de M. Partrige 265. jusqu’à 271

Justification de M. Bickerstaf, contre ce qui lui a été objecté dans l’Almanac pour l’Année 1709. 272. & suivantes.



F I N.