Mémoires (Saint-Simon)/Tome 20

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TABLE DES CHAPITRES


DU VINGTIÈME VOLUME.
Chapitre i. — Mort de la duchesse d’Aumont (Guiscard). — Mort et caractère de l’abbé Fleury. — Mort du duc d’Estrées ; du comte de Saillant. — Marquis d’Alègre gouverneur des Trois-Évêchés. — Mort de la comtesse de Châtillon ; de l’abbé de Camps ; du P. Daubenton à Madrid. — Le P. Bermudez confesseur du roi d’Espagne ; son caractère. — Mort du cardinal Dubois. — Ses richesses. — Ses obsèques. — Son esquisse. — Sa conduite à s’emparer de M. le duc d’Orléans. — Ses négociations à Hanovre et en Angleterre, et son énorme grandeur. — Sa négociation en Espagne ; causes de sa facilité. — Son gouvernement. — Ses folles incartades. — M. le duc d’Orléans, fort soulagé par la mort du cardinal Dubois, est fait premier ministre. — Le roi l’aimoit, et point du tout le cardinal Dubois.
Chapitre ii. — Mort du premier président de Mesmes. — Je retrouve et revois M. le duc d’Orléans comme auparavant. — Compagnie d’Ostende. — Mort de La Houssaye ; sa place de chancelier de M. le duc d’Orléans donnée à Argenson, et les postes à Morville. — Le mariage du prince et de la princesse des Asturies consommé. — Mariage des deux fils du duc de Bouillon avec la seconde fille du prince Jacques Sobieski, par la mort de l’aîné. — Succès de ce mariage. — Inondation funeste à Madrid, et incendie en même moment. — Nocé, Canillac et le duc de Noailles rappelés. — Le premier bien dédommagé. — Translation de l’évêque-duc de Laon à Cambrai ; sa cause. — Laon donné à La Fare, évêque de Viviers, au pieux refus de Belsunce, évêque de Marseille. — Quel étoit ce nouvel évêque de Laon. — Mort et caractère de Besons, archevêque de Rouen. — Rouen donné à Tressan, évêque de Nantes ; Besançon à l’abbé de Monaco ; Luçon à l’abbé de Bussy, etc. — Mme de Chelles écrit fortement à M. le duc d’Orléans sur ses choix aux prélatures. — Mort du prince de Croï. — Absurdité de cette nouvelle chimère de princerie. — Mort de la duchesse d’Aumont (Brouilly). — Mort du jeune duc d’Aumont ; sa dépouille. — Triste et volontaire état de la santé de M. le duc d’Orléans. — J’avertis l’évêque de Fréjus de l’état de M. le duc d’Orléans, et l’exhorte à prendre ses mesures en conséquence. — Fausseté et politique de ce prélat, qui veut se rendre le maître de tout à l’ombre d’un prince du sang, premier ministre de nom et d’écorce. — Mort de La Chaise, capitaine de la porte Torcy obtient cette charge pour son fils. — Secondes charges de la cour, proie des enfants des ministres. — Mort de Livry. — Mort du grand-duc de Toscane ; sa famille, son caractère. — Mort de l’électeur de Cologne. — Mort et caractère de la maréchale de Chamilly. — Mort de Mme de Montsoreau, femme du grand prévôt.
Chapitre iii. — Mort du duc de Lauzun ; sa maison ; sa famille. — Raisons de m’étendre sur lui. — Son caractère. — Sa rapide fortune. — Il manque l’artillerie par sa faute. — Son inconcevable hardiesse pour voir clair à son affaire. — Il insulte Mme de Montespan, puis le roi même. — Belle action du roi. — Lauzun, conduit à la Bastille, en sort peu de jours après avec la charge de capitaine des gardes de corps, qu’avoit le duc de Gesvres, qui est premier gentilhomme de la chambre en la place du comte du Lude, fait grand maître de l’artillerie à la place du duc Mazarin. — Aventures de Lauzun avec Mademoiselle, dont il manque follement le mariage public. — Il fait un cruel tour à Mme de Monaco, et un plus hardi au roi et à elle. — Patente de général d’armée au comte de Lauzun, qui commande un fort gros corps de troupes en Flandre à la suite du roi. — Le comte de Lauzun conduit à Pignerol. — Sa charge donnée à M. de Luxembourg, et son gouvernement à M. de La Rochefoucauld. — Sa précaution pour se confesser, fort malade. — Il fait secrètement connoissance avec d’autres prisonniers ; ils trouvent moyen de se voir. — Lauzun entretient de sa fortune et de ses malheurs le surintendant Fouquet, prisonnier, qui lui croit la tête entièrement tournée. — Fouquet a grand peine à l’en croire sur tous les témoignages d’autrui, et à la fin ils se brouillent pour toujours. — Soeurs du comte de Lauzun. — Caractère et deuil extrême de Mme de Nogent, toute sa vie, de son mari ; imitée de deux autres veuves. — Mademoiselle achète bien cher la liberté de Lauzun, à leurs communs dépens, en enrichissant forcément le duc du Maine, qui, à son grand dépit, prend ses livrées et les transmet aux siens et à son frère. — Lauzun en liberté en Anjou et en Touraine. — Lauzun à Paris, sans approcher la cour de deux lieues ; se jette dans le gros jeu ; y gagne gros ; passe avec permission à Londres, où il est bien reçu, et n’est pas moins heureux. — Lauzun sauve la reine d’Angleterre et le prince de Galles. — Rappelé à la cour avec ses anciennes distinctions, il obtient la Jarretière, est général des armées en Irlande, enfin duc vérifié en 1692. — Splendeur de la vie du duc de Lauzun, toujours outré de l’inutilité de tout ce qu’il emploie pour rentrer dans la confiance du roi. — Ses bassesses sous un extérieur de dignité. — Son fol anniversaire de sa disgrâce. — Son étranger singularité. — Il est craint, ménagé, nullement aimé, quoique fort noble et généreux. — Étrange désespoir du duc de Lauzun, inconsolable, à son âge, de n’être plus capitaine des gardes, et son terrible aveu. — Réflexion. — Combien il étoit dangereux. — Il étoit reconnoissant et généreux. — Quelques-uns de ses bons mots à M. le duc d’Orléans. — Il ne peut s’empêcher de lâcher sur moi un dangereux trait. — Il tombe fort malade et se moque plaisamment de son curé, de son cousin de La Force et de sa nièce de Biron. — Sa grande santé. — Ses brouilleries avec Mademoiselle. — Leur étrange raccommodement à Eu. — Ils se battent dans la suite et se brouillent pour toujours. — Son humeur solitaire. — Son incapacité d’écrire ce qu’il avoit vu, même de le raconter. — Sa dernière maladie. — Sa mort courageuse et chrétienne. — Causes de prolixité sur le duc de Lauzun.
Chapitre iv. — Mort subite de M. le duc d’Orléans. — Diligence de La Vrillière à se capter M. le Duc. — Le roi affligé. — M. le Duc premier ministre. — Lourdise de M. le duc de Chartres. — Je vais au lever du roi et j’y prends un rendez-vous avec M. le Duc. — Je vais parler à la duchesse Sforze, puis chez Mme la duchesse d’Orléans et chez M. le duc de Chartres. — Leur réception. — Conversation entre M. le Duc et moi dans son cabinet tête à tête. — Je m’en retourne à Meudon. — Mme de Saint-Simon à Versailles pour voir le roi, etc., sans y coucher ; y reçoit la visite de l’évêque de Fréjus et de La Vrillière ; entrevoit que le premier ne me désire pas à la cour, et que le dernier m’y craint. — Je me confirme dans la résolution de longtemps prise : nous allons à Paris nous y fixer. — Monseigneur et M. le duc d’Orléans morts au même âge. — Effet de la mort de M. le duc d’Orléans chez les étrangers, dans la cour, dans l’Église, dans le parlement et toute la magistrature, dans les troupes, dans les marchands et le peuple. — Obsèques de M. le duc d’Orléans. — Visites du roi. — Maréchal de Villars entre dans le conseil. — Indépendance [à l’égard] du grand écuyer confirmée au premier écuyer. — Faute du grand écuyer par dépit, dont le grand maître de France profite. — Mécanique des comptes des diverses dépenses domestiques du roi à passer à la chambre des comptes. — Mort de Beringhen, premier écuyer. — Fortune de son frère, qui obtient sa charge. — Nangis chevalier d’honneur de la future reine. — Le maréchal de Tessé premier écuyer de la future reine, avec la survivance pour son fils, et va ambassadeur en Espagne. — Mort de la maréchale d’Humières. — Comte de Toulouse déclare son mariage. — Novion fait premier président avec force grâces. — Sa famille, son caractère, sa démission, sa mort. — Crozat et Montargis vendent à regret leurs charges de l’ordre à Dodun et à Maurepas, dont le râpé est donné à d’Armenonville, garde des sceaux, et à Novion, premier président. — Conclusion ; vérité ; désapprobation ; impartialité.
TESTAMENT OLOGRAPHE DU DUC DE SAINT-SIMON.