Aide:Guide typographique

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Aide : Manuel de Wikisource

Chaque éditeur se doit de suivre des règles typographiques pour les textes qu’il publie ; en ce sens, Wikisource ne déroge pas à la règle. Des variantes des règles typographiques ont existé dans le temps, en fonction de l’évolution de notre langue et des capacités techniques d’impression.



Règles typographiques pour l’édition des textes[modifier]

De manière générale, tout contributeur doit reproduire avec exactitude le texte d’une édition de référence. Cette édition peut cependant comporter des erreurs de typographie ou adopter une typographie liée à des limitations techniques (par exemple, les lettres capitales non accentuées). Dans ces deux types de cas, le changement de la typographie par le contributeur, selon les règles énoncées ci-dessous, est considéré comme correct.

Les accents et la cédille[modifier]

Règles :

1. Tous les textes en français doivent être accentués, que la lettre soit écrite en capitale d’imprimerie ou en minuscule (ex : À, É, È, Î, Ô, etc.). Il faut toutefois en priorité respecter l’orthographe du texte, l’accentuation a varié au cours du temps en français et certains mots aujourd’hui accentués ne l’étaient pas ou étaient accentués différemment.

2. Les textes en langue étrangère doivent être accentués en fonction de leur propre convention typographique.

3. L’accentuation doit être ajoutée aux lettres capitales, même si celles-ci n’en comportent pas.

4. Le c cédille en capitale s’écrit toujours « Ç ».

En savoir plus :
Le rôle des accents
L’accentuation des lettres capitales

Les signes de ponctuation[modifier]

Espacement[modifier]

Les signes de ponctuation simples ( . , ), ainsi que les parenthèses et crochets fermants, se collent au mot qui les précèdent et sont suivis d’une espace (sauf en cas de ponctuation similaire juste après qui doit aussi être collée).

Les parenthèses et crochets ouvrants se collent au mot qui les suit et sont précédés d’une espace (sauf en cas de ponctuation similaire juste avant qui doit aussi être collée).

Les signes de ponctuation doubles ( ; : ! ? ) doivent être précédés et suivis d’une espace. À noter que, même si, dans la fenêtre d’édition, une coupure de ligne mal à propos peut apparaitre avant le signe de ponctuation à cause de cette espace, il n’y a pas lieu de s’en inquiéter : le moteur de rendu s’arrangera lui-même pour ne pas couper la ligne à cet endroit dans le texte présenté au lecteur.

Contrairement à une légende tenace, il n’y a pas systématiquement de majuscule après un ? ou un ! ; cela dépend du contexte et de la volonté de l’auteur. En revanche, il y a systématiquement une minuscule après les autres signes de ponctuation double (sauf les noms propres, bien sûr !).

Points de suspension[modifier]
  • Les points de suspension (…) ne forment qu’un seul caractère composé de trois points, et non trois caractères points (. . .)
  • Les points de suspension ne sont suivis d’aucune autre ponctuation que les fermetures de parenthèses ou de crochets.
  • Les points de suspension ne doivent pas être employés comme points de suite. Pour les sommaires où on les trouve couramment, utiliser le modèle {{Table}} qui crée un filet en pointillé.
En savoir plus :
Ponctuation

Les guillemets[modifier]

Règle : Wikisource utilise les guillemets français doubles (« … »). Les guillemets sont séparés du texte qu’ils encadrent par une espace. Comme pour les ponctuations doubles (voir plus haut), le moteur de rendu prendra automatiquement garde de ne pas effectuer une coupure de ligne du mauvais côté des guillemets.

En règle générale, la ponctuation est incluse dans le guillemet fermant si les guillemets encadrent l’ensemble de la phrase citée avec sa propre ponctuation. Autrement, il est habituel de la laisser à l’extérieur, collée au guillemet fermant si c’est une virgule ou un point de la phrase englobante.

Exception :

Lorsque l’on cite un texte d’une autre langue (anglaise ou allemande notamment) et que ce texte comporte des guillemets, il est nécessaire de conserver la typographie de la langue. Les guillemets anglais (“ ”), par exemple, n’ont pas d’espace insécable.

Astuce :
  • La plupart des traitements de texte autorisent la transformation automatique, mais une vérification s’impose cependant.
  • Sous Windows, les raccourcis clavier pour les guillemets ouvrant et fermant sont respectivement Alt+0171 et Alt+0187.
  • Sous Ubuntu (et vraisemblablement sous la plupart des distributions Linux), avec la disposition de clavier Français (variante), il est possible de faire les guillemets français avec AltGr+w («) et AltGr+x (»). Les guillemets anglais se font avec AltGr+Maj+w (“) et AltGr+Maj+x (”). Le guillemet bas allemand est disponible avec AltGr+Maj+s („).
En savoir plus :
Les guillemets
Étude sur les guillemets

L’apostrophe[modifier]

Règle : L’apostrophe doit toujours être typographique (courbe ou inclinée « ’ »). L’apostrophe droite « ' » n’est utilisée que dans la syntaxe wiki (pour marquer les gras et italiques).

Exceptions à la règle

Dans de rares cas, notamment dans des citations originales en anglais à l’intérieur d’une autre citation, l’apostrophe courbe culbutée (et non l’apostrophe courbe) devrait être utilisée (au début d’une citation), car c’est une forme alternative des guillemets doubles anglais (qui s’emploient eux-même sans espaces).
Par exemple :
  • texte en français qui contient un « text fragment in English containing an “English quotation containing itself ‘a sub-quotation’ in it...”, continued afterward... »
et non pas
  • texte en français qui contient un « text fragment in English containing an “ English quotation containing itself « a sub-quotation » in it... ”, continued afterward... »
si on ne gardait que la seule typographie française. Noter que dans les deux cas ci-dessus, le texte cité dans une autre langue est marqué par l’emploi du modèle {{lang|en|citation anglaise}} dans le code Wikisource (où la citation anglaise du dernier paramètre est elle-même indiquée en italique seulement si l’ouvrage de référence le fait aussi : les italiques ne sont pas forcés par le modèle et ne font pas partie de la citation elle-même mais des conventions typographique du texte français, ils encadrent donc ce modèle et ne sont pas dans le paramètre).
Astuce : pour remplacer les apostrophes droites par des apostrophes courbes, sans modifier celles de la syntaxe wiki, cliquez sur le bouton R à gauche de la barre d’outils, entrer ([^'])'([^']) dans la case de gauche (repl.) et $1’$2 dans la case de droite (par) et cliquer sur GO ! (merci Kipmaster !).
D’autres astuces ici.
En savoir plus :

Les tirets et trait d’union[modifier]

Le trait d’union (-) est utilisé pour les mots composés (exemple : « c’est-à-dire »), pour les soudures grammaticales (exemple : « y a-t-il »), pour les césures, pour les intervalles (dates, itinéraires, âges,…) et pour le signe moins. Il est systématiquement collé aux lettres qui l’encadrent. Exception : dans le cas des intervalles où l’un des deux membres est un mot composé, on utilise un tiret demi-cadratin entouré d’espaces insécables (-20 – -10, Paris – Bourg-la-Reine, Southampton – Île de Wight,…)

Remarque : les césures d’une édition de référence n’ont pas besoin d’être reproduites, car elles ne font pas partie du texte, mais de sa disposition matérielle ; dans le cas de césures en haut et en bas des pages, on utilisera modèle:Tiret et modèle:Tiret2.

Le tiret cadratin (—), lui, bien plus long que le précédent, est utilisé pour les dialogues ou comme tiret d’incise. Il est précédé et suivi d’une espace insécable… sauf si, comme tiret d’incise (blabla — incise — suite du blabla), il est suivi d’une virgule (qu’il colle) ou d’une ponctuation finale (le second tiret d’incise disparaît alors).

En savoir plus :
Tirets et trait d’union
Le tiret
Cadratin ou demi-cadratin ?

Les ligatures[modifier]

Les deux principales ligatures qui nous intéressent ici sont : æ et Æ d’une part, œ et Œ d’autre part. Une bonne partie des textes récupérables sur internet les oublie !

Astuce : méfiez-vous de l’automatisation d’un rechercher / remplacer qui vous traduira moelle en mœlle et les balises <poem> en <pœm> ! En général, les oeu pourront se transformer en œu (œuvre, …), et les oei en œi (œil, …).
En savoir plus :
Les ligatures

Les didascalies et noms de personnages (pièce de théâtre)[modifier]

Les didascalies (commentaires de l’auteur sur la scène ou sur les actions des personnages, voir le modèle {{didascalie}} ou {{di}}) doivent être mises en italique ; et éventuellement séparées du texte de l’œuvre, s’il existe un risque de confusion, par des parenthèses, des lignes blanches ou une indentation. Le modèle de la didascalie est intégrable dans le texte lui-même. D’une manière générale, le nom du personnage sera en cap et bas de casse (cap : première lettre en capitale, bas de casse : le reste du texte en minuscule), le modèle {{personnage|}} se chargeant de mettre le nom du personnage en gras et petites capitales.

Exemples

argan
, seul dans sa chambre, assis, une table devant lui, compte des parties d’apothicaire avec des jetons ; il fait, parlant à lui-même, les dialogues suivants :
Trois et deux font cinq, et cinq font dix, et dix font vingt ; trois et deux font cinq.


  • Dans cet extrait d’Hamlet, traduit par F.-V. Hugo, nous avons quatre types de didascalies :
    • Avec le nom du personnage centré sans ponctuation et en petites capitales (règle dans les pièces en vers).
    • La didascalie ferrée (justifiée) à gauche indique généralement un personnage s’adressant à un autre. Le texte se poursuivra sur la même ligne.
    • La didascalie centrée, indique l’entrée de personnage (les noms de ces personnages seront en petites capitales) ou une situation.
    • La didascalie justifiée à droite indique les personnages sortant. La didascalie du personnage sera automatiquement séparée par une virgule grâce au modèle.

polonius

— Ophélia, promenez-vous ici… Gracieux maître, s’il vous plaît, — nous irons nous placer.

À Ophélia.

Lisez dans ce livre ; — cette apparence d’occupation colorera — votre solitude. C’est un tort que nous avons souvent : — il arrive trop fréquemment qu’avec un visage dévot — et une attitude pieuse, nous parvenons à emmieller — le diable lui-même.


Le Roi, à part

Oh ! cela n’est que trop vrai ! Quel cuisant — coup de fouet ce mot-là donne à ma conscience ! — La joue d’une prostituée, embellie par un savant plâtrage, — n’est pas plus hideuse sous ce qui la couvre — que mon forfait, sous le fard de mes paroles. — Ô poids accablant !


Polonius

— Je l’entends qui vient : retirons-nous, — monseigneur.

Sortent le roi et Polonius.
Entre Hamlet.

Hamlet

Être, ou ne pas être, c’est là la question. — Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir — la fronde et les flèches de la fortune outrageante, — ou bien à s’armer contre une mer de douleurs — et à l’arrêter par une révolte ? […]


  • Lorsque la réplique suit le nom du personnage, avec quelque léger aménagement (dernière didascalie), voir ci-après ce que cela donne pour le même texte traduit par Guizot. Dans le texte original, nous n'avons ni gras (pour les personnages) ni italique (pour certaines des didascalies, celles qui ne suivent pas le nom du personnage). Le tiret quadratin « — » sera espacé avant et après.

polonius
. — Ophélia, promenez-vous ici. Gracieux maître, s’il vous plaît, nous irons nous placer. (À Ophélia.) Lisez dans ce livre ; cette apparence d’une telle occupation pourra colorer votre solitude. Nous sommes souvent blâmables en ceci… la chose n’est que trop démontrée… avec le visage de la dévotion et une démarche pieuse, nous faisons le diable lui-même blanc et doux comme sucre, de la tête aux pieds.

le roi
, (à part). — Oh ! cela est trop vrai ! De quelle cuisante lanière ce langage fouette ma conscience ! La joue de la prostituée, savamment plâtrée d’une fausse beauté, n’est pas plus laide sous la matière dont elle s’aide, que ne l’est mon action sous mes paroles peintes et repeintes ! Ô pesant fardeau !

polonius
. — Je l’entends venir, retirons-nous, mon seigneur.
(Le roi et Polonius sortent.) (Hamlet entre).

hamlet
. — Être ou n’être pas, voilà la question… Qu’y a-t-il de plus noble pour l’âme ? supporter les coups de fronde et les flèches de la fortune outrageuse ?


  • Dernier cas similaire au précédent. Nous aurons de temps en temps des textes avec un alinéa négatif (voir le modèle {{AN}}). Le texte pourra avoir aussi un deux-points au lieu du point-tiret quadratin.

le roi
, (à part) : Oh ! cela est trop vrai ! De quelle cuisante lanière ce langage fouette ma conscience ! La joue de la prostituée, savamment plâtrée d’une fausse beauté, n’est pas plus laide sous la matière dont elle s’aide, que ne l’est mon action sous mes paroles peintes et repeintes ! Ô pesant fardeau !

Voir aussi[modifier]