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Livre:Delâtre - L’Égypte en 1858.djvu

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Delâtre - L’Égypte en 1858.djvu
TitreL’Égypte en 1858
Sous-titreRevue de l'Orient : bulletin de la Société orientale de France
VolumeTome Huitième
AuteurLouis Delâtre Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionJust Rouvier, Libraire-Éditeur
Lieu d’éditionParis
Année d’édition1858
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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AvancementTerminé

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Ce livre a fait l’objet du défi 100 wikijours du 13 septembre 2016, avec succès. Le programme indique les 145 titres traités lors du défi, du 1er août au 23 décembre 2016.


TABLE DES MATIÈRES

(ne fait pas partie de l’ouvrage original)


Introduction. 
 7
Les critiques de l’Himalaya. 
 26
II. — Alexandrie. 
 81
La doctrine de l’amour. 
 102
III. 
 129
Les puits artésiens du S’ah’ara. 
 150


L’ÉGYPTE EN 1858.



INTRODUCTION.


Depuis quelques années, les pays musulmans préoccupent singulièrement le monde civilisé. La Turquie, l’Inde, l’Égypte attirent l’attention de tous les diplomates. L’intégrité de l’empire ottoman, l’insurrection des Indes, le percement de l’isthme de Suez, sont les questions politiques à l’ordre du jour. Au fond, il ne s’agit pas de savoir si les États musulmans changeront ou non de constitution, mais si l’islamisme vivra ou périra. Partout où il se trouvera en contact avec l’élément européen, il aura nécessairement le dessous ; mais il triomphera de tous ses autres adversaires, soit par le glaive, soit par la parole. Ainsi, on sait positivement que le mahométisme fait des progrès considérables dans le centre de l’Afrique. Les nègres rejettent le papisme, dont la doctrine est trop compliquée pour leur intelligence, et la pratique trop difficile pour leurs habitudes nomades, et ils embrassent volontiers le Coran dont la connaissance exige si peu d’étude et le culte si peu de soins. Voilà autant de contrées fermées au christianisme, puisqu’il est démontré que les conversions de l’islamisme au christianisme sont plus rares encore que celles du christianisme à l’islamisme. La Syrie, l’Égypte, une partie de la Perse ont été chrétiennes et sont aujourd’hui musulmanes. C’est fâcheux ; car l’islamisme est tout à fait incompatible avec la philosophie, qui est la source de tous les progrès humains, et dont le christianisme lui-même est une émanation. Les nations