Une femme m’apparut/1905

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Alphonse Lemerre, éditeur.
À mon Amie


H. L. C. B.


cccc« Sovra candido vel cinta d’oliva,
ccDonna m’apparve, sotto verde manto,
ccVestita di color di fiamma viva.
ccccE lo spirito mio, che già cotanto
ccTempo era stato, ch’alla sua presenza
ccNon era di stupor tremando affranto,
ccccSanza degli occhi aver più conoscenza,
ccPer occulta virtù, che da lei mosse,
ccD’antico amor sentì la gran potenza. »


ccCeinte d’olivier sur un voile blanc,
Une femme m’apparut, sous un manteau vert,
Vêtue d’une couleur de flamme vive.
ccEt mon esprit, qui pendant un si long
Temps était resté (tel) que, dans sa présence,
Il ne se lassait point de trembler de stupeur,
ccSans par les yeux avoir plus (parfaite) connaissance,
Par une occulte vertu, qui venait d’Elle,
De l’ancien amour sentit la grande puissance.


Dante : La Divina Commedia,
il Purgatorio. Canto trentesimo.