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Livre:Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 8.djvu

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Ardouin - Étude sur l’histoire d’Haïti, tome 8.djvu
TitreÉtude sur l’histoire d’Haïti
VolumeTome 8
AuteurBeaubrun Ardouin Voir et modifier les données sur Wikidata
Maison d’éditionChez l’auteur
Année d’édition1853
BibliothèqueBibliothèque nationale de France
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TABLE DES MATIÈRES

CONTENUES DANS CE VOLUME.
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PÉRIODE HAÏTIENNE.




TROISIÈME ÉPOQUE.




LIVRE TROISIÈME.


Situation d’Haïti après le siège du Port-au-Prince par H. Christophe. — Il commet des assassinats à son retour dans l’Artibonite et le Nord : examen de leur cause. — Défections que ces atrocités produisent en faveur de la République : beaux traits d’humanité qu’elles inspirent. — Pétion va recevoir la soumission du Mirebalais et des Grands-Bois, et en forme un arrondissement. — Il se porte dans la plaine des Verrettes. — Transfuges venus au Port-au-Prince : Pétion y retourne. — Il permet l’exportation des denrées alimentaires à la Jamaïque et aux autres îles de l’Archipel. — Il assimile les caboteurs haïtiens aux navires étrangers, à raison de ce commerce. — Affaire de J.-B. Beaugé, relative à l’assassinat de Sangosse. — Vaine démarche de l’Anglais O. Carter pour jouir de la qualité d’Haïtien. — Pétion envoie aux États-Unis un navire sous pavillon haïtien : il y est bien accueilli. — Le sénat accorde à Pétion deux sucreries, et une autre à Imbert, à titre de don national. — Loi sur l’établissement d’un hôtel des monnaies. — Le sénat invite Lys à reprendre dans son sein l’exercice de ses fonctions. — Daumec, devenu avocat, exerce une influence utile sur la magistrature. — Défense faite aux Haïtiens de servir sur les corsaires étrangers, de laisser entrer dans les ports ces corsaires et leurs prises, sous peine de confiscation. — Pétion envoie à Londres un navire sous pavillon haïtien qui y est bien accueilli. — Émission de billets de caisse pour le retrait de la petite monnaie dite d’Haïti. — Les réclamations pour anciennes créances d’Étrangers contre des Haïtiens sont ajournées à la paix intérieure. — Arrêté du Président d’Haïti relatif aux voleurs d’animaux. — Loi portant tarif des frais judiciaires et civils. — Loi sur les enfans nés hors mariage : examen des motifs et des dispositions de cette loi, comparées à d’autres antérieures. — Le sénat décharge Imbert des comptes généraux de 1810. — Loi additionnelle a celle sur les douanes. — Mort du général Wagnac, aux Cayes : il est remplacé par le général Marion. — Mission secrète de Liot, envoyé par le gouvernement français. 
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Les troupes de Christophe menacent le Mirebalais. — Pétion s’y rend et fait transférer ce bourg à Trianon. — Trait de mœurs scandaleuses : effet qu’il produit. — Arrêté qui défend les corporations de danses. — Le général Bazelais remplace Pierre Henry, mort à Jérémie. — Loi sur les registres de bord des navires haïtiens. — Mission diplomatique de Garbage à Londres, à l’occasion de la Restauration des Bourbons en France. — Dispositions de Christophe à ce sujet : lettre de Prévost à Peltier. — Dons nationaux délivrés dans la République ; mise en vente des biens du domaine. — Circulaire de Pétion pour se préparer à résister à la France. — Agents secrets envoyés à Haïti : leur mission est dé voilée. — Ils publient un écrit à la Jamaïque. — Pétion y fait faire une réponse, et prohibe l’exportation des vivres et grains du pays. — D. Lavaysse lui adresse une lettre : but de sa mission. — Pétion l’invite à venir au Port-au-Prince. — Franco de Médina va dans la colonie espagnole pour s’aboucher avec Christophe. — Dravermann retourne en France. — Lettre de D. Lavaysse à Christophe. — Christophe publie un manifeste. — Arrêté de Pétion réduisant les droits d’importation sur les marchandises anglaises. — D. Lavaysse arrive au Port-au-Prince : ses négociations avec Pétion. — Ordre du jour sur sa mission, convocation des généraux à la capitale. — Délibérations et propositions au nom d’Haïti : — de rétablir les relations commerciales avec la France, de payer une indemnité pour les colons. — Examen des motifs de ces propositions. — Christophe invite F. de Médina à venir au Cap, et le fait arrêter, incarcérer et interroger. — La saisie de ses papiers y fait découvrir ses instructions secrètes : citation de cette pièce. — Il est jugé et condamné à mort, comme espion. — Diverses publications par Christophe qui les fait jeter aux avant-postes de la République. — Indignation de Pétion, en lisant les instructions données aux agents français : il signifie à D. Lavaysse de quitter le Port-au-Prince. — Cet agent retourne à la Jamaïque. — Manifeste de Pétion. — Comparaison de sa conduite et de celle de Christophe, en cette circonstance. — Tous deux prennent des mesures pour se préparer à la guerre avec la France. 
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Pétion renouvelle le serment prêté le 1er janvier 1804, à la fête de l’Indépendance. — Christophe agit de même. — Intention criminelle qui paraît dans une de ses proclamations. — Effets produits en Europe par les publications faites à Haïti. — Louis XVIII fait désavouer les lettres écrites de la Jamaïque par D. Lavaysse. — Conventions patentes et secrètes entre la Grande-Bretagne et la France, à l’égard d’Haïti. — Examen à ce sujet. — La France prépare une expédition contre Haïti. — Le retour de Napoléon la fait avorter. — Déclaration au Congrès de Vienne relative à l’abolition de la traite des noirs. — Décret de Napoléon qui l’abolit. — Le Congrès invite Louis XVIII à l’abolir : il y souscrit. — Déclaration du Congrès pour son abolition complète et universelle. — Conclusions : 1° la France est obligée de renoncer à ses projets de conquête contre Haïti ; 2° Haïti en est redevable aux philanthrophes anglais, au gouvernement britannique et à Napoléon. — Christophe envoie des députés auprès de Pétion, pour l’inviter à se soumettre à son autorité. — Accueil qui leur est fait par la population du Port-au-Prince et le président. — Ils sont renvoyés. — Proclamation du président et publications à cette occasion. — Réélection de Pétion à la présidence pour 4 ans : discours prononcés au sénat. — Christophe fait publier des écrits contre lui. — Pétion y fait répondre une fois pour toutes. — Loi sur la piraterie. — Garbage fait des propositions à Lord Liverpool en faveur de Louis XVIII, et meurt à Londres. — Pétion désapprouve ces propositions. — Dravermann arrive au Port-au-Prince avec un navire chargé de vins, etc. — Pétion lui permet d’en opérer la vente. — D’autres navires français suivent cet exemple et sont admis sous pavillon masqué, comme le premier. — Fête civique donnée à Pétion, au Port-au-Prince. — Il fait venir de l’étranger des armes et des munitions. — Arrêté sur la perte des objets d’armement et d’équipement par les militaires. — Loi qui augmente 
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Arrêté du Président d’Haïti, doublant l’impôt des patentes pour l’année 1816. — Acte du Sénat, sur l’incompatibilité entre les fonctions de sénateur et celles de défenseur public. Plusieurs sénateurs élus le 5 décembre 1815 n’acceptent pas cette dignité. — Le général Simon Bolivar rient solliciter de Pétion, des secours pour reconquérir son pays avec ses compatriotes réfugiés aux Cayes. — Pétion lui en accord, à la condition d’y proclamer la liberté générale des esclaves. — Hospitalité exercée envers les Vénézuéliens, par ordre du président et par les citoyens des Cayes ; ils quittent cette ville après trois mois de séjour. — Installation du nouveau Sénat d’Haïti. — Son adresse au peuple, convoquant une assemblée pour reviser la constitution de 1806. — Arrêté du Président d’Haïti qui défend aux femmes des négocians consignataires de faire le commerce en détail. — Il ordonne aux tribunaux d’appliquer le Code Napoléon, en attendant la promulgation du code civil haïtien. — Il établit un impôt sur le gingembre exporté du pays. — Les navires de la République sont admis sous pavillon haïtien dans la colonie hollandaise de Curaçao. — Remarques et réflexions diverses sur quelques dispositions de la constitution de 1816 décrétée par l’assemblée de révision, et sur les nouvelles institutions qu’elle établit. 
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Publication de la constitution. — Des commissaires français arrivent au Port-au-Prince. — Ils ouvrent une correspondance avec Pétion et se rendent sur les côtes du Nord. — Christophe ne répond pas à leurs lettres. — Élection de Pétion à la présidence à vie. — Discours, prestation de serment et installation du Président d’Haïti. — Il nomme Imbert, Secrétaire d’État ; Sabourin, Grand juge ; Inginac, Secrétaire général. — S. Bolivar revient en fugitif : causes de ses revers. — Il adresse une lettre à Pétion. — De nouveaux secours lui sont accordés, et il retourne au Venezuela. — Le général Mina, allant auprès des Indépendans du Mexique, passe au Port-au-Prince où il est accueilli par Pétion. — Billaud-Varenne et d’autres étrangers se réfugient dans la République. — Les commissaires français reviennent au Port-au-Prince, et continuent leur négociation avec Pétion. — Leur mission tend à faire reconnaître la souveraineté du Roi de France. — Pétion s’y refuse. — Réflexions à ce sujet. — Les commissaires repartent pour la France. — Proclamation du Président d’Haïti et publication des pièces de la négociation. — Christophe publie une Déclaration royale et d’autres documens. — Substance du rapport des commissaires au gouvernement français. — Avis du Secrétaire général, annonçant que les ports d’Autriche sont ouverts au commerce haïtien. — Circulaire du Grand juge aux membres du corps judiciaire. — Avis du Secrétaire d’État sur le cabotage réservé aux Haïtiens. — Pétion fonde le lycée national du Port-au-Prince pour les jeunes garçons, et un pensionnat pour les jeunes filles. — Ses vues à l’égard de l’instruction publique. — Des Quakers américains viennent au Port-au-Prince où ils prêchent la doctrine évangélique. 
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et leurs suppleans. — Le 22 avril, il ouvre la session législative. — Sou discours en cette occasion, et discours du Président de la Chambre des représentans. — Réflexions sur les paroles prononcées par l’un et l’autre. — Élection de six sénateurs. —Motifs du Sénat qui refuse d’admettre le sénateur Larose. — Correspondance à ce sujet, entre le Sénat et le Président d’Haïti. — Le sénateur Larose est admis. — La Chambre rend 18 lois dans cette session, qui est prolongée d’un mois par le Président d’Haïti. — Adresse de la Chambre au peuple, rendant compte de ses travaux. — Réflexions diverses sur ces actes. — Prospectus et organisation du Lycée national du Port-au-Prince. — Édit de Christophe sur la vente des biens du domaine public dans le Nord et l’Artibonite. — Réflexions à ce sujet. — La foudre fait sauter une poudrière au Port-au-Prince. — Jean Marassa fait sauter celle du fort Bizoton et meurt volontairement dans l’explosion. — Installation du Tribunal de Cassation par le Grand Juge. — Capture d’un bâtiment négrier au Cap, ayant à son bord 145 Africains qui deviennent Haïtiens. — Christophe refuse d’admettre un agent commercial des États-Unis. — Approbation de sa conduite. — Un navire haïtien est admis a la Nouvelle-Orléans. — Des navires français arrivent au Port-au-Prince, ayant des Haïtiens à leur bord. — Arrêt de la Cour royale de Bordeaux, sur une contestation entre Dravermann et Hoog, capitaine d’un navire russe venu au Port-au-Prince. 263


Situation rassurante de la République, a l’intérieur et a l’extérieur. — Embarras financiers : soucis qu’ils occasionnent a Pétion. — Paroles amères qui lui sont attribuées. — Assertion d’Ingiuac a ce sujet et concernant le général Boyer. — Examen des moiifs qu’a eus Inginaca son égard. — Voyage du général Borgella au Port-au-Prince et son but : accueil qu’il reçoit de Pétion. — Particularités relatives au général Boyer. — Faits d’un officier du 15e régiment : indulgence de Pétion envers lui. — Examen des causes physiques et morales qui ont pu contribuer à la maladie et à la mort de Pétion. — Ce que l’on a cru généralement a cette époque. — Lettres du général Boyer au général Lys et à plusieurs autres, sur la gravité de la maladie, et les mandant au Port-au-Prince. — Pétion gracie, avant de mourir, un soldat du 14e régiment condamné a la peine de mort. — Il meurt le 29 mars. — Lamentations de la population de la capitale, sympathie des Étrangers : particularités touchantes a cette occasion. — Préparatifs ordonnés pour les funérailles du Président d’Haïti. — Cérémonies religieuses dans toute la République. — Éloges funèbres prononcés au Port-au-Prince et aux Cayes. — Parallèle de TOUSSAINT LOUVERTURE et d’ALEXANDRE PÉTION. 301


Le général Jean-Pierre Boyer est élu Président d’Haïti : particularités relatives a cette élection. — Il prête son serment par-devant le Sénat, et publie une proclamation au peuple et a l’armée. — Il ordonne l’élargissement de certains détenus et une revue de solde a l’armée entière. — Il ouvre la session législative. — Ordre du jour sur l’inspection des armes des troupes. — Missions envoyées a la Jamaïque et a Santo-Domingo. — Loi portant reconnaissance des services rendus a la patrie par Alexandre Pétion. — Lois sur divers autres objets. — La Chambre des représentans décharge le Secrétaire d’État de la gestion des finances, de 1811 a 1817. — Christophe vient a Saint-Marc et envoie des députés au Port-au-Prince. — Capture d’un navire de traite ayant à son bord 171 Africains qui sont libérés et deviennent Haïtiens. — Félix Darfonr arrive au Port-au-Prince : il est accueilli généreusement par le président qui lui permet de publier un journal. — Boyer va visiter les lignes de Trianon et l’arrondissement de Jacmel. — La foudre fait sauter la salle d’artifice de la citadelle Henry. — Formation d’une commission pour préparer le Code civil haïtien. — Tournée du président dans le département du Sud : il y prend la résolution de mettre fin a l’insurrection de la Grande-Anse. — Affreux matricide commis au Port-au-Prince. — Introduction du culte Wesléyen a Haïti. — Services funèbres particuliers en mémoire de Pétion. 555


Proclamation de Boyer aux citoyens du Sud, annonçant la campagne contre les insurgés de la Grande-Anse. — Plan de celte campagne conçue par Pétion. — Les généraux Borgella, Francisque et Lys sont nommés pour l’exécuter. — Mort du grand juge Sabourin. — Ouverture de la session législative. — Instruction du président aux divers généraux employés dans la Grande-Anse. — La campagne s’ouvre le 1" février : premières opérations des troupes. — Modification ordonnée au plan de la campagne : marche générale sur le Grand-Doco de Goman, laquelle anéantit l’insurrection dès le 1e juillet. — Mort du général Vaval, à Aquin : le général Borgella est nommé pour ly remplacer. — Le général Nicolas Louis remplace ce dernier dans la Grande-Anse. — Divers ordres du jour du Président d’Haïti, a propos de l’insurrection. — Il nomme le juge Fresnel a la charge de grand juge. — Diverses lois rendues dans la session législative. — Divers arrêtés du Président d’Haïti. — Portraits de Henri Grégoire placés aux palais du Sénat et de la présidence. — Boyer se rend dans le Sud où il est accueilli avec enthousiasme. — Proclamation qu’il publie pour annoncer la pacification de la Grande-Anse : mort présumable de Goman. — Le président retourne et est accueilli au Port-au-Prince. — Les commerçans nationaux de cette ville lui présentent un mémoire avec des considérations sur le commerce et l’agriculture. — Ce qu’il ordonne au Grand Juge. — Ses instructions aux commandans d’arrondissement et a ceux de place. — Session législative et lois rendues en 1820. — L’amiral anglais Sir Home Popham arrive au Port-au-Prince et propose a Boyer de faire la paix avec Christophe. — Le président s’y refuse. — L’amiral se rend au Cap d’où il écrit au président et lui envoie un projet de traité qui est encore repoussé. — Réflexions a ce sujet. — Prévarication de Cator, trésorier aux Cayes. — Incendie au Port-au-Prince : actes de Boyer a cette occasion. — Règlement sur les conseils d’administration dans les corps de troupes. — Ouragan au Port-au-Prince. — Le 15 août, Christophe est frappé d’apoplexie dans l’église de Limonade. 589


H. Christophe ordonne de nouveaux travaux de défense à Saint-Marc. — Au Cap, ses généraux conspirent contre lui. — Insurrection de la garnison de Saint-Marc. — Elle se soumet a la République en envoyant une députation au Port-au-Prince. — Boyer envoie des généraux et des troupes a Saint-Marc, et ordonne la réunion des autres régimens à la capitale. — Christophe envoie des forces contre Saint-Marc : cette place résiste. — Il veut envoyer les troupes du Cap contre elle. — Le général Richard les soulève : les populations du Nord participent au mouvement. — Pillage et dévastation des châteaux royaux, etc. — Christophe veut aller réprimer l’insurrection : sa paralysie l’en empêche. — Il envoie sa garde sous les ordres de Joachim Deschamps : elle fait défection en faveur des insurgés. — En apprenant cette nouvelle, Christophe se suicide. — Pillage et dévastation du palais de Sans-Souci. — Madame Christophe et ses filles., assistées de Dupuy et Prézeau, font porter le cadavre à la citadelle Henry et y vont l’enterrer. — assassinat des deux fils de Christophe et de six autres individus. — Appréciations sur son gouvernement, son administration, son caractère et sa conduite en tous les temps. 437


Mesures militaires que prend le Président d’Haïti. — II se rend à Saint-Marc où l’armée de la République est réunie. — Sa proclamation au peuple et a l’armée de l’Artibonite et du Nord. — Son ordre du jour annonçant la mort de Henry Christophe. — Les généraux du Cap lui expédient des députés : il les renvoie avec des aides de camp porteurs d’une dépêche qui les invite a se réunir a la République. — Marche de l’armée sur le Nord. — Soumission des Conaïves. — Boyer s’y rend avec une faible escorte et trouve les troupes mutinées : elles lui obéissent. — Il écrit au Sénat et lui rend compte de ses opérations. — Il se rend a Pongaudin pour y attendre l’armée. — Lettre qu’il y reçoit des généraux du Cap qui l’invitent a retourner au Port-au-Prince. — Sa réponse. — Ces généraux se soumettent avant de la recevoir, et proclament la Réunion du Nord » la République. — Boyer en informe le Sénat et poursuit sa marche sur le Cap. — Il y fait son entrée en l’appelant Cap-Haïtien. — Il y publie une proclamation et la constitution de la République, en ordonnant l’oubli du passé. — Il protège les familles de Christophe et de J.-J. Dessalines, et laisse en fonction l’officier qui a fait mourir son frère par ordre du premier. — Il organise l’administration militaire, judiciaire et civile, dans le Nord et l’Artibonite, et fait transporter au Port-au-Prince les fonds trouvés à la citadelle. — Mort du général Lys. — Boyer délivre les dons nationaux aux officiers de tous grades, et des concessions de terrain aux vieux soldats qu’il congédie. — 11 fait donner aux cultivateurs le quart des denrées récollées sur les habitations de Christophe, ouvre le Port-de-Paix au commerce étranger, fait planter l’arbre de la Liberté dans les communes. — L’amiral français Duperré vient avec deux frégates en vue du Cap-Haïtien, et échange des lettres avec le Président d’Haïti. — Le président fait une tournée dans tout le Nord, en informe le Sénat, quitte le Cap-Haïtien et retourne a la capitale, où il adresse au Sénat des copies de sa correspondance avec les généraux du Nord. — Résumé de la troisième Epoque. 468


FIN DE LA TABLE DES MATIÈRES DU TOME HUITIÈME.