Nietzsche, sa vie et sa pensée

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I. Les Précurseurs de Nietzsche
Bossard.

Pages.

Chapitre i. — Gœthe 
 23
I. Culture épique et culture tragique. — Le dionysisme et l’apollinisme dans Gœthe. — II. La notion gœthéenne de la vie humaine. — Le lamarckisme psychologique.
 
Chapitre ii. — Schiller 
 43
I. Le pessimisme intellectuel. — L’esprit intempestif. — II. La notion schillérienne des Grecs. — La restauration d’une Grèce nouvelle. — Théorie du beau et psychologie du génie. — III. Le poète, médecin de la civilisation.
 
Chapitre iii. — Hœlderlin 
 68
I. Notion de la Grèce. — Restauration d’une Grèce nouvelle. — Critique de l’humanité moderne. — II. Notion du tragique. — Le drame d’Empédocle et le Zarathustra.
 
Chapitre iv. — Kleist 
 83
I. Identité du drame intérieur chez Kleist et chez Nietzsche. — Leur culte de la vie. — II. Renouvellement de la tragédie par la philosophie.
 
Chapitre v. — Fichte 
 99
I. L’individualisme de Fichte et de Nietzsche. — II. Le lien des individualités. — La civilisation nouvelle, née de la faculté de créer des images belles. — La pensée sociale créatrice. — Les types de l’humanité supérieure.
 
Chapitre vi. — Schopenhauer 
 111
I. L’irrationalisme schopenhauérien. — Objections de Nietzsche. — Pourquoi la notion de transformisme, nécessaire au système de Schopenhauer en cause la ruine.
 
II. Le pessimisme. — Critère de l’optimisme et du pessimisme : l’idée du retour éternel.
 
III. La vision esthétique. — Emprunts de Nietzsche et correctifs.
 
IV. La hiérarchie des Esprits. — Les quatre échelons de la conscience. — Psychologie du génie. — Hiérarchie des génies.
 
V. La hiérarchie morale. — Impossibilité d’un impératif moral dans Schopenhauer. — La moralité subalterne. — La morale sociale. — La moralité supérieure. — L’image du surhumain.
 

Chapitre i. — Montaigne 
 157
I. La réintégration de la morale dans la nature. — Fragilité de la raison. — Complexité de l’âme. — II. La société humaine. — L’instinct grégaire. — Idée d’une généalogie de la morale. — Méthode pour démasquer le mensonge social. — III. Idée d’une éducation naturaliste et libérale.
 
Chapitre ii. — Pascal 
 170
I. La dialectique de Pascal. — L’art pascalien de découvrir la perspective dans la pensée et dans la morale. — L’illusionnisme pascalien. — II. Psychologie sociale. — L’instinct de domination ; ses variétés. — Les forces de contrainte sociales. — Part de l’imagination et de l’accoutumance. — III. Méthode pascalienne pour épurer la morale.
 
Chapitre iii. — La Rochefoucauld 
 190
Le pessimisme moral. — Réduction des mobiles humains à l’orgueil. — La naissance mystérieuse des pures vertus. — Naturalisme moral de La Rochefoucauld.
 
Chapitre IV. — Fontenelle 
 197
I. Glorification du doute. — L’Irrationalisme moral. — Le pessimisme intellectuel, — II. Fontenelle, moraliste, variante de La Rochefoucauld. — Le désir du commandement. — Sophismes qui le masquent. — Croyance au hasard moral. — Où Nietzsche abandonne Fontenelle.
 
Chapitre V. — Chamfort 
 213
I. Psychologie de Chamfort. — Corruption de l’homme par la société. — L’individualisme. — L’esprit grégaire. — La révolte nécessaire. — II. Morale positive. — Glorification du philosophe et du solitaire. — D’une moralité supérieure, sans impératif. — Chamfort et la Révolution.
 
Chapitre VI. — Stendhal 
 233
I. L’idéologie de Stendhal. — Ce qu’elle apprend à Nietzsche. — Réduction des mobiles humains à l’énergie.
 
II. Théorie de la civilisation. — La civilisation se mesure à l’énergie. — Exemple de la Renaissance italienne. — Ce qui en subsiste dans l’Italie moderne. — Exemple d’une civilisation où décline l’énergie : la France.
 
III. Idéologie des arts. — 1. La beauté architecturale et décorative. — 2. La beauté humaine. — Relativité et évolution de l’idéal. — 3. Le beau musical. — Conditions physiques. — Harmonie et mélodie. — 4. Le beau littéraire. — Le style simple. — L’humanité supérieure dans Stendhal. — Ressemblances entre le beylisme et le nietzschéanisme.
 

Chapitre I. — Jacob Burckhardt 
 265

Nuance de l’amitié entre Burckhardt et Nietzsche.

I. Les facteurs principaux de la civilisation. — Définition de la culture. — Rôle de la religion, de l’État et des grands hommes. — Sélection des génies : les grandes villes, foyers d’éclosion.
 
II. L’interprétation nouvelle de la vie des Grecs. — 1. Le pessimisme des Grecs. — La Grèce préhomérique. — Le problème de la sérénité grecque. — 2. L’immoralité des Grecs. — Violence des individus et des collectivités. — 3. Caractère agonistique de la civilisation grecque. — Rôle de la rivalité dans l’évolution des formes de la sociabilité. — 4. La cité hellénique. — Elle est le berceau de la civilisation grecque. — Violence des jalousies entre cités. — Mort de la cité grecque. — Emprunts de Nietzsche.
 
III. Sociologie des faits de l’esprit. — 1. Genèse des genres littéraires. — La poésie naît de la religion. — Les genres prosaïques naissent de la constitution de la cité. — 2. L’humanité grecque. — Habitudes physiques, sensibilité, esprit. — Emprunts mutuels que se font Nietzsche et Burckhardt.
 
IV. L’idée de décadence. — Le vieillissement social. — La régression intellectuelle. — Symptômes de la décadence en art. — Périodicité des décadences.
 
V. L’idée de Renaissance. — Le foisonnement des individualités. — Parallélisme entre la destinée des Grecs et celle des Italiens de la Renaissance. — Problème de l’éducation nouvelle.
 
Chapitre ii. — Emerson 
 340
I. La critique du temps présent. — Les mensonges du conformisme et du traditionalisme. — II. La régénération. — Réduction de la vie à la recherche du pouvoir, — Élimination du déterminisme. — L’individualité supérieure. — La vertu, présence en nous de l’ « âme suprême ». — Régénération de l’art et de la pensée. — Critique du génie mutilé ou hypertrophié. — Le poète-voyant. — L’espérance d’Emerson comparée à celle de Nietzsche. — Dangers de l’influence d’Emerson.