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Livre:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 8.djvu

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Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 8.djvu
TitreŒuvres complètes d’Helvétius, De l’Homme
Volumetome 8
AuteurClaude-Adrien Helvétius Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionP. Didot
Année d’édition1795
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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Série1234567891011121314

Pages



Chap. X. Que les plaisirs des sens sont, à l’insu même des nations, leur plus puissants moteurs,
Que la supériorité des esprits est indépendante et de la plus ou moins grande finesse des sens, et de la plus ou moins grande étendue de la mémoire.
Chap. XI. De l’inégale étendue de la mémoire,
Que la grande mémoire ne constitue pas le grand génie.
Chap. XII. De l’inégale perfection des organes des sens,
Que ce n’est point à leur extrême finesse qu’est attachés la plus ou moins grand supériorité des esprits.
Qu’en fait de sensations, si les hommes different, ce n’est du moins que dans la nuance de ces mêmes sensations.

Chap. XIII. De la maniere différente de sentir,
Chap. XIV. Que la différence apperçue entre nos sensations n’a nulle influence sur les esprits,
Chap. XV. De l’esprit,
Des idées qu’on doit attacher à ce mot.
Chap. XVI. Cause de la différence d’opinions en morale, politique et métaphysique,
Que cette différence est l’effet de la signification incertaine et vague des mots. Je choisis pour exemple ceux de bon, d’intérêt, et de vertu.
Chap. XVII. Que le mot vertu rappelle au clergé l’idée de sa propre utilité,
Chap. XVIII. Des idées différentes que les divers peuples se sont formées de la vertu,


Chap. XIX. Du seul moyen de fixer la signification incertaine des mots,
Qu’il n’y a qu’une nation qui puisse faire usage de ce moyen.
Qu’il consiste à consigner dans un dictionnaire l’idée précise de chaque mot.
Que les mots une fois définis, les propositions de morale, de politique et de métaphysique, deviendroient aussi démontrables que les vérités géométriques.
Que les hommes, adoptant alors les mêmes principes, parviendroient d’autant plus sûrement aux mêmes conséquences, que la combinaison des mêmes objets, ou dans le monde physique, comme le prouve la géométrie, ou dans le monde intellectuel, comme le prouve la métaphysique, leur a toujours donné les mêmes résultats.
Chap. XX. Que les excursions des hommes et leurs découvertes dans les royaumes intellectuels ont toujours été à-peu-près les mêmes,
Contes des fées, premiere preuve de cette vérité.

Contes philosophiques, seconde preuve de cette vérité.
Contes religieux, troisieme preuve de cette vérité.
Que tous ces divers contes ont conservé entre eux la plus grande ressemblance.
Chap. XXI. Impostures des ministres des fausses religions,
Qu’elles ont par-tout été les mêmes ; que les prêtres ont par les mêmes moyens par-tout accru leur puissance.
Chap. XXII. De l’uniformité des moyens par lesquels les ministres des fausses religions conservent leur autorité,
Il résulte de la comparaison des faits cités dans cette section, que la finesse plus ou moins grande des sens ne changeant en rien la proportion dans laquelle les objets nous frappent, tous les hommes communément bien organisés ont une égale aptitude à l’esprit : vérité facile à prouver par un autre enchaînement de propositions.
Chap. XXIII. Point de vérité ne soit réductible à un fait,
Que tout fait simple est à la portée des esprits les plus communs ; qu’en conséquence il n’est point de vérité, soit découverte soit à découvrir, à laquelle ne puissent atteindre les hommes communément bien organisés.
Chap. XXIV. Que l’esprit nécessaire pour saisir les vérités déjà connues suffit pour s’élever aux inconnues,
Que si tous les hommes communément bien organisés peuvent percer jusqu’aux plus hautes vérités, tous ont par conséquent une égale aptitude à l’esprit.
Telle est la conclusion de la seconde section.


SECTION III.

Des causes générales de l’inégalité des esprits.

Chap. I. Quelles sont ces causes ?
Qu’elles se réduisent à deux.
L’une est le desir inégal que les hommes ont de s’instruire.

L’autre est la différence de leur position, d’où résulte celle de leur instruction.
Chap. II. Que toute idée neuve est un don du hasard,
Que l’influence du hasard sur notre éducation est plus considérable qu’on ne l’imagine ; qu’on peut cependant diminuer cette influence.
Chap. III. Des limites à poser au pouvoir du hasard,
Que le hasard nous présente une infinité d’idées ; que ces idées sont stériles si l’attention ne les féconde.
Que l’attention est toujours l’effet d’une passion ; telle est celle de la gloire, de la vérité.
Chap. IV. De la seconde cause de l’inégalité des esprits,
Que les hommes doivent aux passions l’attention propre à féconder les idées que le hasard leur offre, que l’inégalité de leur esprit dépend en partie de l’inégale force de leurs passions.
Que la force inégale des passions est par quelques uns regardée comme l’effet d’une certaine organisation, et par conséquent comme un pur don de la nature.


SECTION IV.
Les hommes communément bien organisés sont tous susceptibles du même degré de passion ; que leur force inégale est toujours l’effet de la différence des positions où le hasard nous place ; que le caractere original de chaque homme, comme l’observe Pascal, n’est que le produit de ses premieres habitudes.
Chap. I. Du peu d’influence de l’organisation et du tempérament sur les passions et le caractere des hommes,

Chap. II. Des changements survenus dans le caractere des nations, et des causes qui les ont produits,
Chap. III. Des changements survenus dans le caractere des particuliers,
Qu’ils sont l’effet d’un changement dans leur position, leur intérêt, et dans les idées qu’en conséquence leur suggere le sentiment de l’amour d’eux-mêmes.
Chap. IV. De l’amour de soi,
Que ce sentiment, effet nécessaire de la sensibilité physique, est commun à tous les hommes ; qu’il allume en tous le desir du pouvoir.
Que ce desir, comme je le montre dans les chapitres suivants, y engendre l’envie, l’amour des richesses, des honneurs, de la gloire, de la considération, de la justice, de la vertu, de l’intolérance, enfin toutes les passions factices, dont l’existence suppose celle des sociétés.
Que ces diverses passions, propres à mettre en action l’égale aptitude que tous les hommes ont à l’esprit, ne sont réellement en eux que le desir du pouvoir déguisé sous des noms différents.
Chap. V. De l’amour des richesses et de la gloire,
Effet immédiat du pouvoir.
Chap. VI. De l’envie,
Effet immédiat de l’amour du pouvoir.
Chap. VII. De la justice,
Chap. VIII. De la justice considérée dans l’homme de la nature,
Chap. IX. De la justice considérée dans l’homme et les peuples policés,
Chap. X. Que le particulier, comme les nations, n’estime dans la justice que la considération et le pouvoir qu’elle lui procure,
Chap. XI. Que l’amour du pouvoir, dans toute espece de gouvernement, est le seul moteur des hommes,