Histoire socialiste/Le règne de Louis-Philippe/Table

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche


TABLE




Le Règne de Louis-Philippe
(1830-1848)




PREMIÈRE PARTIE


LA RÉVOLUTION BOURGEOISE
(Du 30 juillet 1830 au 4 mars 1831)


Chapitre Ier. — La Révolution confisquée. — Les menées orléanistes et l’inertie de Lafayette. Le manifeste et l’intervention des Saint-Simoniens. Les deux centres de la Révolution : l’Hôtel de Ville vaincu par l’Hôtel Laffitte. Les 221 offrent le pouvoir au duc d’Orléans. Louis-Philippe, à l’Hôtel de Ville, joue la comédie républicaine. Le « fidelle sujet » de Charles X lance le peuple sur Rambouillet. Tout est perdu, fors l’étiquette. 
 1
Chapitre II. — Premiers tâtonnements. — Les briseurs de machines et la grève des imprimeurs. Déclarations et menaces du nouveau pouvoir. Attitude embarrassée des républicains devant l’agitation ouvrière. Les hommes du mouvement et ceux de la résistance. La manifestation des Quatre Sergents de La Rochelle et les alarmes conservatrices. L’affiche des Amis du Peuple pose la question sociale. La garde nationale envahit le local des Amis du Peuple et disperse leurs réunions. 
 14
Chapitre III. — Les Sociétés populaires et les Clubs. — La propagande républicaine et patriotique continue. Les « Saint-Simonistes » et la Chambre. Les ministres de Louis-Philippe essaient de sauver ceux de Charles X. Émeutes dans Paris : le peuple veut la tête de Polignac et de ses complices. Blanqui et l’Association des Etudiants. Agitation fiscale, économique et sociale dans les départements. Le sac de Saint-Germain l’Auxerrois et le pillage de l’Archevêché. 
 26
Chapitre IV. — Le Roi de la Bourgeoisie. — Louis-Philippe, continuateur de la Restauration. Sa duplicité et son esprit d’intrigue. Son rôle dans l’émigration : il signe la déclaration légitimiste d’Hartwell. Il sollicite en vain un commandement contre la France. Ses vertus familiales et ce qu’elles ont coûté à la France. Son rôle dans la captation de l’héritage de Condé. 
 39
Chapitre V. — Le Règne de la Bourgeoisie. — Le roi sera-t-il à la finance ou à la boutique ? Caractères libéraux de la petite bourgeoisie. État de l’industrie française en 1830. Les régions industrielles et les régions agricoles. Enrichissement de la bourgeoisie. Paupérisme dans les villes, mendicité dans les campagnes. 
 48

Chapitre VI. — Servitude et misère du Prolétariat. — Le prétendu bien-être des prolétaires agricoles et les aveux des écrivains féodaux. Pourquoi la manufacture attire les ouvriers des campagnes. Situation des ouvriers de l’industrie. L’ouvrière et l’ouvrier de cinq ans : effroyable mortalité infantile. Visite aux taudis de Nantes et aux caves de Lille. Dégénérescence de la race par le travail industriel. La servitude du livret. L’ivrognerie et la débauche, moyens d’exploitation capitaliste. Le régime de Juillet est un régime de classe. 
 59
Chapitre VII — La Révolution des Idées. — Le Romantisme vis-à-vis du mouvement politique. Les préfaces-manifestes de Victor Hugo. Conservatisme littéraire des libéraux et des républicains. La rénovation philosophique et sociale. Saint-Simon et ses élèves : Augustin Thierry et Auguste Comte. Lamennais et sa doctrine de la liberté. Montalembert n’en retient que la liberté d’enseignement. Le parti qu’en tirent les cléricaux. La révolution dans la science : Geoffroy-Saint-Hilaire et Goethe contre Cuvier. 
 79
Chapitre VIII. — Le Parlementarisme. — Manœuvres des doctrinaires. Louis-Philippe fait de la popularité. Le ministère Laffitte. Le roi se débarrasse de Lafayette. L’œuvre législative consolide le régime censitaire. Démissions d’Odilon Barrot et de Dupont (de l’Eure). Les agitations pour la Pologne. Du travail ou du pain ! La curée. 
 92
Chapitre IX. — L’Europe en 1830. — Les cléricaux belges et la lutte pour la nationalité. Louis-Philippe se sert des réfugiés espagnols contre Ferdinand VII, puis les sacrifie. Causes de l’inertie relative de l’Allemagne. Essais de révolution en Italie : Rome, îlot de barbarie. L’agitation démocratique abolit en Suisse les constitutions cantonales rétrogrades. Le soulèvement de la Pologne et sa répercussion en France. Le chauvinisme agressif des démocrates français. Laffitte joué par le roi et remplacé par Casimir Perier. 
 103


DEUXIÈME PARTIE


LA RÉSISTANCE
(du 4 mars 1831 au 22 février 1836)


Chapitre I — La politique de Casimir Perier. — L’homme de la résistance. Il fallait un verrou pour fermer la porte au nez du peuple. Le procès des Dix-Neuf Les élections : la nouvelle Chambre et son président. Le discours du trône refait par les Saint-Simoniens. Obsèques de l’ancien évêque Grégoire. Les décorés de Juillet refusent le serment au roi. Agitation républicaine. L’hérédité de la pairie est abolie ; les Saint-Simoniens demandent qu’on abolisse toute hérédité. 
 115
Chapitre II. — La Révolution hors de France. — Comment Casimir Perier entend le principe de la non-intervention. Intrigues orléanistes en Belgique. Le rôle de Talleyrand à la Conférence de Londres. L’expédition du maréchal Gérard en Belgique. Démonstration navale devant Lisbonne. L’insurrection polonaise : aristocrates, militaires et démocrates. Défaite inévitable. Les insurrections italiennes et l’occupation d’Ancône. 
 131
Chapitre III. — L’Insurrection de Lyon. — Situation de la fabrique lyonnaise en 1831. Ce qu’étaient les canuts, au physique et au moral. Fabricants d’un côté, chefs d’ateliers et compagnons de l’autre. Les ouvriers s’agitent pour le relèvement des tarifs. Les patrons, soutenus par le pouvoir, violent l’engagement signé par leurs délégués. Ils fusillent les grévistes et la grève se change en insurrection. Vivre en travaillant ou mourir en combattant ! Maîtres de la ville, les ouvriers se divisent et rentrent chez eux. L’insurrection est vaincue sans combat. Pourquoi il n’y a pas eu de répression violente. 
 142
Chapitre IV. — Saint-Merri. — Louis-Philippe et la question d’argent. Le complot des tours Notre-Dame et celui de la rue des Prouvaires. État d’esprit du parti républicain en 1832. Les journaux et le jury. Les associations républicaines et le procès des Quinze. Le socialisme commence à percer dans le parti républicain. Les disciples de Buonarotti. La conduite de Grenoble. Le choléra et la misère déciment les ouvriers. Mort de Casimir Perier. Le compte rendu de l’opposition. Les obsèques du général Lamarque. Insurrection des 5 et 6 juin. La bataille de Saint-Merri. 
 163
Chapitre V. — Les Saint-Simoniens. — Les neuf « enseignements » saint-simoniens à Paris, de 1829 à 1832. Quelques propagandistes. Les libéraux les assimilent aux jésuites. Les églises saint-simoniennes en province. Ce qu’on pensait des Saint-Simoniens. Ils exposent leur programme politique et social dans le Globe. La prédication mystique du Père Enfantin. La doctrine de l’émancipation de la chair provoque une scission. La retraite à Ménilmontant : le couvent saint-simonien. Les Saint-Simoniens devant le jury. La dispersion et l’exode en Orient. 
 185
Chapitre VI. — La Petite Vendée. — Division du parti légitimiste. Chateaubriand et Berryer. L’équipée de la duchesse de Berri. Propagande légitimiste par l’imagerie. Fausses espérances. La mort du duc de Reichstadt et les impérialistes. Défaite de l’insurrection vendéenne. 
 209
Chapitre VII. — Le Droit de visite. — Le ministère du 11 octobre (duc de Broglie-Guizot-Thiers). Premier attentat sur Louis-Philippe. Poursuites contre la presse et les sociétés populaires. Siège d’Anvers et prise de la citadelle. La répression de la traite des noirs. Première ébauche de l’entente cordiale. Les affaires d’Orient, de Portugal et d’Espagne. Avènement d’Isabelle II. L’insurrection carliste. Mazzini : l’expédition de la « Jeune Italie ». 
 216
Chapitre VIII. — L’Action ouvrière. — Les ouvriers dans les sociétés républicaines. Infériorité politique et juridique des ouvriers sous Louis-Philippe. Les grèves de 1830 à 1833. Le compagnonnage et ses mystères. Combats entre gavots et dévorants. Comment, dès 1830, le compagnonnage évolue en syndicat. Le rôle syndical des sociétés ouvrières de secours mutuels. L’émeute des quatre sous à Anzin. La grève des tailleurs de Paris. Les passementiers de Saint-Étienne. 
 225
Chapitre IX. — La Loi sur l’Instruction primaire. — Accouchement de la duchesse de Berri à Blaye. Optimisme du gouvernement et de sa presse. La « misère » de Jacques Laffitte : il vend son hôtel. Réorganisation des Conseils généraux et rétablissement du divorce. L’esprit de la loi sur l’enseignement primaire. Subordination du maître d’école au curé. Mesures contre la propagande républicaine. Le manifeste des Droits de l’Homme
 238
Chapitre X. — La Conquête de l’Algérie. — Le programme du maréchal Clauzel. Pourquoi l’expédition d’Alger est impopulaire en France. Le général Berthezène maintient l’esclavage pour se concilier les Arabes. Le duc de Rovigo imite et dépasse la cruauté des Turcs. Abed-el-Kader suscite le patriotisme arabe. Il force le général Desmichels à traiter avec lui. 
 249
Chapitre XI. — Transnonain. — Le duel Bugeaud-Dulong. La loi contre les associations et les Droits de l’Homme. Les hommes de la propagande et ceux de l’action. La direction de l’association passe à ceux-ci. Organisation de la Société d’Action. Le parti républicain en province. Républicains et ouvriers lyonnais. Le « Devoir Mutuel » : organisation des mutuellistes. L’insurrection éclate à Lyon. Le massacre de la rue Transnonain. Répression furieuse : Thiers s’oppose à l’amnistie. Remaniements ministériels. 
 256
Chapitre XII. — Les Procès d’Avril. — Reconstitution du ministère Broglie-Thiers-Guizot. Les préparatifs du procès des républicains. Les défenseurs s’organisent en comité, puis décident de s’abstenir. Audiences tumultueuses. La protestation des défenseurs. Ils sont poursuivis devant la Haute-Cour. Les accusés de Lyon acceptent d’être jugés. L’attentat Fieschi. Les lois de Septembre. Chute du ministère. 
 273


TROISIÈME PARTIE


L’ÉQUILIBRE INSTABLE
(du 22 février 1836 au 29 octobre 1840)


Chapitre Ier. — La Quadruple Alliance. — Thiers, président du Conseil, ses fâcheux antécédents. Le duel d’Armand Carrel et d’Émile de Girardin. La Société des « Familles » : Condamnation de Blanqui, Barbes et Martin-Bernard. La guerre carliste et ses atrocités. Louis-Philippe refuse d’intervenir et remplace Thiers par le comte Molé. La neutralité suisse et l’affaire Conseil. Louis Bonaparte se fait la main à Strasbourg. Mort de Charles X. 
 281
Chapitre II. — Dotations et Apanages. — Louis-Philippe songe à ses enfants. Échec de la loi de disjonction. Guizot se retire du ministère. L’amnistie du 12 mai 1837. À quoi Blanqui emploie la demi-liberté qui lui est octroyée. La discussion sur la taxe des sucres. La prise de Constantine et les élections. 
 296
Chapitre III. — Charles Fourier et l’École sociétaire. — Fourier, enfant, prononce contre le commerce le serment d’Annibal. Ses essais de jeunesse. L’attraction passionnée est le fondement de sa doctrine. Sa critique de la morale et de la famille. Il méprise la politique et se prononce contre l’égalité. Le premier des droits de l’homme, pour Fourier, c’est le droit au minimum. Ses appels aux hommes célèbres et aux capitalistes. Apologue de l’accapareur. Organisation de la propagande par Victor Considérant, Just Muiron, Lechevallier, Transon, etc. L’essai manqué de Condé-sur-Vesgre. Considérant, sa conception de la démocratie. 
 304
Chapitre IV. — La Coalition. — Les élections de 1837 et les deux coalitions. La discussion sur les chemins de fer. Rejet du projet de conversion de la rente. Le complot Huber : condamnations. Évacuation d’Ancône. Refus des sacrements au comte de Montlosier. Progrès de la propagande cléricale. Le ministère est battu, c’est la Chambre qui s’en va. « La corruption coule à plein bord ». Victoire électorale de la coalition Thiers-Guizot et crise ministérielle de deux mois. 
 326
Chapitre V. — L’Émeute résout la Crise. — Nouvelle tentative insurrectionnelle. État des forces révolutionnaires parisiennes. Mésintelligence entre les chefs, indiscipline chez les soldats. Barbes attaque la préfecture de police. L’Hôtel de Ville occupé par les insurgés. L’appel aux armes laisse la population indifférente. Acculée aux barricades, l’émeute est vaincue. Après la défaite. 
 343
Chapitre VI. — Les Grèves de 1840. — Discussion de la loi sur le travail des enfants. Le massacre des innocents. Arago demande, à la Chambre, l’organisation du travail. Misère et solidarité des ouvriers parisiens. La grève des tailleurs : on veut leur imposer le livret. Les cordonniers se mettent également en grève. Interdiction des réunions, bagarres dans les rues. La grève s’étend aux industries du bâtiment. Arrestations en masse, nombreuses et dures condamnations. Les grévistes se retirent sur les buttes Chaumont. Les communistes essaient de diriger l’action ouvrière. La presse ouvrière : le journal l’Atelier et la théorie de l’association. 
 353
Chapitre VII. — La Politique des Affaires. — La loi des incompatibilités parlementaires. Thiers rejette la Chambre sur les lois d’affaires. Tout pour les rentiers et les banquiers rien pour la boutique et l’atelier. La conversion, les chemins de fer, les sucres, la Banque de France. Thiers propose de ramener en France les cendres de Napoléon. La Chambre rejette la réforme électorale. Les banquets pour la réforme : les communistes organisent le leur. L’échauffourée de Boulogne : Louis Bonaparte interné à Ham. 
 376
Chapitre VIII. — La Question d’Orient. — Le traité du 15 juillet 1840 isole la France. La situation en Orient. Mahmoud et Méhémet-Ali. Thiers et Guizot joués par Palmerston. L’exaspération patriotique en France. Louis-Philippe crie plus fort que tout le monde. Préparatifs belliqueux de Thiers. Réveil du patriotisme allemand. Becker et la « Chanson du Rhin ». Lamartine répond par la « Marseillaise de la Paix ». Chute du ministère Thiers. 
 386


QUATRIÈME PARTIE


LA RÉACTION
(du 29 octobre 1840 au 24 février 1848)


Chapitre Ier. — Les Fortifications de Paris. — Le ministère Soult-Guizot. Thiers et Guizot vident le sac aux secrets d’État. Le retour des cendres de Napoléon. Lamennais condamné. Lacordaire arbore le froc du dominicain dans la chaire de Notre-Dame. Le scandale des lettres de Louis-Philippe. Les fortifications de Paris et l’attitude du parti républicain. Le communiste Cabet proteste contre les bastilles. Les cent soixante députés-fonctionnaires repoussent la loi des incompatibilités. Règlement des affaires d’Orient. Les troubles du recensement : Émeute à Toulouse. 
 340
Chapitre II. — Les Conservateurs-bornes. — L’élection de Ledru-Rollin : son programme « socialiste ». L’attentat Quénisset : un procès de complicité morale. La convention du droit de visite et la réforme électorale. Les chemins de fer devant la Chambre. Un discours de Thiers sur les chemins de fer. La loi d’expropriation et les intérêts capitalistes. Les élections générales du 9 juillet 1842. Mort du duc d’Orléans. 
 422
Chapitre III. — La Corruption. — La loi de régence : Lamartine se sépare définitivement du ministère. L’union douanière franco-belge. La coalition des grands industriels du Nord la fait échouer. Les grands travaux de Paris et les tripotages de l’Hôtel de Ville. Les concessions aux compagnies de chemins de fer. La corruption électorale jugée par la Chambre. Visite de la reine Victoria au roi Louis-Philippe. 
 432
Chapitre IV. — Considérant, Cabet et Proudhon. — Considérant fonde la Démocratie pacifique. — Activité de la propagande fouriériste. La polémique des dissidents. Fondations de phalanstères aux États-Unis. Communistes pacifiques et communistes révolutionnaires. Cabet et son influence sur les travailleurs. Le Voyage en Icarie trace le tableau de la société communiste. Proudhon et son projet d’unifier les forces du prolétariat socialiste. L’attitude des républicains devant le socialisme. Les polémiques entre socialistes. La jeunesse de Proudhon : son caractère indépendant. Il publie son premier Mémoire sur la propriété. L’Avertissement aux propriétaires en cour d’assises. 
 443
Chapitre V. — La Floraison socialiste. — Louis Blanc et lOrganisation du Travail. La critique sociale de Louis Blanc et les solutions qu’il propose. Pecqueur, socialiste économiste. Haute valeur de son déterminisme économique. François Vidal et ses conclusions collectivistes. Cohns et la socialisation du sol. Pierre Leroux, philosophe et moraliste. Il inspire les romans socialistes de George Sand. Flora Tristan tente un premier essai d’organisation internationale des travailleurs. Robert Owen et le socialisme anglais. Les trades-unions et le chartisme. Guillaume Weitling propage le communisme en Allemagne. 
 470
Chapitre VI. — Guizot et le Cléricalisme. — Le comte de Chambord à Londres : manifestations légitimistes de Belgrave-Square ; leur écho à la Chambre. Guizot traité d’émigré par la droite et par la gauche. L’annexion de Taïti soulève des difficultés entre la France et l’Angleterre. Rothschild seconde la politique pacifique de Louis-Philippe. Les lois sur les petits séminaires et sur l’enseignement secondaire. Audace croissante des cléricaux : inertie et complicité du gouvernement. Odieuses polémiques contre l’Université. Les cours de Michelet et de Quinet au Collège de France. L’opinion publique se soulève contre le cléricalisme. 
 492
Chapitre VII. — Les Jésuites. — L’incident Pritchard et la guerre avec le Maroc. Vive agitation en Angleterre. La France accorde une indemnité à Pritchard, mais garde Taïti. Louis-Philippe rend sa visite à la reine Victoria. Audace croissante des cléricaux. Thiers interpelle le gouvernement sur les jésuites. Aidé par le pape, Guizot joue les Chambres et le pays. Pas un jésuite n’a quitté la France. Persécutions contre l’Université : Salvandy interdit les cours de Mickiewicz et d’Edgar Quinet. L’art et la pensée en 1845. 
 507
Chapitre VIII. — L’Europe, le Libéralisme et les Nationalités. — Conclusion du traité du droit de visite. La comédie des mariages espagnols. L’Angleterre, furieuse d’avoir été jouée, rompt l’entente cordiale. Jacquerie impériale en Gallicie. Chute finale de la république de Cracovie. L’élection de Pie IX donne des espérances au libéralisme et des craintes à l’absolutisme. Les Irlandais refusent de s’allier aux ouvriers anglais. Le cléricalisme en Suisse : défaite du Sunderbund. 
 523
Chapitre IX. — La Décomposition. — Rémusat et les incompatibilités parlementaires. Louis-Napoléon s’évade de Ham et le comte de Chambord se marie. Les élections d’août 1846. La cherté des grains soulève des émeutes en province. Imprévoyance du pouvoir. Le procès des communistes de Tours. Le drame de Buzançais. Les anciens ministres Teste et Cubières condamnés pour concussion. Autres scandales. Tout se corrompt : la presse, agent de décomposition. 
 536
Chapitre X. — L’Agitation pour la Réforme. — Manifestation populaire au faubourg Saint-Antoine. Le banquet réformiste du Château-Rouge. La campagne des banquets en province. Les socialistes se tiennent à l’écart. Proudhon et sa polémique avec Karl Marx : les socialistes allemands adoptent le « Manifeste communiste ». Le parti clérical et ses exigences : ajournement du projet Salvandy sur l’enseignement. Guizot et la politique extérieure de Louis-Philippe. Jugement du prince de Joinville sur le gouvernement personnel du « père ». 
 548
Chapitre XI. — La Révolution. — Cabet fonde la communauté icarienne en Amérique. — Derniers combats parlementaires. — Malgré les avertissements de leurs amis, Louis-Philippe et Guizot s’opposent à la réforme. — Le banquet du douzième arrondissement transformé en manifestation populaire. — Le gouvernement prend des mesures de répression. — Le peuple descend dans la rue : la manifestation du 22 février ; l’émeute du 23 : la révolution du 24. 
 561


______