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Livre:Le Bon - Psychologie de l’Éducation.djvu

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Le Bon - Psychologie de l’Éducation.djvu
TitrePsychologie de l’Éducation
AuteurGustave Le Bon Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionFlammarion
Lieu d’éditionParis
Année d’édition1920
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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TABLE DES MATIÈRES



LIVRE PREMIER
LES ENQUÊTES SUR LA RÉFORME DE L’ENSEIGNEMENT
CHAPITRE PREMIER. — Les conceptions des maîtres de l’Université en matière d’enseignement 
 6
Constants insuccès de toutes les tentatives faites pour réformer l’enseignement universitaire. — Les maîtres de l’Université sont d’accord pour proclamer l’infériorité de cet enseignement mais ils sont incapables d’en découvrir les causes. — Preuves fournies par les récents discours de MM. Lippmann et Appell. — L’enseignement en Angleterre et en Allemagne. — Complète différence des principes directeurs.


CHAPITRE II. — Documents psychologiques révélés par l’enquête sur l’enseignement. Pourquoi les réformes sont impossibles 
 24
Importance documentaire de l’enquête. — Principes psychologiques qui ont dirigé les dépositions. — Les discussions ont porté sur des programmes et non sur les méthodes de l’enseignement. — Importance illusoire attachée aux programmes. — Puissance que leur attribue l’Université. — Faible importance qu’elle attache aux méthodes. — Pourquoi l’infériorité de notre éducation a été vue facilement par les auteurs de l’enquête et pourquoi les causes de cette infériorité leur ont échappé. — Raisons qui rendent actuellement impossibles les réformes. — Les illusions et la volonté des parents. — L’état mental des professeurs. — Comment ils sont formés en France et ce qu’ils enseignent. — Comment ils sont formés en Allemagne. — But de cet ouvrage.


LIVRE II
L’INSTRUCTION ET L’ÉDUCATION AUX ÉTATS-U
CHAPITRE PREMIER. — Principes généraux de l’Éducation en Amérique 
 51
CHAPITRE II. — Détails des méthodes usitées dans les écoles américaines 
 56
CHAPITRE III. — L’enseignement des sciences expérimentales dans les Écoles de l’Amérique 
 64


LIVRE III
L’ENSEIGNEMENT UNIVERSITAIRE EN FRANCE
CHAPITRE PREMIER. — La valeur des méthodes universitaires 
 73
§ 1. La Méthode mnémonique. — Cette méthode est la seule acceptée par l’Université. — Examen successif des résultats qu’elle produit dans les diverses branches de connaissances. § 2. Les résultats de l’enseignement du latin et des langues vivantes. — Rapports présentés à la Commission d’enquête sur le degré de connaissance des langues par les élèves de l’Université. — Ignorance totale de l’immense majorité des élèves après sept ans d’études. — § 5. Les résultats de l’enseignement de la littérature et de l’histoire. Les élèves se bornent à apprendre des dates, des subtilités, des dissertations sur des auteurs qu’ils ne lisent jamais. — Leur ignorance complète de la littérature et de l’histoire. — Extraits des rapports présentés à la Commission d’enquête. § 4. Les résultats de l’enseignement des sciences. — Les méthodes d’enseignement des sciences sont les mêmes que celles employées pour les autres branches de connaissances et produisent les mêmes résultats négatifs. — Documents présentés à la Commission d’enquête. — § 5. Les résultats de l’enseignement supérieur et l’esprit universitaire. — L’enseignement supérieur est caractérisé comme l’enseignement secondaire par la récitation des manuels. — Le licencié, le polytechnicien, le normalien, l’élève des écoles d’industrie et d’agriculture sont soumis aux mêmes procédés mnémoniques. — L’Université considère que la valeur des hommes se mesure uniquement à la quantité des choses qu’ils peuvent réciter. — § 6. L’opinion de l’Université sur la valeur générale de l’enseignement universitaire. — Extraits des rapports de la Commission d’enquête montrant à quel point les professeurs eux-mêmes sont convaincus de la nullité de leur enseignement. Leur conviction que notre enseignement classique est destiné à disparaître.

CHAPITRE II. — Les résultats finals de l’enseignement universitaire. Son influence sur l’intelligence et le caractère 
 87
Les résultats de l’enseignement classique ne sont pas seulement l’ignorance finale de l’élève. — C’est à cet enseignement qu’est due une production croissante d’esprits faux, aigris, déclassés et révoltés. — L’enseignement secondaire, qualifié de « méfait social » par un des rapporteurs de la Commission. — Extraits des divers rapports. — Les élèves sont incapables de réflexion, d’initiative, de jugement et ne savent pas se conduire dans la vie. — Leur incuriosité et leur indifférence. — Leur oubli total de ce qu’ils ont appris quelques mois après l’examen. — Conclusion générale du Président de la Commission d’enquête sur les funestes effets de l’enseignement universitaire. — Opinion d’anciens Ministres de l’Instruction publique.
CHAPITRE III. — Les lycées 
 98
§ 1. — La vie au lycée. — Le travail et la discipline. — L’internat constitue une nécessité imposée par la volonté des familles. — Les grands lycées. — Règlements méticuleux et uniformes qui les régissent. — Exagération du nombre d’heures de travail. — Insuffisance de l’hygiène et de l’alimentation. — Absence d’exercices physiques. — Étroitesse de la surveillance. — La vie dans les lycées édifiés à la campagne. — Interdiction aux élèves de circuler dans les parcs entourant les établissements. — § 2. La Direction des lycées. Les proviseurs. — Le proviseur n’est qu’un comptable régi par des règlements méticuleux et ne pouvant s’occuper de la maison qu’il est censé diriger. — Les bureaux du Ministre règlent les moindres détails. — Extraits des rapports de la Commission d’enquête. — § 3. Ce que coûtent les lycées à l’État. — L’État perd des sommes énormes avec les lycées, alors que les établissements congréganistes dus à l’initiative privée réalisent des bénéfices. — Causes des dépenses des lycées. — Classes comptant quatre élèves et un professeur payé 5.000 francs. — Généralité du gaspillage. — Pourquoi les proviseurs n’ont aucun intérêt à réaliser des économies.
CHAPITRE IV. — Les professeurs et les répétiteurs 
 112
§ 1. — Les professeurs. — Leur insuffisance pédagogique comme conséquence de leur mode de préparation. — Déclaration des chefs de l’Université. — Psychologie du professeur universitaire. — Il est maltraité par l’Université et peu considéré par le public. — Insuffisance de son éducation extérieure. — Son défaut de prestige. — Pourquoi il devient vite indifférent pour ses élèves, mécontent et ennemi de l’ordre social. — § 2. Les répétiteurs. — Les répétiteurs ne sont aujourd’hui que des surveillants. — Leur impuissance à être utiles aux élèves malgré leur bonne volonté, alors qu’ils pourraient être beaucoup plus utiles que les professeurs. — L’Administration tient à les maintenir dans un rôle subalterne. — Opinion de la Commission d’enquête sur la nécessité de supprimer la distinction entre professeurs et répétiteurs. — Importance considérable qu’aurait cette mesure si elle pouvait être réalisée.
CHAPITRE V. — L’enseignement congréganiste 
 126
Importance des faits nouveaux révélés devant la Commission d’enquête. — Concurrence redoutable des établissements congréganistes. — Raisons psychologiques de leurs succès. — Pourquoi les professeurs congréganistes, malgré leurs connaissances élémentaires, font très bien réussir les élèves. — Rapports des Frères des Écoles chrétiennes. — Succès de leurs élèves dans l’enseignement industriel, agricole, secondaire et supérieur. — Chiffres présentés à la Commission. — Leur enseignement dû entièrement à l’initiative privée ne coûte rien à l’État et laisse des bénéfices aux actionnaires. — Dangers de l’esprit clérical, mais utilité de la concurrence des établissements congréganistes.


LIVRE IV
LES RÉFORMES PROPOSÉES ET LES RÉFORMATEURS
CHAPITRE PREMIER. — Les réformateurs. La transformation des professeurs. — La réduction des heures de travail. — L’éducation anglaise 
 138
§ 1. Les Réformateurs. — Les rapports de la Commission d’enquête s’étendent longuement sur ta nullité de notre enseignement universitaire, mais sont très brefs et très vagues sur les moyens de le remplacer. — Faible valeur de la plupart des réformes proposées. — Raisons générales de leur inutilité. — Examen des principales réformes proposées. — § 2. Transformation du professorat. — Nécessité pour les professeurs de passer par le répétitorat. — Cette réforme, plusieurs fois proposée devant la Commission d’enquête, serait la plus importante de celles proposées, mais elle est irréalisable avec les préjugés latins. — Pourquoi les répétiteurs pourraient donner un enseignement supérieur à celui des professeurs. — § 3. La réduction des heures de travail. — Côté illusoire de ce projet de réforme. — Les élèves sont maintenus assis douze heures par jour simplement parce que parents et professeurs ne savent qu’en faire. — Absurdité de la longueur des classes. — Leur durée en Allemagne. — § 4. L’éducation anglaise. Elle n’est nullement adaptée aux besoins des Latins et ne serait jamais acceptée par les parents. — Le mur des facteurs moraux.
CHAPITRE II. — Les changements de programmes 
 151
Modifications de programmes proposées par la Commission et votées par le Parlement. — Confusion de ces nouveaux programmes. — Persistance de l’erreur latine sur la puissance des institutions, des constitutions et des programmes. — Impossibilité actuelle de toute réforme sérieuse avec les idées régnantes. — Ce sont les méthodes, les professeurs et non les programmes qu’il faudrait réformer. — Tous les programmes sont bons quand on sait s’en servir. — Les motifs de l’insuffisance de l’Université échappent entièrement aux réformateurs.
CHAPITRE III. — La question du grec et du latin 
 157
§ 1. L’utilité du grec et du latin. — Toute discussion sur l’utilité de ces langues est sans objet, puisque les élèves n’en connaissent que quelques mots. — Opinions des universitaires les plus autorisés sur les langues anciennes. — Les prétendues vertus éducatives du latin. — Pourquoi les langues modernes possèdent la même vertu éducative. — Ce que les élèves connaissent en matière de langues après sept années d’études. — La question du grec et du latin en Allemagne. — § 2. L’opinion des familles sur l’enseignement du grec et du latin. — Les familles sont tout à fait opposées à la suppression de l’enseignement du grec et du latin. — Cette opposition a été partagée par les Chambres de commerce. — Résultats de l’enquête sur les exigences des familles. — Raisons psychologiques des idées de la bourgeoisie sur les avantages de l’enseignement du latin. — § 3. L’enseignement du grec et du latin avec les préjugés actuels. — Nécessité de conserver la façade gréco-latine pour satisfaire les préjugés des familles. — Une heure de latin par semaine suffirait. — Comment avec cette heure bien employée les élèves sauraient beaucoup plus de latin qu’aujourd’hui. — Le prestige du latin ne disparaîtra qu’avec son introduction dans l’enseignement primaire.
CHAPITRE IV. — La question du baccalauréat et du certificat d’études 
 175
§ 1. La réforme du baccalauréat. — Les maux attribués au baccalauréat. — Le projet de réforme proposé au Sénat. — Après avoir supprimé le diplôme du baccalauréat on propose aussitôt de le remplacer par un autre ne différant du premier que par le nom. — Enfantillage de la réforme. — Les examens dits de passage et leurs conséquences. — Le baccalauréat est un effet et non une cause. — § 2. L’opinion des universitaires sur le baccalauréat. — Violence de la campagne menée contre le baccalauréat par des professeurs les plus éminents de l’Université. — L’examen du baccalauréat. — Absurdité des questions posées. — Le hasard seul préside aux admissions. — Principes qui dirigent les examinateurs. — Conclusions sévères du Président de la Commission.
CHAPITRE V. — La question de l’enseignement moderne et de l’enseignement professionnel 
 183
§ 1. L’enseignement moderne. — Histoire de cet enseignement. — Pourquoi, avec des programmes excellents, il a abouti à des résultats pitoyables. — L’opposition de l’Université. — Opinion du Ministre de l’Instruction publique sur le sort des déclassés créés par l’Université et sur l’impuissance de cette dernière à préparer à la vie économique et à l’action. — § 2. L’enseignement professionnel. — Il est donné en France par les méthodes universitaires, c’est-à-dire par l’emploi exclusif des démonstrations au tableau et des manuels. — Les préjugés des classes dirigeantes. — L’évolution économique actuelle du monde leur échappe entièrement. — Importance de la technique. — Insuffisance complète de l’enseignement professionnel en France et son développement en Allemagne. — État misérable de notre enseignement industriel et agricole. — Extraits des rapports. — Ce sont surtout les préjugés de l’opinion qui entravent l’évolution des sociétés latines et les obligent à procéder par bonds désordonnés qui ne font, le plus souvent, que les ramener en arrière. — La tyrannie des morts.
CHAPITRE VI. — La question de l’éducation 
 202
§ 1. Incertitude des principes universitaires en matière d’éducation. — L’Université ne s’est pas montrée plus apte à donner une bonne éducation qu’une instruction convenable. — Elle proclame bien haut les bienfaits d’une bonne éducation, mais est encore à la recherche des méthodes. — Pauvreté des rares projets d’éducation formulés devant la Commission. — La plupart des professeurs n’ont aucune idée bonne ou mauvaise en matière d’éducation. — § 3. La discipline universitaire comme base unique de l’éducation universitaire. — En pratique, toute l’éducation universitaire se borne à la lourde discipline du lycée, destinée principalement à maintenir le silence dans les salles où se trouvent les élèves. — Illusions de quelques auteurs de l’enquête sur l’utilité de s’adresser à la raison des élèves. — Résultats obtenus par les éducateurs anglais en s’adressant à l’intérêt de l’élève et non à sa raison. — Motifs de l’impuissance des parents français à éduquer convenablement leurs enfants. — C’est à l’éducation universitaire que les Latins doivent en partie leur égoïsme individuel. — C’est à leur éducation que les Anglais doivent l’égoïsme collectif qui est un des grands facteurs de la puissance politique de l’Angleterre.


LIVRE V
PSYCHOLOGIE DE L’INSTRUCTION ET DE L’ÉDUCATION
CHAPITRE PREMIER. — Les bases psychologiques de l’instruction 
 214
§ 1. Les fondements psychologiques de l’instruction, d’après les idées universitaires. — Pourquoi les déposants de l’enquête ont disserté longuement sur l’instruction sans se demander comment les choses pénètrent dans l’esprit et s’y fixent. — Tout le monde étant d’accord sur le principe de l’enseignement mnémonique, personne ne pouvait songer à le discuter. — § 2. Théorie psychologique de l’instruction et de l’éducation. — Transformation du conscient en inconscient. — Toute éducation consiste dans l’art de faire passer le conscient dans l’inconscient. — On y arrive par la création d’associations, d’abord conscientes, qui deviennent inconscientes ensuite. — La loi des associations et la création des réflexes. — La dissociation des réflexes. — Leur domination. — L’homme n’est sorti de la barbarie qu’après avoir appris à dominer ses réflexes héréditaires. — La discipline interne. — L’éducation doit agir sur l’inconscient de l’enfant et non sur sa faible raison. — Les principes qui précèdent s’appliquent à toutes les choses qui peuvent s’enseigner. — Les lois d’acquisition sont les mêmes pour toutes les branches de l’instruction et de l’éducation. — § 3. Comment la théorie des associations conscientes devenues inconscientes explique la formation des instincts et celle des caractères des peuples. — Application des principes généraux qui précédent à des cas particuliers. — Formation des instincts des animaux. — Formation des caractères des peuples. — Comment l’expérience crée l’habitude et comment celle-ci finit par devenir héréditaire, c’est-à-dire un instinct, et constitue alors un caractère de race. — § 4. La pédagogie actuelle. Opinion des professeurs sur la faible valeur des règles pédagogiques. — Ignorance générale de la psychologie de l’enfant. — Notre pédagogie n’a que l’empirisme pour base. — Possibilité de lui donner une base psychologique. — § 5. L’instruction expérimentale. — Tout enseignement doit être d’abord expérimental. — L’expérience doit toujours précéder la théorie. — La supériorité de l’instruction anglaise et allemande tient à l’application constante de ce principe. — Ce ne sont pas les sciences seulement, mais l’histoire, les langues, la géographie, etc., qui doivent être enseignées par la méthode expérimentale.
CHAPITRE II. — Les bases psychologiques de l’éducation 
 236
§ 1. But de l’éducation. — L’éducation du caractère a beaucoup plus d’importance que l’instruction. — La valeur d’un homme et son succès dans la vie se mesurent surtout au développement de son caractère. — Qualités de caractère que l’éducation doit savoir développer. — Jugement, initiative, discipline, réflexion, esprit d’observation, solidarité, volonté, etc. — Loin de développer ces aptitudes, l’éducation universitaire les détruit chez ceux qui les possèdent. — § 2. Méthodes psychologiques d’éducation. — Application de nos principes généraux à des cas déterminés. — Développement de l’esprit d’observation et de précision. — Développement de la discipline, de la solidarité, du coup d’œil, de l’esprit de décision, etc. — Développement de la persévérance et de la volonté. — Importance et nécessité des méthodes à employer. — Les peuples ne périssent jamais par l’abaissement de leur intelligence, mais par l’affaissement de leur caractère. — Dans l’évolution actuelle du monde, les qualités de caractère deviennent de plus en plus nécessaires.

CHAPITRE III. — L’enseignement de la morale 
 249
Importance de l’enseignement de la morale. Le niveau moral d’un peuple marque sa place sur l’échelle de la civilisation. — Les règles morales sont invariables pour un peuple donné dans un temps donné. — La seule base de l’éducation morale est l’expérience. — Méthodes d’enseignement à employer. — Nécessité d’apprendre à l’enfant à se gouverner lui-même. — Nécessité d’un idéal pour un peuple, quelque faible que puisse être la valeur philosophique de cet idéal. — Indépendance de la religion et de la morale. — La morale est l’expression de nécessités sociales. — Force des peuples ayant un idéal moral héréditaire solidement constitué. — La raison peut détruire un idéal mais ne peut en créer aucun. — Idéal qui peut être enseigné aujourd’hui. — Le culte de la Patrie. — Sa puissance en Angleterre, en Amérique et en Allemagne. — Dangers de l’humanitarisme pour les peuples latins. — Action dissociante des philanthropes. — Le rôle des armées.
CHAPITRE IV. — L’enseignement de l’histoire et de la littérature 
 265
§ 1. — L’enseignement de l’histoire. — L’enseignement du lycée en fait une mnémotechnie et non une philosophie. — Les généalogies et les récits de batailles. — L’enseignement expérimental de l’histoire. — Les monuments et les œuvres d’art. — Comment il faut enseigner. — L’histoire des civilisations. — § 2. L’enseignement de la littérature. — Comment elle est enseignée par l’Université et comment elle pourrait l’être. — Méthodes à employer. — Principe des lectures répétées et des rectifications successives. — Comment on apprend à un élève à modifier de lui-même son style. — La lecture des chefs-d’œuvre. — Inutilité des commentateurs. — Valeur des harangues et des discours dont on impose la composition aux élèves.
CHAPITRE V. — L’enseignement des langues 
 271
Les langues représentent le seul ordre des connaissances qu’on puisse enseigner à tous les élèves, quelles que soient leurs aptitudes. — Raisons de l’impuissance de l’Université à enseigner les langues. — Pourquoi cette impuissance n’existait pas autrefois et existe aujourd’hui. — Les méthodes des professeurs actuels. — Comment s’y prennent les congréganistes pour enseigner rapidement les langues. — Résultats obtenus par les Allemands, les Suisses et les Hollandais. — Comment, devant l’impossibilité de réformer les méthodes universitaires, les élèves doivent s’y prendre pour arriver à lire seuls une langue en deux mois sans grammaire, sans dictionnaire et sans professeur. — Exposé détaillé de la méthode. — Absurdité des recueils de morceaux choisis et ignorance psychologique qu’ils révèlent chez leurs auteurs.

CHAPITRE VI. — L’enseignement des mathématiques 
 282
Classification des sciences au point de vue de leur rôle éducateur. — Les sciences mathématiques considérées généralement comme des sciences de raisonnement sont en réalité des sciences expérimentales devant être enseignées par l’expérience. — Opinions de mathématiciens éminents sur la déformation du jugement produite par les méthodes actuelles d’enseignement des mathématiques. — Nécessité de l’enseignement du langage mathématique dès le plus jeune âge, en substituant aux raisonnements effectués sur des symboles l’observation directe de quantités qu’on peut voir et toucher. — Danger de l’habitude latine de toujours commencer par l’abstrait sans d’abord passer par le concret. — Comment on peut enseigner expérimentalement les mathématiques. — Inconvénients de la géométrie d’Euclide et pourquoi elle donne aux élèves l’horreur de la géométrie. — La méthode graphique. — Elle permet de saisir facilement les relations existant entre les grandeurs qui ne pourraient être souvent traduites que par des formules compliquées. — La simplicité des raisonnements mathématiques explique pourquoi les problèmes les plus compliqués de l’algèbre et du calcul intégral peuvent être résolus par des machines.
CHAPITRE VII. — L’enseignement des sciences physiques et naturelles 
 293
§ 1. — L’enseignement des sciences naturelles. — Elles constituent un excellent moyen de développer l’esprit d’observation quand on ne remplace pas la vue des choses par leur description comme le fait l’enseignement universitaire. — Comment elles sont enseignées aujourd’hui et comment elles devraient être enseignées. — § 2. L’enseignement universitaire des sciences expérimentales. — L’Université les enseigne également par la méthode mnémonique. — Opinions des professeurs sur la valeur de l’enseignement universitaire des sciences expérimentales. — § 3. Importance de l’enseignement des sciences expérimentales dans l’enseignement primaire. — Puissance éducative de cet enseignement. — C’est dès l’enfance qu’il faut le commencer. — Son enseignement dans les classes primaires en Angleterre et en Allemagne. — Comment des expériences faciles à exécuter donnent aux enfants l’habitude de l’observation et de la réflexion. — § 4. Enseignement des sciences expérimentales dans l’enseignement secondaire. — Méthode à employer. — Problèmes qu’on peut résoudre avec des appareils simples et peu coûteux. — Les collections de petits instruments scientifiques en Allemagne. — Inutilité et inconvénients des appareils compliqués. — Simplicité des appareils employés par les créateurs de chaque science et utilité de répéter leurs découvertes avec les mêmes appareils. — Opinions formulées à ce sujet par les plus illustres savants. — L’esprit scientifique. — Importance de l’histoire des découvertes. — Les bonnes méthodes rendent les esprits médiocres aptes à entreprendre des travaux utiles. — L’essor économique du peuple allemand est dû à la qualité de son enseignement.
CHAPITRE VIII. — L’Éducation des indigènes aux Colonies 
 313
Exportation des méthodes universitaires dans nos colonies. — Résultats obtenus. — Causes de notre insuccès. — En quoi consiste l’éducation d’une race. — Méthode d’éducation applicables aux colonies.
CHAPITRE IX. — L’éducation par l’armée 
 320
§ 1. Rôle possible du service militaire dans l’éducation. — Le passage par l’armée aurait pu donner aux diplômés de l’Université la discipline et les qualités de caractère qui leur manquent. — L’ancien régime militaire n’a fait qu’accroître le fossé existant entre les diverses classes de la nation. — § 2. Les conséquences sociales des anciennes lois militaires. — Elles ont amené l’encombrement de toutes les carrières entretenues par l’État et créé un nombre immense de déclassés. — Documents statistiques. — § 5. Le rôle éducateur des officiers. — Pourquoi ce rôle est presque nul aujourd’hui. — Opinions formulées par les chefs actuels de l’armée. — L’officier n’ayant jamais été préparé au rôle éducateur qu’il devrait exercer ne s’en préoccupe pas. — Comment on pourrait l’y préparer. — Une armée qui n’est plus le soutien d’une société en devient vite le danger. — Conclusions de l’ouvrage.