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Livre:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 4.djvu

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Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 4.djvu
TitreŒuvres complètes d’Helvétius. De l’Esprit Voir et modifier les données sur Wikidata
Volumetome 4
AuteurClaude-Adrien Helvétius Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionP. Didot
Année d’édition1795
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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AvancementÀ valider
Série1234567891011121314

Pages

Chap. VII. De la supériorité d’esprit des gens passionnés sur les gens sensés,
Chap. VIII. On devient stupide dès qu’on cesse d’être passionné,
Après avoir prouvé que ce sont les passions qui nous arrachent à la paresse ou à l’inertie, et qui nous douent de cette continuité d’attention nécessaire pour s’élever aux plus hautes idées, il faut ensuite examiner si tous les hommes sont susceptibles de passions, et du degré de passion propre à nous douer de cette espèce d’attention. Pour le découvrir il faut remonter jusqu’à leur origine.
Chap. IX. De l’origine des passions,
L’objet de ce chapitre est de faire voir que toutes nos passions prennent leur source dans l’amour du plaisir ou dans la crainte de la douleur, et par conséquent dans la sensibilité physique. On choisit pour exemples en ce genre les passions qui paraissent les plus indépendantes de cette sensibilité, c’est-à-dire l’avarice, l’ambition, l’orgueil, et l’amitié.
Chap. X. De l’avarice,
On prouve que cette passion est fondée sur l’amour du plaisir et la crainte de la douleur ; et l’on fait voir comment, en allumant en nous la soif des plaisirs, l’avarice peut toujours nous en priver.

Chap. XI. De l’ambition,
Application des mêmes principes qui prouvent que les mêmes motifs qui nous font désirer les richesses nous font rechercher les grandeurs.
Chap. XII. Si dans la poursuite des grandeurs on ne cherche qu’un moyen de se soustraire à la douleur ou de jouir du plaisir physique, pourquoi le plaisir échappe-t-il si souvent à l’ambitieux ?
On répond à cette objection, et l’on prouve qu’à cet égard il en est de l’ambition comme de l’avarice.
Chap. XIII. De l’orgueil,
L’objet de ce chapitre est de montrer qu’on ne desire d’être estimable que pour être estimé, et qu’on ne desire d’être estimé que pour jouir des avantages que l’estime procure ; avantages qui se réduisent toujours à des plaisirs physiques.
Chap. XIV. De l’amitié,
Autre application des mêmes principes.

Chap. XV. Que la crainte des peines ou le desir des plaisirs physiques peuvent allumer en nous toutes sortes de passions,
Après avoir prouvé dans les chapitres précédents que toutes nos passions tirent leur origine de la sensibilité physique ; pour confirmer cette vérité, on prouve dans ce chapitre que par le secours des plaisirs physiques les législateurs peuvent allumer dans les cœurs toutes sortes de passions. Mais en convenant que tous les hommes sont susceptibles de passions, comme on pourroit supposer qu’ils ne sont pas du moins susceptibles du degré de passion nécessaire pour les élever aux plus hautes idées, et qu’on pourrait apporter en exemple de cette opinion l’insensibilité de certaines nations aux passions de la gloire et de la vertu ; on prouve que l’indifférence de certaines nations à cet égard ne tient qu’à des causes accidentelles, telles que la forme différente des gouvernements.
Chap. XVI. À quelle cause on doit attribuer l’indifférence de certains peuples pour la vertu,
Pour résoudre cette question, on examine dans chaque homme le mélange de ses vices et de ses vertus, le jeu de ses passions, l’idée qu’on doit attacher au mot vertueux ; et l’on découvre que ce n’est point à la nature, mais à la législation particulière de quelques empires, qu’on doit attribuer l’indifférence de certains peuples pour la vertu. C’est pour jeter plus de jour sur cette matière que l’on considere en particulier et les gouvernements despotiques, et les états libres, et enfin les différents effets que doit produire la forme différente de ces gouvernements. L’on commence par le despotisme ; et, pour en mieux connoître la nature, on examine quel motif allume dans l’homme le désir effréné du pouvoir arbitraire.
Chap. XVII. Du desir que tous les hommes ont d’être despotes, des moyens qu’ils emploient pour y parvenir, et du danger auquel le despotisme expose les rois,

Chap. XVIII. Principaux effets du despotisme,
On prouve dans ce chapitre que les visirs n’ont aucun intérêt de s’instruire ni de supporter la censure ; que ces visirs, tirés du corps des citoyens, n’ont, en entrant en place, aucuns principes de justice et d’administration, et qu’ils ne peuvent se former des idées nettes de la vertu.
Chap. XIX. Le mépris et l’avilissement où sont les peuples entretiennent l’ignorance des visirs ; second effet du despotisme,
Chap. XX. Du mépris de la vertu, et de la fausse estime qu’on affecte pour elle ; troisième effet du despotisme,
On prouve que dans les empires despotiques on n’a réellement que du mépris pour la vertu, et qu’on n’en honore que le nom.

Chap. XXI. Du renversement des empires soumis au pouvoir arbitraire ; quatrième effet du despotisme,
Après avoir montré dans l’abrutissement et la bassesse de la plupart des peuples soumis au pouvoir arbitraire la cause du renversement des empires despotiques, l’on conclut de ce qu’on a dit sur cette matière que c’est uniquement de la forme particuliere des gouvernements que dépend l’indifférence de certains peuples pour la vertu ; et, pour ne laisser rien à désirer sur ce sujet, l’on examine dans les chapitres suivants la cause des effets contraires.
Chap. XXII. De l’amour de certains peuples pour la gloire et la vertu,
On fait voir dans ce chapitre que cet amour pour la gloire et pour la vertu dépend dans chaque empire de l’adresse avec laquelle le législateur y unit l’intérêt particulier à l’intérêt général ; union plus facile à faire dans certains pays que dans d’autres.

Chap. XXIII. Que les nations pauvres ont toujours été plus avides de gloire et plus fécondes en grands hommes que les nations opulentes,
On prouve dans ce chapitre que la production des grands hommes est dans tout pays l’effet nécessaire des récompenses qu’on y assigne aux grands talents et aux grandes vertus ; et que les talents et les vertus ne sont nulle part aussi récompensés que dans les républiques pauvres et guerrières.
Chap. XXIV. Preuve de cette vérité,
Ce chapitre ne contient que la preuve de la proposition énoncée dans le chapitre précédent. On en tire cette conclusion ; c’est qu’on peut appliquer à toute espèce de passions ce qu’on dit dans ce même chapitre de l’amour ou de l’indifférence de certains peuples pour la gloire et pour la vertu : d’où l’on conclut que ce n’est point à la nature qu’on doit attribuer ce degré inégal de passions dont certains peuples paroissent susceptibles. On confirme cette vérité en prouvant dans les chapitres suivants que la force des passions des hommes est toujours proportionnée à la force des moyens employés pour les exciter.

Chap. XXV. Du rapport exact entre la force des passions et la grandeur des récompenses qu’on leur propose pour objet,
Après avoir fait voir l’exactitude de ce rapport, on examine à quel degré de vivacité on peut porter l’enthousiasme des passions.