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Livre:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 2.djvu

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Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 2.djvu
TitreŒuvres complètes d’Helvétius. De l’Esprit Voir et modifier les données sur Wikidata
Volumetome 2
AuteurClaude-Adrien Helvétius Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionP. Didot
Année d’édition1795
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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AvancementÀ valider
Série1234567891011121314

Pages

DISCOURS II.
De l’Esprit par rapport à la société.

On se propose de prouver dans ce discours que le même intérêt qui préside au jugement que nous portons sur les actions, et nous les fait regarder comme vertueuses, vicieuses, ou permises, selon qu’elles sont utiles, nuisibles, ou indifférentes, au public, préside pareillement au jugement que nous portons sur les idées ; et qu’ainsi, tant en matière de morale que d’esprit, c’est l’intérêt seul qui dicte tous nos jugements : vérité dont on ne peut apercevoir toute l’étendue qu’en considérant la probité et l’esprit relativement, 1°. À un particulier, 2°. À une petite société, 3°. À une nation, 4°. aux différents siècles et aux différents pays, et 5°. à l’univers.
Idée générale.
Chap. II. De la probité par rapport à un particulier,
Chap. III. De l’esprit par rapport à un particulier,
On prouve par les faits que nous n’estimons dans les autres que les idées que nous avons intérêt d’estimer.
Chap. IV. De la nécessité où nous sommes de n’estimer que nous dans les autres,
On prouve encore dans ce chapitre que nous sommes, par la paresse et la vanité, toujours forcés de proportionner notre estime pour les idées d’autrui à l’analogie et à la conformité que ces idées ont avec les nôtres.
Chap. V. De la probité par rapport à une société particulière,
L’objet de ce chapitre est de montrer que les sociétés particulières ne donnent le nom d’honnêtes qu’aux actions qui leur sont utiles : or, l’intérêt de ces sociétés se trouvant souvent opposé à l’intérêt public, elles doivent souvent donner le nom d’honnêtes à des actions réellement nuisibles au public ; elles doivent donc, par l’éloge de ces actions, souvent séduire la probité des plus honnêtes gens, et les détourner à leur insu du chemin de la vertu.
Chap. VI. Des moyens de s’assurer de la vertu,
On indique en ce chapitre comment on peut repousser les insinuations des sociétés particulières, résister à leurs séductions, et conserver une vertu inébranlable au choc de mille intérêts particuliers.
Chap. VII. De l’esprit par rapport aux sociétés particulieres,
On fait voir que les sociétés pesent à la même balance le mérite des idées et des actions des hommes. Or, l’intérêt de ces sociétés n’étant pas toujours conforme à l’intérêt général, on sent qu’elles doivent en conséquence porter sur les mêmes objets des jugements très différents de ceux du public.
Chap. VIII. De la différence des jugements du public et de ceux des sociétés particulières,
Conséquemment à la différence qui se trouve entre l’intérêt du public et celui des sociétés particulières, on prouve dans ce chapitre que ces sociétés doivent attacher une grande estime à ce qu’on appelle le bon ton et le bel usage.
Chap. IX. Du bon ton et du bel usage,
Le public ne peut avoir pour ce bon ton et ce bel usage la même estime que les sociétés particulières.
Chap. X. Pourquoi l’homme admiré du public n’est pas toujours estimé des gens du monde,
On prouve qu’à cet égard la différence des jugements du public et des sociétés particulières tient à la différence de leurs intérêts.
Chap. XI. De la probité par rapport au public,
En conséquence des principes ci-devant établis, on fait voir que l’intérêt général préside au jugement que le public porte sur les actions des hommes.
Chap. XII. De l’esprit par rapport au public,
Il s’agit de prouver dans ce chapitre que l’estime du public pour les idées des hommes est toujours proportionnée à l’intérêt qu’il a de les estimer.
Chap. XIII. De la probité par rapport aux siècles et aux peuples divers,
L’objet qu’on se propose dans ce chapitre, c’est de montrer que les peuples divers n’ont, dans tous les siècles et dans tous les pays, jamais accordé le nom de vertueuses qu’aux actions ou qui étaient, ou du moins qu’ils croyaient, utiles au public. C’est pour jeter plus de jour sur cette matière qu’on distingue dans ce même chapitre deux différentes espèces de vertus.
Chap. XIV. Des vertus de préjugé, et des vraies vertus,
On entend ici par vertus de préjugé celles dont l’exacte observation ne contribue en rien au bonheur public, et par vraies vertus celles dont la pratique assure la félicité des peuples. Conséquemment à ces deux différentes espèces de vertus, on distingue dans ce même chapitre deux différentes espèces de corruptions de mœurs ; l’une religieuse, et l’autre politique : connaissance propre à répandre de nouvelles lumières sur la science de la morale.
Chap. XV. De quelle utilité peut être à la morale la connoissance des principes établis dans les chapitres précédents,
L’objet de ce chapitre est de prouver que c’est de la législation meilleure ou moins bonne que dépendent les vices ou les vertus des peuples ; et que la plupart des moralistes, dans la peinture qu’ils font des vices, paroissent moins inspirés par l’amour du bien public que par des intérêts personnels ou des haines particulières.
Chap. XVI. Des moralistes hypocrites,
Développement des principes précédents.
Chap. XVII. Des avantages qui résultent des principes ci-dessus établis,
Ces principes donnent aux particuliers, aux peuples, et même aux législateurs, des idées plus nettes de la vertu, facilitent les réformes dans les lois, nous apprennent que la science de la morale n’est autre chose que la science même de la législation, et nous fournissent enfin les moyens de rendre les peuples plus heureux, et les empires plus durables.
Chap. XVIII. De l’esprit considéré par rapport aux siècles et aux pays divers,
Exposition de ce qu’on examine dans les chapitres suivants.