Livre:Schopenhauer - Le Monde comme volonté et comme représentation, Burdeau, tome 1, 1912.djvu

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Schopenhauer - Le Monde comme volonté et comme représentation, Burdeau, tome 1, 1912.djvu
Titre Le Monde comme volonté et comme représentation
Volume Tome premier
Auteur Arthur Schopenhauer
Traducteur Auguste Burdeau
Maison d’édition Librairie Félix Alcan
Lieu d’édition Paris
Année d’édition 1912 (6e éd.)
Fac-similés djvu
Avancement À corriger
Série 1, 2, 3


Pages

 i  ii  iii  iv  v  vi  vii  viii  ix  x  xi  xii  xiii  xiv  xv  xvi  xvii  xviii  xix  xx  xxi  xxii  xxiii 002 003 004 005 006 007 008 009 010 011 012 013 014 015 016 017 018 019 020 021 022 023 024 025 026 027 028 029 030 031 032 033 034 035 036 037 038 039 040 041 042 043 044 045 046 047 048 049 050 051 052 053 054 055 056 057 058 059 060 061 062 063 064 065 066 067 068 069 070 071 072 073 074 075 076 077 078 079 080 081 082 083 084 085 086 087 088 089 090 091 092 093 094 095 096 097 098 099 100 101 102 103 104 105 106 107 108 109 110 111 112 113 114 115 116 117 118 119 120 121 122 123 124 125 126 127 128 129 130 131 132 133 134 135 136 137 138 139 140 141 142 143 144 145 146 147 148 149 150 151 152 153 154 155 156 157 158 159 160 161 162 163 164 165 166 167 168 169 170 171 172 173 174 175 176 177 178 179 180 181 182 183 184 185 186 187 188 189 190 191 192 193 194 195 196 197 198 199 200 201 202 203 204 205 206 207 208 209 210 211 212 213 214 215 216 217 218 219 220 221 222 223 224 225 226 227 228 229 230 231 232 233 234 235 236 237 238 239 240 241 242 243 244 245 246 247 248 249 250 251 252 253 254 255 256 257 258 259 260 261 262 263 264 265 266 267 268 269 270 271 272 273 274 275 276 277 278 279 280 281 282 283 284 285 286 287 288 289 290 291 292 293 294 295 296 297 298 299 300 301 302 303 304 305 306 307 308 309 310 311 312 313 314 315 316 317 318 319 320 321 322 323 324 325 326 327 328 329 330 331 332 333 334 335 336 337 338 339 340 341 342 343 344 345 346 347 348 349 350 351 352 353 354 355 356 357 358 359 360 361 362 363 364 365 366 367 368 369 370 371 372 373 374 375 376 377 378 379 380 381 382 383 384 385 386 387 388 389 390 391 392 393 394 395 396 397 398 399 400 401 402 403 404 405 406 407 408 409 410 411 412 413 414 415 416 417 418 419 420 421 422 423 424 425 426 427 428 429 430 431 432 433 434 435 436 437 438


DU
TOME PREMIER


LIVRE PREMIER
Le Monde comme représentation.
Premier point de vue : La représentation soumise au principe de raison suffisante ;
l’objet de l’expérience et de la science.


§ 1. — Le monde est ma représentation. Matière du livre premier 
 3
§ 2. — Objet et sujet ; ils se conditionnent mutuellement ; le principe de raison 
 5
§ 3. — La représentation intuitive. Ses formes, dérivées du principe de raison : le temps et l’espace 
 7
§ 4. — La matière, objet de l’entendement. Elle est essentiellement active, et soumise a priori à la causalité 
 9
§ 5. — Le problème de la réalité du monde extérieur. Le rêve et la réalité. 
 13
§ 6. — Le corps propre, objet immédiat ; passage aux objets médiats. L’illusion 
 13
§ 7. Erreur de vouloir tirer le sujet de l’objet (matérialisme), ou l’objet du sujet (idéalisme de Fichte). Relativité du monde comme représentation 
 27
§ 8. La connaissance réfléchie, ou connaissance par concepts, est la fonction de la raison 
 38
§ 9. Rapports des concepts avec les intuitions : celles-ci sont supposées par ceux-là. Rapport des concepts entre eux : la logique, art de raisonner et science de la raison 
 42
§ 10. Toute science, à part la logique, qui a pour objet les principes rationnels et les règles des rapports des concepts, est une connaissance de concepts abstraits 
 54
§ 11. Le sentiment : son domaine, opposé à celui du savoir 
 56
§ 12. Rôle du savoir et rôle du sentiment dans la pratique : le privilège du savoir est d’être communicable ; le sentiment ne l’est point 
 57
§ 13. Théorie psychologique du rire, fondée sur la distinction qui précède 
 63
§ 14. Vérité intuitive et vérité démontrée. La vérité intuitive est le fondement de l’autre 
 66
§ 15. Abus de la démonstration dans la géométrie euclidienne. De la cause de l’erreur. Les sciences et la philosophie, fonction suprême de la raison 
 74
§ 16. De la raison pratique. Erreur de vouloir fonder sur elle seule une morale : échec du stoïcisme 
 89


LIVRE DEUXIÈME
Le Monde comme volonté.
Premier point de vue : L’objectivation de la volonté.


§ 17. Problème : la science n’explique pas l’essence des phénomènes : comment atteindre cette essence ? 
 99
§ 18. La nature de mon corps éclaire celle des autres objets ; découverte de l’identité de mon corps avec la volonté 
 103
§ 19. Passage de mon corps aux autres objets ; absurdité de l’égoïsme théorique ; la volonté seule essence possible de tous les corps 
 107
§ 20. Chaque mouvement du corps répond à un acte de la volonté ; le corps dans son ensemble manifeste la volonté dans son essence caractéristique. L’échelle des formes animales et les degrés de la volonté 
 110
§ 21. La volonté est l’essence des phénomènes de la matière brute comme de la matière vivante 
 113
§ 22. Du mot Volonté : la volonté n’est qu’un concept de l’essence inaccessible des choses ; mais c’en est le concept le plus immédiat 
 115
§ 23. Différence entre les motifs des phénomènes de la volonté accompagnés de conscience, chez l’homme et les animaux ; les excitations des phénomènes de volonté inconscients, chez les êtres végétatifs ; et les causes des phénomènes de volonté dans la matière brute. Cette différence n’empêche pas la volonté d’être la même en tous, également libre en soi et déterminée dans ses manifestations partout 
 117


§ 24. Ce qu’il y a de plus clair dans la connaissance, c’est la forme ; ce qui reste obscur, c’est la réalité. Vanité des explications matérialistes, qui réduisent les choses à leurs éléments mathématiques. Supériorité d’une philosophie qui explique tout par la chose en soi, aperçue immédiatement dans la volonté 123

§ 25. Unité de la volonté, malgré la pluralité de ses degrés et celle des individus qui la manifestent en chacun de ses degrés. Les Idées de Platon 132

§ 26. L’étiologie, ou science des causes, n’explique que l’enchaînement dans le temps et l’espace, des phénomènes de la volonté ; la philosophie seule peut atteindre l’origine de ces phénomènes, en les rattachant à des idées ou forces naturelles et par là à la volonté 134

§ 27. La science étiologique ne peut légitimement réduire à l’unité les forces de la nature. Gradation de ces forces : comment chacune d’elles sort d’une plus basse, qu’elle subjugue. Apparition de la connaissance dans le monde 143

§ 28. Finalité intime et finalité extérieure dans les phénomènes : elle s’explique par l’unité de l’idée dans l’individu, et par l’unité de la volonté dans le monde. Elle ne tend qu’à la conservation des espèces 157

§ 29. Résumé. La volonté en soi n’a pas de but, parce qu’elle n’a pas de cause : le principe de causalité ne vaut que pour les phénomènes 167

LIVRE TROISIÈME.

Le Monde comme représentation.

Second point de vue : La représentation, considérée indépendamment du principe de raison. L’Iéde platonicienne. L’objet de l’art.

§ 30. L’objet de ce livre : les idées 173

§ 31. La doctrine des idées dans Platon et la doctrine de la chose en soi dans Kant : leur accord profond 174

§ 32. Différence entre l’Idée et la chose en soi : celle-là n’est que la manifestation la plus immédiate de celle-ci, en dehors du principe de raison 179

§ 33. La connaissance, autant qu’elle est au service de la volonté, n’atteint que les relations des choses, résultant de leur soumission au principe de raison 181

§ 34. L’individu s’élève, par la contemplation désintéressée des choses, à l’état de sujet pur dont tout le contenu est l’objet pur. Cette identité du sujet et de l’objet constitue l’Idée 183

§ 35. Les événements n’ont d’importance, aux yeux de la connaissance philosophique que comme manifestation des Idées 186

§ 36. La contemplation des Idées, l’art, le génie. — Opposition entre le génie et la connaissance discursive. — Génie et folie 190

§ 37. L’homme est capable de s’élever à la contemplation, même sans génie : l’art nous y conduit 200

§ 38. Le plaisir esthétique : il naît d’un exercice de la faculté de connaître, indépendant de la volonté 202

§ 39. Du sublime : il résulte de l’effort par lequel l’individu, en face d’objets hostiles, se soustrait à la volonté, se fait sujet pur, et les contemple. Sublime dynamique et sublime mathématique. Exemples 207

§ 40. Du joli : il flatte la volonté et détruit la contemplation. Il doit être exclu de l’art 214

§ 41. De la beauté : qu’il y a de la beauté partout, même dans les œuvres les plus imparfaites de l’art 216

§ 42. Deux formes du plaisir esthétique : Idées inférieures, Idées supérieures 220

§ 43. La beauté en architecture : elle résulte de la contemplation de deux forces élémentaires : la résistance et la lumière. L’hydraulique artistique 221

§ 44. La beauté dans l’art des jardins, dans la peinture de paysage, chez les animaliers 226

§ 45. La beauté humaine dans la sculpture. L’artiste ne copie pas la réalité, il en dégage l’Idée 228

§ 46. Digression : pourquoi Laocoon, dans le groupe qui porte son nom, n’est pas représenté dans l’action de crier 235

§ 47. Du nu et du vêtement en sculpture 238

§ 48. De la peinture : peinture de genre ; peinture d’histoire ; stérilité de l’histoire judéo-chrétienne en sujets pittoresques ; la morale chrétienne, inspiration artistique incomparable 239

§ 49. Différence entre l’Idée et le concept, entre le génie et l’imitation. Pourquoi le génie est souvent méconnu 243

§ 50. De l’allégorie : déplacée en peinture, où elle nous fait redescendre de l’intuition au concept, elle est excellente en poésie, où elle ajoute au concept une image intuitive 247

§ 51. La poésie : son objet propre est l’idée de l’homme. Sa supériorité à l’égard de l’histoire et même de l’autobiographie. Poésie subjective ou lyrique. Poésie objective : idylle, roman, épopée, drame. La tragédie est la forme suprême de la poésie : elle nous montre l’aspect terrible de la vie. La tragédie la plus parfaite est celle qui nous présente le malheur comme un élément naturel, familier, constant 253

§ 52. La musique. Définition de Leibniz : elle est vraie, mais insuffisante. La musique est en dehors de la hiérarchie des autres arts : elle n’exprime pas les Idées ; elle est, parallèlement aux Idées, une expression de la volonté elle-même. Analogies entre la musique et le monde : la note fondamentale et la matière brute ; la gamme et l’échelle des espèces ; la mélodie et la volonté consciente, etc. La musique n’est pas seulement une arithmétique, elle est une métaphysique. Conclusion du livre. En quel sens l’art est la fleur de la vie 267

LIVRE QUATRIÈME.

Le Monde comme volonté.

Second point de vue : Arrivant à se connaître elle-même, la volonté de vivre s’affirme, puis se nie.

§ 53. Objet du livre : philosophie de la vie pratique. Elle ne sera ni une morale impérative, ni une métaphysique transcendante, ni une cosmogonie. Véritable esprit de la philosophie 283

§ 54. De la volonté de vivre. La vie est inhérente à la volonté ; la mort ni le temps ne la lui peuvent ravir. L’horreur de la mort n’est que l’attachement à la forme individuelle de la vie. Elle disparaît chez le sage qui se sait identique à l’éternelle volonté. Négation de la volonté de vivre : définition préliminaire 287

§ 55. Du caractère. Comment il sert à concilier la liberté du vouloir avec le déterminisme du phénomène. Le caractère intelligible : il est antérieur à l’intelligence ; il est libre. Le caractère empirique : comment l’intelligence, par les motifs, agit sur lui. De la délibération. Le caractère empirique est invariable. Cette maxime ne justifie pas le fatalisme paresseux. Le caractère acquis : comment l’homme peut prendre connaissance peu à peu de son caractère empirique. Sagesse et avantages qui résultent de cette connaissance 299

§ 56. Dessein de la suite de ce livre. La souffrance est le fond de toute vie 321

§ 57. La vie humaine est la plus douloureuse forme de la vie. Elle va de la souffrance à l’ennui. Une seule consolation : la douleur n’est pas accidentelle, mais inévitable. De cette pensée peut naître la sérénité stoïque 325

§ 58. La souffrance est positive ; le bonheur n’en est que la négation. Les consolations de l’art ; celles de la superstition 333

§ 59. Preuve expérimentale de l’identité de la vie avec la souffrance. Nulle puissance extérieure ne peut donc nous en délivrer. Impiété de l’optimisme 338

§ 60. L’affirmation de la volonté. Conservation de la vie, ou affirmation de la volonté dans l’individu : bonheur que le vulgaire y trouve. Propagation de la vie, ou affirmation de la volonté au-delà de l’individu : du péché originel. Première vue sur la justice qui préside à l’univers 341

§ 61. De l’égoïsme. L’individu se paraît à lui-même l’univers tout entier ; les autres individus comptent à ses yeux pour zéro 346

§ 62. De l’injustice. Elle consiste à nier la volonté chez autrui. Injustice contre les personnes ; elle comprend les attentats contre les propriétés : fondement de la propriété. Formes de l’injustice : violence et ruse. Du droit, ou de la légitime défense contre l’injustice. D’un droit de mentir : exemples. Le droit est naturel, et non conventionnel. Ce qu’y ajoute la convention ou contrat social. Naissance et destination de l’Etat. La doctrine morale du droit est la base de la politique : celle-ci n’a pour objet que de prévenir par la terreur les violations du droit. Déduction du droit de punir : le châtiment a pour but unique la sécurité sociale. Idéal de l’Etat : il peut donner à l’homme le bonheur 348

§ 63. De la justice universelle. Elle résulte de l’unité de la volonté qui se manifeste en tous les individus, en lutte contre elle-même, à la fois bourreau chez l’un et victime chez l’autre. Pour l’apercevoir, il faut dépasser le point de vue du principe de raison et d’individuation. La formule védique et le mythe de la transmigration des âmes 367

§ 64. L’esprit du vulgaire même comporte une notion de la justice universelle : de l’idée du châtiment ; de la vengeance juste et pour laquelle on sacrifie sa vie 374

§ 65. Bonté et méchanceté. Absurdité de l’expression : bien absolu. La méchanceté : elle implique un développement excessif de la volonté, et par suite des souffrances excessives. L’une de ces souffrances est le remords, ou sentiment de l’identité entre le bourreau et la victime, et de la liaison fatale entre la volonté et la douleur 376

§ 66. Toute morale abstraite est stérile. La vertu naît de l’intuition de l’identité de la volonté en moi et en autrui. A mesure que cette intuition devient plus claire, elle produit la justice, l’esprit de sacrifice, qu’accompagne la bonne conscience 385

§ 67. Toute bonté est, au fond, pitié. Les larmes, mêmes celles que nous versons sur nous-mêmes, viennent de la pitié 393

§ 68. De la négation du vouloir-vivre. Première manière d’y arriver : l’intuition de la vérité exposée dans ce livre. Celui qui en est pénétré souffre de toutes les souffrances éparses dans le monde, et se détache de la vie. La chasteté : comment elle pourrait procurer la délivrance du monde. L’ascétisme, ou anéantissement volontaire de la volonté. Exemples empruntés à diverses religions ; la sainteté est la même partout, en dépit de la diversité des dogmes par lesquels on l’explique. Sérénité du saint, comparée au plaisir esthétique. Dangers de rechute dans le vouloir-vivre : nécessité de la pénitence. Seconde manière d’arriver à la négation du vouloir-vivre : le désespoir amené par une suite de malheurs affreux ; une seule déception, mais immense. Puissance sanctifiante de la douleur. La béatitude dans la mort 396

§ 69. Du suicide. Bien loin d’être la négation du vouloir-vivre, il en est une affirmation passionnée. Mais il met en lumière la contradiction de la volonté avec elle-même. Cas du père qui tue ses enfants. De la mort par inanition volontaire 416

§ 70. Comment la volonté peut, à l’instant où elle se nie, agir sur le phénomène, et produire l’ascétisme. Qu’en cela le principe du déterminisme n’est pas violé : le caractère n’est pas modifié, mais supprimé. Comparaison de cette doctrine avec le christianisme : péché originel et rédemption ; méchanceté naturelle de l’homme ; le salut possible, non par les œuvres, mais par la foi 421

§ 71. Le terme où aboutit la négation du vouloir-vivre est le néant. Mais ce mot n’a qu’un sens relatif. Aux yeux du saint, parvenu à la sérénité suprême, ce néant est la seule réalité vraie ; et c’est notre monde actuel qui est le néant véritable 427



FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU TOME PREMIER.
  1. Cette table des matières n’est pas de Schopenhauer ; elle a été ajoutée par le traducteur.