Mémoires (Saint-Simon)/Tome 5

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TABLE DES CHAPITRES


DU CINQUIÈME VOLUME.
Chapitre i. — Mariage du comte d’Harcourt, et ses suites, avec Mlle de Montjeu ; son extraction. — Gêne de la confession dans la famille royale. — P. de La Rue confesseur de Mme la duchesse de Bourgogne. — Pontchartrain se raccommode avec le maréchal de Coeuvres, et demeure brouillé avec d’O. — Villeroy, Villars et Marsin généraux des armées de Flandre, de la Moselle et d’Alsace. — Laparat envoyé à Verue. — Communication de Verue avec Crescentin coupée. — Verue rendu à discrétion. — Prince Eugène en Italie. — Siège de Turin projeté et publié. — Princesse des Ursins tentée de demeurer en France. — Se résout enfin de retourner en Espagne. — Conduite, audace et succès avortés de Maulevrier, rappelé en France, où il arrive. — Gibraltar secouru ; ce siège levé. — Renault, son caractère, sa fortune. — Rochefort, comment devenu port. — Progrès du Ragotzi. — Princesse de Condé. — Rabutin et sa fortune en Allemagne. — Mort de l’empereur Léopold, etc. — Deuil tardif et abrégé pour l’empereur. — Duretés en Bavière ; l’électrice à Venise. — Laparat prend la Mirandole. — Vaubecourt, lieutenant général, tué à une échauffourée en Italie ; sa femme ; fatuité du maréchal de Villeroy.
Chapitre ii. — Goutte du roi empêche la cérémonie ordinaire de l’ordre de la Pentecôte. — Prisonniers échappés de Pierre-Encise. — Procès jugé devant le roi sur l’arrêt de la coadjutorerie de Cluny rendu au grand conseil. — Mort de l’abbé d’Hocquincourt. — Mort de Mme de Florensac. — Mort de Mme de Grignan. — Mariage de Sézanne avec Mlle de Nesmond. — Nouveau brevet de retenue à Torcy. — Mort de la duchesse de Coislin. — Mort de Mme de Vauvineux ; sa famille. — Duc de Grammont de retour. — Amelot dans la junte. — Mort de l’amirante en Portugal. — Mort à Madrid du marquis de Villafranca. — Conspirations en Espagne ; Legañez arrêté et conduit au château Trompette, à Bordeaux. — Princesse des Ursins prend congé et diffère encore son départ un mois. — Noirmoutiers duc vérifié, et autres grâces à la princesse des Ursins. — Vie et caractère de Noirmoutiers. — Vie et caractère de l’abbé depuis cardinal de La Trémoille. — Prétention de la princesse des Ursins de draper en violet de son mari, qui la brouille pour toujours avec le cardinal de Bouillon. — Raison pour laquelle les cardinaux ne drapent plus en France.
Chapitre iii. — Belle campagne de Villars. — Roquelaure battu et culbuté dans nos lignes. — Belle action et récompense de Caraman. — Reste de la campagne de Flandre. — Ambition, art et malignité de Lauzun. — Dezzedes tué. — Haguenau pris par les Impériaux ; Peri et Arling récompensés. — Siège de Chivas. — Prince d’Elboeuf tué. — Fascination du roi sur MM. de Vendôme. — Combat du Cassano. — Mort de Praslin. — Disgrâce du grand prieur sans retour. — La connétable Colonne près de Paris. — Archevêque d’Arles tancé pour son commerce à Rome ; ma liaison avec lui et avec le nonce depuis cardinal Gualterio. — Fantaisie des nonces sur la main, cessée depuis. — Caractère de Gualterio. — La Feuillade achève le siège de Chivas. — L’archiduc passe par mer devant Barcelone et l’assiège. — Fâcheux démêlé entre Surville et La Barre ; leur état et leur caractère. — Affaire du banquillo. — Connétable de Castille majordome-major. — Voyage de Fontainebleau par Sceaux. — Mariage de Bercy à une fille de Desmarets. — Mort, famille et caractère de Bournonville. — Mort, caractère et famille de Virville. — Mort et caractère d’Usson. — Comte de Toulouse et maréchal de Coeuvres à Toulon, et reviennent tout court. — Comte de Toulouse achète Rambouillet à Armenonville, à qui on donne la capitainerie de la Muette et du bois de Boulogne seulement.
Chapitre iv. — Mort de la première présidente Lamoignon ; sa famille. — Caractère et fortune du premier président Lamoignon. — Corruption des premiers présidents successeurs de Bellièvre. — Catastrophe singulière de Fargues. — Mort et singularités de Ninon, dite Mlle de L’Enclos. — Mort de Rossignol. — Inquisition de ce prince. — Mort du comte de Tonnerre. — La Feuillade proposé par le roi à Chamillart pour faire en chef le siège de Turin. — Gratitude et grandeur d’âme de Vauban. — Vendôme grand courtisan. — Siège de Turin différé. — Darmstadt tué devant le mont Joui. — Lerida et Tortose saisis par les Catalans révoltés. — Siège de Badajoz levé par les ennemis. — Barcelone rendu à l’archiduc. — La garnison prisonnière de guerre. — Retour de Fontainebleau par Villeroy et Sceaux. — Couronnement de Stanislas en Pologne. — Mort du fameux Tekeli. — Prises de mer ; Saint-Paul tué. — Cruelle méprise de La Feuillade. — Augmentation des compagnies. — Nouveaux régiments. — Force milice. — Idées de nos ministres bien différentes sur la paix. — Aguilar à Paris ; sa mission, son caractère, sa fortune. — Ordres d’Espagne devenus compatibles avec ceux de la Toison et du Saint-Esprit. — Ronquillo gouverneur du conseil de Castille. — Duc de Noailles en Roussillon. — Mort des deux fils du duc de Beauvilliers. — Piété du père et de la mère. — Jésuites emportent la cure de Brest devant le roi. — Retour de Marsin, Villars et Villeroy. — Surville à la Bastille. — Roquelaure tâche de se justifier au roi ; sa femme. — Mariage du fils aîné de Tessé avec la fille de Bouchu, du duc de Duras avec Mlle de Bournonville, de Listenois avec une fille de la comtesse de Mailly. — Folies de la duchesse du Maine. — Duc de Berry délivré de ses gouverneurs. — Montmélian rendu par les ennemis. — Aventure étrange de l’évêque de Metz.
Chapitre v. — Mon procès de Brissac. — Deux fortes difficultés à succéder à la dignité de Brissac. — Cossé reçu duc et pair de Brissac. — État et reprise de mon procès de Brissac. — Voyage à Rouen. — Singulière attention du roi. — Intimité de tout temps à jamais interrompue entre le duc d’Humières et moi. — Ingratitude de Brissac. — Course à Marly. — Service de La Vrillière. — Je gagne mon procès. — M. et Mme d’Hocqueville. — Fortunes nées de ce procès. — Anecdote sur l’abbé depuis cardinal de Polignac.
Chapitre vi. — Année 1706. — Force bals à Marly tout l’hiver, et à Versailles. — Surville perd le régiment du roi, donné à du Barail. — Révolte de Valence et sédition à Saragosse. — Berwick prend Nice et retourne à Montpellier. — Bozelli décapité. — Mort de la princesse d’Isenghien Mort de Bellegarde ; histoire singulière. — Mort de Ximénès. — Je suis choisi, sans y penser, pour l’ambassade de Rome, qui, par l’événement, n’eut point lieu. — Mort de la comtesse de La Marck. — Ma situation à la cour après ce choix pour Rome. — La Trémoille cardinal avec dix-neuf autres. — Abbé de Polignac auditeur de rote.
Chapitre vii. — Mort du cardinal de Coislin et sa dépouille. — Trois cent mille livres sur Lyon au maréchal de Villeroy ; sa puissance à Lyon. — Trois cent mille livres de brevet de retenue au grand prévôt ; chanson facétieuse. — Quatre cent mille livres de brevet de retenue au premier écuyer. — Grâces pécuniaires chez Mme de Maintenon. — Exil de du Charmel et ses singuliers ressorts. — Piété de du Charmel.
Chapitre viii. — Duc de Vendôme ; ses mœurs ; son caractère ; sa conduite. — Albéroni ; commencement de sa fortune. — Voyage triomphant de Vendôme à la cour. — Patente de maréchal général offerte, et refusée par Vendôme. — Grand prieur ; son caractère. — Berwick, fait maréchal de France à trente-cinq ans, retourne en Espagne. — Roquelaure va commander en Languedoc. — Le comte de Toulouse et le maréchal de Coeuvres à Toulon. — Petits exploits du duc de Noailles. — Tessé fait asseoir sa belle-fille en dupant les deux rois. — Mort de la reine douairière d’Angleterre. — Comte de Fervesham. — Mort de Belesbat. — Mort de Polastron. — Catastrophe de Saint-Adon. — Querelle qui jette Mme de Barbezieux dans un couvent. — Mariage du comte de Rochechouart avec Mlle de Blainville. — Mariage du duc d’Uzès avec une fille de Bullion. — Mariage du prince de Tarente avec Mlle de La Fayette. — Origine des distinctions de M. de La Trémoille. — Ducs de Bouillon et d’Albret raccommodés. — Vingt mille livres de pension pendant la guerre au comte d’Évreux. — Victoire des Suédois.
Chapitre ix. — Généraux des armées. — Du Bourg attaqué à Versailles. — Joyeux ; son être ; sa mort. — Du Mont ; sa famille ; son caractère. — Catastrophe curieuse de Maulevrier. — Départ de l’abbé de Polignac, etc. — Prince Emmanuel d’Elboeuf passe aux Impériaux et est pendu en effigie. — Langallerie, lieutenant général, puis Bonneval, brigadier, passent aux ennemis et sont pendus en effigie. — Vastes projets pour la campagne ; réflexions. — Billet signé du roi à M. de Vendôme, qui s’engage à faire recevoir l’ordre de lui et obéir par un maréchal de France, en Italie seulement. — Cardinal de Médicis veut se marier de la main du roi ; Mlle d’Armagnac le refuse. — Villars, maître de la Mutter et de la Lauter, prend Haguenau et délivre le fort Louis. — Le roi d’Espagne et Tessé devant Barcelone. — Berwick foible contre les Portugois. — Chavagnac ravage les Anglois aux îles de l’Amérique.
Chapitre x. — Électeurs de Cologne et de Bavière au ban de l’empire. — Siège de Turin résolu, et La Feuillade, singulièrement confirmé à le faire, arrive devant la place. — Villeroy part avec ordre de combattre, non avant, mais dès que Marsin l’aura joint. — Pique de Villeroy, qui n’attend point Marsin et choisit mal son terrain. — Dispositions de Villeroy. — Bataille de Ramillies. — Course de Chamillart en Flandre. — Bonté du roi pour Villeroy excessive. — Folie plus excessive du Villeroy. — Villeroy rappelé ; Vendôme choisi à sa place. — M. le duc d’Orléans en Italie. — Disgrâce du maréchal de Villeroy.
Chapitre xi. — Comte de Toulouse de retour à Versailles, et sa flotte à Toulon. — Levée du siège de Barcelone. — Le roi d’Espagne gagne Pampelune par le pays de Foix, puis Madrid. — Tessé revient à la cour. — Duc de Noailles fait lieutenant général seul, et commande en chef en Roussillon. — La reine d’Espagne, etc., à Burgos. — Le roi d’Espagne joint Berwick de sa personne. — Dispersion de sa cour. — Ses ennemis maîtres de Madrid. — Tessé salue le roi. — Vaset remet au roi les pierreries du roi et de la reine d’Espagne. — Zèle des évêques d’Espagne et des peuples. — Évêque de Murcie. — Madrid au pouvoir du roi d’Espagne, qui y rentre, et la reine. — Les ennemis chassés des Castilles. — Comte d’Oropesa passe à l’archiduc. — Patriarche des Indes arrêté y passant avec le comte et la comtesse de Lémos. — Soulagement du palais. — Contades fait major du régiment des gardes ; son extraction ; son caractère. — Cent cinquante mille livres à M. de Soubise, et la nomination de son fils au cardinalat déclarée. — Mort du chevalier de Courcelles et sa parenté. — Mort de Montchevreuil. — Mort de Bourlemont. — Mort de Mlle de Foix. — Mort de Brou, évêque d’Amiens ; son caractère. — Mort de l’abbé Testu ; son caractère ; personnage singulier. — Mort de Rhodes ; son caractère. — Mort de la mère du maréchal de Villars ; son caractère. — Mort de Mme de Gacé. — Mort de la princesse de Tingry. — Mort de la duchesse Max. de Bavière. — Mort de Congis et sa dépouille. — Mort de Laubanie et sa dépouille. — Mort de la duchesse de Montbazon ; son extraction ; son caractère. — Mort de Mme Polignac ; son caractère ; ses aventures. — Trait étrange du Bordage.
Chapitre xii. — Baguettes du parlement baissées à Dijon chez M. le Prince. — Baronnies de Languedoc réelles, non personnelles. — Deux cent mille livres de brevet de retenue à Bullion. — Cardinal de Janson arrivé de Rome. — Mariage de des Forts avec la fille de Bâville. — Foucault cède à son fils l’intendance de Caen. — Fortune de l’abbé de La Bourlie en Angleterre. — Galanterie du roi à Marlborough. — Verbaum arrêté allant aux ennemis. — Faux-sauniers. — Orry à Paris ; ne retourne plus en Espagne ; frise la corde de près ; puis président à mortier au parlement de Metz. — La reine douairière d’Espagne conduite de Tolède à Bayonne. — Mort de Fontaine-Martel et sa dépouille. — Caractère, conduite, extraction et dégoût de Saint-Pierre. — Ma façon d’être avec M. le duc d’Orléans. — Mlle de Sery fait légitimer le fils qu’elle avoit de M. le duc d’Orléans, et se fait appeler Mme le comtesse d’Argenton par lettres patentes. — Curiosités sur l’avenir très singulières.
Chapitre xiii. — Marsin, au refus de Villars, va commander l’armée d’Italie sous M. le duc d’Orléans, qui part pour l’Italie. — Mmes de Savoie, et incontinent après M. de Savoie, sortis de Turin défendu par le comte de Thun. — Folles courses de La Feuillade après le duc de Savoie. — Duc d’Orléans passe au siège dont il est peu content. — Mauvaise conduite de La Feuillade, fort haï. — Duc d’Orléans joint Vendôme et n’en peut rien tirer. — Vendôme à Versailles. — Vendôme part pour Flandre, avec une lettre du roi, pour donner l’ordre et commander à tous les maréchaux de France. — Villeroy à Versailles sans avoir vu Vendôme, et ne voit point Chamillart, avec qui il se brouille, et tombe en disgrâce. — Guiscard, sans lettre de service, retiré chez lui ; seul sans nouvelles lettres de service. — Puységur à Versailles et en Flandre. — Traitement des ducs en pays étrangers. — Usurpation de rang de l’électeur de Bavière. — Traitements entre lui et M. de Vendôme. — Villars, quoique affaibli, prend l’île du Marquisat, où Streff est tué. — Caraman assiégé dans Ménin et le rend. — Jolie action du chevalier du Rosel. — Ath pris par les ennemis. — Séparation des armées en Flandre. — Le roi, amusé sur le voyage de Fontainebleau, ne le fait point cette année. — Kercado, maréchal de camp, tué. — Talon, Polastron, Rose, colonels, morts en Italie, et le prince de Maubec, colonel de cavalerie.
Chapitre xiv. — M. le duc d’Orléans, sous la tutelle de Marsin, empêché par lui d’arrêter le prince Eugène au Taner ; chiffres. — Armée de M. le duc d’Orléans à Turin. — Mauvois état du siège et des lignes. — Conduite pernicieuse de La Feuillade. — M. le duc d’Orléans empêché par Marsin de disputer la Doire, pois de sortir des lignes et d’y combattre. — Conseil de guerre déplorable. — M. le duc d’Orléans cesse de donner l’ordre et de se mêler de rien. — Cause secrète de ces contrastes. — Dernier refus de Marsin. — M. le duc d’Orléans, à la prière des soldats, reprend le commandement sur le point de la bataille. — Étrange abusement de Marsin. — Triple désobéissance et opposition formelle de La Feuillade à M. le duc d’Orléans. — Bataille de Turin. — Belle action de Le Guerchois lâchement abandonné. — M. le duc d’Orléans veut faire retirer l’armée en Italie. — Frémissement des officiers généraux, qui, par leurs ruses, leur audace, leur désobéissance, le forcent enfin à la retraite en France. — Motif d’une si étrange conduite. — La nouvelle de la bataille portée au roi. — Désordres de la retraite sans aucuns ennemis. — Chaîne des causes de désastre devant Turin et de ses suites. — Mort de Marsin prisonnier ; son extraction, son caractère. — La Feuillade, de négligence ou de dessein, prive M. le duc d’Orléans de la communication avec l’Italie par Ivrée. — Prises de la Feuillade avec Albergotti. — Désespoir feint ou vrai de La Feuillade. — Origine de l’amitié de M. le duc d’Orléans pour Besons, qui le demande. — Besons le joint venant des côtes de Normandie.
Chapitre xv. — Promptitude incroyable avec laquelle j’apprends les malheurs devant Turin. — Nancré apporte le détail pour la bataille de Turin. — Mort de Murcé de ses blessures ; fadaises sur lui par rapport à Mme de Maintenon. — Victoire de Médavy en Italie sur le prince de Hesse, depuis roi de Suède. — Médavy chevalier de l’ordre ; autres récompenses. — Mme de Nancré et d’Argenton à Grenoble. — On ne pense plus à repasser en Italie, qui se perd. — M. le duc d’Orléans à Versailles. — Ce qu’il pense de La Feuillade et ses officiers généraux. — La Feuillade perdu et rappelé. — La Feuillade et le cardinal Le Camus. — La Feuillade salue le roi ; très mal reçu. — Électeur de Cologne incognito à Paris et à Versailles. — Mort de Saint-Pouange. — Chamillart grand trésorier de l’ordre. — Mort de Mme de Barbezieux. — Mort de Boisfranc. — Survivance de Maréchal à son fils ; alarme des survivanciers. — Mme de La Chaise à Marly en absence de Mme la duchesse de Bourgogne et de Madame. — Dispute entre le duc de Tresmes et M. de La Rochefoucauld pour le chapeau du roi. — Piété de Mgr le duc de Bourgogne. — Le roi de Suède, victorieux en Saxe, y dicte la paix au roi Auguste. — Sa glorieuse situation et sa lourde faute. — Patkul et sa catastrophe. — Stanislas reconnu roi par la France ; mécontents et leurs progrès. — Mariage arrêté de l’archiduc avec une princesse de Wolfenbuttel. — Facilité des princes protestants à se faire catholiques pour des avantages, et sa véritable cause. — Succès et séparation des armées en Espagne. — Secours d’argent à l’archiduc. — Conférences refusées par les alliés sur la paix. — Villars et le duc de Noailles de retour. — Le roi entretient le prince de Rohan sur la bataille de Ramillies. — Surville et La Barre accommodés, le premier demeurant perdu. — Mme le Châtillon ; sa famille, son caractère, sa conduite ; quitte Madame et y demeure. — Mariage du fils de Livry avec une fille du feu prince Robert ; grâces du roi à cette occasion. — M. de Beauvilliers cède son duché, etc., à son frère, et le marie à la fille unique de feu Besmaux. — Conduite admirable de la duchesse de Beauvilliers. — Bergheyck à Versailles ; son caractère et sa fortune. — Vendôme de retour. — Grand prieur à Gênes. — Ridicule de Mme de Maintenon sur Courcillon.
Chapitre xvi. — Oublis. — Procès intentés par le prince de Guéméné au duc de Rohan sur le nom et armes de Rohan. — Matière de ce procès. — Cause ridicule de ce procès. — Parti que le duc Rohan devoit prendre. — Excuse du roi, en plein chapitre, des trois seuls ducs ayant l’âge, non compris dans la promotion de 1688. — Raisons de l’aversion du roi pour le duc de Rohan. — Raison secrète qui fait raidir le duc de Rohan à soutenir ce procès. — Éclat du procès. — Conduite de Mme de Soubise. — qui le fait évoquer devant le roi. — Conseil curieux où le procès se juge. — Le duc de Rohan gagne entièrement son procès avec une acclamation publique. — Licence des plaintes des Rohan, qui les réduisent aux désaveux et aux excuses de Mgr le duc de Bourgogne et au duc de Beauvilliers. — Le roi sauve le prince de Guéméné d’un hommage en personne au duc de Rohan ; qui l’accorde au roi par procureur pour cette fois. — Branche de Gué de L’Isle, ou du Poulduc, de la maison de Rohan, attaquée par Mme Soubise, maintenue par arrêt contradictoire du parlement de Bretagne. — Persécution au P. Lobineau, bénédictin, et mutilation de son Histoire de Bretagne.
Chapitre xvii. — Chambre de l’Arsenal contre les faussaires. — Maison de La Tour. — Mlle de Limeuil. — Vicomte de Turenne La Tour, dit le maréchal de Bouillon. — Sedan ; son état ; ses seigneurs. — Sedan acheté par Éverard III de La Mark. — Bouillon acquis par MM. de La Mark. — Folle déclaration de guerre du seigneur de Sedan, La Marck, à Charles-Quint. — Sedan mouvant de Mouzon. — Rang personnel de duc obtenu par le maréchal de Fleuranges La Marck, seigneur de Sedan et Bouillon. — Son fils se donne le premier le titre de prince de Sedan. — Bouillon ; son état ; point duché ; mouvant de Liège, auparavant de Reims. — M. de Bouillon, seigneur de Bouillon plus que très précaire. — Comte de Maulevrier, oncle paternel de l’héritière, précède, sa vie durant, le maréchal de Bouillon partout. — Comte de Braine. — Marquis de Mauny. — Seigneurs de Lumain. — Comte de La Marck. — Sommaire jusqu’à MM. de La Tour. — Maréchal de Bouillon La Tour ; titres qu’il prend, et ses deux infructueuses prétentions. — Duc de Bouillon et son échange. — M. de Turenne. — Change adroitement donné sur le titre de maréchal ou de vicomte de Turenne. — Vicomté de Turenne. — Époque du changement de style des secrétaires d’État et avec les secrétaires d’État. — Qualité de prince absolument refusée à MM. de Bouillon, au contrat de mariage de M. d’Elboeuf avec Mlle de Bouillon. — Qualité de prince au tombeau de M. de Turenne défendue par le roi ; pourquoi point d’épitaphe ni de nom. — Époque et raison du mort Auvergne ajouté au nom de La Tour. — Cartulaire de Brioude. — Histoire de la maison d’Auvergne, par Baluze. — Le cardinal de Bouillon fait faire le cartulaire et cette Histoire. — De Bar arrêté pour faussetés. — Bouillon sollicitent pour de Bar. — Aveu du duc de Bouillon au roi pour arrêter l’affaire, et de l’abbé d’Auvergne aux juges. — De Bar, convaincu, s’avoue en plein tribunal fabricateur du cartulaire, qui est déclaré faux, et lui faussaire. — Cause et singularité de la peine infligée à de Bar. — Histoire de la maison d’Auvergne, par Baluze, publiée aussitôt après.
Chapitre xviii. — Année 1707. — Retranchement d’étrennes et de partie de la pension de Mme de Montespan. — Mort de Cauvisson ; sa dépouille. — Survivance de secrétaire d’État au fils de Chamillart. — Visites inusitées chez Chamillart. — Bassesse de du Bourg. — Mort du roi de Portugal. — Mort et famille du prince Louis de Bade. — Grandeurs de Marlborough. — Entrevues étranges. — Électeur de Cologne sacré, etc. — Naissance du second duc de Bretagne. — Mort de Saint-Hermine. — Mort de Mme de Montgon. — Mme de La Vallière dame du palais. — Mariage de Gondrin avec une fille du maréchal de Noailles. — Mort du comte de Grammont ; son caractère. — Mort de La Barre. — Mort de Mme de Frontenac ; sa famille, etc. — Mort de Mlle de Goello ; sa famille. — Mort du chevalier de Gacé. — Mines inutilement cherchées aux Pyrénées. — Retour et personnage de Mme de Caylus à la cour. — Union de l’Écosse avec l’Angleterre. — Marquis de Brancas et de Bay. — Port-Mahon repris pour Philippe V. — Envoi d’argent de Mexique par le duc d’Albuquerque. — Prise considérable en mer sur les Anglois.
Chapitre xix. — Duc de Noailles capitaine des gardes, sur la démission de son père. — Puysieux conseiller d’État d’épée. — Curiosités sur Poissy et ses deux dernières abbesses. — Mort de Roquette, évêque d’Autun ; son caractère. — Bals à la cour ; comédies à Sceaux et à Clagny. — Généraux d’armée : Tessé en Italie battu par le parlement de Grenoble ; Villars sur le Rhin ; Vendôme en Flandre ; Berwick resté en Espagne sous M. le duc d’Orléans ; duc de Noailles en Roussillon. — Mot étrangement plaisant du roi sur Fontpertuis. — Exclusion du duc de Villeroy de servir ; curieuse anecdote. — Rage du maréchal de Villeroy ; ses artifices. — Mon éloignement pour le maréchal de Villeroy. — Faiblesse du roi pour le maréchal de Villeroy et pour ses ministres. — Cause intime de l’extrême haine du maréchal de Villeroy pour Chamillart. — Peu de sens du maréchal de Villeroy.
Chapitre xx. — Accablement, vapeurs, instances de Chamillart pour être soulagé. — Sa manière d’écrire au roi, et du roi à lui. — Réponse étonnante. — Personnes assises et debout aux conseils. — Impôts sur les baptêmes et mariages ; abandonnés par les désordres qu’ils causent. — Mort de du Chesne, premier médecin des enfants de France. — Mariage de Mezières avec Mlle Oglthorp ; leur famille, leur fortune, leur caractère. — Livre du maréchal de Vauban sur le dîme royale ; livres de Boisguilbert sur la même matière. — Mort du premier et exil du second. — Origine de l’impôt du dixième. — Mort du marquis de Lusignan ; sa maison, sa famille, sa fortune, son caractère. — Mort de Pointis. — Mort du chevalier d’Aubeterre. — Comte d’Aubeterre, son neveu ; sa fortune, son caractère, leur extraction.
Chapitre xxi. — Beringhen, premier écuyer, enlevé entre Paris et Versailles par un parti ennemi, et rescous. — Cherbert à la Bastille. — Duc de Bouillon gagne son procès contre son fils. — Mariage du comte d’Évreux avec la fille de Crosat. — Harlay quitte la place de premier président. — Caractère d’Harlay. — Quelques dits du premier président Harlay. — Candidats pour la place de premier président, que je souhaite au procureur général d’Aguesseau. — Pelletier premier président. — Portail président à mortier. — Courson avocat général. — Mot ridicule du premier président sur son fils. — Mariage du duc d’Estrées avec une fille du duc de Nevers. — Mort du duc de Nevers ; sa famille, sa fortune, son caractère. — Parvulo de Meudon.
Chapitre xxii. — Duc d’Orléans a un fauteuil à Bayonne, et à Madrid le traitement d’infant. — Origine du fauteuil en Espagne pour les infants et pour les cardinaux. — Étranges abus nés des fauteuils de Bayonne à M. le duc d’Orléans et à Mlle de Beaujolois. — Origine du traversement du parquet par les princes du sang. — Époque où les princesses du sang ont quitté les housses. — Trait remarquable de M. le prince à Bruxelles avec don Juan et le roi Charles II d’Angleterre. — Ses entreprises de distinction en France. — Règlement contre le luxe des armées peu exécuté. — Bataille d’Almanza. — Cilly apporte la nouvelle de la victoire d’Almanza. — Valouse à Marly, de la part du roi d’Espagne. — Bockley apporte le détail, et est fait brigadier. — M. le duc d’Orléans arrive à l’armée victorieuse. — Origine de l’estime et de l’amitié de M. le duc d’Orléans pour le duc de Berwick. — Leurs différents caractères militaires. — Grand et rare éloge du duc de Berwick par M. le duc d’Orléans. — Manquement fatal de toutes choses en Espagne. — Siège de Lerida. — La ville prise d’assaut et punie par le pillage. — Le château rendu par capitulation. — Joyeuse malice du roi sur Lerida à M. le Prince. — Cilly lieutenant général. — Berwick grand d’Espagne avec les duchés de Liria et de Xerica en don, une grâce, outre cela, sans exemple en grandesse, et fait chevalier de la Toison d’or.
Chapitre xxiii. — Différence du gouvernement de la Castille et de l’Aragon, l’un plus despotique que la France, l’autre moins que l’Angleterre. — Explication curieuse. — Philippe V abolit les lois et les privilèges de l’Aragon et de ses dépendances, et les soumet aux lois et au gouvernement de Castille. — Deux partis proposés par Médavy pour les troupes restées avec lui en Italie, tous deux bons, tous deux rejetés. — Traité pour le libre retour des troupes en abandonnant l’Italie. — Duc de Mantoue, dépouillé sans être averti, se retire précipitamment à Venise. — Contraste étrange de la fortune des alliés de Louis XIII et de ceux de Louis XIV. — Médavy à Marly ; sa récompense. — Arrivée de Vaudémont à Paris et à la cour. — Chambre de la Ligue. — Vaudémont et ses nièces ; leur union, leur intérêt, leur cabale, leur caractère, leur conduite. — Étrange découverte de Mme la duchesse de Bourgogne sur Mme d’Espinoy. — Mme de Soubise ; son caractère ; son industrie.


NOTES
I. Histoire et condamnation de B. de Fargues 435
II. Opposition de la noblesse aux honneurs accordés à quelques 438
III. Évocations ; enregistrement ; droit de remontrances 411


FIN DE LA TABLE DES CHAPITRES




Ch. Lahure, imprimeur du Sénat et de la Cour de Cassation, rue de Vaugirard, 9, près de l’Odéon.