éléments Wikidata

Livre:Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 9.djvu

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Helvétius - Œuvres complètes d’Helvétius, tome 9.djvu
TitreŒuvres complètes d’Helvétius, De l’Homme
Volumetome 9
AuteurClaude-Adrien Helvétius Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionP. Didot
Année d’édition1795
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
Fac-similésdjvu
AvancementÀ valider
Série1234567891011121314

Pages


Chap. XII. De la vertu,
Effet immédiat de l’amour du pouvoir.
Chap. XIII. De la maniere dont la plupart des Européens considerent la vertu,
Que s’ils l’honorent dans la spéculation, c’est un effet de leur éducation.
Que s’ils la méprisent dans la pratique, c’est un effet de la forme de leur gouvernement.
Que leur amour pour la vertu est toujours proportionné à l’intérêt qu’ils ont de la pratiquer ; d’où il suit que c’est toujours au desir du pouvoir et de la considération qu’il faut rapporter l’amour pour la vertu.
Chap. XIV. Que l’amour du pouvoir est dans l’homme la disposition la plus favorable à la vertu,
Chap. XV. De l’intolérance civile,
Effet immédiat de l’amour du pouvoir.
Que cette intolérance présage la ruine des empires.

Chap. XVI. Que l’intolérance est souvent fatale aux princes,
Chap. XVII. Que la flatterie n’est pas moins agréable aux peuples qu’aux souverains,
Chap. XVIII. De l’intolérance religieuse,
Effet immédiat de l’amour du pouvoir.
Chap. XIX. L’intolérance et la persécution ne sont pas de commandement divin,
Chap. XX. L’intolérance est le fondement de la grandeur du clergé,
Chap. XXI. Impossibilité d’étouffer dans l’homme le sentiment de l’intolérance ; moyen de s’opposer à ses effets,
Qu’on peut, d’après ce que j’ai dit, tirer cette conclusion ; c’est que toutes les passions factices ne sont proprement en nous que l’amour du pouvoir déguisé sous des noms différents, et que cet amour de la puissance n’est lui-même qu’un pur effet de la sensibilité physique.
Chap. XXII. Généalogie des passions,
Qu’il suit de cette généalogie que tous les hommes communément bien organisés sont susceptibles de l’espece de passion propre à mettre en action l’égale aptitude qu’ils ont à l’esprit.
Mais ces passions peuvent-elles s’allumer aussi vivement dans tous ? Ma réponse à cette objection, c’est qu’une passion telle, par exemple, que l’amour de la gloire peut s’exalter dans l’homme au même degré de force que le sentiment de l’amour de lui-même.
Chap. XXIII. De la force du sentiment de l’amour de soi,
Que la force de ce sentiment est dans tous les hommes plus que suffisante pour les douer du degré d’attention qu’exige la découverte des plus hautes vérités.


Chap. XXIV. Que la découverte des grandes idées est l’effet de la constance de l’attention,
Il résulte de cette section que l’inégalité des esprits ne peut être dans les hommes communément bien organisés qu’un pur effet de la différence de leur éducation, dans laquelle différence je comprends celle des positions où le hasard les place.


SECTION V.
Des erreurs et contradictions de ceux qui rapportent à l’inégale perfection des sens l’inégale supériorité des esprits.
Que nul n’ayant sur ce sujet mieux écrit que M. Rousseau, je le prends pour exemple de ce que j’avance.
Chap. I. Contradictions de l’auteur d’Émile sur les causes de l’inégalité des esprits,
Qu’il résulte de ses contradictions que la justice et la vertu sont des acquisitions.

Chap. II. De l’esprit et du talent,
Chap. III. De la bonté de l’homme au berceau,
Chap. IV. L’homme de la nature doit être cruel,
Que son humanité est toujours le produit ou de sa crainte ou de son éducation.
Chap. V. M. Rousseau croit tour-à-tour l’éducation utile et inutile,
Chap. VI. De l’heureux usage qu’on peut faire, dans l’éducation publique, de quelques idées de M. Rousseau,
Que, d’après cet auteur, il ne faut pas croire l’enfance et l’adolescence sans jugement.
Chap. VII. Des prétendus avantages de l’âge mûr sur l’adolescence,
Chap. VIII. Des éloges donnés par M. Rousseau à l’ignorance,

Chap. IX. Quels motifs ont pu engager M. Rousseau à se faire l’apologiste de l’ignorance ?
Que les talents et les lumieres ne corrompent point les mœurs des peuples.
Chap. X. Des causes de la décadence d’un empire,
Chap. XI. La culture des arts et des sciences dans un empire despotique en retarde la ruine,
Que les erreurs, les contradictions de M. Rousseau et de quiconque adopte ses principes confirment cette vérité, Que l’homme est le produit de son éducation.
Que la culture de cette science est utile au public, et sa non-culture funeste.