Dictionnaire français-breton de Le Gonidec/Texte entier

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Dictionnaire français-breton de Le Gonidec, enrichi d’additions et d’un Essai sur l’histoire de la langue bretonne
L. Prud’homme (1p. titre-836).

DICTIONNAIRE

FRANÇAIS-BRETON

DE LE GONIDEC,

ENRICHI

D’ADDITIONS ET D’UN ESSAI SUR L’HISTOIRE DE LA LANGUE BRETONNE,

Par Th. HERSART DE LA VILLEMARQUÉ.




SAINT-BRIEUC,

L. PRUD’HOMME, IMPRIMEUR-LIBRAIRE-ÉDITEUR.

1847.

AVERTISSEMENT DE L’ÉDITEUR.


Si l’ouvrage que nous publions aujourd’hui était moins impatiemment attendu et d’un auteur moins illustre, nous le recommanderions peut-être aux suffrages du public, mais le nom de Le Gonidec est pour lui le meilleur éloge. On sait déjà, par les juges les plus compétents, qu’aucun Dictionnaire français-breton n’en approche pour l’exactitude, l’ordre, la méthode et l’utilité qu’on en peut tirer, et que l’auteur fait loi dans la langue bretonne, comme le Dictionnaire de l’Académie fait autorité dans la langue française.

Aux personnes, aujourd’hui nombreuses en Bretagne, qui désirent écrire et parler purement leur idiome national, qui l’apprécient et qui l’honorent, il offrira chaque mot de cet idiome, avec sa définition exacte, ses différentes acceptions, son orthographe naturelle et des exemples.

A ceux qui voudront apprendre le breton, il fera trouver, a côté l’un de l’autre, les mots correspondants de la langue qu’ils savent et de celle dont la connaissance leur serait utile ou agréable, avec la prononciation figurée au moyen de signes simples bien convenus et d’accents indiquant la valeur des sons aussi exactement qu’elle est indiquée dans les Dictionnaires latins ou les Gradus ad Parnassum. L’ouvrage eût beaucoup gagné sans doute à être publié par l’auteur lui-même, qui devait l’augmenter d’un grand nombre de mots, et l’enrichir d’une préface ; mais la mort a prévenu Le Gonidec, et plutôt que de laisser son œuvre incomplète, un de ses amis et de ses élèves, M. Th. Hersart de la Villemarqué, dont l’éloge serait ici moins inconvenant que superflu, a bien voulu se charger d’ajouter les mots omis, qui sont distingués du travail original par les initiales de son nom. De plus, il y a joint, sous forme d’introduction, un Essai sur l’histoire de la langue bretonne, et a pris la peine de surveiller l’impression de l’ouvrage entier et d’en revoir les épreuves.

Quel que soit le soin qu’on y ait apporté, nous ne pouvons nous flatter de n’avoir laissé passer aucune faute : elles sont pour ainsi dire inévitables dans un ouvrage de cette nature et d’une aussi grande étendue ; un errata corrigera les plus graves, et nous prions le lecteur de vouloir bien corriger les autres. Mais ce que nous osons affirmer, c’est que nous n’avons rien négligé pour mériter les suffrages des Bretons, en leur présentant une édition digne d’eux, digne de notre langue et du savant philologue auquel nous

avons voulu, nous aussi, élever un monument.

ESSAI SUR L’HISTOIRE DE LA LANGUE BRETONNE.


L’étranger qui voyage en France s’étonne, à mesure qu’il s’avance vers la mer, à l’ouest, d’entendre parler une langue différente de celle du reste du pays, et n’offrant même avec elle aucune espèce d’analogie. Les villes de la péninsule armoricaine, comprises dans les trois départements du Morbihan, du Finistère et des Côtes-du-Nord, lui présentent bien, à l’accent près, la même langue que toutes les autres villes qu’il a traversées, mais les campagnes cessent d’être françaises. S’il passe la mer et va en Angleterre, il est témoin d’un phénomène bien plus extraordinaire encore : ici, ce n’est plus seulement une province dont les habitants ne parlent pas la langue nationale, ce sont trois grandes divisions du pays, savoir : la principauté de Galles, l’Irlande et la Haute-Ecosse ; et, chose singulière, les populations qui les forment, étrangères par l’idiome à la masse du peuple anglais, s’entendent entre elles quoique séparées, et peuvent comprendre à la rigueur les habitants de la péninsule armoricaine.

La science philologique et historique a cherché la cause de ce fait curieux, et elle a trouvé que les Bretons de France, les Gallois, les Irlandais et les montagnards de l’Ecosse, appartiennent de plus ou moins près à une même famille primitive, dont chaque rameau parlait un dialecte d’une langue commune, qui, à travers les siècles et avec des variations inévitables, est arrivée jusqu’à nous. On peut même écrire l’histoire de cette langue, depuis les premiers siècles de l’ère chrétienne ; assez de monuments littéraires authentiques nous restent pour la faire ; mais, en remontant plus haut, la tâche devient difficile, faute de textes originaux : elle n’est pourtant pas impossible, et nous la tenterons par le moyen que nous indiquerons tout à l’heure ; puis, après avoir cherché quels étaient les caractères de la langue que parlaient les ancêtres des Bretons de Galles et d’Armorique, et des Gaëls d’Irlande et d’Ecosse nous nous arrêterons à l’histoire particulière de la langue bretonne armoricaine, qui fait l’objet de ce travail. Il se divise en quatre époques : la première, concernant les origines, embrasse les temps obscurs antérieurs au christianisme, et va jusqu’au ve siècle de notre ère ; la seconde s’étend du ve siècle au xiie ; la troisième s’arrête à la fin du xve siècle ; la quatrième comprend les trois derniers siècles et le nôtre.

PREMIERE ÉPOQUE. — ORIGINES.

Il y a longtemps qu’un des philosophes les plus illustres du xviie siècle a proposé à l’examen de l’Europe savante, le sujet qui va nous occuper dans ces prolégomènes. « Pour se faire une idée exacte, disait Leibnitz, des anciens dialectes de la Gaule et de l’île de Bretagne, il faut étudier les langues bretonne, galloise, écossaise et irlandaise qui en sont des débris.» D’où vient que cette importante question n’a pas encore été traitée comme Leibnitz le demandait, et comme elle le mérite ? Sans doute, de ce que les principes de critique qui servent à l’étude comparée des langues, n’avaient pas encore été solidement et scientifiquement établis. Grâce à ces principes désormais fondés par les admirables travaux de MM. Grimm, Bopp, de Humbold, et surtout de notre compatriote M. Eugène Burnouf, nous pouvons explorer moins aventureusement le ténébreux domaine des idiomes vulgairement appelés celtiques.

Nous aurons à les examiner sous le double rapport du vocabulaire et de la grammaire.

A défaut de textes antérieurs à l’ère chrétienne, nous avons d’abord les mots cités comme celtiques par les anciens, ensuite les vieux noms de lieux, de peuples et de personnes de la Gaule et de l’île de Bretagne, qu’on peut regarder comme une suite de monuments historiques qui parlent d’eux-mêmes ; enfin, les dictionnaires et grammaires des Bretons-armoricains et gallois, d’une part ; de l’autre, ceux des Gaëls d’Irlande et de la Haute-Ecosse. Or, les locutions gauloises données par les écrivains de l’antiquité, ainsi que plusieurs des dénominations primitives de la Gaule et de l’île de Bretagne, s’expliquent par les dialectes celtiques de cette île et du continent, et, en rapprochant et comparant les vocabulaires actuels de notre Bretagne française, du pays de Galles, de l’Ecosse et de l’Irlande, on voit qu’ils offrent une telle multitude de mots semblables exprimant la même idée, qu’on pourrait, à l’aide des dictionnaires bretons et gaéls composer un vocabulaire dont chaque expression appartiendrait à chacun des idiomes celtiques en particulier et à tous en général [1]. Quant à leurs grammaires, elles présentent les mêmes caractères fondamentaux, et il ne serait pas difficile assurément d’en écrire une commune à toutes les branches de la famille celtique [2]. C’est ce qu’il s’agit de prouver.

Procédant naturellement du connu à l’inconnu, je dois examiner d’abord les mots gaulois cités et traduits par les écrivains de l’antiquité. La liste est longue, j’en ai compté sept cents qui se retrouvent dans les quatre dialectes celtiques modernes. Ils montrent jusqu’à l’évidence que l’ancienne lexicographie des peuples celtes, du moins pour les termes usuels, ne différait pas essentiellement de leur lexicographie actuelle. La plupart des dénominations que les peuples n’empruntent pas, et dont se servaient les premiers habitants des Gaules et de l’île de Bretagne, sont encore en usage parmi leurs descendants d’Irlande, d’Ecosse, de Galles et d’Armorique. Ainsi je retrouve dans la langue de ces derniers les noms que leurs ancêtres donnaient aux animaux indigènes : marc’h le cheval [3] ; tarv, le taureau, et garan, la grue [4] ; alaoud, l’alouette [5]. J’y retrouve sous leur nom actuel tous les arbres, toutes les plantes du sol : derô, le chêne [6] ; bedou le bouleau [7] ; gwern, l’aulne [8] ; rad, la fougère [9] ; pempedul, la quintefeuille [10] ; les instruments de guerre ou autres dont les Gaulois faisaient usage : spar, la lance [11] ; kateïa, le couteau de combat [12] ; matarc’h, le javelot [13] ; trifenn, le dard ou fer à trois têtes [14], et isarn, le fer lui-même [15] ; tach, l’épieu armé d’un clou [16] ; petorrod le char à quatre roues [17] ; beg le crochet [18] ; gwinmeled, la vrille [19] ; triped, le trépied [20] ; chroth, la rotte ou la lyre [21] ; leurs mets favoris et leurs boissons : bresk, leq gâteau de miel ou craquelin [22] ; bras, le grain moulu [23] ; kurv, la cervoise [24] ; zist, le cidre [25] ; les différentes parties de leurs vêtements : brag, la culotte [26] ; saé, le savon ou jupon [27] ; lenn, le manteau [28] ; les couleurs dont ils se peignaient le corps et particulièrement le glâz ou la couleur bleue [29] ; tout ce qui entrait dans la construction de leurs demeures : kraeg, les pierres [30] ; didoron, les tuiles longues de deux palmes [31] ; barrenn, le verrou qui fermait la porte de leurs maisons, et argel l’habitation elle-même [32] ; les principaux membres ou les organes du corps : penn, la tête [33] ; bek, la bouche [34] ; doron ou dorn, la main [35] ; garr, la jambe [36] ; les différents offices de l’homme dans la société, depuis l’éporédia ou dresseur de poulains [37] et la trimarc’hésia ou triple cavalerie [38], jusqu’aux ministres du sanctuaire : Barz, le barde ou chanteur du temple [39] ; drouiz, le prêtre ou homme du chêne [40], aussi appelé bélek, nom qui se rattachait à celui du dieu Bel, dont il était le ministre, et qui, par un phénomène assez étrange, est encore celui des prêtres chrétiens, chez les nations celtiques [41] ; enfin, les dénominations particulières de la divinité elle-même : taraniz, le tonnerre ; kernunos, le cornu ; grianuz, le brûlant, euzuz, l’effroyable, et Diw, Dieu, son nom général [42].

Voilà plus de preuves qu’il n’en faut, je pense, pour soutenir ma thèse ; j’en pourrais produire beaucoup d’autres ; celle, par exemple, si décisive des nombres, désignés autrefois de même qu’aujourd’hui : div ou diou, f., deux ; tri, m., trois ; pétor ou péder f., quatre ; pemp, cinq [43], etc. Mais je ne puis résister au désir de citer la suivante, aussi curieuse qu’historique. « César combattant en Gaules, dit Servius, fut enlevé par l’ennemi. Comme celui-ci l’emportait tout armé sur son cheval, arriva un autre Gaulois qui, le reconnaissant, s’écria, avec un geste de mépris : Cecos Cæsar, ce qui, dans la langue des Gaulois, signifie : lâchez César, et effectivement il fut relâché. C’est César lui-même qui raconte cette anecdote dans ses Ephémérides, en s’applaudissant de son bonheur [44]. « Vraie eu fausse, elle prouve qu’au témoignage des Romains, le mot cecos signifiait lâchez, en langue gauloise. Hé bien ! il a la même signification en gaél d’Irlande et d’Ecosse et en breton-gallois [45].

Si, après avoir cherché et retrouvé, dans ces différents dialectes, les mots cités comme celtiques par les écrivains anciens, et interprétés par eux de la manière qu’ils le sont encore, nous dressons la liste des anciens noms de lieux, de peuples, et d’individus que l’histoire ou la géographie de la Gaule ou de File de Bretagne nous ont transmis, essayant de les interpréter nous-même, cette étude nous donnera un résultat semblable : ils présentent en effet pour la plupart, des radicaux communs aux quatre dialectes celtiques modernes. Une pareille appréciation a ses dangers, je le sais : nous n’avons plus l’histoire pour guide, comme tout à l’heure ; nous quittons un terrain solide pour entrer dans le champ mouvant des conjectures, et les extravagances des érudits qui nous ont précédé, ont singulièrement discrédité l’instrument dont nous devons faire usage ; ce sera pour nous une raison de nous en servir avec la plus grande prudence, et de ne produire que des inductions incontestables. Les moins douteuses, ce me semble, peuvent être tirées de tous les noms anciens où l’on rencontre les racines, dun et hré, montagne ; penn, pic, sommet, éminence ; komb, vallée ; glenn, vallon ; mag, plaine ; luc’h ou louc’h, marais ; man et men, pierres ; kraeg, roche ; kar, ville ; dour, eau ; lenn, lac ; aven, aon, an ou on, rivière ; môr, mer, qui appartiennent, plus ou moins modifiées, aux quatre dialectes celtiques. Tels sont Uxellodunum, la haute montagne [46] ; Brannodunum, la montagne des corbeaux [47] ; Camulodunum, le mont de Camulus ou de Mars ; Moridunum, le mont de la mer [48], d’où les dunes, Verdun, Issoudun et Dun-le-Palletau ; Bremenium, la montagne des pierres [49] ; Alpes-Penninœ, les blancs sommets [50], d’où Penne (Aveyron, Lot, Lot-et-Garonne et Tarn) ; Cambonum, la vallée de l’eau [51], d’où Cambon (Loire-Inférieure, Aveyron et Tarn) et Comps (Ille-et-Vilaine, Seine-et-Marne, Allier, Ardèche, Creuse, Drôme, Gard et Gironde) ; Glenum, le vallon [52], d’où la Glène (Aveyron), Glenan (Finistère), Glenac (Morbihan et Cantal), Glenic (Creuse), Glenet (Deux-Sèvres), Glenus (Aisne), Glenons (Vienne), Gleni (Corrèze), et plusieurs autres localités soit de France, soit d’Angleterre.

Tels sont encore Carentomagun, la plaine des amis [53] ; Lutetia ou Lucotetia, la bourgade du marais ou des marais (a) ; Mangunium, la pierre polie (3) ; Alpes-graiae, les roches blanches (4) ; Carilocus, la ville au coq (5) ; Carpentorax, la ville aux maisons entassées (6). Tels encore la rade d’Aliocannus, ou au sable de couleur blanche (7) ; Darovernum et Vernodubrum, l’eau des aulnes (8) ; Lendunum, le lac profond [54] ; Avenio, les eaux [55] ; Redanus ou Rodanus l’eau courante ou l’eau rapide (i i) ; Garunna, l’eau impétueuse (12) ; Morbihum (pour Morbihan), petite mer ou mare conclusum, ancien nom d’un golfe de l’île de Bretagne, d’où celui d’un de nos départements de France ; Moricambus, vallée de la mer (i3).

Ces mots et tous ceux qui ont les mêmes racines se décomposent et s’expliquent naturellement et sans effort à l’aide des dialectes celtiques vivants.

Il en est de même des noms de peuples ou d’individus soit de l’île de Bretagne, soit du continent gaulois : ceux des Gangani ou (hommes) tout blancs, plus tard appelés Venètes, les blancs (i 4) ; des Armorici ou Arvorici, les hommes de mer (i5) ; des Brigantes ou montagnards (16), dont le nom était commun aux habitants de l’Ecosse et à ceux de Brigantium, on Gaule ; des Caleti ou hommes durs, aussi nommés Ancaleti (17) ; des Caticuchlani ou guerriers illustres (18) ; des Edui ou possesseurs de blé ; des Segalauni ou mangeurs de seigle (19). Tous ces noms ne sont-ils pas de purs mots celtiques intraduisibles par toute autre langue ; comme encore les noms de Caractacus, le guerrier aimable [56] ; Carvilius, l’ami

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[61] du pouvoir [62] ; Casuallonus le chef tout plein de haine [63] ; Manduhradus, l’homme de la noire trahison [64], et l’on sait effectivement que le chef de ce nom trahit ses compatriotes dans une circonstance mémorable, en passant à l’ennemi. Galgacas, le bègue [65] ; Brittomarus, le grand breton [66] ; Virdumarus, le grand homme noir [67] ; Colins, le vieux [68] ; Louernius, le renard [69] ; Bathanat, le fils du sanglier [70] ; Brennus, enfin, le chef, le prince, le roi [71], et mille autres que je pourrais citer, s’il n’était périlleux de se livrer sans réserve à des noms propres dont plusieurs, en passant dans les langues étrangères, ont sans doute été altérés. Nous en pouvons juger par les altérations que subissent, dans les rapports de nos généraux d’Afrique, les nomenclatures arabes.

Maintenant, en étudiant la manière dont sont composés les mots gaulois que nous venons de citer, on verra qu’elle est commune aux quatre dialectes celtiques modernes. Ce fait est d’une grande importance : retrouver dans un de ces dialectes seulement plusieurs des mots en question, de ces mots qu’on n’emprunte pas et qui constituent le corps des langues, serait remarquable à coup sûr ; qu’est-ce donc quand nous les retrouvons dans deux, dans trois et souvent dans les quatre à la fois ? qu’est-ce surtout quand les expressions reconnues comme appartenant à l’ancienne langue celtique, offrent une organisation grammaticale qu’on dirait résulter des lois de la langue celtique moderne ? Ne s’ensuit-il pas que la mère et la fille n’ont qu’une grammaire générale, comme elles n’ont toutes deux, quant au fond, qu’un seul vocabulaire ? On ne nous demandera pas sans doute de reconstituer cette grammaire générale à l’aide des débris parvenus jusqu’à nous ; on le sent, ils sont insuffisants : nous devons seulement indiquer les éléments grammaticaux qu’ils contiennent, et montrer qu’ils existent encore dans les langues bretonne et gaële. Le premier que j’en vois sortir est le caractère qui sert à distinguer l’individu ou l’espèce, c’est-à-dire, l’article défini ; il y existe sous ses deux principales formes modernes, ann et ar, communes au breton d’Armorique et à la langue gaële[72]. Voici ensuite la terminaison io, o ou au, selon qu’on l’écrit suivant les Bretons de Galles ou les Bretons de France, qui marque communément le pluriel dans la déclinaison celtique actuelle la plus ordinaire[73] ; et puis les prépositions os ou euz o ou oc’h, signes caractéristiques du génitif singulier (i). J’y remarque encore plusieurs prépositions et adverbes très en usage, tels que gwall ou wall, grandement (2) ; atô ou atu, toujours (3) ; mât, bien, etc. (4) J’y trouve la preuve que le genre de la plupart des mots celtiques n’a pas changé (5). Je constate aussi entre autres règles actuelles pour les substantifs, celle qui les place au singulier après les noms de nombre cardinaux (6). Je note enfin plusieurs temps et personnes des verbes d’aujourd’hui : tarc’h, il frappe ; réd, il court ; cecos, lâchez ; hanat ou ganet, engendré ; le présent, l’impératif, le passé (7). Mais ce qui me paraît surtout remarquable, c’est l’observation d’une loi fondamentale de la langue celtique parlée, qui veut la permutation de certaines consonnes d’après certaines règles. Cette loi est si importante, que sa violation entraînerait le bouleversement de la grammaire, comme la fidélité à la suivre maintient la syntaxe celtique ; elle n’a pas, en effet, uniquement pour but de flatter l’ouïe par des sons harmonieux, elle est faite pour indiquer les genres, le rapport des mots entre eux, et former les liens du discours. L’exemple suivant que je donne pour les personnes peu familiarisées avec les langues dont je parle, permettra de l’apprécier. Si le mot français pied appartenait à ces langues, sa lettre initiale p, en vertu des règles de permutation, devrait se changer en douce pour le masculin et en forte pour le féminin, ou autrement en b, dans le cas où il s’agirait du pied d’un homme, et en f, de celui d’une femme, de sorte qu’on dirait pour le masculin, son bied, et, pour le féminin, son fied ; en supposant encore que les mots mère et bénie fussent bretons ou gaëls, on dirait une mère vénie : le changement du b en v indiquerait seul le rapport de l’adjectif et du nom. Ainsi des autres consonnes muables, dont on peut voir le tableau dans toutes les grammaires celtiques modernes.

Qu’on juge de l’importance des règles qui gouvernent ces consonnes et de l’obscurité que leur violation jetterait sur le sens du discours ! Hé bien, comme je viens de le dire, les débris conservés de l’ancienne langue celtique, nous les montrent aussi scrupuleusement observées qu’aujourd’hui : ils nous offrent les mêmes permutations de consonnes faites en vertu des mêmes lois ; et, pour n’en citer que quelques-unes, les changements de B en V (8), de K ou du C dur en G et en C’H (χ) (9), de G en H ou en C’H(io), de GW en W (11), de M en V (12), de P en F (i3), etc. Y

[74] a-t-il rien de semblable en aucune autre langue de l’Europe, et peut-on trouver entre des idiomes un lien de parenté plus étroit et plus fort ?

La comparaison des grammaires et des vocabulaires bretons et gaëls, en fait découvrir de nouveaux, et achève la démonstration : il est bien évident que toutes les expressions, que toutes les formes grammaticales communes au gaël-irandais ou écossais, et au breton de Galles ou d’Armorique, appartiennent à l’ancienne langue celtique, et, qu’en réunissant leurs traits communs, on retrouvera ce qui faisait le fond de cette langue.

Quand j’ouvre les vocabulaires bretons et gaëls, je suis étonné du grand nombre d’expressions semblables employées par eux, pour reproduire l’ordre de la création : ils s’accordent d’une manière remarquable dans les noms qu’ils donnent au ciel, au soleil, à la terre, aux productions du sol, à l’air, au jour, à la nuit, aux oiseaux, aux animaux terrestres et aux poissons des mers (i). Les différentes parties de la durée ne sont pas désignées d’une façon moins identique ; chacune de ses divisions, le moment fugitif, l’heure, le jour, la semaine, le mois, l’année, le siècle, l’âge, enfin le temps en général a son expression particulière, la même dans les quatre dialectes celtiques (2).

Ils représentent aussi Tordre de la société, avec les mêmes termes ; et l’identité de ces termes, pour le dire en passant, ne prouve pas seulement l’analogie du langage des nations celtiques ; elle prouve de plus celle de leur civilisation, car le vocabulaire d’une langue donne une idée parfaitement exacte de ce que possèdent en ce genre les peuples qui parlent cette langue, et de tout ce qui leur manque. S’ils ont le mot, c’est qu’ils ont la chose signifiée, et l’absence de l’un constate celle de l’autre. Parmi les éléments sociaux révélés par la langue celtique, je distingue très-clairement l’état des personnes, les liens de famille, les degrés de parenté, la constitution de la nation ; les idées de territoire et de propriété ; les notions de droit, de justice, de loi, de jugement, en un mot de tout ce qui appartient à la magistrature [75].

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Cette observation s’applique à la nomenclature des choses invisibles ; chacun des rameaux de la race celtique a fait le même effort pour exprimer la nature de l’âme, pour rendre les sentiments dont elle est agitée, ou les opérations qu’elle produit, et ses actes essentiels sont désignés par des mots communs à la race entière (i).

Enfin, leur rapprochement fait ressortir l’identité des racines gaëles et bretonnes des verbes les plus usuels, comme les auxiliaires, et ceux qui expriment l’idée de génération, de naissance, de vie, de mort, de vue, d’ouïe, de langage, de chant, de goût (2).

La comparaison achève d’être concluante, quand on arrive aux formes grammaticales, dont je n’ai pu toucher qu’un mot précédemment, et dont je vais achever de montrer l’analogie, à l’aide des grammaires gaëles et bretonnes. Je n’ai pourtant pas le loisir de les passer toutes en revue, ni de revenir sur celles que j’ai examinées en courant, quoique je dusse trouver de nouvelles lumières dans un examen plus approfondi d’un grand nombre d’entre elles, par exemple, des prépositions suppléant aux différents cas obliques des déclinaisons (3), ou indiquant la direction (4), les rapports de position (5), de concomitance,

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[83] etc. (i) ; je me bornerai, pour abréger, aux éléments grammaticaux les plus essentiels, à ceux du verbe. Comparer ces éléments entre eux dans les quatre dialectes, et résumer les lois communes suivant lesquelles ils se combinent, sera caractériser suffisamment la langue celtique dans sa grammaire, et en faire connaître la nature intime.

Si nous décomposons le verbe celtique des dialectes bretons et gaëls, nous y trouvons trois éléments fondamentaux : la personne qui agit, V action qu’elle fait, et le temps où elle la fait. La racine même du verbe indique l’action ; l’élément du temps est marqué par une certaine caractéristique que nous indiquerons tout à l’heure, laquelle varie avec lui ; celui de la personne est marqué par le pronom, tantôt faisant corps avec les éléments de l’action et du temps qu’il suit, tantôt séparé et distinct. Les verbes celtiques ont donc deux formes de conjugaison, l’une que les grammairiens bretons nomment personnelle, où les désinences seules indiquent la personne, l’autre qu’ils appellent impersonnelle, où le pronom n’est pas uni au verbe.

Etudions ces éléments divers. Les pronoms qui concernent la personne sont différents, selon qu’ils sont employés comme sujets des verbes ou affixes, et comme régimes ou suffixes ; dans le premier cas, leur caractéristique est pour la première personne du singulier m, pour la seconde t, pour la troisième h ; au pluriel, pour la première personne n, pour la seconde c’h (χ) et v, pour la troisième nt (2).

Quand le pronom personnel est employé comme régime direct ou suffixe, la caractéristique de la première personne au singulier est v (permutation régulière du radical m, conservé en gaël), rendu en gallois par un v ou un f (autrefois par un m), par deux ff en breton, anciennement, et aujourd’hui par un n redoublé, qui, dans plusieurs dialectes armoricains a un son nazal très-sourd qu’on prononce à peine. La caractéristique de la seconde personne est une consonne double d’un son particulier qu’on rend en gallois par le th anglais, en breton par z et en gaël par r. Celle de la troisième manque. Au pluriel, la première personne a pour caractéristique un m, la seconde un t ou un h, la troisième un t ou un d, sa correspondante dans l’ordre des mutes précédé ou non d’un n nazal (3).

[84]

On voit que l’élément de la personne change selon chacune d’elles ; il n’en est pas de même de celui de l’action, il demeure invariable pour tous les temps du verbe. C’est à ce caractère qu’on le reconnaît, et aussi, comme je l’ai dit, parce qu’il est la racine verbale, racine placée dans les verbes conjugués au personnel devant l’élément du temps et de la personne avec lesquels il fait corps, et dans les verbes conjugués à l’impersonnel, après ce dernier élément, dont il est parfaitement distinct (i).

Au rebours de l’élément de l’action, celui du temps varie à chacun des temps principaux, le présent, le futur, le passé.

Au présent, il n’est point exprimé ; au premier futur et au futur conditionnel, il a pour caractéristique un/’, qui se place après la racine, immédiatement avant l’élément de la pereoune (2) ; au passé, sa caractéristique est s Çiw z précédée de la voyelle <z, i on ai {Vè français ou W grec) (3). Des deux modes qui complètent les éléments essentiels de la conjugaison régulière, savoir, l’impératif et l’infinitif, le premier n’a besoin d’aucune observation : il est, comme le présent, composé de la racine simple, clément de l’action, et de l’élément de la personne qui manque toutefois à la première du singulier (4). Quant à l’infinitif, sa terminaison la plus usuelle est al ou et et an, qu’on ajoute à la racine du verbe ; l’élément de la personne, bien entendu, n’est pas indiqué (5) ; celui du temps, au présent, au futur et au passé, est marqué par des prépositions et particules qu’on place devant la racine du verbe, et qui sont à peu près les mêmes pour tous les dialectes celtiques (6).

Jusqu’ici, en traitant du rapport de l’action avec la personne, comme objet ou sujet, nous n’avons parlé que du rapport désigné par la voix active, dont l’élément n’a pas besoin d’être exprimé et ne l’est pas. Il l’est, au contraire, et doit l’être dans la voix passive, et a pour caractéristique

[85] er ou ar, et ir, qui, joints aux trois éléments constitutifs de l’actif, savoir, de l’action, du temps et de la personne, forment la voix qui nous occupe. Comme à l’actif, l’élément du temps, n’est pas indiqué au présent (i), au premier futur et au futur conditionnel, il a la même caractéristique, un f (2) ; au passé un d précédé de ea ou d’un e (3).

Mais cette forme n’est pas la seule de la conjugaison passive, le verbe peut aussi se conjuguer, entre autres manières, au moyen de l’auxiliaire être.

Il n’y a guère de conjugaison plus irrégulière que celle du verbe être ; l’élément de l’action, désigné dans toutes les autres par une racine invariable, se transforme ici ou plutôt change tout à fait, si bien qu’il a plusieurs racines différentes. Les principales sont Io bez, pour le présent, le futur, l’impératif et l’infinitif (4), qui, au passé, deviennent bo et bi (5) ; 2o is ou ez, aza ou za ou zo, azu ou azo, selon les

[86] dialectes (i), qui, au passé, se changent en boi ou voi ou (2).

Ces racines diverses, élément du temps, unies à l’élément de la personne et à l’élément de l’action, désigné par le participe passé du verbe qu’on veut conjuguer, et qu’on y joint, forment un second passif celtique très-usité (3).

Je ne pousserai pas plus loin cette investigation qui finirait par fatiguer ; je crois en avoir dit assez pour faire voir que les éléments du verbe, et l’esprit qui préside à leur combinaison, comme la plupart des éléments delà grammaire, comme le fond du vocabulaire, comme tous les mots gaulois donnés par les écrivains de l’antiquité, et les formes grammaticales qu’ils révèlent, sont les mêmes dans les deux grands rameaux des dialectes celtiques modernes, le gaël d’Ecosse ou d’Irlande, et le breton de Galles et de France. Il me semble donc constant, que ces dialectes représentent l’ancienne langue celtique sous plusieurs rapports essentiels. Si cependant je me trompais, s’il restait quelque doute dans l’esprit du lecteur, ce serait la faute non du sujet, mais de l’auteur lui-même, et j’ai la conviction, qu’un seul regard pareil à ceux dont les Burnouf et les Grimm ont éclairé les langues plus favorisées de l’orient et du nord, suffirait pour dissiper toutes les ténèbres celtiques.

SECONDE ÉPOQUE.

Maintenant que nous savons d’où viennent les dialectes nationaux d’Irlande et d’Ecosse, de Galles et d’Armorique, et que la réunion de leurs traits communs nous a fait retrouver la langue celtique, telle qu’elle était probablement au fond, lors de la division des peuples gaëls et bretons, nous allons étudier à part un des rameaux de ce vieux tronc, dont les premières fleurs ont été cueillies par nos ancêtres les Gaulois, et dont les Bretons de France cueillent aujourd’hui les dernières : je veux dire l’idiome des paysans de l’Armorique. Avec lui commence l’âge historique des langues primitives de la Gaule. C’est pour nous une raison

[87] d’appeler l’histoire à l’aide des considérations philologiques, dans lesquelles nous entrons. Aussi bien, il est difficile de juger d’une langue, sans connaître les destinées du peuple qui la parle.

Notre point de départ naturel dans cette double étude, est le ve siècle, époque de la division mentionnée plus haut ; notre point d’arrêt le xiie siècle. Entre ces deux dates, s’étend la période la plus brillante de la langue bretonne.

Quatre cents ans de la domination d’un peuple, qui n’imposait pas seulement son joug, mais encore sa langue aux nations vaincues (i), n’avaient pu détruire celle des habitants de l’île de Bretagne. Lorsque les Romains eurent disparu, et que, fuyant devant des conquérants nouveaux arrivés du nord, les Bretons vinrent, au v siècle, sur le continent, demander un asile aux peuples de l’Armorique, ils y trouvèrent un idiome peu différent du leur (a), en usage sur d’autres points de la Gaule au iiie siècle (3), dans lequel, à la même époque, on promulgait des fidéicommis (4), que les Gaulois illettrés parlaient au ive siècle (5), et que deux missionnaires de la Gaule, saint Germain d’Auxerre et saint Loup de Troyes, venaient d’employer pour les catéchiser, les prêcher à la ville et aux champs, combattre leurs hérésies et même haranguer et commander leurs armées (6). Ils l’y ravivèrent, l’y cultivèrent en paix, grâce à leur éloignement des grands centres de civilisation romaine^ et à l’abri de la mer, des marais et des rochers, lui donnant d’année en année une vigueur nouvelle, puisée dans leur commerce étroit avec l’île, d’où ils recevaient incessamment de nouvelles recrues de peuples de la même langue (7). Elles se succédèrent sans discontinuer du ve au viie siècle, d’un rivage à l’autre (8) ; quand elles cessèrent, le nom

[88] d’Armorique avait disparu, remplacé par celui de Bretagne. Les Bretons armoricains, occupant le pays compris entre l’océan et l’embouchure de la Loire, formaient depuis longtemps un état libre, sous une hiérarchie de chefs, de race et de langue celtique, ayant chacun son petit royaume indépendant, comme ceux de l’île, et dans lequel refleurissaient, avec l’idiome mêlé de la petite et de la grande Bretagne, les vieilles mœurs nationales fondues des deux peuples jumeaux. Cependant la langue des Bretons insulaires y dominait, si nous en croyons un historien du viiie siècle (i), grâce à leur nombre, peut-être supérieur à celui des Armoricains, et elle dut faire au siècle suivant des progrès nouveaux, favorisée plus que jamais par les chefs suprêmes de la confédération, la plupart de race bretonne. En effet, pour resserrer encore plus, s’il était possible, les liens de nationalité parmi leurs peuples, ils déposèrent les évêques de langue et de race étrangère, et donnèrent ou confirmèrent les sièges de Léon, de Cornouaille, de Tréguier, de Saint-Brieuc, de Vannes, de Dol et de Saint-Malo, à des hommes de leur nation et de leur langue {-i) ; au désir de voir leurs sujets plus unis et plus forts, se joignait certainement celui d’éloigner d’eux, par la barrière infranchissable du langage, les influences gallo-franques ; et retremper la hiérarchie ecclésiastique supérieure dans l’élément celtique, c’était y retremper en même temps le clergé inférieur, et avec lui toute la nation bretonne, sur laquelle il exerçait une triple et incalculable action, par l’enseignement, à l’égard des enfants dont il était l’instituteur, et à l’égard des pères et mères, par la confession et la prédication. L’unité de langage dont nous parlons, dura aussi longtemps que les Bretons armoricains eurent à leur tête des chefs libres et de leur propre race ; mais il était facile de deviner par où elle devait être attaquée, et quelle portion de territoire se verrait enlever un jour l’idiome national. Evidemment c’était celle où un acte du viiie siècle nous montre le dialecte gaël parfaitement distinct des dialectes bretons voisins (3), celle que sa position limitrophe exposait le plus aux influences étrangères, et qui, passant perpétuellement des Bretons aux Francs et des Francs aux Bretons, et sans cesse exposée aux incursions des uns et des autres, perdait insensiblement toute physionomie celtique, c’était les évêchés de Dol et de Saint-Malo, et toute la partie de ceux de Saint-Brieuc et de Vannes, avoisinant la Rance ou la Vilaine. Au xii siècle, on n’y parlait déjà plus celtique, et les habitants de la Bretagne étaient divisés en gallos, qui faisaient usage d’une espèce de patois roman, et en nretonnants y dont le breton était la langue nationale (4). L’invasion des Normands avait accéléré ce démembrement

[89] de l’idiome celtique : l’émigration, qui en fut la suite, l’acheva. Ses résultats furent incalculables : il faut lire les actes du temps pour bien les apprécier ; il est démontré par l’histoire que les habitants des quatre évêchés nommés plus haut, ceux du moins qui demeuraient dans le pays compris entre l’embouchure de la Loire et celle du Coesnon, d’une part, et l’embouchure de la Vilaine et celle du Leff, d’autre part, de la mer à la mer, furent exterminés ou passèrent en si grand nombre en France, que la haute Bretagne fut réduite en solitude : telle est l’expression des contemporains [90].

Et l’émigration ne fut point passagère, comme on pourrait le croire ; les incursions sans cesse renouvelées des Normands la firent durer cinquante ans ! Un demi-siècle en pays de langue étrangère ! c’était plus qu’il n’en fallait pour que les émigrés oubliassent ou du moins altérassent la leur par le mélange, et leurs fils, nés hors de la Bretagne, y rapportèrent naturellement l’idiome de France. Une partie des habitants de la Basse-Bretagne, de ceux des évêchés de Cornouaille et de Tréguier, émigrèrent aussi, à la vérité, mais ce fut dans l’île de Bretagne, parmi des peuples de même langue dont ils étaient frères, et si leur séjour loin du pays natal l’ouvrit et permit aux étrangers de l’occuper momentanément, il ne causa aucun préjudice à leur idiome national [91]. Quant aux hommes du comté de Léon, défendus par leurs chefs et leur position territoriale, ils n’abandonnèrent pas leur pays et conservèrent, avec leur liberté, les bonnes traditions du langage [92]. Telle est sans doute la cause de la supériorité reconnue de leur dialecte sur les autres ; voilà pourquoi il est le dialecte classique des Bretons. ; comme dans le nord du pays de Galles, il est plus orné, plus délicat, plus élégant, parce qu’il a été moins en rapport avec les langues étrangères [93]. C’est aussi lui que nous prendrons surtout pour sujet d’examen dans l’étude philologique que nous allons commencer.

Les monuments de la langue bretonne parvenus jusqu’à nous, qui se rapportent aux six siècles dont nous avons à nous occuper et au dialecte classique des Bretons, sont, entre autres documents :

Io Les poésies du barde Gweznou, né vers Fan 460, mort vers 520.

2o Du barde Taliésin, né vers l’an 520, mort vers 570.

3o Du barde Merzin ou Merlin, qui vivait de 530 à 600.

4o Du barde Aneurin ou saint Gildas, de 510 à 560.

5o Du barde saint Sulio ou saint Y-Sulio, qui vécut de 660 à 720.

6o Une grammaire écrite par Ghéraint, dit le Barde-Bleu, en 880.

7o Un vocabulaire de l’an 882 et des actes latin-bretons de la même époque.

8o Des dictons poétiques du xe et du xie siècles.

Ces différents documents ont tous été imprimés, à l’exception de la grammaire, d’après des manuscrits des xe, xie et xiie siècles [94] encore existants. Un paysan breton-gallois de la vallée de Myvyr, nommé Owen Jones, en a fait paraître, à ses frais, en 1801, avec un patriotisme au-dessus de tout éloge, un inappréciable recueil intitulé : Mjvjrian archaiology, dont Sharon Turner, en Angleterre et en France, M. Fauriel, et l’auteur de cet essai lui-même, s’il lui est permis de se citer après de si graves autorités, ont démontré l’authenticité [95]. Le vocabulaire a été publié par Price [96], les actes latin-bretons, par Wanley [97].

La seule énumération de ces monuments littéraires, qui ont une incontestable valeur, prouve la culture intellectuelle des Bretons à l’époque qui nous occupe. Lin peuple possédant à la fois grammaire, vocabulaire et textes poétiques, a une littérature à lui. Les chefs bretons en étaient les patrons ; les bardes attachés à leur personne, les instruments. Je vais l’étudier sous le triple rapport de l’orthographe, du dictionnaire et de la syntaxe, mais rapidement, quant à ce dernier point. Aussi bien, après ce qu’on a lu précédemment, il me reste peu de chose à dire, car si la langue bretonne parlée du ve au xiie siècle n’était pas en tout point, quant à son vocabulaire et à ses règles particulières, celle de Caractacus, du moins n’avait-elle pas varié, quant à son essence et à sa construction.

Le défaut de textes antérieurs à l’ère chrétienne m’a empêché de constater les caractères de l’ancienne orthographe celtique ; cependant les ancêtres des bretons connaissaient l’écriture, mais, comme s’ils n’eussent pas eu de signes particuliers, ils faisaient usage des lettres grecques : c’est César qui nous l’apprend [98]. Or, il est bien remarquable que nul autre alphabet au monde ne rend mieux tous les sons articulés que peut former la voix des Bretons de Galles ou de France, et des Gaëls d’Ecosse ou d’Irlande. Lui seul, par exemple, peut exprimer, à l’aide de trois caractères simples θ, δ et χ, trois sons fondamentaux de la langue celtique, savoir, celui des deux dentales aspirées de cette langue, figurées en gallois et jadis en breton par th et dh ou dd et celui de la gutturale que les Bretons et les Gallois rendent par ch ou c’h.

Mais l’invasion romaine laissa son empreinte jusque sur l’alphabet celtique, et les plus vieux manuscrits bretons connus sont écrits en caractères latins, entremêlés de lettres improprement appelées saxonnes. Cet alphabet insuffisant une fois admis, l’orthographe bretonne ne paraît guère avoir varié du ve au xiie siècle, que dans la manière de rendre les trois sons caractéristiques mentionnés plus haut, et les sons e, i et ou : nous en pouvons juger par les plus anciens monuments sur pierre ou vélin qui nous restent. En effet, la longue et curieuse inscription de Lantwit, en Galles, faite au vie siècle et qui offre un alphabet complet [99], rend par dh la dentale aspirée cT, que l’inscription du pilier d’Eliseg, monument de l’an 850 [100], rend par deux t, et elle exprime au moyen d’un seul t le son que l’auteur de la seconde inscription figure par th. De même, dans l’une, les deux lettres unies ch expriment le son guttural x ; dans l’autre, ce son est tantôt rendu par des signes semblables, mais tantôt aussi par une h non précédée, mais suivie d’un c, et tantôt par un seul h. De même encore l’inscription du vie siècle se sert indifféremment de c ou de ch devant toutes les voyelles, pour rendre le son de k, tandis que celle de 850 n’emploie jamais que le c. Enfin cette dernière se sert invariablement de l’w latin pour rendre les sons ou et i très-bref, contrairement à l’autre qui fait usage de la voyelle u et de la voyelle /, qu’elle soit brève ou longue. Quant au y et au ch de l’orthographe française, au â-, au ^, à l’a, à Xy et au tv, on ne les y rencontre pas plus que dans aucun écrit breton connu de l’an 500 à l’an 900. Au reste, le premier trouvait son équivalent dans Yi, le second dans s, le troisième et le quatrième dans le c toujours dur et ayant le son du k ; celui de Vx n’existe pas en langue celtique ; pour Vj tel qu’il existe aujourd’hui en gallois, il était représenté par un o très-bref sonnant à peu près comme Ve français dans le mot retenir, et le (p par un u simple ou deux v bien distincts.

A la fin du ixe siècle (et je m’appuie particulièrement ici sur le manuscrit du vocabulaire breton de 882 et les actes de la même époque publiés par Wanley), à la fin du ixe siècle et au xe, les livres présentent une différence, selon qu’ils sont écrits par des mains latines ou par des mains bretonnes ; dans le premier cas, le son du cT est presque toujours rendu par le d latin, quelquefois par s ; celui du k, comme précédemment par un c ; celui du ô, par th ; celui du Xj tantôt par un c unique, tantôt par ch ; celui de Vu (pu) et de Vi bref, par «et par w. jamais par w, encore inusité ; celui de Ve par / et par e, selon qu’il est ouvert ou fermé. Dans le second cas où l’orthographe commence à vouloir devenir plus méthodique, dh et quelquefois z eX. s figurent le «T. La lettre k ou plutôt une lettre saxonne approchant de sa figure, et que Price a eu le tort de confondre avec elle, tend à prendre la place du c devant toutes les voyelles et les consonnes, et ch celle du son guttural X’-, ueX. un caractère particulier qui a assez la figure du «grec, qui lui convient, et que Price a encore mal représenté par tv, signe inconnu avant le xii^ siècle, s’emploient indifféremment pour représenter le son ou, comme e e. i, pour peindre le son des deux e de l’alphabet français. Le manuscrit du dictionnaire dont j’ai parlé plus haut fait foi de tout ceci. Un des manuscrits des poëmes de Taliésin de la fin du xe siècle [101], et un autre écrit du xie [102], attestent qu’à ces époques il en était à peu près de même qu’à la fin du ixe, pour les ouvrages copiés par des mains bretonnes ; la seule différence consiste dans l’emploi pur et simple du δ grec substitué au dh, au dd ou au z ; dans celui d’un u particulier, pour désigner le son w, et dans l’exclusion très-fréquente de l’i remplacé par u, qu’on voulut peindre le son de l’i ou celui de l’e muet français. Je n’ai rien à dire ici des permutations des lettres : elles avaient lieu seulement dans la langue parlée. Ce n’est que postérieurement aux siècles dont nous nous occupons que les auteurs bretons ont eu l’heureuse idée de reproduire pour les yeux, dans la langue écrite, les altérations suivies par les consonnes initiales, en vertu de lois grammaticales ou euphoniques : les anciens écrivains donnaient les mots sous leur forme radicale, laissant au lecteur instruit à faire les permutations, s’il lisait tout haut (i). Cette méthode, qui avait le grave inconvénient de faire écrire autrement qu’on ne prononçait et qui devait être naturellement réformée, nous permet cependant aujourd’hui de saisir les expressions celtiques beaucoup mieux que dans les écrits grecs et latins, où elles se trouvent généralement _, comme on l’a vu, sous leur forme orale et à l’état de construction. Il va sans dire que les voyelles et les consonnes, dont le corps même des mots est formé, se présentent à nous de manière à nous montrer des contours et des proportions qu’ont naturellement altérés les langues étrangères. Ces contours et ces proportions sont fort remarquables ; les consonnes qui soutiennent les syllabes et donnent au mot sa forme, ont une force très-grande qu’elles doivent à leur nombre et à leur solidité : l’étude de l’alphabet breton nous en fait voir le système complet, où chacun des trois organes de la voix humaine, les lèvres, la langue et la gorge, produit trois articulations douces, fortes et aspirées, comme les touches d’un orgue articulent les sons. Les voyelles, élément beaucoup moins essentiel, que je comparerais volontiers aux tuyaux inintelligents du même instrument, sont très-riches, et de leur réunion naissent des diphtongues singulièrement variées et éclatantes. Elles donnent aux mots de la majesté par les longues, de l’élégance par les brèves, de l’ampleur par les désinences dans toute leur plénitude, leur étendue et leur sonorité. C’est bien là l’idiome d’un peuple chez lequel la poésie et la musique étaient aussi intimement unie» que la langue l’est à la pensée, et dont les bardes, à la fois poètes et musiciens nationaux, en même temps que législateurs de l’état littéraire, avaient fait un art, ayant son code spécial (2). Du reste, ces qualités ne sont pas particulières au breton : elles sont celles de toutes les langues jeunes. M. Ampère l’a dit avec autant de bonheur que de justesse : « elles commencent par être une musique, et finissent par être une algèbre. »

Du V* siècle au xii*", la langue bretonne n’a éprouvé aucun changement sous le rapport qui nous occupe. Il n’en a pas été de même quant à l’étendue de son vocabulaire ; si le dépouillement qu’on en peut faire, glace aux n)onumenls parvenus jusqu’à nous, nous offre le même fonds primitif que les dialectes gaëls, s’il exprime de la même manière tout ce

[103] qui est nécessaire soit à l’individu, avec ses actions, ses affections, ses besoins, ses idées, ses images, soit à la société avec ses personnes et leurs fonctions, il a acquis beaucoup de termes nouveaux nés, avec le temps, des accidents de la vie des Bretons, de leur passage à un meilleur état social, des nouvelles mœurs, des lois nouvelles, des nouvelles idées résultant de cet état, et particulièrement de celles que donnent un gouvernement mieux ordonné, une morale épurée, une religion parfaite, en un mot, la civilisation. Leur commerce avec les Romains et leurs rapports avec l’Eglise romaine, continuatrice de l’œuvre de ceux-ci, ont amené, plus que toute autre cause, les modifications dont je parle. En apprenant, bien que d’une manière imparfaite et seulement comme idiome savant, la langue de leurs vainqueurs et de leurs missionnaires, et tout en conservant la leur pour les relations ordinaires, ils subirent en partie la domination la plus forte à laquelle une nation puisse être soumise ; avec elle, Rome, soit païenne, avec son administration, soit chrétienne, avec l’Eglise et ses écoles, leur imposa autant qu’elle put son caractère, son esprit et ses pensées. De là tant de mots bretons empruntés au latin. Si du moins, pour peindre les fruits nouveaux de la civilisation, ceux qui les recevaient avaient toujours, comme ils le devaient, créé des termes se rapportant à quelque chose de connu d’eux, des termes dérivés de radicaux celtiques et non pris dans la langue étrangère ! Mais non, du ve au xiie siècle, un préjugé bien naturel en faveur de la langue de Rome, mais bien funeste pour celle des Bretons, leur fit rechercher ce qu’ils appelaient l’urbanité romaine, ils craignirent de blesser les oreilles polies, d’exciter le rire par un langage rustique [104] ; on leur disait que ce langage était inculte, fastidieux, odieux, qu’il avait une écaille dont les gens bien élevés devaient le dépouiller [105] ; on alla jusqu’à l’excommunier comme barbare [106] : ils le crurent tel ; et, chose inouïe, dès le ixe siècle, un d’eux le nommait un jargon confus, fatigant, un langage inusité et intolérable pour les gens d’étude [107]. Ils adoptèrent donc sans examen les mots étrangers avec les idées nouvelles qu’ils leur suggéraient et rendirent par les mêmes termes celles que faisaient naître les habitudes de la civilisation, le luxe, les monuments, les belles-lettres, les beaux-arts, les usages romains, et celles qu’apportait avec elle la théologie chrétienne. Pour s’approprier ces mots, ils les bretonnisèrent, si j’ose dire, en supprimant leurs désinences [108], en adoucissant leurs consonnes initiales ou finales, ou en les modifiant de mille autres manières qu’il serait trop long d’énumérer. Ainsi, par exemple, dans les noms en as, ils retranchèrent la terminaison is du génitif, changèrent a en o ou en e, et la consonne finale de forte en douce (i). Dans les adjectifs, même syncope, mais seulement pour la terminaison du nominatif (2). Dans les verbes à l’infinitif, suppression de la dernière syllabe remplacée par une terminaison celtique (3) ; au participe passé, suppression seulement de la désinence us (4). Quelquefois le terme latin était métamorphosé par une contraction tellement énergique qu’il devenait méconnaissable ; je cite comme preuve le mot angélus, dont les Bretons ont fait ei (5). Ce fut surtout, et cela se conçoit, durant le séjour des Romains parmi eux, et aux deux siècles suivants, que cette manie latine eut cours : le barde Taliésin l’a poussée quelquefois jusqu’à une exagération dont la cause ne peut être que le désir de passer pour savant ; non-seulement il emploie les mots latins avec la forme altérée qu’ils ont gardée en passant dans la langue bretonne (6), mais souvent il leur conserve leur terminaison originale (7) et va même jusqu’à bigarrer ses écrits de phrases entières du latin barbare qu’on parlait vulgairement dans les hautes classes et dans les villes romano-bretonnes aux siècles qui précédèrent le sien (8

Cette tendance funeste, qui fut toujours celle des pédants, ne dut pas être sans influence sur la détermination prise au ixe siècle par les chefs bretons, protecteurs naturels de la langue et de la littérature nationales, lorsqu’ils éloignèrent prudemment de leur peuple les évêques et les prêtres ignorant l’idiome du pays. Mais, après tout, les mots ne sont que l’accidentel du langage ; je les comparerais volontiers aux menues branches et aux feuilles d’un arbre sans cesse remplacées et renouvelées : le temps a moins de prise sur le fonds, l’essence, la constitution de la langue. Sous ce rapport, comme je l’ai déjà fait observer, le breton est resté identique et invariable du ve au xiie siècle, dans les lois générales que j’ai exposées en traitant de ses origines. On les retrouve dans la grammaire écrite au ixe siècle, par Ghéraint, modèle de toutes celles qui ont été composées depuis, en Galles, et qui n’en sont même que des amplifications, comme leurs auteurs le reconnaissent formellement, en citant toujours avec

[109] respect l’original, [110] Ce n’est pas à dire que l’arrangement des mots, arbitraire en soi, ne se soit pas modifié, et que la similitude de syntaxe exclue toute différence accidentelle ; mais s’il est quelques variétés inévitables, quant aux règles particulières, les principales sont restées les mêmes. Ainsi Ghéraint, comme tous les dialectes de la langue celtique, et avec l’autorité de tous les écrivains bretons du ve au xiie siècle, qui peuvent fournir des exemples, indique l’individu ou l’espèce, par l’article défini ou indéfini, le premier supprimable, quand un nom propre se trouve réuni à un nom commun ; il marque les rapports des mots entre eux, soit par des prépositions qui tiennent lieu de cas, soit par la juxta-position des mots [111]. Quand de deux substantifs dépendant l’un de l’autre se forme un mot nouveau, le régissant se place à volonté avant ou après le régi, mais le plus souvent avant lui [112]. Les adjectifs peuvent être mis avant ou après le substantif, s’accorder partiellement ou non en nombre et en genre avec les substantifs, c’est-à-dire, varier ou ne pas varier leur terminaison, selon que ceux-ci sont du féminin ou du masculin, au singulier ou au pluriel [113]. Ces terminaisons des différents substantifs, au masculin ou au féminin, au singulier ou au pluriel, ont tous les anciens caractères celtiques. Les degrés de comparaison de l’adjectif se forment, soit en ajoutant au positif une terminaison variable pour le comparatif et le superlatif, soit en le faisant précéder ou suivre d’un adverbe, soit, pour le superlatif seulement, en répétant deux ou trois fois le positif, caractère remarquable de jeunesse, car les enfants emploient familièrement cette manière de parler, quand ils veulent peindre un objet qui les a frappés [114].

Quant aux pronoms, Ghéraint a peu de chose à nous en apprendre, après ce que nous avons dit du principal, dans la première partie : le pronom possessif est formé du pronom personnel, qui devient alors de tout genre et de tout nombre, et conserve la faculté de perdre sa voyelle quand il s’unit à une préposition ; il se place devant le substantif auquel il se rapporte, mais il indique seulement le rapport du possessif et non pas le genre de la chose qui est possédée. Le pronom démonstratif suit toujours le pronom possessif, lorsque celui-ci est employé d’une manière absolue, et qu’il tient lieu de substantif ; dans ce cas, on place ce dernier devant le verbe, lorsqu’il est sujet et que le verbe est au personnel, et après le verbe, lorsqu’il est régime ou que le verbe est à l’impersonnel. Le pronom relatif est le même que le démonstratif : c’est ce dernier précédé de l’article défini. Le pronom interrogatif varie de terminaison selon qu’il s’applique aux personnes ou aux choses (i). Je crois inutile de suivre notre auteur dans l’analyse du verbe, il n’a rien à nous dire à cet égard que nous ne sachions déjà. Ce serait nous répéter. On se rappelle quelles sont les caractéristiques des éléments de la personne, de l’action et du temps, et les combinaisons de ces éléments ; Ghéraint les expose tels que nous les avons indiqués, et, en ouvrant au hasard les ouvrages écrits dans la période qui nous occupe, on trouve ses préceptes illustrés par une foule d’exemples (2). Je finis en signalant l’important article des noms de nombre, et leur construction en

[115] vertu d’une règle qui fait mettre au singulier les substantifs qu’ils régissent (i ).

Tels sont les caractères généraux de l’orthographe du vocabulaire et de la grammaire des Bretons du ve au xiie siècle. Il n’en est pas un seul qui ne soit commun aux peuples jumeaux du pays de Galles et de l’Armorique, formant alors une seule famille gouvernée par des chefs de leur sang et ; de leur langue, et élevée à l’école de leurs bardes nationaux, ces colonnes de l’existence sociale, comme les appellent les vieilles lois bretonnes, législateurs à la fois et jurisconsultes de l’état littéraire, et conservateurs de l’idiome celtique. Leurs codes poétiques faisaient autorité des deux côtés du détroit ; or, ces codes, dont les articles sont rédigés sous forme d’aphorismes appelés triades, contiennent les préceptes suivants :

« Trois éléments constituent la poésie en général : le langage, l’invention et l’art.

» Trois choses excellentes distinguent la poésie parfaite : la simplicité du langage, la simplicité du sujet, la simplicité d’invention. » Horace disait autrement, mais ne disait pas mieux ; quant au langage lui-même, les bardes mettaient au nombre des qualités essentielles qu’il devait avoir : la pureté, la richesse, la propriété des termes ; — la clarté, l’agrément, l’originalité des expressions ; — le naturel, la variété des tournures et l’élégance. Selon eux, l’ordre, la force et l’heureux choix des mots étaient les trois soutiens du langage, et il n’y avait pas de bon style sans construction correcte, sans expressions correctes et sans correcte prononciation, c’est-à-dire, si l’on n’obéissait pas aux lois de la grammaire et du dictionnaire ; et les trois facultés indispensables à l’écrivain devaient être, de bien chanter (bien composer), de bien apprendre et de bien juger (2).

Comme l’art poétique des bardes de l’île de Bretagne, leurs chants, dont les paysans armoricains redisent encore quelques-uns, étaient aussi populaires parmi les Bretons d’Armorique que parmi ceux de Galles ; et, avec les missionnaires, Magloire, Samson, Dèvi et mille autres, avec les chefs nationaux, Gradion, Budic, Houel, Jud-hael et leurs contemporains, avec les bardes Gweznou, Taliésin, Merzin, Hivarnion, Gildas ou Aneurin, saint Sulio et tant d’autres, ils passèrent et repassèrent cent fois la mer sur l’aile du refrain du ve siècle au xie. Les chants des bardes armoricains avaient le même succès dans l’île, et les plus anciens qui nous sont parvenus attestent une culture non moins soignée, un art aussi savant, et l’identité du langage (3). Cette identité

[116]

[117]

[118]

[119] nous a autorisé à regarder comme la propriété des Bretons de France, tout aussi bien que de leurs frères de Galles, les documents de philologie bretonne fournis par les temps que nous venons de traverser, et à en faire usage dans la présente esquisse historique. Au reste, et l’on a pu s’en apercevoir, nous ne nous sommes appuyé que sur ceux qui offraient, par le dialecte, une parfaite conformité avec l’idiome classique de la péninsule armoricaine, le breton de Léon. Mais dorénavant, nous ne pourrons plus nous servir des titres littéraires des Gallois, car tout commerce cesse entre eux et le continent, à dater du milieu du xi* siècle. Ils ne parlent plus la même langue, mais deux dialectes qui vont s’éloignant l’un de l’autre, et nous allons perdre le droit de répéter avec le barde gallois Golizan, qui disait, vers l’an 620, des Armoricains : « Ils nous ont envoyé, bien à propos, des auxiliaires tout-puissants.»

TROISIÈME ÉPOQUE.

La cessation de rapports journaliers entre les Bretons de Galles et ceux de l’Armorique ne fut pas le seul signe avant-coureur de la décadence qui commença, pour la langue bretonne, à l’aurore du xiie siècle. Il faut y joindre les alliances de famille des chefs armoricains, soit avec les Angevins, qui, en devenant tuteurs de jeunes princes, de nom et de langue celtiques, devenaient aussi les arbitres des destinées du pays, et profitaient de leur pouvoir momentané pour étouffer au berceau, dans la personne de leurs pupilles, l’espoir de la patrie bretonne ; soit avec les filles de ces Normands dont les ancêtres avaient exterminé une partie de la population de la péninsule, forcé le reste à fuir, réduit en solitude la moitié du pays, et dont les descendants se trouvèrent par hasard, pendant plusieurs années, à la tête du gouvernement en Bretagne. Attirés par leurs compatriotes régnants, Normands et Angevins des hautes classes envahirent la Bretagne, et y portèrent les mœurs et la langue de France. L’avidité avec laquelle les étrangers, qui s’appelaient les uns les autres, se jetèrent sur cette proie, fut telle que les bardes bretons du temps, dans leur énergique et rustique langage, les

[120] comparent à des vaches et à des taureaux qui s’attirent mutuellement parleurs mugissements dans de grasses prairies[121]. On conçoit que les nouveaux chefs du pays n’étaient pas plus désireux de fixer près d’eux les poètes dont nous parlons, comme faisaient les anciens chefs, que les bardes n’eussent été empressés à venir à leur cour. Le dernier barde royal mentionné par l’histoire de Bretagne, Kadiou, qu’elle appelle le joueur de harpe, fut attaché à la personne du comte de Cornouaille, Hoël, de la race des vieux souverains nationaux, et vivait en 1069 [122]. Tous ceux que l’on peut rencontrer depuis lors font partie de la maison de petits chefs de paroisses bretonnes [123], ou sont populaires, et c’est le plus grand nombre [124]. Ils se virent, en effet, presque tous privés de patronage naturel, sans asile, sans ressource, et forcés d’aller de porte en porte demandant un moyen de vivre à un art bien déchu de son ancienne splendeur. Leur langue ne l’était pas moins : la chute de l’indépendance bretonne et le, passage des Bretons sous le double joug politique des rois anglo-normands et français, dont les uns devenaient leurs suzerains et les autres leurs seigneurs directs, et sous celui de l’Eglise de France, par la ruine de la métropole de Dol, lui porta le dernier coup. Déjà bannie de la cour, la langue bretonne le fut bientôt, en Haute-Bretagne, de tous les châteaux des barons, de tous les palais épiscopaux et de toutes les villes dont les habitants voulurent parvenir, se mettre à la mode, ou plaire aux deux souverains. Aussi, fidèle à la tradition de dédain qu’affectaient envers elle, nous l’avons vu, les lettrés, depuis bien des siècles, Abaylard put dire, du haut de son orgueil : philosophique : « cette langue, je l’ignore, et elle me fait rougir de honte [125]. » Cependant (et c’est le nom de ce moine haut-breton qui nous suggère cette remarque importante), les villes, les évêques et les barons de la Basse-Bretagne ne se jetèrent pas ainsi entre les bras de l’étranger : préservé déjà des envahissements qui avaient commencé, au ixe siècle, la ruine, consommée au xiie de la langue celtique, dans les évêchés de Dol, de Saint-Malo, et la moitié de ceux de Vannes et de Saint-Brieuc, leur pays devait à sa position géographique et à la concentration de ses habitants de pure race celtique, de pouvoir lutter avantageusement contre la domination étrangère ; les indigènes la repoussèrent, ayant encore à leur tête des chefs de cette terre privilégiée de Léon, qui avait sauvé, grâce à ses anciens souverains, sa liberté et sa langue classique, lors de l’invasion normande ; et ils maintinrent une seconde fois l’une et l’autre dans les pays de Tréguier, de Léon et de Cornouaille. Ici, clergé, noblesse, villes et peuples, toute la population en général, demeurèrent celtiques jusqu’à la fin du xiiie siècle, et si les influences française et anglo-normande s’y firent partiellement sentir, comme c’était inévitable, elles furent tellement faibles que Guillaume de Malmesbury put dire, au milieu du xiie siècle, des Bas-Bretons : « qu’ils n’avaient nullement dégénéré ni par la langue, ni par les mœurs des Bretons gallois [126] ; » Giraud de Barry, en 1182 : « qu’un grand nombre des mots de leur langue, et même presque tous, étaient encore intelligibles pour les Gallois [127] ; » et, au xiie siècle, la chronique de saint Denis, traduisant un auteur du viiie, précédemment cité par nous : « Icèle gent (de Léon, Tréguier, Cornouaille et partie de Saint-Brieuc et de Vannes) retient encor la langue des anciens Bretons, et cette gent sont ore celles qui sont appelées Bretons bretonnants [128]. » Malheureusement l’état de choses dont nous parlons ne pouvait durer bien longtemps : la croisade de 1247 et les suivantes, où la noblesse trégorroise, cornouaillaise et léonnaise se jeta, en masse, comme l’attestent des titres récemment découverts, et surtout la sanglante querelle d’un demi-siècle entre les de Blois et les Montfort, qui fit, cent ans après, de la Bretagne, le champ-clos des prétentions françaises et anglo-normandes, fuirent les deux grandes brèches par lesquelles le français s’introduisit en Basse-Bretagne : ces guerres multiplièrent les rapports entre les Bretons bretonnants et les étrangers, les mêlèrent aux Bretons-Gallos, ruinèrent l’existence d’un grand nombre de familles nobles de la Basse-Bretagne, qui furent expropriées, bannies ou tuées et remplacées par des Normands, Anglo-Normands, Angevins, Poitevins et Manceaux, tous parlant français, ainsi que leurs vassaux et serviteurs ; si bien que les Bas-Bretons des classes supérieures, comme le haut clergé, les barons et les notables des villes, sans cesser de parler leur langue maternelle, se virent insensiblement forcés, pour communiquer avec les nouveaux venus, d’apprendre la langue de France. Malgré cela, les écrivains du xive siècle nous représentent le breton comme l’idiome général des évêchés de Léon, de Cornouaille et de Tréguier [129] ; et tandis que, dans celui de Nantes, les statuts synodaux ordonnent aux pré très d’instruire les laïques à baptiser en langue romane, leur langue maternelle[130], en Basse-Bretagne, ils leur prescrivent de baptiser en langue bretonne, en prononçant bien toutes les paroles dans l’idiome breton ; ajoutent-ils avec insistance ; « et quand un laïque aura baptisé un enfant, continuent-ils, le prêtre l’interrogera avec le plus grand soin sur la langue dont il s’est servi, et s’il reconnaît qu’il a fait usage du breton, il approuvera le sacrement comme bien administré [131]. » A la vérité, il ne s’agit ici que des laïques, et il y a lieu de croire que les ecclésiastiques étaient moins fidèles à la langue du pays, car les statuts mentionnés plus haut reprochent à plusieurs de l’ignorer [132]. Ils vont plus loin, et, comme si leur rédacteur avait gardé l’esprit national de ces chefs bretons qui destituaient sagement, au ixe siècle, les évêques de langue étrangère, ils portent cet arrêt remarquable : « Ayant appris que quelques recteurs (curés), ignorant l’idiome vulgaire des Bretons, ont obtenu des églises paroissiales contre les dispositions du droit et les statuts de la province, nous leur enjoignons de résigner leurs églises entre les mains de l’ordinaire (i). » On le voit, ce n’était au moins pas sans résistance que l’idiome étranger pénétrait en Basse-Bretagne ; chose remarquable ! il en éprouvait même de la part de plusieurs de ceux qui le savaient. « Quoique beaucoup d’entre les Bretons bretonnants sachent le français, disait, au xve siècle, le biographe de saint Vincent-Ferrier, un grand nombre pourtant ne veulent parler que leur langue (2). » Grâce à cette résistance, le breton qui était, avec le latin, l’idiome officiel des statuts synodaux, au xiiie, xive et xve siècle (3), était encore employé dans les actes en 1441 (4) ? dans les livres d’heures de la noblesse en 1486, à l’exclusion du français (5), et il ne perdit pas ses limites du xiie siècle ; quatre cents ans après, elles étaient encore les mêmes. Alain Bouchart, en 1490, nous les indique avec précision : « En troys éveschez d’icelle province, fait-il observer, comme Dol, Rennes, Saint-Malo, on parle le langage françois ; en troys autres, Cornouaille, Saint-Pôl-de-Léon et Tréguier, on ne parle que breton ; et en Vannes, Saint-Brieuc et Nantes ( le bourg de Batz et ses environs, fief de Cornouaille), on parle communément françois et breton. » De sorte qu’une ligne tirée de Tembouchure de la Vilaine à l’Océan, près de Châtelaudren, et passant par Elven et Loudéac, séparerait assez bien les Bretons bretonnants et les Bretons gallos, et préciserait la géographie de la langue bretonne, au point où nous sommes arrivés. Au-delà de cette ligne, le breton était l’idiome de la nation prise en masse ; en deçà, on parlait généralement une espèce de patois roman.

Il nous reste à étudier, comme précédemment, les monuments écrits de la langue bretonne, pendant la période qui nous occupe.

Quoiqu’ils soient plus nombreux qu’on ne le pense communément et que j’en puisse citer plusieurs, je me borne à choisir pour sujet d’examen les suivants :

1o Le Brud er brénined énéz Bretaen ou la Chronique des rois de l’île de Bretagne, ouvrage en prose, composé au viiie siècle, au monastère de Gaël, en Armorique, par saint Sulio ou S. Y-Sulio, et remanié au xiie, en Galles (6).

2o La Buhez santez Nonn ou la Vie de sainte Nonne, mise en vers sous la forme d’un mystère, ouvrage dont la première et la seconde parue sont du xiiie siècle ; la troisième, concernant l’épiscopat et la mort de saint Dè-

[133] vi, fils de sainte Nonne, du xive et empruntée à la Chronique que nous venons de citer, comme le second auteur l’annonce lui-même (i).

3o Une espèce de grammaire latine et bretonne élémentaire, à l’usage du clergé armoricain, dont le manuscrit est du xive siècle (2).

4o Trois dictionnaires breton-français-latin, l’un, manuscrit, de Jean Lagadeuc, du diocèse de Tréguier, terminé en l’année 1464, et fait sur le modèle d’un plus ancien, du même genre, de son compatriote frère Jean Ianneus (3) ; l’autre, imprimé sous le titre de Catholicon, en 1499, et qui n’est que l’ouvrage du premier complété ; le troisième, construit, compilé et intitulé par noble et vénérable maistre Auffret de Quoatquevran, chanoine de Tréguier, sous le titre aussi de Catholicon (4)

5o Un livre d’heures en latin et en breton (Heuriou enn latin hag enn brezonek), édition de luxe, à l’usage de la noblesse de Cornouaille, de Léon et de Tréguier, contenant, en vers bretons, les principales prières de l’Eglise, et des chants sacrés, qui, d’après le calendrier (car le premier folio manque), a été imprimé en 1486 (5).

Si les titres littéraires des Bretons du v^ au xii" siècle constatent une ère brillante, ceux que nous venons de passer en revue, à l’exception du premier, qui appartient au passé, marquent une époque de décadence : orthographe, vocabulaire, grammaire, tout en porte l’empreinte.

De l’an 1100 à l’an 1300, ou environ, l’orthographe bretonne de la fin du XI* siècle, dont nous avons indiqué précédemment les caractères, se modifia peu : nous en pouvons juger par la manière dont les noms celtiques sont écrits dans les Cartulaires de Redon, de Landevenec et de Quimperlé, et par les titres des Croisades récemment découverts. Le seul changement qu’on y trouve est l’heureuse introduction du A-, dans l’alphabet, en remplacement du c, lettre trompeuse, d’un son double, qui tend à disparaître à mesure qu’on s’éloigne des premiers temps (6) ; l’emploi de la diphtongue ou au lieu de w, et du w au lieu de cette dernière lettre (7) ; de ’i au Heu de Vu, qui le figurait fort mal, et au lieu de 1’^*, lettre inutile ; à’e au lieu d’/, quand le son de la première est un des deux e de l’alphabet français (8) ; enfin, de dd, de J, de dh, de ^/2, de et de z, ad libitum, pour rendre les dentales aspirées eT et ô (9).

Mais, à partir du milieu du xive siècle, l’influence française se fait sentir d une manière fâcheuse dans l’orthographe des Bretons. Leur

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[138] alphabet s’enrichit de quatre lettres : q, j, y et x, parfaitement inutiles, puisqu’elles sont fort bien figurées, la première par k, la seconde et la troisième par i, et que le son de la quatrième n’existe pas dans les langues celtiques.

De plus, le g breton, toujours dur jusque-là, et qui faisait éviter l’introduction d’un u trompeur devant les voyelles e et i, est employé par fois pour peindre le son du j français ; et la double lettre ch, déjà en usage pour rendre le son celtique χ, est introduite dans l’alphabet breton pour figurer le son du ch français, précédemment inconnu comme le j. Dès lors, et toujours sous l’influence étrangère, le k et le w, lettres si nécessaires au breton, ne paraissent plus qu’exceptionnellement dans les écrits [139], et les dentales aspirées cT et ô y sont représentées soit par çç soit par çz [140].

La même influence agit non moins puissamment sur le vocabulaire armoricain. On s’étonne du nombre prodigieux de mots, soit latins, avec la forme altérée qu’emploient les trouvères, soit romans, ou purs ou avec des terminaisons bretonnes, dont fourmillent les ouvrages bretons depuis le commencement du xiiie siècle [141].

Le dépouillement du vocabulaire de sainte Nonne, de la grammaire latine-bretonne, des trois dictionnaires et des heures bretonnes et latines mentionnées plus haut, prouve un parti pris de franciser, car la plupart des mots empruntés ont leurs équivalents nationaux [142]. Ce dépouillement constate de plus des pertes énormes en fait de termes originaux. Heureusement, l’influence dont je parle n’a pas été assez forte pour changer, en les oblitérant, la structure même des expressions bretonnes, et qu’elles ont garde leur ampleur, leurs fortes désinences, et, si j’ose dire, leur vigoureuse charpente primitive. Elle n’a pas attaqué davantage ces liens presque insaisissables qui enchaînent entre elles les idées, je veux dire les règles du langage. La grammaire bretonne du xve siècle est exactement ce qu’elle était au ve ; même système de déclinaison, à l’aide d’articles et de prépositions (i), même forme double de conjugaison, au personnel et à l’impersonnel, pour l’actif et le passif (2) ; même inobservation des règles de permutation des consonnes, suivies dans la langue parlée. Quant à la combinaison des mots, ce qui est fort différents des lois grammaticales, et arbitraire en soi, il y a quelques légères modifications, comme il y en a, et c’est la plus grande dans le vocabulaire et l’orthographe, ainsi que je l’ai dit j mais, hors de là, nulle différence. En purgeant les textes sur lesquels je m’appuie, de mots d’importation étrangère, et les remplaçant par les vraies expressions celtiques, en les écrivant dans une orthographe méthodique, régulière et conforme au génie du breton, ou simplement en les rapprochant, quand cela est possible, de textes identiques antérieurs au xiie siècle, on acquerrait la preuve de ce que j’avance (3). Seul, le Brud er brénined, grâce aux époques reculées où il a été composé et remanié, n’aurait, bien entendu sous le rapport de la langue, aucune correction à subir (4).

Celte précieuse chronique, dont l’original armoricain fut transporté dans le pays de Galles par le gallois Walter Calenius, en l’année 1125, et y devint le fondement de toutes les histoires en langue nationale qu’on y écrivit depuis, eut sans doute produit le même mouvement historique dans notre Bretagne française, et conservé, pour l’orthographe et le langage, les bonnes traditions dupasse. Un autre ouvrage breton-armoricain,

[143] plus important encore, Les Saintes-Ecritures, traduites par ordre de la duchesse Anne de Bretagne [144], et que le clergé du pays crut devoir se laisser enlever par les Bretons-Gallois réformés [145] qui l’imprimèrent à Londres, servit aussi de modèle aux traductions galloises de la Bible, malgré les efforts d’Henri viii, qui en fit brûler presque tous les exemplaires [146]. Publié en France, comme le désirait l’auteur, et resté en Bretagne, cet inappréciable livre, en offrant à la piété des habitants un aliment quotidien aussi utile qu’agréable, aurait prévenu la décadence de l’idiome national. Mais le clergé en empêcha même la rentrée : il faut juger suspecte, disait-il, une translation, laquelle, pour l’imperfection de la langue, ne se peut bonnement faire sans erreur et corruption, et mettre le salut de la foi au-dessus de celui de la langue bretonne. [147] En réalité, toutes deux n’eussent pu que gagner à cette traduction des Ecritures en langue vulgaire, d’autant plus qu’elle était sans aucune altération, selon le témoignage formel du P. Grégoire, qui l’a eue entre les mains [148]. Or, elles perdirent toutes deux en la perdant, comme nous le verrons bientôt.

QUATRIEME ÉPOQUE.

Nous avons dit que les Croisades du xiiie siècle et les guerres du xive ouvrirent la Basse-Bretagne à la langue française ; un grand événement qui eut lieu à la fin du siècle suivant, lui fit faire de nouveaux progrès dans ce pays : je veux parler du passage des Bretons sous l’autorité immédiate des rois de France, par leur union au royaume en 1499. La politique française y travaillait depuis longtemps ; Louis xi ordonnait de gagner doucement, une à une, les bonnes villes de Bretagne, et voulait en renouveler ou du moins en mêler assez la population, pour que la langue et les idées françaises, qui y avaient déjà pénétré, y dominassent ; aussi voyons-nous les poètes populaires bretons du temps poursuivre de leurs malédictions les habitants des villes, « ces gentilshommes nouveaux, » comme ils les appellent, « ces aventuriers gaulois, ces bâtards étrangers qui ne sont pas plus Bretons, » font-ils observer dans leur langage poétique et original, « pas plus Bretons que n’est colombe la vipère éclose au nid de la colombe [149]. » En même temps, on minait sourdement la langue nationale, dans les châteaux, en attirant en Fiance, par l’appât de charges à la cour, la jeune noblesse et l’âge mûr, qui, de retour en Bretagne, y rapportaient la langue et les mœurs étrangères, pour lesquelles on s’était efforcé de leur donner du goût. La création à Paris, à Bordeaux, à Rennes et ailleurs, de collèges spécialement nés aux jeunes Bretons jaloux de s’instruire dans l’étude des lettres humaines ou d’étudier la théologie sous des maîtres savants, fut le troisième coup porté à l’idiome national ; le clergé surtout le ressentit vivement : un de ses membres, après un long séjour en France, voulant apprendre le français à ses compatriotes, composa le premier grand dictionnaire breton-français qui ait été fait, et, dans sa préface, il donna pour raison « qu’il faut que les clercs sachent le français » [150]. Cette tentative si caractéristique fut suivie de trois autres du même genre, l’année même de l’union de la Bretagne à la France [151]. A. dater de cette époque, le français, qui était déjà l’idiome officiel de l’administration en Basse-Bretagne, devint peu à peu le langage de société des habitants du pays qui prétendirent an bon ton et aux belles manières ; tandis que le breton, qui était la première langue bégayée par les enfants, resta celle du foyer, des relations des seigneurs avec leurs vassaux et domestiques, du bas clergé et du peuple des villes et des campagnes en masse. On se servit de Tune et de l’autre, si j’ose dire, comme de deux habits, dont l’un se porte en visite, l’autre à la maison. Un résultat semblable était de nature à satisfaire toute politique éclairée ; mais il ne parut pas suffisant à ceux des Bretons qui rougissaient, avec Abaylard, de l’idiome de leurs ancêtres. O auriam humanarum superbissimum judicium[152] ! « O superbes arrêts des oreilles humaines !»

Les habitants de la Basse-Bretagne n’étant pas, disait-on, confirmés bons Français [153], on voulut détruire leur langue et on l’attaqua de tous côtés. Des moines Gallos, supérieurs de l’ordre prêcheur des Récollets, donnèrent le signal en l’année 1539. Maîtres du gouvernement spirituel de la province où ils occupaient les charges principales de leur ordre, à l’exclusion des Bretons bretonnants, ils mirent tout en œuvre pour forcer leurs frères récalcitrants de la Basse-Bretagne à employer le français dans la prédication, à l’exclusion du breton, « les tenant, dit un des opprimés, dans une captivité pareille à celle des Israélites sous la tyrannie des Egyptiens [154]. » La lutte fut si longue qu’elle dura cent vingt-cinq ans, si vive que l’autorité du Souverain Pontife dut intervenir, pour ramener la paix et fixer les limites naturelles des deux idiomes rivaux [155]. Une guerre pareille, non plus, il est vrai, entre le breton et le français, mais entre le breton francisé des villes et le breton rustique, éclatait en même temps. Les riches bourgeois qui parlaient le premier et qui joignaient ensemble au hasard les expressions françaises qui leur venaient à la bouche, cherchant à mettre dans leurs discours le peu de français qu’ils savaient, afin d’imiter les grands et de passer pour des gens comme il faut, traitaient de grossier et de barbare l’idiome pur des campagnes, l’accusaient d’être inintelligible et suranné, fuyaient les prédicateurs qui l’employaient, et quel quefois les faisaient chasser loin des villes, par leurs pasteurs ou leurs évêques (i). La haute magistrature du pays résidant à Rennes, leur servait d’auxiliaires ; poursuivant l’œuvre des moines Récollets Gallos, elle publiait des ordonnances sévères (2), renouvelées aux xv^ii*’ et xviii* siècles (3), qui abolissaient le théâtre national où les Bretons de toutes les classes, gens d’Eglise, nobles, bourgeois et peuple (4) ? venaient puiser, aux grandes fêtes, un enseignement religieux et moral donné dans un idiome que les parlements croyaient étouffer avec les représentations dramatiques. De plus, ils encourageaient les auteurs d’une foule d’ouvrages en jargon mixte, tels que des manuels de conversation, et d’autres livres destinés à corrompre le breton. S’imaginaient-ils qu’en introduisant un grand nombre de barbarismes français dans cette langue, ils apprendraient le français aux habitants de l’Armorique ? Ils ne parvinrent qu’à créer des patois divers et le peuple des villes délaissa peu à peu une langue qu’il parlait correctement pour une autre qu’il ne possédera jamais bien. Les classes supérieures, elles aussi, commencèrent à abandonner, sans aucun avantage, l’idiome de leurs pères dont elles se servaient, depuis la fin du xvie siècle, concurremment avec l’idiome nouveau. Bientôt, il fut méprisé d’elles ; la mode l’exigea ; on trouva de bon goût d’anathématiser le modeste compétiteur du français : « Il se meurt, disaient les uns ; quelle peut être la nécessité ou l’utilité de le conserver ? disaient d’autres ; il n’est d’usage que dans quelques recoins de France et d’Angleterre : on devrait plutôt l’abolir. » Tels étaient, selon Grégoire de Rostrenen, les discours ordinaires. On les assaisonna de grossières plaisanteries. Les mots bretons les plus usuels devinrent des sobriquets burlesques qu’on prodigua aux gens qui ne savaient pas le français. On les appela guas (du breton gwaz, vassal), pautres et peautraille, populace (6) (du breton pôtr, valet), pétras, lourdaud (du breton pétra ? quoi ?) bara-ségal, c’est-à-dire mangeurs de pain de seigle ; et l’on employa pour désigner leur langue, ainsi que tout idiome corrompu et inintelligible, le substantif baragouin et le verbe baragouiner, formés des mots bara', pain, et gwin, vin, qu’ils avaient le plus souvent à la bouche, absolument comme les Croisés employèrent les mots arabes salamalek (la paix soit avec vous), dont se servent les Orientaux quand ils saluent, et dont nous nous servons encore en plaisantant. Ces expressions, et une foule d’autres que je pourrais citer, figurent dans mille chansons

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[157] composées contre les Bretons bretonnants, du xvie siècle à la fin du xviii* (iLc. ridicule qu’elles jetaient sur[eux, et qu’ils n’eurent pas toujours le courage de braver, fit à leur idiome national une blessure profonde, élargie, à cette dernière époque, par la révolution française, et qui saigne encore.

Je viens d’accuser les Bretons d’avoir manqué de courage en ne résistant pas aux attaques dirigées contre leur langue ; ce reproche est loin d’avoir été mérité par tous : une réaction mémorable eut lieu, dont il me reste à entretenir le lecteur. Elle date de la mort de la duchesse Anne, et plus particulièrement, de l’année i532, où fut consommée l’union de la Bretagne à la France. Fatiguée d’une guerre sans cesse renaissante, et voyant luire, avec le règne de leur jeune duchesse, l’aurore d’un avenir meilleur, la nation bretonne s’était laissé fiancer au royaume de France ; mais, si la masse du peuple accepta ce joug nuptial avec joie, plusieurs gardèrent des regrets au fond du cœur ; quand la duchesse mourut, ils cherchèrent secrètement l’occasion de reconquérir leur indépendance, et la Ligue, à laquelle ils rattachèrent leur cause, devait leur en offrir une à la fin du xvi* siècle. Le mépris qu’affectaient pour leurs coutumes nationales les Français venus en Bretagne, ou les Bretons infidèles à la langue du pays, et les efforts qu*ils faisaient pour les avilir, redoublèrent Topiniàtreté que mirent les Bretons bretonnants à les maintenir. Comme nous l’avons vu, la poésie populaire prêtait son appui constant aux sentiments patriotiques, en maudissant la vipère gauloise éclose au nid de la colombe armoricaine. Toujours sur la brêche, l’arme au bras, l’œil éveillé, l’oreille au guet, prête à crier qui vi>e et à lancer sa flèche à l’ennemi, elle continuait à jouer un grand rôle dans toutes les affaires du pays ; pas un événement de quelque importance qui ne fût annoncé, loué ou blâmé par les poètes nationaux ; pas un sentiment dont ils ne se fissent l’organe dès sa naissance ; leurs chants, circulant rapidement de manoir en manoir, de bourgade en bourgade et de chaumière en chaumière, faisaient l’office de papiers publics ; et partout où la langue du berceau était celle de la famille, le peuple, regrettant les jours de soh indépendance, répétait cet énergique refrain qui devait être le cri de guerre des ligueurs bretons : Jamais, non, jamais, la génisse ne s’alliera au loup (2) ! Les auteurs dramatiques secondaient activement l’élan national donné par les chanteurs populaires ; aussi estce l’époque florissante du théâtre breton : le nombre de mystères et d autres pièces du même genre qui nous restent dépassent cent cinquante ; jamais, dans aucun siècle, on n’en composa autant en Basse-Bretagne. Celles qui avaient le mieux réussi étaient publiées, soit à Tréguier, soit

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[159] à Morlaix, soit à Paris, où des imprimeurs bretons dévoués à leur langue maternelle, mettaient avec enthousiasme leurs presses au service de la renaissance intellectuelle et nationale. Les religieux eux-mêmes, comme l’attestent les livres bretons imprimés à Morlaix, au couvent de Cuburien, ne voulaient pas rester en dehors du mouvement général et luttaient avec la presse, afin de réagir contre les efforts tentés par les moines gallos, pour leur imposer la langue française et abolir celle qu’ils parlaient. D’un autre côté, les habitants de quelques villes de Basse-Bretagne, et notamment de Brest, s’obstinaient, nous l’avons dit, à n’être pas Français [160] ; et ceux de certaines paroisses rurales, voyant que leurs recteurs, malgré les statuts de la province, ignoraient la langue bretonne, refusaient de leur payer la dime qu’ils ne leur devaient qu’à ce prix [161].

Mais bientôt (1577) allait naître, dans un château de l’évêché de Léon, au centre même du breton attique, l’homme illustre qui devait étendre et diriger le mouvement national. Ce que fit, à l’aide de cette langue, pendant plus d’un demi-siècle, pour la civilisation bretonne, Michel Le Nobletz de Kerodern, le dernier apôtre de l’Armorique, est vraiment prodigieux. Riche et d’une ancienne famille noble du pays, il commença par distribuer son bien aux pauvres, aux veuves, aux orphelins et aux malades, pour être dégagé de tout lien terrestre et agir plus sûrement sur la multitude. Puis, le bâton à la main, il allait par les villes^ les bourgades et les villages de Basse-Bretagne, ou bien il passait en bateau dans les îles voisines des côtes, prêchant, instruisant les petits et les grands, recevant les confidences des cœurs malheureux ou coupables, et rendant le peuple meilleur en le consolant. Sa manière de parler était très-propre à produire un grand effet. Il se servait, dit son biographe, d’une grande simplicité de discours, et des termes les plus communs et les plus intelligibles ; il tirait ses paraboles et ses comparaisons de l’art ou de la profession de chacun de ceux à qui il s’adressait. Il employait souvent certains proverbes, certaines images, certaines expressions vulgaires, pour faire plus d’impression sur la mémoire et l’imagination de ceux qu’il prêchait. Non content de prêcher, il appela la poésie à l’aide de son apostolat national. Il composa des chants religieux qui instruisaient les plus simples d’une manière aussi utile qu’agréable [162]. D’abord traditionnels, comme tous ceux que savait le peuple, il les écrivit plus tard et en fit faire des milliers de copies, pour les distribuer à ses disciples [163]. Ce fut une des pieuses industries qui lui réussirent le mieux ; par ses chants, il sanctifia les boutiques des marchands et des artisans, le travail des laboureurs et les barques des matelots et des pêcheurs [164]. Ils devinrent si populaires, qu’on n’entendait autre chose à la campagne, parmi les cultivateurs et les pâtres, dans les maisons, parmi ceux qui travaillaient ensemble à faire des filets, et sur la mer parmi les mariniers y ils étaient si goûtés, qu’on voyait accourir une multitude de personnes de quinze et vingt lieues à la ronde, pour les apprendre [165]. Dans les îles, comme la plus grande partie des habitants étaient occupés à la pèche, le saint barde les suivait au large, où il les trouvait réunis en grand nombre, et, montant sur le plus élevé de leurs bateaux, il charmait leurs travaux par ses chants [166]. Lorsque l’œuvre de Dieu était accomplie dans un évêché, et que la Providence l’appelait ailleurs, le désespoir des habitants était tel, et il s’élevait de tels cris, qu’on eût jugé que ce pauvre peuple perdait tout son bonheur et toutes ses espérances [167]. Alors, c’était ordinairement la calomnie, l’envie ou un esprit d’opposition anti-nationale à la culture du breton qui chassaient le pieux missionnaire. Chose inouïe, mais qui n’a pas été sans exemple, quelques ecclésiastiques auxquels ses succès faisaient ombrage, allèrent jusqu’à l’accuser, du haut de la chaire, de vouloir corrompre le peuple par des chants impudiques, scandaleux et grossiers, de présider à des assemblées de chanteurs de carrefours, d’amuser la foule par des spectacles nouveaux, d’introduire dans les paroisses des coutumes dont la pratique était intolérable à des personnes âgées, qui avaient d’autres affaires de plus grande conséquence que d’apprendre à parler purement le breton [168]. Sur ces dénonciations, un prélat (l’évêque de Cornouaille), qui ne pouvait s’instruire par lui-même de ce que contenaient les chansons bretonnes, parce qu’il n’entendait pas encore la langue du pays, selon la remarque d’un contemporain, adressa des réprimandes à l’auteur, comme à un homme qui mettait le scandale et la division parmi ses frères et qui cherchait à innover [169]. Il enjoignit ensuite, sous peine d’excommunication, à tous ceux du diocèse qui logeaient quelques-uns des chanteurs formés par le saint prêtre, de les renvoyer ; mais la défense fut inutile : le peuple n’en continua pas moins à recevoir et à écouter les chanteurs, et l’on entendit une pauvre paysanne, qu’on menaçait de la mort, s’écrier, avec un accent sublime : «Nous ne chantons que la doctrine de Jésus-Christ ; qu’on nous crucifie comme on l’a crucifié, et nous chanterons encore sur la croix ! » Etonné de cette opiniâtreté, l’évêque se fit traduire quelques-uns des chants dénoncés, et les trouva si beaux et si édifiants, qu’il leva publiquement le blâme dont il les avait frappés, condamna les calomniateurs du saint prêtre, encouragea l’auteur, les chanteurs et les auditeurs, et même apprit la langue bretonne. Beaucoup d’ecclésiastiques, qui l’ignoraient comme lui, suivirent son exemple [170] ; et quoique les propos calomnieux contre Michel continuassent à avoir cours, au point que des « malicieux, ne sachant plus qu’inventer, publioient partout que c’étoit un sorcier» : ses succès ne se rahMilirenl nullement ; « la calomnie n’empêcha pas, poursuit son biographe, qu’il ne fût demandé, lui et ses disciples, dans tous les diocèses de la Basse-Bretagne ; que les villages mesmes où ils alloient ne devinssent aussi fréquentés que les grandes villes les plus peuplées ; qu’ils ne fussent obligés partout de prescher dans les places publiques ou au milieu de la campagne, ne se trouvant pas d’églises assez grandes pour contenir leurs auditeurs ; et que près de quatre cent mille âmes n’eussent l’obligation au saint vieillard, avant sa mort, de ce qu’elles eussent été mises, par ses instructions, dans les voies du salut [171]. »

Telle fut la mission de Michel Le Nobletz. Elle méritait une place importante dans l’histoire d’une langue qu’il avait prêchée pendant toute sa vie, dans laquelle il avait si souvent chanté, et qu’il eut, à son lit de mort, une si particulière consolation à entendre de la bouche d’un de ses disciples, qui lui lisait en breton, quand il expira, l’histoire des douleurs de Jésus-Christ. Quoiqu’il eût demandé à être inhumé au lieu où Ton enterrait les pauvres, son corps ne fui pas confondu avec eux. On lui éleva un tombeau en marbre, dans une église qu’il aimait, bâtie au bord de la mer, et dont le cimetière devait un jour donner asile aux restes mortels du législateur moderne de la langue bretonne. Son convoi, dit, en finissant, l’auteur contemporain souvent cité par nous, ne fut pas celui d’un particulier, mais comme celui du père des peuples et de la patrie [172]. Jamais, en effet, pareil homme n’avait donné pareil élan à la langue et aux idées en Basse-Bretagne.

Un de ses disciples chéris, Julien Maunoir, continua son œuvre. Quoique né dans la Haute-Bretagne, où la langue des Bas-Bretons est toujours odieuse, il l’avait apprise, la savait assez pour pouvoir enseigner et même pour composer des poésies, où il résumait, sous une forme attrayante, les vérités de la religion, suivant en tout la méthode simple et populaire du maître. Ses succès furent pareils. Sur les montagnes, dans les vallées, aux bois, aux champs, sur les rivages et en pleine mer, on n’entendait qu’une voix qui répétait ses chants. Comme vers Michel Le Nobletz, on courait vers lui de toutes parts, de près et de loin, des quatre évêchés bretonnants, partons les chemins, de toutes les petites villes, des bourgades, et principalement des lies d’où la population arrivait dans mille bateaux, chantant en cadence, en ramant, les cantiques pieux de son prédécesseur ; si bien que les ennemis de la renaissance nationale l’accusaient comme lui et disaient sérieusement « que, par je ne sais quels charmes secrets et la puissance du chant, il attirait après lui les îles entières [173]. » Peut-être, au reste, cédaient-ils malgré eux à l’opinion celtique sur la force de la poésie. Le biographe de Maunoir ne paraît pas loin de la partager, a Un jour, assure-t-il, le saint missionnaire s’embarqua avec plusieurs de ses disciples, malgré une tempête horrible ; dès que la troupe fut en mer, ils entonnèrent des cantiques, et les rochers répétant la voix, les échos formèrent plusieurs chœurs, et, comme si la mer eût été sensible à ces concerts, on dit qu’elle se calma [174]. » Maunoir lui-même croyait à cette puissance, mais en trouvant ailleurs les motifs de sa foi : il le raconte avec une simplicité touchante qui n’admet pas le doute. « Deux mauvaises années de suite ayant causé une grande cherté dans la Bretagne, je composai un cantique exprès en l’honneur de saint Corentin, pour réclamer son assistance, et ce bon saint, toujours secourable, assista son peuple, car les enfants qui chantaient ce cantique n’avaient pas achevé le premier couplet, que le ciel s’étant couvert, contre toute apparence, il tomba une pluie douce qui dura plusieurs jours et réjouit toute la Bretagne [175]. »

Quand on a cette foi naïve et forte dans l’instrument dont on se sert, quelle action ne peut-on pas produire ? Mais Maunoir ne se borna pas à prêcher et à chanter, il voulut étendre encore le cercle de son influence, et coopéra, soit personnellement, soit par ses conseils, à la création de deux collèges, où le breton était la langue usuelle des écoliers : l’un à Quimper, l’autre à Morlaix, ville alors des plus considérables de la Basse-Bretagne, et que sa situation entre les évêchés de Tréguier, de Léon et de Cornouaille, rendait très-importante. Il chargea de ce dernier établissement, où accoururent des élèves des trois évêchés, un de ses amis, le P. Quintin, disciple de Michel Le Nobletz, qui ne tarda pas à être secondé par un ecclésiastique gallois catholique nommé Charles Lhuyd, banni de son pays pour cause de religion, et depuis archevêque de Cantorbéry. Peut-être le commerce du prêtre exilé, ou quelque grammaire bretonne apportée du pays de Galles, donnèrent-ils à Maunoir l’idée d’en écrire une semblable pour les Bretons d’Armorique ? Mais certainement il y fut poussé en entendant prêcher ces sermons en langue mixte à la mode dans les villes, et auxquels, selon un de ses confrères, aucun des auditeurs campagnards ne pouvait rien comprendre [176]. C’est lui-même qui nous l’apprend : « Trouvant, dit-il, que plusieurs qui ont charge d’âmes, ne sçavent la langue de leurs ouailles, ce qui est cause qu’ils ne peuvent les entendre ni leur parler ; que d’autres, quoyque sçavants et vertueux, ayant intermis l’usage de la langue maternelle hors leur pais natal, pendant le cours de leurs estudes, ont oublié une partie des mots propres de l’idiome d’Armorique, ce qui est cause que, dans leurs prédications, ils se servent de plusieurs mots françois, avec la terminaison bretonne, qui ne sont pas entendus de la plupart des auditeurs ; ces difficultés à l’égard de ceux qui ne savent l’idiome du pais avec la perfection qui est requise, m’ont porté à composer une grammaire et syntaxe d’Armorique, et un dictionnaire où ils trouveront tous les mots nécessaires pour composer un sermon en cet idiome [177]. » Dans son épître dédicatoire à saint Corentin, patron et premier évêque de Cornouaille, il y ajoute d’autres motifs encore plus forts. « Considérant, ô grand Apostre ! que je me trouve dans un lieu qui a toujours tenu bon au langage que vous avez parlé et à la foy que vous avez plantée, je me sens obligé de donner au public quelques instructions, pour conserver l’une et l’autre ; et ce, (d’autant) plus volontiers, que, par vostre assistance, j’ay eu le bonheur d’apprendre cet idiome si nécessaire parmy vos brebis. «  Et, formant un vœu que le Ciel exaucera, il s’écrie : « Dieu soit bény, jusques à la fin du monde, dans cette langue ; nous l’espérons par l’assistance des sept Saints de Bretagne [178] ! » Il composa donc un livre intitulé : Le sacré collège de Jésus (Kentéliou christen euz ar C’holach sakr), dvisé en cinq classes, ou l’on enseigne en langue d’Armorique les leçons chrétiennes, avec les trois clefs pour y entrer, savoir : un dictionnaire, une grammaire et syntaxe, en même langue ; et cette épigraphe : Venite, filii, audite me ; « venez, enfants, écoutez-moi ». Il avait déjà fait paraître un recueil de ses chants religieux et de ceux de Michel Le Nobletz. Nous examinerons la valeur philologique de ces divers ouvrages. Bientôt presque tous les prélats, recteurs, ecclésiastiques, tant réguliers que séculiers du pays, les adoptèrent, dit le P. Maunoir, et voulurent parler purement le langage que leurs premiers pasteurs avaient parlé. René du Louet, évêque et comte de Cornouaille, saint vieillard alègre et vigoureux dans ses travaux apostoliques, malgré ses quatre-vingts ans, était à la tête de la réforme. En 1659, il donnait l’exemple depuis cinquante-cinq ans, « preschant et catéchisant le simple peuple et les villageois, accordant leurs différends, les consolant dans leurs afflictions, les visitant en leurs maladies. » La Cornouaille, fait observer Maunoir avec modestie ( il eût pu dire toute la Basse-Bretagne), lui a l’obligation de se voir renouvelée.

Le pays l’était en effet. Comme Michel Le Nobletz avait trouvé un successeur digne de lui dans Maunoir, celui-ci trouva dans le P. Marzin un disciple capable de le remplacer. Son élégie sur la mort de Maunoir (1683) prouva qu’il avait assez de talent et de dévouement pour mériter pareil honneur : « Las ! hélas ! Bretons, chantait-il, le P. Maunoir est mort ! Il s’est éteint votre flambeau ; il est mort, votre tendre père (i).» Et, réunissant sous une même auréole poétique les fronts glorieux des deux saints, il les représente marchant, comme deux anges de lumière, au triomphe de la foi et de la langue nationales. « Je les vois, dit-il, un pied sur la mer, un pied sur la terre ; ils vont à grands pas, la nuit, comme la lune, et le jour, comme le soleil, et, à leurs clartés, les ténèbres fatales s’évanouissent en Bretagne(2). M Les travaux de Vincent Marzin, du P. Delrio, et ceux du P. de Lannion, de Tordre des Frères prêcheurs, qui fit imprimer, en 1692, à l’usage des prédicateurs, les discours de toute une vie d’apostolat, remplirent la fin du XVIIe siècle et les premières années du suivant, où un autre religieux du même ordre, le P. Grégoire, de Rostrenen, publia son grand dictionnaire français-celtique (1732), puis sa grammaire bretonne (1738). Les lacunes considérables de la grammaire et des dictionnaires du P. Maunoir, le mouvement de jour en jour plus général, en faveur de la langue nationale, déterminèrent François-Marie de Saint-Malo, quatre fois provincial des Capucins de Bretagne, à charger Grégoire de cette tâche importante. Le but était le même que celui du P. Maunoir : « c’était, dit l’auteur, afin d’aider, par ce moyen, les jeunes religieux et plusieurs ecclésiastiques zélés du païs, à traduire leurs sermons françois en breton, pour pouvoir prescher aux peuples de la Basse-Province, dont la plus grande partie ne sçaitpasla langue françoise. » Ses pérégrinations apos-

[179] toliques, sans cesse renouvelées dans tous les évêchés bretons, en lui apprenant les divers dialectes de la langue, et lui faisant, comme il disait, trouver sa patrie partout, devaient le mettre plus qu’un autre à même de mener cette entreprise à bonne fin : nous verrons s’il y réussit complètement. En 1752, dom Le Pelletier, religieux Bénédictin delà congrégation de Saint-Maur, vint à son tour prêter l’appui de ses lumières à la renaissance bretonne, par la publication de son dictionnaire in-fo breton-français. Il l’écrivit surtout pour conserver les expressions propres de la langue bretonne, que « plusieurs ecclésiastiques, dans l’enseignement quotidien de la religion, laissent se perdre, dit-il, trouvant plus commode d’emprunter les mots du français que de les chercher dans le breton. » Imprimé aux frais des Etats de Bretagne, dont certains membres Hauts-Bretons, trompés par le titre, se méprirent sur les intentions purement nationales et philologiques de l’auteur, cet ouvrage, qui éclipsait tous ceux du même genre publiés avant lui, produisit d’heureux effets, malgré le discours préliminaire de Taillandier, ses vues étroites, fausses et peu patriotiques. Dom Le Pelletier, le premier, avec l’autorité que lui donnait sa qualité de Bénédictin, introduisit un peu d’ordre et de méthode dans l’étude, jusque-là confuse et sans critique, de la langue bretonne. 11 a ouvert l’ère nouvelle et préparé les voies aux travaux supérieurs et parfaits de Le Gonidec, à qui je me hâte d’arriver.

Mais, à la fin du siècle où ils naquirent tous deux, une grande révolution éclatait. La Bretagne qui, devenue province française, avait cependant su maintenir, avec une administration distincte de celle de la France, les restes de ses anciennes libertés, perdait jusqu’à son nom. Elle se voyait enfermée dans des limites arbitraires, et divisée administrativement en cinq départements : un purement français, celui d’Ile-et-Vilaine, embrassant les anciens évêchés de Dol, de Rennes et de S.-Malo ; un tout breton de langue, de mœurs et de costumes, le Finistère, formé des deux évêchés de Léon et de Cornouaille ; et les trois autres, plus ou moins bretons et français, les Côtes-du Nord, réunissant les évêchés de Tréguier et de Saini-Brieuc ; le Morbihan, représentant celui de Vannes, et la Loire-Inférieure, celui de Nantes.

En même temps, la vieille société aristocratique se dissolvait ; les prêtres, violemment expulsés des presbytères et des églises, étaient cachés ou en exil ; le culte était détruit ; la défense de l’autel et du foyer armait les populations bretonnes, comme toujours rebelles au joug, qu’il vînt des rois ou des tribuns. Trop jeune pour se mêler à des dissensions cruelles, dont gémissait l’humanité, Le Gonidec fuyant l’échafaud, où son nom seul l’avait fait monter, et auquel il avait échappé comme par miracle, consacrait, déguisé en paysan, dans une retraite du Léon, les loisirs tourmentés que la révolution lui faisait, à apprendre méthodiquement la langue du peuple dont il portait le costume national. L’atticisme proverbial du langage usité autour de lui, qu’il avait parlé jusque là, sans étude, et les leçons d’un vieil antiquaire enthousiaste, qui lui prêta l’ouvrage de dom Le Pelletier, déridèrent sa vocation scientifique. Un voyage forcé chez les Bretons d’Angleterre, alors occupés de la vaste publication de leurs documents littéraires, et par lesquels il fut accueilli comme un frère de sang et de langue, lui donna une ardeur nouvelle ; de retour en Bretagne, il chercha, il nota, il coordonna, pendant plusieurs années, les lois de l’idiome d’Armorique, ramenant à une pratique uniforme les coutumes locales et particulières contraires aux règles générales, et composa sa grammaire, cette charte littéraire des Bretons (1807). L’ordre renaissait alors en France : le premier consul, qui aimait la bravoure bretonne, qui avait appelé la résistance armée de l’Ouest une guerre de Géants, et qui, d’autre part, admirait beaucoup les poèmes celtiques attribués à Ossian, encouragea la création d’une académie ayant pour but d’étudier les antiquités nationales et particulièrement la langue et les usages des Gaulois. Le Gonidec en devint un des membres les plus distingués ; le désir de présenter quelques éléments utiles aux recherches de ses collègues, le détermina à mettre au jour sa grammaire. Malheureusement, ils ne surent pas en profiter, et laissèrent aux générations nouvelles l’art d’en tirer parti. La plupart, amis de Le Brigant et de Latour-d’Auvergne, avaient, comme ces deux archéologues, plus d’enthousiasme que de science et de critique, et l’Académie celtique, qui revit aujourd’hui sous le nom de Société des Antiquaires de Finance, dut mourir de ses propres excès. Quoi qu’il en soit. Le Gonidec, dont les philologues éclairés ne confondirent pas les travaux avec ceux des visionnaires celtiques, poursuivit l’étude à laquelle il avait dévoué sa vie, et publia, en 1821, un dictionnaire breton-français. Encouragé par le jugement flatteur que rendit de ce recueil et de la grammaire, dans le Journal des Savants, Abel Rémusat, la plus grande autorité du temps, il se mit à composer un dictionnaire français-breton : outre le désir de soumettre, au jugement des hommes instruits, le répertoire complet des mots de la langue bretonne, il avait pour motif, en l’écrivant, de s’aider lui-même dans la traduction du Catéchisme historique, de Fleury, des Visites au S. Sacrement, de Ligori, de l’Imitation de J.-C., et surtout de l’Ancien et du Nouveau Testament dont le dernier parut en 1827. Il pensait aussi qu’il pourrait être utile non-seulement au clergé, pour la prédication, et aux habitants des châteaux et des villes qui ont des rapports journaliers avec les campagnes, et introduisent souvent des mots français dans le breton, mais surtout aux étrangers que leurs affaires appellent en Bretagne, et aux fonctionnaires de toutes les classes que leurs attributions mettent en relation avec des hommes qui ne les comprendraient point, s’ils ne s’adressaient pas à eux dans l’idiome vulgaire. Par malheur, la mort a surpris Le Gonidec (1838) avant qu’il ait pu mettre au jour son second dictionnaire, et il a légué, en mourant, cette tâche à ses disciples, avec l’achèvement de son œuvre.

Ceux-ci ont profité des leçons de leur maître et des fautes qui ont perdu l’Académie celtique. Plus modestes que leurs devanciers, plus sévères pour eux-mêmes, dégagés des liens d’un certain patriotisme puéril et maladroit, n’aimant pas moins que leurs pères leur histoire, leur langue et leur littérature nationales, mais alliant cet esprit à toutes les grandes idées nouvelles, fidèles à la petite patrie, sans cesser de l’être à la grande, passionnés pour la vieille civilisation celtique, si je puis employer ce mot, mais aussi pour les progrès de la haute civilisation moderne, prenant dans leurs travaux l’histoire et les faits pour seuls guides, et non les feux-follets de leur imagination, ils suivent les sentiers sûrs qui mènent à la vérité.

Leur premier acte fut un hommage filial à la mémoire de Le Gonidec : ils lui votèrent un monument dont l’érection a eu lieu, avec une grande solennité, le 12 octobre 1845, au Conquet, sa ville natale, sous la présidence de Mgr Graveran, évêque de Quimper. Depuis, ils lui en ont élevé un autre plus durable que le Kersanton : ils ont fait imprimer son grand ouvrage posthume, le Dictionnaire français-breton, et réimprimer sa Grammaire, qui parait pour la troisième fois, avec son Dictionnaire breton-français, aujourd’hui à la seconde édition, et considérablement augmenté. Mieux que la pyramide de granit, ces livres apprendront à la postérité le nom vénéré de l’homme si justement nommé, dans l’inscription de son mausolée, le savant le sage, le législateur du breton [180].

Les membres de la nouvelle école (qu’on me pardonne de lui donner ce nom ambitieux) ne s’en sont pas tenus là : voulant vulgariser encore plus l’instruction et la faire descendre dans les masses, ils ont publié une petite grammaire bretonne usuelle, d’après la méthode de Le Gonidec, suivi d’un traité de la versification celtique, le premier qui ait jamais été écrit dans le dialecte armoricain, et un dictionnaire français-breton, sur le modèle du dictionnaire breton-français du maître. La collection et la publication des textes devait aussi appeler leur attention : l’un d’eux, au retour d’une fête de famille donnée par les Bretons du pays de Galles à leurs frères d’Aimorique, a fait imprimer un choix des chants mythologiques, héroïques, historiques, domestiques et religieux de la Bretagne, conservés par la tradition et appartenant à tous les dialectes, à toutes les époques, depuis le v*= siècle jusqu’à nos jours ; un autre a réédité, avec discernement, les plus beaux chants sacrés composés par Michel Le Nobletz, Maunoir et leurs successeurs dans l’apostolat ; un troisième enfin s’est borné aux chants religieux et nationaux bretons nés sous l’influence des orages révolutionnaires. Et, pour frapper à la fois les yeux, l’oreille et l’esprit du lecteur, on a joint à ces recueils les airs originaux notés, et plusieurs morceaux du premier ont été publiés par livraisons, en une édition populaire de luxe tirée à dix mille exemplaires, avec des gravures sur bois soigneusement exécutées. Mais aucune de ces publications n’avait encore été faite que déjà la harpe nationale d’Armorique, retrouvée par le poète des Bretons et si souvent maniée depuis avec tant d’éclat et de talent, résonnait en l’honneur du pays natal : elle y ranimait l’art savant des vieux bardes, aujourd’hui en pleine culture, prenant toujours comme eux, pour sujet de ses chants, l’éloge des saintes croyances, des mœurs patriarcales, des usages vénérables, des traditions de gloire et de loyauté, des costumes pittoresques et de la langue du pays, ou la satire des innovations ridicules et intempestives. Le théâtre breton lui-même, persécuté sous l’ancien régime, s’est rouvert avec notre siècle ; autorisé par une administration éclairée et bienveillante, il est pleinement libre aujourd’hui, et poursuit, aux grandes fêles, dans plusieurs villes et bourgades, le cours de ses représentations. Non contents de jouer les vieilles pièces, les poètes en ajoutent chaque année de nouvelles à son répertoire, prouvant ainsi que le génie dramatique est loin d’être éteint en Bretagne.

A la grammaire, au dictionnaire, au traité de versification, aux recueils des poésies anciennes ou nouvelles et de musique dont j’ai parlé, je pourrais joindre beaucoup d’autres ouvrages ; je ne m’arrêterai pas aux deux Bévues, où l’on juge les nouvelles productions en langue bretonne, premier essai d’examen critique de la littérature nationale ; mais je dois une mention toute spéciale à un important recueil périodique, purement breton, portant le titre de Lizériou Breuriez ar Feiz (Lettres de la Société de la Foi), qui se rattache à l’œuvre générale de la Propagation, et va atteindre le chiffre énorme de vingt mille lecteurs. Fondée par des disciples de Le Gonidec, cette publication, qui offre au peuple une lecture pleine d’enseignements et d’intérêt, et où on lui donne les premières notions qu’il ait reçues d’histoire et de géographie, parut sous les auspices des Evêques de Quimper et de St-Brieuc, toujours prêts à encourager tout ce qui peut concourir au maintien de la Foi, à la conservation de la langue bretonne et aux progrès de l’instruction. L’approbation accordée aux travaux des rédacteurs est une sanction éclatante des principes de la nouvelle école bretonne, et mérite d’être citée : « Nous ne pouvons, dit Mgr Graveran, qu’approuver le plan et les travaux des écrivains bretons de ces Annales. Nous ne croyons pas sans intérêt d’appeler l’attention de nos bien-aimés coopérateurs sur le soin apporté à n’employer, autant que possible, que des mots appartenant à la langue bretonne, et à suivre, pour l’orthographe, une méthode rationnelle et arrêtée, L’absence de toute règle et la fréquente introduction d’expressions exclusivement françaises, ôtent beaucoup de leur charme aux ouvrages d’ailleurs les plus utiles et les mieux composés, et nous croyons que nos pieux laboureurs eux-mêmes apprécient très-bien l’élégance et la pureté du langage. Dans quelques années, grâce à la multiplicité des écoles, tous, ou du moins le plus grand nombre, entendront la langue française ; mais ce sera la langue savante qu’ils parleront aux habitants des villes, ou aux personnes d’une condition supérieure ; entre eux, et dans leurs rapports de tous les moments, le breton demeurera le langage usuel, auquel ils s’attacheront de plus en plus, s’il est purgé de tout alliage, si, dans ses productions, il substitue aux errements capricieux de chaque écrivain, les règles fixées par la pratique et l’assentiment des plus doctes. L’instruction qu’ils auront puisée dans les écoles les rendra plus sévères sur l’observation de ces règles nécessaires de toute langue écrite ou articulée. Appliquons-nous donc à les connaître et à les observer, pour prévenir le mépris ou la décadence de notre précieux idiome, car sa conservation importe au bien de ce pays. » Ce succès n’était pas le seul réservé à l’école nouvelle. Mgr Graveran devait plus tard développer les dernières paroles qu’on vient de lire, et en faire le sujet d’un mandement sur la conservation de la langue bretonne, comme gardienne de la religion et de la moralité du peuple qui la parle. Son nouvel appel aux sentiments religieux et patriotiques des hommes pour lesquels il remplace, comme prince de l’Eglise et comme protecteur naturel, les anciens comtes de Cornouaille et de Léon, se termine ainsi : « Nous vous ferons une dernière recommandation : ayez toujours du respect et de l’estime pour vous-mêmes. Respectez-vous comme chrétiens : aucun titre sur la terre n’égale celui-là en grandeur et en espérances. Estimez-vous comme Bretons ; ce nom, quand il est bien porté, est un gage d’attachement aux vieilles croyances, de fidélité aux pratiques saintes, de constance dans le sentier du devoir. Vous avez besoin, dit-on, d’être polis par la civilisation avancée du siècle : nous ne disputerons pas ; mais prenez garde qu’à force de vous polir, la civilisation ne vous use, n’efface l’empreinte de votre caractère religieux. Voilà, N. T. C. F., le sujet de nos alarmes ; voilà pourquoi nous voyons avec un contentement réel que vous teniez à vos vieux usages, à vos vieux costumes, à votre vieille langue ; et nous ne parlons pas ici, en littérateur préoccupé de questions philologiques en artiste épris de formes pittoresques, mais en évêque convaincu par l’expérience et la raison de l’étroite liaison qui existe entre la langue d’un peuple et ses croyances, entre ses usages et ses mœurs, entre ses habitudes et ses vertus. »

Peut-on mieux penser et mieux dire ? Si Le Gonidec est l’écrivain qui a fait les plus beaux ouvrages en langue bretonne, l’évêque de Quimper sera de tous les prélats bretons celui qui aura le plus contribué à rendre durable le mouvement intellectuel qui leur doit naissance. Maintenant, les instructions pastorales publiées seulement en français jusqu’ici, paraissent dans les deux langues, et sont pour la littérature armoricaine une nouvelle source de richesses.

Il nous reste à voir quels sont les caractères de l’orthographe, du vocabulaire et de la grammaire bretonne, depuis la fin du xve siècle. Nous les exposerons en peu de mots.

Voici la liste des ouvrages bretons les plus importants publiés dans cet intervalle :

1o Le nouveau Catholicon, dictionnaire breton-français-latin [181], 1501.

2o Quatre mystères en vers, savoir : le Mont du calvaire ; la Passion de Jésus-Christ ; le Trépas de la Vierge Marie et ses quinze joies (^VŒME^yi kth AîTN Itron Maria ha hé pemzék lévénez) ; la Vie de l’homme (Buhez map-dén) [182], 1517 et 1530.

3o La Vie de sainte Barbe, telle qu’on a coutume de la jouer en Basse-Bretagne (Buhez santez Barba ével m’az kustumer hé hoari enn Goélet-Breiz), et « Vie de saint Gwénolé, autres mystères en vers [183], 1557.

4o Les quatre fils de l’homme (Ann pévar fin divezaff), par le P. de Penfentenyo ; et Le miroir de la Mort, (Mellézour ann marv), poésies religieuses et morales [184], 1562 et 1670.

5o Deux traductions en langue bretonne, l’une du catéchisme latin du P. Canisius ; l’autre du catéchisme français de R. Benoist, curé de Saint-Eustache à Paris, par Giles de Kerampuil [185], 1576.

6o Une traduction de la Doctrine chrétienne, de Bellarmin, par Ives Le Baelec, suivi d’un recueil de cantiques notés, et d’une vie de saint Pol de Léon, par frère Bernard, de Saint-Pol, carme [186], 1616 et 1628.

7o Le dictionnaire et les colloques français-breton de Guillaume Quicquier (i), 1632, 1633 et 1640.

8o Un choix dès cantiques de Le Nobletz, du P. Maunoir, du P. Marzin, du P. Delrio et autres, publiés d’abord sous le titre de Hent ar Bariadoz (le chemin du ciel) ; puis, de Ar Vuhez gristen (la vie chrétienne), et sous d’autres titres (2), 1650, 1689 et 1712.

9o Le dictionnaire breton-français et français-breton, et la grammaire bretonne du P. Maunoir (3), 1659.

10o Les psaumes mis en vers bretons par Charles Le Briz (4), 1727.

11o Le dictionnaire français-celtique du P. Grégoire, de Rostrenen, et la grammaire française-celtique du même (5), 1732 et 1738.

12o Le dictionnaire de la langue bretonne de dom Le Pelletier, religieux bénédictin de la congrégation de Saint-Maur (fi), l’jSi.

13o La Vie des Saints (Buhez ar Zent), par Claude Marigo(7), 1762 et 1780.

14o Charlemagne et ses douze pairs. — Les quatre fils d’Aymon. — Saint Guillaume, comte du Poitou, drames bretons en vers (8), 1 8 1 5 et 1 8 1 8.

15o Les fables bretonnes de Ricou, cultivateur (9), 1828.

16o Les fables choisies de la Fontaine, traduites en breton par M. de Goësbriand, père. — Le combat des Trente (Gwerz emgann ann Trégont), poème, par le même (10) 1 836 et 1837.

17o La grammaire bretonne, le dictionnaire breton-français, le Nouveau Testament^ etc., etc., de Le Gonidec (1 r), 1807-1821, 1827-1838.

18o La Harpe d’Armorique (Télen Arvor), poésies par M. Brizeux (12), 1838 et 1844.

19o Les Chants populaires de la Bretagne (Barzaz-Breiz), recueillis et publiés par l’auteur de cet essai (13), 1839-1840, 1845- 1846.

20o Les Chants sacrés des Bretons (Kanaouennou santel), choisis, mis en ordre et publiés par M. l’abbé Henry, de Quimperlé (14) > 1842.

21o Le dictionnaire français-breton de M. Troude, chef de bataillon (15), 1842.

22o Les lettres de Ta Société de la Foi (Lizériou Breuriez ar Feiz) (16}, publication périodique, 1844, 1845, 1846, 1847.

23o Les mandements de Mgr Graveran, évéque de Quimper (Kélenna-DURÉZOU ANN ÀO.’lT ESKOP A GeMPEr) (17), 1 846 et 1847.

24o La Foi et le Pays (ar Feiz hag ar Vrô), chants religieux et nationaux des Bretons, de 1789 à 1814, recueillis et publiés par M. l’abbé Durand, de Tréguier (18), 1847.

25o Le dictionnaire français-breton posthume de Le Gonidec, son dictionnaire breton-français et sa grammaire réédités (19), 1847-U

[187]

[188] [189] 26o La Genèse (Levr ar c’hénéliez), traduuite en breton par M. l’abbé Henry, avec approbation de Mgr l’évêque de Quimper[190], 1847.

27o La nouvelle grammaire bretonne, d’après la méthode de Le Gonidec, suivie d’une prosodie, publiée par la Société du Breûriéz ar Feiz, avec cette épigraphe tirée du barde Taliésin :

Hô Doué a guroñt,
Hô iéz a viroñt :

« ils aiment leur Dieu, ils conservent leur langue» [191], 1847.

Quelque longue que soit cette liste, d’ouvrages, il serait facile de l’augmenter encore par l’énumération de toutes les poésies bretonnes qu’on imprime journellement et en si grand nombre, soit en brochures ou sur feuilles volantes, soit dans les revues ou les journaux de Basse-Bretagne j aux noms cités, nous pourrions joindre ceux de beaucoup d’autres écrivains de mérite appartenant, comme les précédents, aux trois dialectes usuels de Léon, de Cornouaille et de Tréguier : l’abbé Le Scour ; le docteur Guizouarn ; M. Laouénan, auteur d’un roman breton prêt à paraître ; M. Prosper Proux ; M. Guenuoc, de Lesneven ; l’abbé Clec’h, qui termine un poëme sur la grande querelle des de Blois et des Montfort ; enfin, l’abbé Le Joubioux, auquel le dialecte breton-gaël, si négligé, de Vannes, doit un premier essai de réforme, par la méthode de Le Gonidec, et qui propage dans le Morbihan le mouvement déjà opéré dans le Finistère et les Côtes-du-Nord. Mais il faut se borner [192]. Je passe donc à l’examen de l’orthographe, du vocabulaire et de la grammaire, tels que nous les montrent les divers ouvrages que nous venons d’énumérer. L’orthographe arbitraire, née pendant la période de décadence de la langue bretonne, et dont nous avons indiqué les caractères, continua à avoir cours de l’an 1500 à l’année 1600, et à se modeler sur celle de France, qui n’était elle-même ni moins arbitraire, ni moins inconstante. Le changement le plus important que font pressentir les livres imprimés entre ces deux dates, surtout quand on arrive au xviie siècle, est l’adoucissement du langage, par la suppression de certaines consonnes, soit au commencement, soit au milieu, soit à la fin des mots [193]. Les écrivains bretons subissaient insensiblement en ce point l’influence de la mode française ou plutôt italienne ; plusieurs étaient les premiers à convenir, avec Giles de Kerampuil, « que l’idiome breton est rude et mal poli en sa diction ; qu’ils ne sont bretons quasi que par force ; que d’ailleurs la première modelle n’est jamais pollie, mais s’approprie par la vue et maniement des espritz », c’est-à-dire, pour parler clairement, qu’on prononçait autrement qu’on n’écrivait, et que l’auteur laissait au lecteur à faire les permutations des lettres. De là à la seconde innovation importante du xvi siècle, savoir, l’indication dans la langue écrite des changements de consonnes en usage dans la langue parlée, il n’y avait qu’un pas ; aussi la voyons-nous tentée, quoique timidement et seulement pour quelques verbes, par les écrivains du xvie siècle [194]. Giles de Kerampuil, à la fin de cette époque, fut plus hardi, il employa à la fois les deux manières, ancienne et nouvelle, d’écrire [195], et trouva, au commencement du xviie siècle, dans Ives Le Baelec et Guillaume Quicquier, des imitateurs qui allèrent encore plus loin [196]. Mais, en 1650, la vieille méthode est tout à fait détrônée : le P. Maunoir lui porta les derniers coups. « Il semble qu’il est à propos, dit-il, de changer la façon ancienne des escrivains bretons, pour escrire le langage armorique… Les anciens Bretons ne mettoient point les lettres dans lesquelles les mutes estoient changées, mais escrivoient toujours le mot comme il se trouve au dictionnaire ; cela fait qu’il est impossible aux apprentifs de cette langue de lire les anciens livrées bretons ; » et, citant plusieurs expressions bretonnes [197], il poursuit : « Quel est celui qui pourra lire les mots escrits ainsi à l’ancienne mode ? N’esl-il pas à propos d’escrire comme on prononce [198] ? » Il s’autorise en cela d’une opinion nouvelle eu France : « Les François depuis peu, fait-il observer, ont trouvé cette façon d’escrire fort propre. » Il eût pu s’appuyer, avec plus d’autorité, sur l’usage récent des Bretons-Gallois ; et, plutôt que de donner des règles incomplètes de permutation, reproduire les leurs ; mais, au fond, il avait raison, quant à ce premier chef : l’écriture est la peinture de la voix ; plus elle est ressemblante, meilleure elle est ; quant à la suppression des consonnes au milieu ou à la fin des mots, pour adoucir la prononciation, c’est fort différent. Le P. Maunoir étant né dans la partie française de la Bretagne, et le français sa langue maternelle, ces signes étrangers pouvaient le choquer et lui paraître durs à l’oreille ; ils choquaient aussi Giles de Kerampuil, « nourry, comme il nous l’apprend lui-même, entre Françzoiz et aultres nacions », et qui plie les lecteurs de l’excuser, « s’il ne sçait orner le langage breton, w Mais ces signes n’avaient rien d’extraordinaire pour les Armoricains : ils leur étaient familiers, et d’ailleurs nécessaires : ils imposaient au mot l’empreinte de sa signification primitive ; ils montraient son origine et sa leur. Une fois supprimés, l’orthographe bretonne perdait plusieurs de ses qualités les plus précieuses ; les affinités, la dérivation, l’étymologie (i). Beaucoup le furent malheureusement, car l’autorité de Maunoir prévalut sur l’usage ancien du pays. Les expressions étant défigurées de la sorte, la manière dont il les écrivit dans ses deux dictionnaires et sa grammaire prévalut aussi, avec ces tiois ouvrages, pendant tout le cours du xvii*’ siècle, c’est diie que l’on continua à écrire comme précédemment, et comme lui, sans principes fixes et sans méthode. ÎSous ne nous arrêterons donc pas à étutlier celte orthographe ad libitum : elle ne supporte pas l’examen d’une critique sérieuse (2).

Grégoire de Rostrenen, au commencement du siècle suivant, sentit plusieurs des inconvénients de l’orthographe du P. Maunoir, et, parmi un grand nombre d’erreurs, proclama quelques vérités : le premier, il avait compris la nécessité de généraliser les principes de la langue bretonne, de ramener à la règle ce qui n’en est que l’application ou l’exemple. Le premier, il avait touché au doigt un des préjugés les plus plaisants, quoique des plus invétérés, de ses compatriotes, en raillant agréablement a ceux qui s’imaginent, comme il dit, posséder entièrement la langue bretonne, parce qu’ils la savent bien de la manière qu’on la parle dans leur village, ou au plus à cinq ou six lieues de chez eux (3).» 11 déclare se conformer à l’usage nouveau d’écrire, contrairement aux anciens Bretons, les lettres dans lesquelles sont changées les mutes, afin de faciliter la lecture et la prononciation. « Pour lever cette difficulté, dit-il, j’écris dans mon dictionnaire et dans ma grammaire comme on prononce. » Mais, en même temps, il fait une réserve expresse en faveur de certains mots, que le P. Maunoir, dont il se sépare ici, a altérés, en y supprimant des consonnes. « lly a, fait-il observer, quelques mots particuliers dont je n’ai point changé les lettres, pour en faire voir l’éty- (1 ; Par exemple, en écrivant marv, mort, et dans l’autre ( p. 167 ), quer, etc., etc. Mais, et non marô^on pouvait suivre ce mot dans ce qu’il yadeplus singulier, c’est que, touten tous ses dérivés : marvi ox meriel, mourir ; n’employant pas la lettre K, la seule qui conmarvel, décédé ; martel, mortel ; mervenli, vienne, à la place du C, du Q et du QU, dans mortalité. En écrivant ar5roa//", et non ar g^oan, tous ces mots, et en ne la citant même pas dans l’hiver ; ann haff, l’été, f t non ann han, com- l’alphabet de ses dictionnaires, il s’en sert dans ine écrivaitMaunoir et comme il voulait qu’on les mots /a((, dict. fr.-br., p. 18) ; kalargoan écrivit, non-seulement on conservait à ces mots (dict. fr.-br., p. 119) ; kncc’hen (ibid., p. 117) ; leur pluriel régulier, qui esl goaffou el haffou, ATemper (gramm., p. 49) ; Kimper (dict. br.-fr., mais, de plus, on retrouvait toute leur famille ; p. 176), et dans beaucoup d’autres. De même goaffa, hiverner j goaffek, d’hiver ; goaf}’adur, il emploie dans plusieurs mots le W, qu’il ne quartier d’hiver ; goafji, se faner, etc. ; iMJfek, mentionne pas davantage parmi les lettres de /io/fur, d’été ; haf, mrtr ; /la/Ji, 0)ûrir, etc. l’alphabet, et il écrit, à la manière des Bre- (2 ; On ferait un volume des contradictions tons-gallois, salw (dict. franç.-bret., p. 108) ; qu’elle odre. Pour n’en citer qu’un petit nom- Zau^rc^a (dict. br.-fr., p, 156) ; gawr et gaowr lire, il écrit, dans son dictionnaire français- (dict. fr.-br., p. 25) ; caw (ibid., p. 8 et 20) ; breton ’p. 46, scnrlec, le mot qu’il écrit squar- crtü (dict. br.-fr., p. 147) ; endertü(dict. fr-br.. Le, dans son dict. breton-français ( p. 172). p. 111) ; guiiderw (dict. br-fr., p. 168) ; distrtu Lambrusc dans l’un ( p. 71), et lamhrusq dans (ibid., p. 143). Enfin, il se sert indifféremment lautrc ^p. 15o). Laquai, ibid. (p. 79 ), et fa- de S et de X dont le son n’existe même pas en cal, même page ; et, dans son dict. bret.-fr. breton, et il écrit marmoux (dict. fr. -bret., p. (p. 147,, lacal, et (p. lo5), laquai. Dict. franc.- 64), et marmous'i>. 111) ; (reu* (dict. fr.-br., bret. ’p. 47 ;, scolacr, et’p. 98), scholaer. p. 120), et treux (gramm., p. 51) ; pénaux al r)ict. br.-fr. ^p. 170,, «c/oryur/t, et, dans l’autre penaus (ibid., p. 62), etc., etc. ^p. 92, scloca. ibid. ’p. 167 ;, quern, et, rlans

ledicl !fr.-br.(p. 136i, cem. Ibid. (p. 124), fecr, (3) Préface du dict., p. 1. mologie ; » et il se propose de donner dans toute leur ampleur ces expressions tronquées, qui sont l’effet de la corruption de la langue ; en même temps, blâmant encore indirectement Maunoir, il s’élève avec raison contre l’emploi des lettres inutiles, superflues ou même trompeuses, et il en appelle à Fortliograplie celtique ancienne contre l’orthographe bretonne imaginée en i65o, à l’imitation, dit-il, des François et des Latins. Par malheur, il est loin de mettre toujours en pratique ces excellents principes, et les contredit souvent dans l’exécution. Du reste, on s’en étonne moins, quand on voit ce qu’il entendait par ancienne orthographe celtique. C’était pour lui, non pas celle de l’époque brillante de la langue bretonne, mais de la décadence : l’orthographe où s’étaient introduits le ch et ley français ; le ç et le çz, pour figurer les dentales aspirées cT et 9 j le ayant le son du y’ ; le g suivi d’un u devant les voyelles e, i j lequel u ne servait qu’à rendre incertain le son de la syllabe qui en provenait ; cph déjà figuré par/ ; le r^, Vx et Vj, lettres inutiles ; l’orthographe où le k et le w ne paraissaient plus qu’exceptionnellement ; eu un mot, à peu de choses près, le système vicieux du P. Maunoir. L’examen des deux dernières lettres, relativement à l’emploi qu’en fait le P. Grégoire, donne lieu à une remarque curieuse, et prouve bien son défaut de méthode : pas plus que le P. Maunoir, il ne mentionne le w dans l’alphabet qu’il place au commencement de son dictionnaire et de sa grammaire, et pourtant il en fait usage comme lui(i). Quant au k, voici ce qu’il dit : « à la place du k, qui, à la vérité, est naturel à notre langue, et a été de l’ancienne orthographe, je me sers de la lettre /^. » Sa raison est plaisante : « c’est parce que cette lettre ne défigure pas tant les mots. » Du moins sera-t-il d’accord avec lui-même et emploieia-t-il toujours le <7, à l’exclusion de ce k si désagréable à l’œil ? Pas du tout ; oubliant ses propres paroles, il écrit le même mot tantôt avec un c, tantôt avec un q oweq, et tantôt avec un k (a). Lorsqu’il commença sa grammaire, peu d’années après la publication du dictionnaire où l’on trouve ces anomalies incroyables, quelqu’un les lui fit remarquer sans doute ;, car il voulut se mettre d’accord avec lui-même et avec l’ancienne orthographe, et il dit, en répétant d’ailleurs presque mot pour mot une observation très-juste du P. Maunoir (3), mais qu’ils n’ont mise en pratique ni l’un ni l’autre _, «A- et<7 peuvent s’employer pour une même lettre, parce qu’ils ont les mêmes règles, le même son, la même prononciation (4). «  Aussi ;, écrit-il dans sa grammaire, à la fois par un k et par un q, les mots qu’il écrivait le plus souvent par celte dernière lettre dans son dictionnaire (5). On voit que sa manière d’écrire ne mérite guères plus que celle du P. Maunoir d’occuper l’attention de la criticjue.

Le bénédictin dom Louis Le Pelletier devait mettre en pratique les prin- (1) Ainsi il écrit wal[àç,.., p. 213), ysward p. 352, lacqat et laqal ; p. 117, s(anc, et, p. 372, (ibid., p. 773 ;. Wener (gramra., p. 33j, elc. slanq-, p. 52. qever, et, p. 772, kéver etc., ctc (2) Pour n’en citer que quelques preuves, (3j Grammaire, p. 76. je me contenterai de dire qu’on trouve, dans (4) Orammaire, p. 9. son dictionnaire (édit. de 1732.} p. 176, le mot (5) Qaé ou /caJ, dit-il ; qi’ff ou Jiéff,- qicq tok éi, rl lac cl locq ;]). 301, karrek clkerrck, ou kkq ; qéguin oukéguin ; kélaslrcnjecrncet, p. 823, garrecgf et gerrecg ; p. 772, (jaei’aez vad, kchezlou, kérésez, p. 2. 1 ; qéréscn, p. et fto^coczy p. l57, gaj(cJ, ct, p. 568,/icaî<ei/ 47 ;(7i, ibid. ; Ayc«ed, p. 48, ctc, etc. cipes posés, mais non suivis, par Je P. Grégoire. C’était le temps où l’orthographe française, que Voltaire appelait absurde, cherchait à se fixer elle-même, et où le docteur Jonhson essayait de fixer celle de l’Angleterre. Le Pelletier sentit que la confusion et les anomalies qui défiguraient la langue bretonne, provenaient en grande partie d’un défaut de système graphique, et là où le caprice s’était longtemps joué sans contrôle, et où le manque de lumières avait voulu opérer de petites réformes puériles, il porta le flan>beau de la méthode et de la raison. Procédant avec le respect qu’une critique éclairée doit à l’antiquité, et avec la considération qu’un homme instruit doit au génie de sa langue, il chercha dans la structure même de la langue bretonne, dans la formation régulière de ses mots primitifs et dérivés, dans les différentes orthographes anciennes de tous les livres bretons, les bases d’un système graphique à la fois philosophique et national. Le résultat de ses recherches se trouve consigné en tète de son dictionnaire. On lui doit, entre autres perfectionnements, la restauration du g (y) ; du X-, à l’exclusion du q, du cq et du rju ; du 2, à l’exclusion de ç et de çz (i) ; de/, au lieu de pk ; de 1’^', au lieu d’jy enfin du w, dans l’orthographe bretonne. A propos du w et du A, il fait cette remarque importante et très-juste : « ce sont deux lettres absolument nécessaires au breton ;… la dernière en vaut quatre, y compris le c, qu’on peut retrancher de l’alphabet et remplacer par A, devant toutes les voyelles comme ailleurs (2). » Quant au g (y), lettre à laquelle les écrivains bretons de la décadence ajoutaient un u trompeur devant les voyelles e et i, il jugea convenable d’y joindre un h, non que cela fût nécessaire, « mais uniquement, dit-il, pour bien en assurer le vrai son (3). » Le g se trouvait ainsi parfaitement distinct du / consonne, d’importation française, et que dom Le Pelletier se vit obligé d’admettre, comme le c/i fiançais, car l’usage et la nécessité les avaient malheureusement naturalisés. Cependant le respect, peut-être un peu superstitieux, du bénédictin, pour l’antiquité, à laquelle il empruntait son système graphi que, le fit tomber dans une inconséquence qu’une logique rigoureuse devait réformer. Ainsi, après avoir dit qu’on peut retrancher le c de l’alphabet breton, et le remplacer par un /c, dans toutes les circonstances, il maintient le c exceptionnellement devant a, o, u, parce que certains écrivains anciens agissent de la sorte ; mais il eût pu, par la même raison, le proscrire ; car d’autres écrivains non moins anciens, et d’une égale autorité, le proscrivent devant toutes les voyelles et les consonnes. Il maintient encore le c dans deux autres cas : pour le premier, toutefois, il se règle sur les anciens, parfaitement d’accord en ce point ; c’est quand le c est uni à la lettre h qu’il précède, et fiuite d’un caractère breton propre à rendre le son guttural aspiré, que les Allemands expriment aussi par ch, les Espagnols par Xj et les Grecs mo- (1 ) Owen ’dictionnaire gallois-anglais, cdit. qu’on prononce ainsi et que ses prédécesseurs, de m^) substitua aussi le z aux dentales as- depuis le xiii"= siècle, écrivaient guer et guil, pirécs 5 elO figurées jusque-là par dd et Ih, et antérieurement, ^er et gil. (oy. le vocab. dans i’orlhograptie galloise. breton de Fan 882, publié par Price, et, d’a- (2, Prj.’facc, p. 2, 5 et 10. près lui, par M. de Courson, Essai sur Vhis- (3 ; U écrivit donc gher et jfW les mots toire de Bretagne, p. iM.) dei-iies par x. Dans le second cas, c’est pour figurer le son nouveau en breton du ch français, tel qu’il se prononce dans château, et il le représente de la même’manière que l’orthographe à laquelle il a été emprunté ; seulement, comme on pourrait confondre les signes qui figurent les deux sons, si rien ne les distinguait, il écrit le premier en mettant entre le c et V/i une apostrophe anciennement inusitée, destinée à marquer l’aspiration gutturale, et le dernier sans apostrophe. En cela, il suit la manière d’écrire du P. Maunoir et de Grégoire de Rostrenen.

L’ancienne orthographe bretonne, restaurée par dom Le Pelletier, avec certains perfectionnements qu’exigeait la logique, fut sanctionnée par les Etats de Bretagne, comme l’orthographe française du dictionnaire de 1 Académie l’avait été par l’autorité du gouvernement français, et celle du docteur Jonhson, par tous les hommes éclairés d’Angleterre. Mais il en est des systèmes graphiques comme de toutes les choses humaines : ils n’arrivent à la perfection, quand ils y arrivent, que progressivement et jamais du premier coup. Aussi, de même que l’orthographe française,^ modifiée et perfectionnée dans une seconde édition du dictionnaii e de l’Académie, a été fixée seulement dans les premières années de notre siècle, l’orthographe bretonne de dom Le Pelletier, œuvre du temps, revue et corrigée scientifiquement, devait recevoir de Le Gonidec son dernier poli et son immutabilité. Adoptant la manière d’écrire de son prédécesseur et profitant de ses avis, il se borna à retrancher de l’alphabet breton la lettre c, quand elle n’est pas liée à un /^, et la remplaça par k, dans toutes les circonstances où elle en a le son (i) ; il rétablit aussi, avec les anciens, le g pur et simple, auquel Le Pelletier joignait inutilement un h, puisqu’il répond au y des Grecs et au g des Allemands, et qu’on ne peut d’ailleurs le confondre avec le y, qui a son caractère particulier (2). Il simplifia encore l’emploi du w, presque toujours employé par dom Le Pelletier, à l’exclusion de la diphtongue ou. Il ne s’en servit que dans les mots dont le radical commence par un g, où il est indispensable, à cause des permutations, et pour laisser voir ce radical (3), dernière amélioration importante (/j). Modifiée et perfectionnée de la sorte, l’orthographe bretonne est d’accord avec les principes sur lesquels la science a fondé les plus belles qualités des langues, je veux dire l’étymologie, la dérivation, la régularité, la distinc- (1) Par cette raison, il la conserva dans les Ce serait la même équivoque que dansles mots mots chupenn, chéiu, etc., qui se prononcent français anguille et aiguille. comme en français ; et dans lesmots (^r/ac’/iar, (3) Ainsi ddiBs gwarek, qui, en construction, »iarc7i, elc., qui se prononcent (^ia/ioretmar/i, devient i^areA,• àansgwella, qui devient tceldu gosier. Mais il écrivit /canria, kébér ki, la ; à^ns g wall, qui àcient wall ; dans gwenyï, koTsen, kûz, krés, skoul, slork, etc., confor- qui devient wenn, etc. Nous avons vu (p. xxxiv) raément au vocabulaire du ix’^ siècle, où Ton cette orthographe usitée à l’époque brillante peut voir ces mots orthographiés de cette façon, de la langue bretonne où l’on écrivait tvigar (Voy. De Courson, loco citalo, p. 433 et 437.) (pour gwigar), wallon {pour gwallon), wenn (Ü) Il écrit donc, comme l’auteur du voca- (pour gwenn), wézen (pour gwézen.) bulaire breton de 882, ger, gil, kigel, etc. (4 ; Je ne parle pas de celles qui n’ont guèrcs L’u introduit dans ces mots durant la déca- de valeur et d’utilité que dans les dictionnaires dence, ne servait, on l’a déjà dit, qu’à rendre et les grammaires, telles que l’emploi, 1" du trompeur le son de la syllabe qui en provenait. Ñ espagnol, pour rendre le g ou n mouillé ; Comment, par exemple, distinguer le son 2° d’un l ainsi souligné, i., pour exprimer le de ^i{ dans gilkam qu’on doit prononcer son du double ii mouillé ; 3" du Ñ. pourmarghilkam, si on écrit guilkam, de celui de quer I’n nazal ; et enfin des accents figurés de gnil dans guillvu qu’on prononce gu-iUoul toute espèce. tion, la clarté, les affinités, la facilité dans renseignement et l’usage ; elle est simple, uniforme, dictée par le génie même de la langue, appuyée sur l’autorité des écrivains anciens les plus méthodiques, et conserve aux mots leur véritable physionomie, leur véritable son, sans trop s’écarter de l’usage reçu. Maintenant suivie par tous les littérateurs bretons de quelque mérite, sans aucune exception, elle a définitivement prévalu de nos jours et est désormais fixée. Si elle ne Ta pas été plus tôt, il faut l’attribuer à l’esprit de routine des Bretons, aux personnes âgées habituées dès leur jeunesse à employer une orthographe arbitraire, qui ne sont pas disposées à en adopter une nouvelle, quelque parfaite qu’elle soit, h la fin de leur vie ; et surtout aux libraires intéressés à l’écoulement de vieux livres de fonds rédigés dans des orthographes différentes entre elles et d’elles-mêmes, dernier débris de l’anarchie orthographique à laquelle dom Le Pelletier est venu mettre un terme. Cependant, quelque importante que soit l’orthographe d’une langue, les mots en eux-mêmes et surtout les lois qui les unissent en les gouvernant, ont bien plus d’importance ; or, il résulte du dépouillement de tous les ouvrages bretons publiés depuis le commencement du xvi*^ siècle, et de tous les vocabulaires antérieurs à dom Le Pelletier, que l’anarchie qui régnait dans la manière d’écrire existait aussi dans l’emploi des mots. Supplantés déjà par leurs équivalents latins, puis romans, avant le xv" siècle, un grand nombre de mots celtiques l’étaient maintenant par les expressions françaises correspondantes ; comme toujours, l’ignorance, la paresse, la négligence, et, le plus souvent, la vanité, guidaient les auteurs de ces néologismes ; évidemment ceux qui les introduisaient, ou bien ignoraient leur langue, ou ne se donnaient pas la peine de l’étudier, ou voulaient montrer qu’ils savaient le français, et qu’ils tenaient à suivre la mode. Les hommes et les mots du pays étaient traités alors de la même manière : les uns et les autres devaient céder le pas aux nouveaux venus. Un auteur déjà cité, Giles de Kerampuil, prétendit réduire en système ce qui, avant lui, avait été le fait exceptionnel d’écrivains plus ou moins corrects. On peut le voir dans sa traduction du catéchisme latin de Canisius, livre bon et propre, dit-il, pour prélats, pasteurs, mnistres (Vescole et peres de famille. c’est-à-dire, destinés à tous les Bretons. Afin de leur apprendre le français, il emploie le plus de mots possible de cette langue ; mais, comme il craint de n’être pas compris, il indique en marge, au moyen d’astérisques, ou dans le texte même, les vraies expressions liretonnes correspondantes. Son procédé est trop curieux pour que je n’en cite pas des exemples, quand ce ne serait que pour le flétrir. Ainsi, là, le texte offre le barbarisme français ressuscitaz (sic) (il ressuscita), la marge, son équivalent breton, kasçzorcliaz (sicj ; ailleurs, vir^initez, la marge, guère lidet (sic) ; plus loin, puissançz, la marge, gallout ; l’un convoitise, et l’autre choant ;

invoquernp iûç) (invoquons), l’autre, gnhernp ; celui-ci intérieur, 

celle-là calon (sic) ; ou bien on voit en regard les uns des autres, les mots baibares et les mots indigènes, aruluret (anduré), et gouzavet,- /c^//Yz/’(relirerj, et tenn ;facUe. hahasq (sic) ; promessa ( promesse) et diougofi ; antreprenet (entrepris), et qucmeret (sic) ; multiplio et cresquo (sic) ; augmenter et cresquer (sic) ; instituifv et quélen (sic) ; transgression et torridigez ; prix et gohr ; conseillaJ> et cusuliaf<^ (sic) ; niultipliet et squignet (sic) ; déité el doueléz (dninké) ; pi tojrfùl et trugarézus ; maternel e giànidic (sic) ; différent et dishaual, etc., etc. (i). Plusieurs des auteurs postérieurs à Giles de Kerampuil trouvèrent son procédé d’un effet agréable et Timitèrent ; quelques-uns même voulurent le surpasser, et, jugeant que le français ne suffisait pas, ils y joignirent le latin (-2). Qu^on juge de la physionomie d^un paieil style et combien il devait être compris du peuple des campagnes ! Aussi avons-nous vu qu’il n’y entendait rien (3). Mais le breton rustique, comme nous l’avons dit, choquait les habitants des villes, des châteaux et des presbytères, et il fallait le réformer. Pour v parvenir, on ajouta Finterpolationaux moyens précédemment employés. Si les ouvrages de beaucoup d’anciens poêles bretons, et particulièrement le*, chants religieux de Michel Le Nobletz, qui restèrent manuscrits de son vivant, fourmillent de tant deloculions françaises, il n’en faut pas chercher d’autre cause ; évidemment, elles ne sont pas toutes de lui : la première édition en fait foi, et le peuple des campagnes, qui ne retient que ce qu’il comprend, chante ses cantiques beaucoup plus purs qu’ils n’ont été imprimés. Nous avons d’ailleurs l’aveu précieux d’un homme qui en a fait paraître quelques-uns. « Parce que, dit Antoine de Saint-André, le style peu exact et le langage fort éloigné de celuy dont on se sert maintenant ( dans les villes), en rendroit la lecture d’autant moins utile à plusieurs, que l’élocution leur en paroistroit plus ennuyeuse, j’ay pris la liberté de changer quelquefoys les expressions de ce saint homme (4)- » Et, avec une naïveté qui désarme, il appelle cela « remédier à une sainte négligence, w Notez qu’Antoine de Saint-André écrivait quatorze ans seulement après la mort du poète dont le style lui paraît vieilli et ennuveux. L’ami et le disciple de Michel Le INoblelz, le P. Maunoir, céda-t-il lui-même quelque peu au torrent de la mode nouvelle, pour le vocabulaire, comme il y avait cédé pour l’orthographe ? On doit le croire, car ses dictionnaires et sa grammaire, quoique beaucoup moins remplis d’expressions françaises que les livres de ses contempoî ains^, en contiennent cependant un grand nombre, dont les équivalents bretons existent : il en est à peu près de même de ses cantiques ; du reste, il n’en faut juger que par les éditions de son temps ; toutes celles qui ont paru depuis sa mort ont été progressivement altérées, comme les poésies de Le Nobletz (5). Grégoire, de Ros-

[199] trenen ne sut pas mieux distinguer les mois vraiment bretons, des expressions étrangères, introduites sans profit et sans nécessité, dans la langue bretonne. D’ailleurs, son breton naturel (il en convient modestement lui-même) était fort mauvais et peu intelligible, sinon dans l’évêché de Vannes, où il avait passé ses premières années. « J’ignore, ajoute-t-il, une infinité de mots bretons ; mais quelque sçavant dans la langue qui voudra se donner la peine de joindre ce qu’il sçait à ce qu’il trouvera ici digéré, sera en état de faire un autre dictionnaire beaucoup plus ample, plus recherché et plus utile au public [200] »

Dom Le Pelletier, qui mit à discerner les vraies expressions celtiques plus de tact et de sagacité qu’à les décomposer par l’étymologie, consacra vingt-cinq ans au recueil dont le P. Grégoire souhaitait la publication ; mais il mourut en y laissant des lacunes considérables.

Le Gonidec devait les remplir. « On peut regarder son dictionnaire breton-français, dit M. Brizeux, comme un chef-d’œuvre de méthode ; c’est un triage complet des précédents vocabulaires et glossaires, exécuté avec la critique la plus prudente et la plus sûre. Son dictionnaire français-breton a été fait sur le même plan et les mêmes principes. » Les deux ouvrages offrent un répertoire de tous les mots de la langue usuelle, telle que l’écrivent les meilleurs auteurs bretons de nos jours, et telle que la parlent et l’emploient, dans leurs chants populaires, les habitants des campagnes qui la possèdent le mieux. Comme le dialecte léonnais est pour les Bretons la langue générale ou commune, de même que l’attique l’était pour les Grecs, que le saxon Test en Allemagne, et le toscan en Italie, et qu’il a l’avantage d’être entendu dans toute la Basse-Bretagne, Le Gonidec s’y est arrêté de préférence ; toutefois, lorsque le même mot se présente avec quelque modification, ou qu’il est différent dans les autres dialectes ^, il le donne aussi d’après eux ; il a soin encore, lorsqu’une expression qui n’existe pas en Léon est usitée ailleurs, d’indiquer à quel dialecte elle appartient plus particulièrement. Quant aux mots sans famille dans la langue bretonne, et empruntés aux idiomes étrangers, il n’a pas cru devoir les exclure du vocabulaire, s’ils manquent d’équivalents bretons, et s’ils sont absolument nécessaires pour exprimer les idées qu’ils représentent. Les uns sont d’ailleurs d’un usage tellement ordinaire, et les autres ont été tellement modifiés par le génie breton, qu’ils se sont naturalisés en quelque sorte en Bretagne. Les bannir n’eût pas été sage ; les conserver sans les distinguer eût été peu prudent : il a donc admis les intrus, mais en marquant les plus nouveaux d’une astérisque, afin que l’on ne confonde pas les indigènes avec eux, qu’on se garde à l’avenir d’en admettre d’autres semblables, et qu’on cherche aux idées nouvelles, à 1 exemple des Gallois, des expressions dans la langue nationale. Défendre les avenues du langage, retenir les mots fugitifs, repousser les étrangers, ne jamais les recevoir au mépris des indigènes, ou ne les admettre qu’avec discernement, après une longue épreuve, lorsqu’ils suppléent une disette réelle et que le breton se les est incorporés, tel a été le but de Le Gonidec, en faisant l’inventaire des mots de la langue bretonne : il a entouré, comme d’une haie vive, si j’ose ainsi parler, le jardin ouvert trop longtemps de l’idiome de ses pères, et désormais l’entrée en est interdite aux profanes, qui ne savent toucher aux fruits sans les gâter.

En acceptant le périlleux honneur de compléter une œuvre qui est pour la Bretagne ce qu’est pour l’Italie le Dictionnaire de la Crusca, pour l’Angleterre celui de Jonhson, et pour la France celui de l’Académie, je me suis proposé le même objet que Le Gonidec, et j’ai essayé de le remplir. Comme certain Jean Thierry, aujourd’hui fort oublié, qui publia, avec l’aide et diligence de gens savants, en i564, l’excellent Dictionnaire français-latin du célèbre Robert Etienne, premier ouvrage régulier de ce genre, en y faisant des additions, j’ai cru devoir en faire moi-même d’indispensables aux dictionnaires de Le Gonidec ; mais, comme maître Thierry, j’ai signé tout ce que j’ai ajouté, « afin, dirai-je aussi, que l’honneur soit rendu à qui il appartient. » Les mots dont j^ai augmenté la nouvelle édition du dictionnaire breton-français, anciens pour la plupart, doivent faciliter l’intelligence des vieux auteurs. Au contraire, les additions faites au dictionnaire français-breton sont, en général, des locutions qui appartiennent à la langue usuelle ; un petit nombre sont des termes abstraits et métaphysiques^ parfois empruntés au dialecte breton-gallois, très-riche en ce genre, le plus souvent formés par les Bretons d’Armorique, d’après le génie de leur langue, de radicaux celtiques, et ayant cours depuis un demi -siècle. J’ai recueilli les premiers dans les livres bretons - armoricains composés depuis le x’= siècle jusqu’à nos jours ; les derniers, soit de la bouche des paysans de Léon, de Tréguier, de Vannes, et surtout des montagnards cornouaillais, qui sont, selon dom Le Pelletier, les dépositaires du plus pur breton [201] ; soit dans leurs chants populaires, dont j’ai écrit des milliers sous leur dictée, pendant quinze années de recherches ; soit enfin dans mes conversations avec des Bretons de Galles voyageant en Armorique, et particulièrement avec les ouvriers mineurs du pays, qui viennent travailler dans nos usines, ou avec les habitants mêmes de la principauté, durant mon séjour parmi eux. Toutefois, en ce dernier cas, qui est rare, je n’ai admis que les mots gallois formés de mots armoricains usuels, facilement entendus de ce côté-ci du détroit, et toujours en indiquant leur origine.

L’examen des dictionnaires de Le Gonidec, de ses autres ouvrages et de ceux dont on a lu la liste, publiés depuis i838, date importante, prouve que la langue bretonne n’est pas aussi pauvre qu’on pourrait le croire, qu’elle a autant d’expressions que les Bretons ont d’idées, et qu’elle suffit par conséquent aux besoins de ceux qui la parlent et l’écrivent. On y voit aussi qu’elle existe encore à un degré de pureté digne de remarque. Malheureusement, les écrivains modernes ont du subir les changements introduits dans la prononciation des mots par l’usage qui commençait au xviie siècle et que sanctionna le P. Maunoir ; ils ont été forcés d’accepter plusieurs expressions telles que l’abus les a faites, c’est-à-dire, avec des consonnes de moins, ce qui altère ou masque leurs racines. Les auteurs de la troisième édition du Dictionnaire de l’Académie (1740) s’étaient vus contraints à obéir de la même manière à l’usage établi ; mais l’usage n’en avait pas moins tort. Cependant, comme en suivant de préférence le dialecte de Léon, les écrivains bretons de nos jours n’ont pas hésité à adopter les mots de Cornouaille et de Tréguier, toutes les fois qu’ils y ont rencontré des sons plus conformes aux caractères distinctifs des langues primitives, et des expressions plus analogues au génie du breton, selon la méthode et le conseil de Le Gonidec, ils ont obvié très-souvent à l’inconvénient dont je parle. Seul, le dialecte vannetais n’a pu offrir aucune ressource en ce genre : les mots y ont perdu la plupart des belles qualités des langues. Ils se contractent, s’oblitèrent et se décolorent à mesure qu’on s’éloigne de Léon et des montagnes de Cornouaille, cantons où l’idiome est plus riche, plus sonore, plus méthodique qu’ailleurs. Lorsqu’on arrive à Vannes, ils sont tout à fait tronqués. Ici l’accent tonique, au lieu de s’élever avec la pénultième syllabe, tombe avec la dernière ; les voyelles éclatantes s’assourdissent ; les brèves remplacent les longues ou se contractent ; les désinences disparaissent ; Ve muet, inconnu dans les autres dialectes, tient presque toujours lieu de Vé fermé. La syncope est partout ; les mots harmonieux de Léon, dépouillés de leur majesté, apparaissent à l’état de monosyllabes : pareils, si j’ose dire, à des arbustes vigoureux et verdoyants au soleil, rabougris et rachétiques à l’ombre [202]. Dans ces mots brusques et précipités, comme l’a très-bien remarqué M. Ozanam, en parlant des langues germaniques, on croit sentir la prononciation d’une foule grossière qui ne donne rien aux plaisirs de l’esprit, qui se soucie peu de l’euphonie, pressée de se faire entendre et satisfaite d’être comprise. C’est que, dans le Morbihan, le français domine et est cité, tandis qu’au contraire, le breton l’est particulièrement dans le Finistère : breton de Léon et français de Vannes, dit un proverbe armoricain.

Les mots, dit un autre proverbe, sont fils de la terre, et les idées filles du ciel. On peut le voir par ce qu’on vient de lire des altérations que les expressions de l’idiome élégant de Léon ou des montagnes de la Cornouaille subissent en s’éloignant de leur source, et en passant par la bouche d’hommes des autres dialectes. Heureusement, il n’en est pas ainsi de la grammaire : les différences de dialectes n’altèrent pas la forte organisation de la langue bretonne ; nous la retrouvons dans tous ; le temps même, nous l’avons vu, ne l’a pas changée davantage : elle est au xixe siècle, dans ses lois générales, ce qu’elle était au xve, au xiie et au vie siècle. Je ne pourrai donc pas faire l’histoire de ses variations, comme j’ai fait celle du vocabulaire. Je me bornerai à quelques considérations sur le style des écrivains bretons, et sur les grammaires bretonnes publiées depuis le xvie siècle.

Ce qui frappe surtout dans les auteurs antérieurs à cette époque, et de plus en plus, à mesure qu’on remonte les siècles, c’est l’absence fréquente de liaisons grammaticales entre les mots, le grand nombre de prépositions, d’adverbes, de conjonctions et même de verbes sous-entendus, d’où résultent un laconisme et une concision extrêmes, qui, joints à la désuétude de certaines locutions, ou à leurs acceptions différentes, jettent souvent de l’obscurité sur le sens des phrases. Elle est quelquefois telle, qu’en citant les écrivains les plus anciens, ou est forcé de les éclairer par des parenthèses, contenant soit les mots omis, soit ceux qui ont cessé d’être compris ou qui n’ont plus le même sens. Au contraire, à partir du xiiie siècle, le style devient de plus en plus diffus, de plus en plus prolixe ; les lieux communs, les inutilités, les phrases de pur remplissage y abondent, et les liens du discours, principalement les adjectifs servant d’adverbes, y sont multipliés sans nécessité et sans mesure, jusqu’au milieu du xviie siècle. Alors il commence à se régler un peu ; il se débarrasse graduellement de ses richesses d’emprunt, luxe inutile et incommode ; et aujourd’hui, sans avoir la concision souvent exagérée des premiers siècles, il montre autant de netteté, de précision et de solidité qu’il en avait peu précédemment, et qu’en ont toujours eu ces beaux chants traditionnels composés et répétés d’âge en âge par les rustiques dépositaires du vrai breton [203].

Quant aux constructions régulières des phrases, à l’arrangement des mots selon les règles de la syntaxe, et à leurs relations mutuelles, les auteurs des chants dont je viens de parler, uniquement guidés par un sentiment exquis, naturel aux paysans des montagnes, où la plupart ont été faits, étaient presque les seuls, depuis la fin du xiie siècle jusqu’à la renaissance du xviie, dont les œuvres satisfissent complètement un goût délicat : les solécismes, les tournures vicieuses ou hétéroclites, les gallicismes, les incorrections de tout genre qui déparent le plus grand nombre des livres de la décadence, se joignirent aux causes que nous avons dites pour engager le P. Maunoir à publier les principes de la grammaire bretonne. Mais, s’il avait l’autorité du nom, il n’avait point celle de la critique. Son analyse des parties du discours est incomplète ; sa syntaxe calquée sur la syntaxe latine, dont elle suppose la connaissance, et qui n’a aucun rapport avec la syntaxe bretonne ; de plus, les règles de permutation qu’il donne, à l’imitation des grammairiens gallois, sont loin d’être suffisantes. Chose inouïe ! dans cette partie si importante de la langue, quand il cherche à formuler ces lois qui marquent les rapports des mots entre eux, le rôle qu’ils jouent dans la phrase, en suppléant aux désinences grammaticales, il n’indique pas le genre des mots ! et cependant, sans le connaître, il est impossible de s^exprimer correctement. Plus complète et plus utile que la grammaire du P. Maunoir, celle de Grégoire de Rostrenen n’est guère plus méthodique : il eût pu la rendre telle, car il avait sous les yeux l’excellente grammaire nationale des Bretons-Gallois, écrite par Davies, et, en suivant le même plan et modifiant quelque peu l’ouvrage d’après le dialecte armoricain, il eût fait un livre aussi bon. Il lui eût été facile, par exemple, d’y trouver les règles des permutations des consonnes réduites en des formules plus simples, plus claires, plus précises et plus justes que celles qu’il a données, sans parler de beaucoup d’autres lois de la syntaxe bretonne mieux déduites, mieux exprimées et surtout rangées dans un meilleur ordre. Mais il manquait de la sagacité nécessaire à un grammairien ; ainsi croirait-on qu’il parait avoir ignoré que les mots bretons eussent des genres, jusqu’à l’époque de la composition de sa grammaire ? c’est du moins ce qu’on doit conclure, d’après son dictionnaire, car il n’y spécifie pas plus leurs genres, que le P. Maunoir dans le sien. Tous ces défauts ne l’ont pas empêché de faire autorité jusqu’à l’époque où Le Gonidec est venu enseigner aux Bretons la vraie manière d’exprimer les diverses modifications de la pensée, et marquer une ère nouvelle dans la voie de perfectionnement où ils sont entrés avec toute la France du XIX* siècle. On ne saurait trouver un guide aussi sûr pour l’étude du breton : les principes de prononciation et les règles de permutation qu’il donne, son analyse des parties du discours, puis leur construction, ainsi que les exercices qui les accompagnent, prouvent une connaissance approfondie de l’idiome armoricain, et ne laissent rien à désirer sous le rapport de l’exactitude, de la méthode, de Tordre et de la clarté. La science a reconnu ces qualités en conservant un souvenir plein d’estime pour Le Gonidec, e t les Bretons en lui élevant, comme au législateur de leur langue, le monument dont nous avons parlé. Grâce à lui, l’autorité remplace l’anarchie, la règle succède au caprice, l’unité règne aujourd’hui sous le rapport de l’orthographe, du vocabulaire et de la syntaxe ; des principes communs et généraux prévalent sur les coutumes locales ; une pratique constante s’établit, et les Bretons peuvent désormais écrire et parler correctement et uniformément leur langue, plus pure et mieux cultivée qu’elle ne le fut jamais.

L’homme qui opérait cette révolution ne devait pas assister au triomphe de ses doctrines, mais il le pressentit. Atteint déjà de la maladie qui l’emporta, et couché sur son lit de mort, tandis que plusieurs de ses compatriotes, à la tête desquels il eût dû se trouver, partaient pour la fête donnée aux Bretons d’Armorique par les Gallois, il m’écrivait ces lignes presque prophétiques : « Un jour, on sentira l’avantage de pouvoir employer des mots purs bretons en écrivant pour des Bretons, et insensiblement, on en viendra, comme dans ce pays de Galles où vous allez, à répudier du discours tout ce qui sent le jargon, tout ce qui a été emprunté à un idiome étranger ; vous me direz que je vois cette révolution à travers une longue-vue : j’en conviens, et ne m’attends pas à en être témoin ; mais je ne doute pas que vous n’assistiez au changement que je vous prédis. » Moins de huit ans ont suffi pour réaliser la prédiction du digne vieillard mourant : elle l’a été, nous ne saurions trop le redire, grâce à l’intervention puissante des prélats de Basse-Bretagne, jaloux de concourir à une ouvre de lumière et de progrès, en protégeant une jeune littérature pleine de sève et de vie, dont les promoteurs dévoués, semblables aux athlètes qui couraient dans la lice, se passent de main en main le flambeau du génie celtique :

Quasi cursores vitaï lampada tradunt.

CONCLUSION.

Telles ont été les destinées de la langue bretonne : idiome celtique, je crois l’avoir prouvé, employé dans une grande partie de la Gaule et dans rue de Bretagne, aux époques anté-historiques, il a eu sa période brillante en Armorique, avec les bardes, du ve siècle au xiie intervalle pendant lequel les chefs nationaux et leurs cours, et les classes supérieures le parlaient et le protégeaient. Du xiie au xve siècle, déclinant avec la nationalité bretonne, il a eu sa première période de décadence, où, altéré, quant à son vocabulaire et à son orthographe, et banni violemment de la Haute-Bretagne, il continua cependant à être d’un usage assez général dans la Basse. Il a eu sa seconde phase de déclin du xve au milieu du xviie siècle, où, cessant graduellement d’être en Basse-Bretagne la langue usuelle des classes supérieures, méprisé des langues urbaines, persécuté jusque sous le chaume, il resta livré au peuple, par lequel, dès lors, mais pour lequel surtout, il fut exclusivement cultivé, comme il n’avait jamais cessé de l’être depuis les temps les plus reculés. Enfin, au xviie siècle, excitant l’intérêt des hommes instruits, il commença de renaître et de s’améliorer par les recherches laborieuses de l’érudition. Le xviiie a marqué sa période ascendante par la science, et le milieu du nôtre marque son point culminant par la science unie à la critique et au vrai talent.

Mais ce n’est pas seulement, qu’on le sache bien, le goût des antiquités, de la philologie ou de la littérature celtique qui soutient et anime les hommes éclairés auxquels la langue bretonne doit sa culture actuelle ; ils veulent remplir, à l’aide de cet idiome, une mission bien plus importante. S’ils ravivent, s’ils épurent, s’ils perfectionnent le breton, c’est pour le rendre plus propre à instruire le peuple : le peuple si avide de savoir, si bien préparé à la semence intellectuelle, et qui répète depuis si longtemps le proverbe : Mieux vaut instruire le petit enfant que de lui amasser du bien [204] ; leur but est de répandre l’instruction dans la foule, par tous les moyens possibles, mais surtout par la presse ; d’entretenir les traditions d’honneur et de loyauté des ancêtres ; de développer les bons instincts des classes laborieuses, d’élever leur cœur et de les rendre meilleures en les éclairant. Ils se servent de la langue bretonne comme du seul instrument à leur portée, car le peuple n’en comprend pas d’autre ; et, tant qu’ils n’en auront pas un plus adapté aux besoins populaires, ils croiront devoir l’employer. Tout homme, dit le docteur Jonhson, est en effet plus vite et mieux instruit dans sa propre langue que d’ans les autres, et d’ailleurs il parait difficile qu’on le soit au moyen d’un idiome qu’on n’entend pas. Telle était aussi l’opinion d’un homme d’état, ministre, il y a peu d’années, de l’instruction publique, qui, encourageant les efforts d’un des enfants de l’Armorique les plus dévoués à l’œuvre dont je parle, l’engageait à composer, pour les paysans de ce pays, une histoire de Bretagne en langue bretonne, et écrivait : « Nous n’aurons jamais assez de coopérateurs dans la noble et pénible entreprise de l’amélioration de l’instruction populaire : tout ce qui servira cette belle cause doit trouver en nous une protection reconnaissante. » Les travaux en langue rustique, tout modestes qu’ils peuvent paraître, ont donc quelques droits à l’estime des esprits préoccupés des besoins moraux et intellectuels du peuple. Pour avoir été moins favorisés que d’autres, auxquels le hasard des événements a donné l’empire, ces gracieux et innocents idiomes nous semblent aussi dignes d’attirer les regards d’une saine philosophie. Plusieurs d’entr’eux ne le cèdent en rien pour l’organisation aux langues urbaines et civilisées les plus savantes, et possèdent des titres sérieux à l’intérêt de la patrie commune ; quand des états divers se sont fondus en une vaste unité, toute la vie réelle dont chacun d’eux jouit encore, n’appartient-elle pas à la communauté ? Voilà pourquoi la France accueille et distingue cette veine celtique d’un génie si original et si puissant, qui avait autrefois tant de ramifications dans son sein et qui n’a plus de sève aujourd’hui qu’à ses extrémités. En aura-t-elle longtemps encore ? Dieu le sait ; mais si la langue des Bretons ne doit pas durer autant que la mer dont les flots baignent leurs rivages, comme les bardes du vie siècle l’ont audacieusement prédit ( car quelle est la langue immortelle ?), du moins, ne sera-ce pas de nos jours, comme l’a remarqué M. Augustin Thierry, que leur prédiction sera démentie ; idiome usuel de dix millions d’âmes, dont douze cent mille en Basse-Bretagne, huit cent mille en Galles, le reste en Irlande et dans la Haute-Ecosse, « la langue celtique, continue M. Thierry, est parlée encore par un assez grand nombre d’hommes, pour que son extinction totale soit dans un avenir impossible à prévoir ; elle a d’ailleurs un principe de durée qui semble se jouer des efforts des siècles et des hommes. »

Un phénomène vraiment curieux, c’est de voir aujourd’hui chacun des dialectes vivants de cette langue primitive, partout réduits à l’état rustique, demander partout, comme en Bretagne, une vie nouvelle à la science et à l’érudition, et tandis que les idiomes dérivés semblent converger en Europe vers l’unité par la fusion, eux, rebelles au mouvement général, que du reste ils n’entravent pas, repoussent comme une souillure tout contact avec leurs voisins moins sévères, voulant toutefois les égaler en politesse et en culture. Ce dernier trait du caractère celtique complète l’histoire que je viens d’esquisser. Je l’ai écrite, je l’avoue, avec le sentiment filial qu’inspire la langue du berceau ; mais aussi, j’ose l’espérer, avec la gravité dont la critique fait un devoir, et avec tout le respect qu’on doit à la science.

Th. HERSART DE LA VILLEMARQUÉ.
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DE LA PRONONCIATION DU BRETON.

L’alphabet breton a vingt-quatre lettres, dont vingt-et-une simples, a, h, k, d, e, f, g, h, i, j, l, m, n, o, p r, s, t, u, v, z ;et trois doubles : ch, clt,, w. Les sons qu’elles représentent existent tous en français, à l’exception de celui de l’aspiré c’h, qui a une articulation gutturale particulière, correspondante au ch des Allemands, à la X des Espagnols, et au j^ des Grecs ; il y a seulement une différence dans la manière constante dont les Bretons se servent de quelques-unes de ces lettres, savoir : e, i, g, ch, r s j tD.

E n’est jamais muet, mais toujours ouvert ou fermé, et se prononce tantôt comme dans bergère, tantôt comme dans hébété,

I, après une voyelle, a toujours le son de l’t français dans le mot ndif. G a constamment la valeur du y des Grecs et du g allemand, c’est-à-dire qu’il se prononce ghé, jamais j.

Ch se prononce toujours comme dans cheval, jamais comme dans archéologue. R se fait sentir invariablement à la fin des mots terminés en er, comme dans pater. S conserve le son sifflant qui lui est propre, et n’a celui de z dans aucun cas, même entre deux voyelles.

TT, selon les dialectes, se prononce, soit ou, comme en anglais, soit x>, comme en allemand, soit comme u français, le même en breton ; mais le plus généralement il a le premier son.

Il est inutile d’ajouter qu’en breton les diphthongues ou et eu se prononcent comme en français, sauf dans un très-petit nombre de mots, que le Dictionnaire indique. H. V.


DES SIGNES ET DES ACCENTS EMPLOYÉS DANS CE DICTIONNAIRE.

Afin de mieux caractériser quelques sons spéciaux, tels que le g ou n mouillé, figuré en français et en italien par gn, et de même habituellement en breton ; Vl mouillé, rendu par deux l précédés d’un i en français, comme d’ordinaire en breton, et enfin Vn nazal que rien ne distingue en général, on a cru devoir emprunter ici Vn tilde ou ñ des Espagnols, pour rendre le premier ; on a figuré le second au moyen d’un / ainsi souligné l ; le dernier, d’un n surmonté d’une barre horizontale w ; et l’on a écrit mon, manchot, qui peut s’écrire aussi moign ; ialou, grimaces, qu’on peut aussi écrire taîllou y gañ-éñ, avec moi, qu’on écrit communément gan-en. De même, on a pensé que les accents, dont on peut se passer ailleurs, étaient utiles dans un ouvrage de ce genre, et on les a indiqués ici comme ils le sont dans les autres Dictionnaires bretons ; ils donneront la valeur des sons aux lecteurs qui auront foi dans l’oreille de l’auteur ; du reste, on ne s’est servi que de l’accent aigu, indiquant le son clair de l’e qu’il surmonte, et de l’accent circonflexe qui donne la valeur d’une longue à la voyelle ou à la diphihongue sur lesquelles il se trouve. Si l’on a employé par exception le tréma, ça été seulement au-dessus de l’e qu’on a figuré ë, pour rendre un des sons de ’y des Bretons de Galles, et Ye presque muet des Bretons de Vannes, qui correspond à la diphihongue française eu, prononcée très-brève, ou à l’e, dans reteîuV. Enfin l’on a marqué d’une astérisque "* les mois évidemment d’origine

étrangère, et relativement nouveaux an breton. H. V.
LISTE DES ABREVIATIONS.


H. V. Additions de M. Th. Hersart de la Villemarqué.

Lag. Tiré du dictionnaire de Lagadeuc, manuscrit de l’an 1464.

Léon. Du dialecte de Léon.

Corn. Du dialecte de Cornouaille.

Trég. Du dialecte de Tréguier.

Van. Du dialecte de Vannes.

Gall., Galles. Du dialecte de Galles.

Adj. Adjectif.

Adv. Adverbe.

Au fig. Au figuré.

Interj. Interjection.

Conj. Conjonction.

Comm. Du genre commun.

F. Féminin.


M. Masculin.

P. Page.

Part. et. Au participe passé, qui se forme en remplaçant par et la terminaison de l’infinitif.

Pl. Pluriel.

Pron. Pronom.

S. f. Substantif féminin.

S. m. Substantif masculin.

De 2 syll. Mot de deux syllabes.

De 3 syll. Mot de trois syllabes.

V. a. Verbe actif.

V. n. Verbe neutre.

V. r. Verbe réfléchi.

V. ou voy. Voyez.




ERRATA.

Page 42, col. 1, ligne 12, au lieu de Banniel ar feiz Breiz a zonnaz, lisez, Breiz a zonnaz banniel ar feiz.

Page 64, col. 2, ligne 38, au lieu de krôg-ponéz, lisez krôg-pouéz.

Page 70, col. 1, ligne 20, au lieu de skudelli, lisez skudili.

Page 104, col. 1, ligne 40, après kanived ajoutez kellilik (Corn.) — Ibid, col. 2, 1. 46, au lieu de kannaouennou, lisez kanaouennou.

Page 136, col. 2, ligne 13, au lieu de gwidoiik, lisez gwidoc’hik.

Page 152, col. 2, ligne 60, au lieu de et sans crainte, lisez est sans crainte.

Page 296, col. 1, ligne 7, au lieu de flammad, lisez flemmad.

Page 325, col. 2, ligne 61, au lieu de gwerdiez, lisez gwerzdiez.

Page 464, col. 1, dernière ligne, au lieu de hentel, lisez kentel.

Page 489, col. 2, ligne dernière, au lieu de diou sklérigen, lisez diou sklérijen.

Page 495, col. 2, ligne 53, au lieu de pennkéet, lisez pennékéet.

Page 513, col. 2, ligne 13, au lieu de dizoñs-kaer, lisez dizoñj-kaer.

Page 525, col. 2, ligne 48, au lieu de lioher, lisez liher.

Page 561, col. 2, ligne 26, au lieu de sheûdenna, lisez skeûdenna.

Page 588, col. 1, ligne 7, au lieu de original, lisez orijinal.

Page 613, col. 1, ligne 13, au lieu de daelaonenniga, lisez daélaouenniga ou daélouiga.

Page 793, col. 2, ligne 53, au lieu de (jeu de mot), lisez (jeu de meurtre).

Page 832, col. 2, ligne 58, au lieu de pliget, lisez plijet.

DICTIONNAIRE

FRANÇAIS-BRETON.

A


A, s. m. Lettre voyelle, la première de l’alphabet français.


A, particule. Elle a plusieurs acceptions, selon les mots auxquels elle se joint. Da. En Vannes, . Il va à Brest, da Vrést éz a. Allez à la maison, id d’ar géar. C’est beau à voir, kaer eo da wélout. É ou er ou enn. Ils demeurent à la ville, e kéar é choummoñt. Vous le trouverez au marché, er marchad hen c’hafot. Elle est à l’église, enn iliz éma. Oc’h ou ouc’h ou out ou ouz. Il est semblable à son frère, héñvel eo oc’h hé vreûr. A l’entendre, ouc’h hé glevout. A. Tournez à droite, à gauche, trôid a zéou, a gleiz. Hervez ou diouc’h. A la mode, hervez ou diouc’h ar c’hiz. Gañt. Prendre à l’hameçon, kémérout gañt ann higen. Cela est fait à l’aiguille, gañd ann nadoz eo gréat. War. J’irai à la campagne, war ar méaz éz inn. Héd ou war-héd. A deux pas d’ici, héd ou war-héd diou gammed ac’hann. Diwar. A votre sujet, diwar hô penn. Ha. Deux à deux, daou ha daou. Trois à trois, tri ha tri. . Neuf à dix, naô pé zék. Cinq à six, pemp pé c’houéac’h. Quelquefois la particule française à ne s’exprime point en breton. Terre à froment, douar gwiniz. Un moulin à vent, eur vilin avel. Cette particule a quelques autres usages qui se reconnaîtront dans le cours du dictionnaire.


Abaissement, s. m. Diminution de hauteur. Humiliation volontaire ou forcée. Izelded ou izelder, m. Izélidigez, f. Izelvan. f.


Abaisser, v. a. Faire aller en bas. Diminuer de la hauteur. Déprimer. Humilier. Ravaler. Izélaat. Part. izéléel. Gouziza. Part. et. En Vannes, gouziein. Diskara, et par abus diskar. Il faut abaisser ce mur, réd eo izélaal ar vôger-zé. Vous l’avez fort abaissé, gwall izéléed eo lét gan-é-hoc’h. La pluie abaissera le vent, ar glaô a chouzizô ann avel. Vous ne pourrez jamais l’abaisser, bikenn na hellod hé ziskara. En Vannes, on dit encore dévalein, dans le même sens. S’abaisser, s’humilier, s’avilir. En em izélaat. En emvianaat. En em ehouziza. En em zislébéri.


Abandon, s. m. Etat où est une personne, une chose délaissée. Découragement. Dizalc’h, m. Dilaosk, m. Dilez, m. Laoskeñtez, f. Il a fait abandon de ses terres, dizalc’h ou dilaosk en deuz gréad eûz hé zouarou. Je l’ai trouvé dans un grand abandon, enn eunn dilez brâz em eûz he gavet.


Abandonnement, s. m. Délaissement entier. Il se dit également et de la personne qui abandonne et de la chose abandonnée. Dizalc’hidigez, f. Dilez, m.


Abandonner, v. a. Quitter, délaisser entièrement. Laisser en proie, exposer, livrer. Dizerc’hel, par abus pour dizalc’ha, non usité. Part. dizalc’het. Diskregi. Part. diskroget. Kuitaat. Part. kuitéet. Lezel pour lezi, non usité. Dilezel, par abus pour dilezi, non usité. Leûskel. Part. losket. Dileûskel. Part. diloskel. Il a tout abandonné, dizalc’hed eo pép-trâ gañthañ. Je n’abandonnerai rien, na ziskroginn nétra. N’abandonnez pas notre pays, na guitait kéd hor brô. Ne m’abandonnez pas ainsi, n’am zilezit kéd ével-sé. S’abandonner, se livrer, se laisser aller. Heûlia. En em rei. Il s’abandonne au hasard, heûlia a ra ann darvoud. Nous nous abandonnâmes au sommeil, en em rei a réjomp d’ar c’housked.


Abatage, s. m. Coupe des arbres. La peine et les frais pour abattre les bois qui sont sur pied. Diskar, m. Diskar-koad, m. C’est à l’acheteur de payer l’abatage, da néb a brén ar c’hoad eo paéa hé ziskar.


Abâtardir, V. a. Faire déchoir une chose de son état naturel, la faire dégénérer, l’altérer. Gwasta. Part. et. Lakaad da goll. C’est ainsi que vous l’abâtardirez, ével-sé eo hen gwastot. S’abâtardir, dégénérer, déchoir, se corrompre, s’altérer. Gwasaat. Part. gwaséet. Moñd da goll. Il s’abâtardit tous les jours, gwasaad a ra bemdez.


Abâtardissement, s. m. Altération d’une chose qui déchoit de son état naturel. Gwastadur ou gwastêrez, m.


Abatis, s. m. Quantités de choses abattues, telles que bois, arbres, pierres, maisons. Démolition. Renversement. Diskar, m. Pl. ou. Il a fait un grand abatis de bois, eunn diskar brâz a goad en deûz gréat.


Abattement, s, m. Langueur. Affaiblissement. Accablement. Diminution de forces ou de courage. Fillidigez, f. Gwévadurez, f. Sempladurez, f.


Abatteur, s. m. Celui qui abat. Diskarer. Pl. ien. Abattre, v. a. Mettre à bas. Renverser par terre. Faire tomber. Affaiblir. Diminuer. Abaisser. Faire perdre les forces, le courage. Diskara, et par abus, diskar. Part, diskaret. Didroada ou distroada. Part. et. Pila, et, par abus, pilat. Part, pilet. Comment ferez-vous pour abattre cet arbre ? Pénaoz a réot-hu évid diskara ar wézen-zé ? Vous m’abattrez, va distroada a réot. Abattez-le, jetez-le à terre, pilit-héñ d’ann douar. S’abattre, s’abaisser, se laisser tomber. S’apaiser, en parlant du vent. Koucza. Part. et. Diflaha. Part. et. Gouziza. Part. et. En annes j gousiein. La maison s’est abattue, kouézed eo ann lî. Mon cheval s’abattit sous moi, diflaka a réaz va marc’h dindén oun. Le vent s’abattra, gouziza a rai ann avel.


Abattu, adj. et part. Triste, chagrin. Gwével ou gicéñvel. Manlrel. Il était tout abattu, gwéced holl édo. — En Cornouaille : Kabluz. H. V.


Abbatial, adj. qui appartient à l’abbé ou à l’abbesse. A zô d’ann abad pé d’ann ahadez. Voici la maison abbatiale, chélu il ann abad, chélu U ann abadez.


Abbaye, s. f. Monastère d’hommes, qui a pour supérieur un abbé, ou de filles, qui a pour supérieure une abbesse. Il se prend quelquefois pour les bâtiments du monastère Àb/Hli, m. Pl. aballiou. Léandi, m. Pl. léandiou. Il y avait ici une belle abbaye, eunn aballi kacr a ioa aman.


Abbé, s. m. Celui qui possède une abbaye. On appelle communément abbé tout homme qui porte un habit ecclésiastique, quoiqu’il n’ait point d’abbaye. * Abat ou abad, m. Pl. abaded.


Abbesse, s. f. Supérieure de certains monastères de filles. * Abadez, f. Pl. éd. Abcèdeb, V. n. Se tourner en abcès. Apostumer. Gori. Part, goret. Votre bras abcèdera, gôri a rai hô prcac’h.


Abcès, s. m. Apostème, amas d’humeurs corrompues qui se fixent en quelque partie du corps et qui y forment une tumeur. Gor, m. Pl. iou. Hesked, m. Pl. Heskidi. Puñez, m. Pl. ou. Les deux derniers se disent plus particulièrement en parlant des abcès avant qu’ils soient venus à suppuration. Il est sorti beaucouu de pus de l’abcès, kalz a lin azù deûd eûz ar gôr. Voire abcès ne percera pas, na doullô kéd hoc’h hesked.

Se former en abcès, Gori. Part, goret. Cette tumeur ne se formera pas en abcès, ann hesked-zé na c’hùro két ; — ne suppure pas, na zic’horven ket. H. V.


Abdication, s. f. Action par laquelle on renonce volontairement à une dignité souveraine dont on est revêtu. Il se dit en parlant de celui qui abdique et delà chose abdiquée. Dilez, m. Il a fait abdication de sa couronne, dilez en deûz gréad eûz hé gurunen.


Abdiquer, v. a. et n. Abandonner volontairement la possession d’un état, d’une dignité souveraine. Dilezel, par abus, pour dilezi, non usité. Part, dilezet. On dit qu’il abdiquera la couronne d’Angleterre, dilézel a rai kurunen Bro-Zaoz, war a lévéreur. Abécédaire, s. m. Livre dans lequel on apprend à lire. Kroaz-Doué, f. Pl. Kroasiou-Doué. H. V.


Abeille, s. f. Mouche qui produit le miel et la cire. Gwénanen, f. Pl. gwénan. En Vannes, gwinénen et gwirinen. Il a été piqué par une abeille, flemmed eo bet gand eur wénanen.


Abéquer, V. a. Donner la béquée à un jeune oiseau, lui mettre la nourriture dans le bec. Bégadi. Part. et. Boéta. Part. et. Avez-vous abéqué le petit oiseau ? ha bégaded hoc’h eûzhu, ou bien : ha boéted hoc h eûz-hu al labous bikan ?


Aberration, s. f. Mouvement apparent des étoiles. Pellaen, f. Aberration d’esprit, erreur. Fazi, m. Pl. faziou. H. V.


Abêtir, v. a. Rendre, devenir béte. Abafi. Part. et. Assolaal. Part. et. H. V. S’abêtir, v. r. JHodi. Part. et. Loua di et leûéadi. Part. et. H. V.


Abhorrer, v. a. Avoir en horreur, en aversion, détester. Argarzi. Part. et. Eûzi. Part. et. Érézi. Part. et. Je l’abhorre, mé hen argarz.

S’abhorrer, v. r. Se délester mutuellement. En em argarzi. Ils s’abhorrent plus que jamais, en em argarzi a réoñl gwâz-och-wâz.


Abigeat, s. m. Vol de troupeaux. Laéronsi-loéned, f. H. V.


Abîme. Voyez Abyme.


Abject, adj. Méprisable, bas, vil, dont on ne fait nul cas. Izelon ijel. Dister. Displédoyi displet. Disléber. Akr ou hakr. Cet homme est bien abject, gwall zispled eo ann dén-zé. Rendre ou devenir abject. Displélaat. Part. displéiéet. Voilà ce qui l’a rendu abject, chélu pétrâ en deûz hé zispléléet.


Abjection, s. f. Abaissement, état de mépris où est une personne. Izelded on izelder, m. Dislervez, f. Displédded ou displedder, m. Disléberded, m. Akrded, m. H est tombé dans l’abjection, enn displédded eo kouézel.


Abjuration, s. f. Action par laquelle on renonce à une opinion, à une erreur. Il se dit et de celui qui abjure, et de la chose qu’il abjure. Acte qui atteste l’abjuration. Dinac’h, m. Dinac’hidigez j f. Diañsav ondiañsaô, m. Diléz, m. Avez-vous entendu son abjuration ? ha kleved hoc’h eûz-hu hé zinac’h ou hé zinac’hidigez ?


Abjurer, V. a. Renoncer à une opinion, à une croyance, à une erreur. Dinac’ha, et, par abus, dinac’h. Part, dinac’hel. Diañsavout. Part. et. Dilezel, par abus pour dilezi, non usUé. VdiTl. dilezet. Kuilaat. Part. kuitéet. Il a abjuré ses erreurs, dinac’hed en deûz he faziou.


Ablution, s. f. L’action de blanchir, délaver, de nettoyer. Le vin dont le prêtre se sert dans l’office divin. Gwalc’h ou gwelc’h, m. En Vannes, golc’h. Gwalc’hidigeZj f. Alora ils firent une ablution, neuzé é réjoñd eur gwalc’h.

Abnégation, s. f. Renoncement. L’abnégation de soi-même est le détachement de tout ce qui regarde nos intérêts, nos droits, nos privilèges. Dinac’hidigez, f. Dilez, m. Dizalc’h, m. Pour vivre ainsi, il faut une grande abnégation, évid béva ével-sé, é reñkeur kaout eunn dinac’hidigez vrâz anézhañé-unan.


Aboi, s. m. Bruit que fait le chien en aboyant. Harz, m. En Vannes, harc’h. Harzaden, f. Pl. harzadennou.


Aboiement, s. m. L’action d’aboyer. Le cri du chien. Harzérez, m. Harz, m. Entendez-vous l’aboiement du chien ? ha klevoud a rit-hu harzérez ou harz ar c’hi ? L’aboiement d’un petit chien ou d’un chien de chasse. Chilpérez, m. Chilpaden, f. Il a fait un aboiement, eur chilpaden en deûz gréat.


Abois, s. m. pl. Extrémité où est réduit le cerf quand il est sur ses fins. Il se dit aussi d’une personne qui se meurt, d’une ville qui ne peut plus se défendre, etc. Divez, m. Sach-divéza, va. Il était réduit aux abois, édô war hé zivez, war hé zâch-diveza.


Abolir, v. a. Annuler, mettre hors d’usage, mettre à néant. Terri, pour torri, non usité. Part, lorrel. En Vannes, torrein. Lémel, par abus pour lama ou lamoul, non usités. Part. Zame^ En Vannes, Zamein. Cette loi est abolie, lorred eo al lézen-zé. Il sera difficile d’abolir cetusage, diez é vézô lémel ar c’hiz-zé.


Abolissement, s. m. Anéantissement. Il n’a d’usage qu’en parlant des lois et des coutumes. Terridigez, f. Torradur, m. Il est question de l’abolissement de toutes ces lois, komz a réeur eûz a derridigez ann holl lézennou-zé.


Abolition, s. f. Anéantissement^ extinction. Il se dit principalement en parlant des lois et des coutumes^ et d’un impôt. Le pardon que le prince accorde, d’autorité absolue, pour un crime qui n’est pas rémissible. Terridigez, f. Torradur, m. Trugarez,{. Gwalc’h, m. Le roi lui a accordé l’abolition de sou crime, ar roué en deûz rôed d’ézhan hé drugarez diwarhenn hé wall.


Abominable, adj. Exécrable, détestable, qui est en horreur, zirgarzuz. Eûzuz. Fallagr. C’est une chose abominable, eunn dru argarzuz eo.


Abominablemert, adv. D’une manière abominable. Très-mal. Gand argarzidigez. Gañd eûz.


Abomination, s. f. Détestation, exécration. Chose, action abominable. Argarzidigez, f. Eûz, m. Fallagriez, f. Je l’ai en abomination, eûz em eûz ra-z-hau, ou hé argarzi a rann, ou mieux mé hen argarz.


Abondamment, adv. En abondance. Paot. Pûl. Founn. Éleiz. Kalz. GaFid paodder. Gant pulder. Gand founder. Il y a eu abondamment de blé l’année dernière, kalz ou éleiz a éd a zô bel warléné. Il y en aura abondamment cette année, paot ou pûl a vézô évléné.


Abondance, s. f. Grande quantité. Grand nombre. Paoder ou paodder, m. Pulder, m. Founder, m. Il n’y aura pas abondance de vin, na vézô két paodder a win.


Abondant, adj. Qui abonde. Founn ou founnuz. Pâl. Paol. Kaougafit. Les pommes ne sont pas abondantes ici, né két pûl ann avalou, aman. La neige est abondante, stank ha founnuz eo ann erc’h.

Qui est peu abondant, qui rapporte peu. Dtfounn. Dibaol. L’orge est peu abondante dans ce champ, difounn eo ann heiz erpark-mañ.


Abonder, v. n. Avoir, être en abondance. Founna. Part. et. Pula. Part. et. Kaouga. Part. et. Bàdenni ou bôdenna. Part. et. Mérienna. Part. et. Il abondera, s’il vient de la pluie, founna a rai, mar teû glaô. Vous voyez qu’il n’abonde pas, na bâl két, war a wélit. Ils abondaient de tous les côtés, mérienna a réañd abéplù. Il abonde en toutes choses, founna a rd é pép trâ. Abonder en son sens, founna enn hé vénoz.


Abonnement, s. m. Marché à prix fixe pour un temps, avec un produit casuel. Koumanañd, m. Pl. Koumanafichou. Autrefois, on^ payait l’impôt par abonnement, gwéchall é réat koumanañdgaña tùd argwiriou. H. V.


Abonner, v. a. Faire un abonnement. Koumanañta. Part. et. Abonner quelqu’un aux journaux. Koumanañta eur ré bennag gani ar gélouerien. H. V.

S’abonner, v. r. Koumanafita, dber koumanañd gand. H. V.


Abonnir, v. a. Rendre bon, rendre meilleur. Gwellaat. Part, gwelléet. L’âge l’abonnira, ann oad hen gwellat.

S’abonnir, v. n. Devenir meilleur. Gicellaal.


Abord, s. m. Accès, approche. Digémer, m. DiJiésidigez, f. Tôslidigez, f. Un homme de facile abord, eunn dén a zigémer màd ; de difficile abord, a wall zigémer. Au premier abord il me dit que… kenta ma hergwéliz é lavaraz d’inpénaoz…

D’abord, adv. Dès le premier instant, au commencement, incontinent. Keñla. KeTiliz. KeTilré ou keñlrad. Kerkeñt. Il revint d’abord, keñliz ou kerkeñl é teûaz. D’abord qu’il nous vit, keñla ma hor gwélaz. Je m’en irai tout d’abord, ràklâl éz inn kuit.


Abordable, adj. Qu’on peut aborder. Dinésauz (de 4 sillables). Tôstauz. Cette côte n’est pas abordable, ne kéd dinésauz ann aol-zé.


Abordage, s. f. L’action d’aborder un vaisseau. Krdp ou krapérez, m. Krôk, m. Nous allâmes à l’abordage, d’ar c’hrâp éz éjomp.


Aborder, v. a. Approcher, joindre. Dinésaat. Part, dinéséet. Tôslaat. Part, tôstéet. Il faut l’aborder, réd eo dinésaad ou tôsiaad out-hañ.


Aborder, v. n. Prendre terre, aller à bord. Douara. Part. et. Arruout ou erruout. Part, arruet ou erruct. Porza. Part. et. Nous abordâmes à l’île d’Ouessant, douara a réjomb é énez Eùsa. Nous n’aborderons pas encore, na barzimp két c’hoaz.


Aborigènes, s. m, pi. Habitants primitifs d’un pays, keñta tûdeiiz a cûrvrô. Anciennement, iifnibrô. Pl. kembroiz, par abus, kembriz. H. V.

    1. Abornement ##

Abornement, s. m. Action d’aborner, ou l’effet qui résulte de cette action. Bt’vennérez, m. Lezennîrez, m.

    1. Aborner ##

Aborner, V. a. Mettre des bornes à un terrain. Bévenni. Part. et. Lézenni. Part. et. Il faudra aborner ce champ, red é vézO béveimi ar park-maû.

    1. Abortif ##

Abortif, adj. Avorté, qui est venu avant terme, en parlant d’un enfant. Sioc’han. Kollidik. C’est un enfant abortif, eur bugel kolliâik ou sioc’han eo.

    1. Abouchement ##

Abouchement, s. m. Entrevue, conférence de deux ou de plusieurs personnes. Entretien particulier, fmuei, m. Gtcéladen, f. J’aurai un abouchement avec votre père, eunn emwél embézôgañdhü làd.

    1. Aboucher ##

Aboucher, v. a. Faire trouver deux ou plusieurs personnes dans un lieu pour conférer ensemble, lakaad d’en em wélout. Je les aboucherai, hô lakaad a rinn d’en em wélout.

S’aboucher, v. r. Se trouver avec quelqu’un pour conférer ensemble. Avoir une entrevue, homza be’g-ouc’h-vég ; en Corn. ouc’h beg en em wélout. Nous nous aboucherons, en em wéloud a raimp.

    1. Aboutir ##

Aboutir, v. n. Toucher par un bout. Se terminen, tendre à… Il se dit aussi des apostèmes et des abcès, lorsqu’ils viennent à crever et que le pus en sort. Skei war. Mont bêlé. Kouc’za war. Tenna da. Tarza. Part. et. Diâarza. Part. et. La maison aboutit an rhpynin, ann li a skô war ann heñt. Cela n’aboutira à rien, ann dra-zé na dennô da nélrâ. L’abcès aboutira bientôt, hep dalé c larzô ar gôr. Aboutissant, adj. Qui aboutit. Il s’emploie an pluriel comme substantif. Doaréou f. pi. Je connais les tenants et aboutissants, anaoud a rann ann doaréou.

    1. Aboutissement ##

Aboutissement, s. m. Il ne se dit guère que d’un abcès qui vient à aboutir. Tarzérez m. JMdarzérez, m.

    1. Aboyant ##

Aboyant, adj. Qui aboie. Uarzuz. En Vannes, harc’huz.

    1. Aboyer ##

Aboyer, v. n. Crier comme un chien. Crier ai)rès quelqu’un, le jjrcsser, le poursuivre importunément. Ilarza, et, par abus, harzal. Lu Vannes, Aart’/tetH. Le chien aboya, arc’/it a Itarzaz. Aboyer, en parlant d’un petit chien ou d’un chien de chasse. Chilpayet, par abus, rhHpat. Cliiñka j et, par abus, chiñkal. Le petit chien aboie sans cesse, ar c’hi bihan a chilp hépred.

    1. Aboveuu ##

Aboveuu, s. m. Chien qui aboie à la vue du gibier et ne s’en approche pas. Il se dit aussi d’un homme médisant, braillard, avide. llarzer, m. Pl. ien. En Vannes, harchour. Chilper, m. Pl. ien.

    1. Abbéué ##

Abbéué, s. m. Raccourci, sommaire. Berradur ^m. Diverradur, m. Diverr, m. Krennadur, m. Berrndurez, f. Krennadurez, f. En abrégé, par abréviation. Ê berr gomsiou. h’renn.

    1. Abréger ##

Abréger, v. a. Rendre plus court, plus succinct. On l’emploie aussi comme neutre et sans régime. Beraat. Part, berréet. Diverraat. Part, diverréet. Krenna. Part. et. Trouc’haberr. En Vannes, berrein, diverrein. Il faut abréger votre discours, re’d eo diverraal, ou krenna hô lavar. Pour abréger, évit trouc’ha berr.

    1. Abréviateur ##

Abréviateur, s. m. Auteur qui abrège l’ouvrage d’un autre. Berrer. Pl. ien. Diverrer. Pl. ien. Krenner. Pl. l’en. En Vannes, berrour. Pl. ion.

    1. Abréviation ##

Abréviation, s. f. Retranchement de quelques lettres dans un mot, pour écrire plus vite ou en moins d’espace. Berradur, m. Krennadur, m. C’est écrit par abréviation, dré verradur eo skrived ann dra-mañ.

    1. Abreuver ##

Abreuver, v. a. Faire boire, en parlant des bêtes, et particulièrement des chevaux. Humecter profondément, en parlant de l’effet de la pluie sur la terre, lorsqu’elle la pénètre. Doura. Part. et. Glébia, et, par abus, glibia. Part, glébiel. Il n’a pas tombé assez de pluie pour abreuver la terre, n’eûz két kouézed awalc’h a clilaô évid doura ou glébia ann douar. Allez abreuver les chevaux, id da zoura ar c’hézek. Il m’a abreuvé de chagria, eùz agalz a c’hlac’har eo bel kiriek d’in.

    1. Abreuvoir ##

Abreuvoir, s. m. Endroit d’une rivière, d’un étang, etc., où l’on mène boire les chevaux. Dour-tec’/i ou dourlec’h, m. Pl. dourléc’hiou. Menez le cheval à l’abreuvoir, kasid armarc’h d’ann dour-lec’h. — On disait anciennement, et l’on dit encore dans quelques cantons de Cornouaille, abevlec’h, m. PI abavlôc’hiou. H. V.

    1. Abri ##

Abri, s. m. Lieu où l’on peut se mettre à couvert, où l’on est en sûreté. Gwarez, f. Herberc’h, f. Lec’h-klét, m. Abri, lieu à couvert du vent, de la grêle, etc. Gwasked, m. Abri, lieu à couvert, de la pluie. Disglaô, m. Quelques-uns prononcent disc’hlao. Abri, lieu à couvert du soleil. Dishéol, m.

Mettre ou se mettre à l’abri du vent. Gwaskédi. Part. et. Mettre ou se mettre à l’abri de la pluie. Disglavi. Part. et. Quelques-uns prononcent discldavi. Mettre ou se mettre à l’abri du soleil. Dishéolia. Part, dishénliet.

    1. Abricot ##

Abricot, s. m. Fruit. Brikézen^{. Pl. brikes. H. V. •

    1. Abricotxer ##

Abricotxer, s. m. Arbre. Gwézen-brikez, f. Pl. gwez-brikez. H. V.

    1. Abriter ##

Abriter, v. a. Mettre à l’abri. Gwarézi. Part. et. Gwaskédi. Part. et.

    1. Abrogation ##

Abrogation, s. f. Action par laquelle une chose est abrogée. Suppression. Il ne se dit guère qu’en parlant d’une loi, d’une coutume. Torridigez, f. Torradur, m. On demande l’abrogation de cette loi, lerridigez al lézen-zé a c houlenncur.

    1. Abroger ##

Abroger, v. a. Rendre nul, abolir, mettre hors d’usage, en parlant de lois, d’usages, etc. Terri pour torri, non usité. Part, torret. En Vannes, lorrein. Lémel, par abus pour lama ou lamout, non usités. Part, lamel. En Vannes, lamein. Je voudrais bien que cette loi fût abrogée, mé a garre é vé torret al lézen-zé.

Abrupt, adj. Sounn. Hors de Léon : sonn. Serz. Berboell. H. V.

Abrutir, v. a. Rendre comme une bête brute. Hébêter Louadi ou leûéadi. Part. et. Diodi. Part. et. Abafi. Part. et. Vous abrutissez cet enfant, louadi ou ahafi a rîd ar bugel-zé.

S’abrutir, v. r. Devenir comme une bête, devenir stupide. Louadi ou louéadi. Diodi. Abafi. Il s’abrutira en buvant ainsi, louadi ou abafi a rai oc’h éva ével-sé.

Abrutissement, s. m. L’état d’une personne abrutie. Louadérez oo louéadérez, m. Diotiez, f. Abafder, m. Il est tombé dans l’abrutissement, el louadérez eo kouézet. Vous ne sauriez l’ôter de son abrutissement, n’helfar kéd hé denna eûz hé abafder.

Absence, s. f. Éloignement d’une personne qui n’est point dans le lieu de sa résidence ordinaire. Défaut de présence d’une personne qui manque de se trouver à une assignation donnée, à se rendre en un lieu, etc. Ezvézañs, m. Il est venu en votre absence, enn hoc’h ezvézans eo deûet ; deued eo pa né oac’h két. Absence d’esprit, distraction, manque d’attention. Diévezded, m.

Absent, adj. et s. m. Qui est éloigné de sa demeure ordinaire, qui n’est pas où il devrait se trouver. Ezvésañd. Vous ne le trouverez pas chez lui ; il est absent, n’hen chafot kéd er géar ; ezvézañd eo. Ne dites pas de mal des absents, na liviril kéd a zroug eûz ann ezvézañded ; ouz ar ré né maint kéd er géar.

Absenter (s’), v. r. S’éloigner de quelque lieu. Pellaaddiouc’h. Fan. pellet. Mofit-kuit. Techoul ou Icclù, et, par abus, tec’het. Je m’absenterai pour une semaine, pellaad a rinn évid eur zizun. Vous absenterez-vous pour longtemps ? ha moñd a réol-hu kuit évit pell ? Absinthe, s. f. Plante médicinale qui est très-amère. Huélen-c’houerô, f. Vuêlen, f. Quelques-uns écrivent et prononcent uc’helen.

Absolu, adj. Indépendant, souverain. Impérieux, tranchant. Digabeslr. Diboell. Baleli. Groñs. Hucl. Rok ourog. Ilsontunroi absolu, eur roué digabeslr hô deùz. Cet homme est très-absolu, groñs bràz eo ann dén-zé. — Il est très-indépendant, donoad, digabeslr, diéré, dishuai eo. H. V. Pouvoir absolu, c’est-à-dire, indépendant des sujets soumis à son action. Uoll-c’halloud. Gallouddonoad. Non relatif. Tréach. Dispar. H. V.

Absolument, adv. D’une manière absolue, sans restriction, sans bornes, sans partage. Déterminément. Impérieusement. Tout-à-fait. Entièrement. Grofis. Dislak. A-grenn. Gléz. Gant rogvñlez. Il n’est pas absolument mauvais, gronsné két fall. Il parle toujours absolument, ganlrogeñlez ékomzbépréd. Ccst absolument perdu, kolled eo a-grenn.

Absolution, s. f. Jugement juridique par lequel un homme est déclaré innocent du crime dont il était accusé. L’action par laquelle le prêtre remet les péchés. Gwak’h ou gwelc’h, m. En Vannes, golc’h. Diskarg, m. divec’h, m. * Absolven, f. Aussitôt après son absolution, il a quitté la ville, raklâl goudé hé waWh ou hé ziskarg eo éad cr-méaz a géar. Vous n’aurez pas l’absolution, nliô pézô kéd ann diskarg ou ann absolven.

Absorbant, s. m. Substance qui a la propriété d’absorber les acides en s’y unissant. Il est aussi adj. Loñker. Teüzer. Dismanter. Loñkuz. Teüzuz. Dismañluz.

Absorber. V. a. Engloutir. Consumer. Faire disparaître. Il se dit en parlant des couleurs, des sons, des odeurs, des saveurs. Consumer, occuper entièrement. Loñka ou lounka. Part. et. Teûzi. Part. et. Dismania ou dismantra. Part. et. Le noir absorbe toutes les autres couleurs, al Uou dâ a loñk ou a deùz ann holl livou ail. La terre l’absorbera bien vite, ann douar hé loñkô buan.

Absorption, s. f. L’action d’absorber. Lonkérez, m. Teûzérez, m.

Absoudre, v. a. Déclarer un homme innocent du crime dont il était accusé. Remettre les péchés dans le tribunal de la pénitence. Gicalchi ou gwelc’hi. Part. et. En Vannes, golc’hein. Gwenna. Part. et. Diskarga. Part. et. Divec’hia. Part, divec’hiet. * Absolvi. Part. et. * Rei ann absolven. On dit qu’il sera absous, gwalc’het ou gwennet é vézô, icar a lévéreur. Ce prêtre absout trop légèrement, absolvi a râ ar belek-zé gant ré a ziévezded.

Absoute, s. f. Cérémonie religieuse qui consiste dans une absolution publique et solennelle que le prêtre donne en général au peuple. * Absolven veùr, f. C’est aujourd’hui que l’on fait l’absoute, hiriô eo é rôeur ann absolven veûr.

Abstême, adj. et s. m. et f. Qui ne peut boire de vin, poury avoir de la répugnance. Néb a érez on a heûg ar gwîn.

Abstenir (s’), V. r. S’empêcher de faire quelque chose ; se priver de l’usage de quelque chose. Diouéri. Part. et. En Vannes, diovérein. Treménout ou Iréméni hép. En em virout diouc’h. Pourriez-vous vous abstenir de vin ? ha c’houi a helfé diouéri gwîn, ou tréménoud hép gwînl Il faut vous abstenir de péché, réd eo en em viroud diouc’h péc’hed.

Abstergent, adj. et s. m. Dissolvant, émollient. Trezuz. Dismañluz. A hell ireza, dismanta. Màd da voukaat, da wakaat.

Absterger, v. a. Nettoyer. Il se dit des plaies, des ulcères. Skarza. Part. et. Nélaat. Part, néléet.

Abstersif, adj. Propre à absterger, à nettoyer. Màd da skarza, da nétaat.

Abstersion, s. f. L’action d’absterger, de nettoyer. Skarzérez, m.

Abstinence, s. f. L’action ou l’effet de s’abstenir. Vertu par laquelle on se modère dans le boire et dans le manger. Privation de viande en certains jours. Diouer, m. En Vannes, diover. Diouéridigez, f. Poell enn dibri, m. Diouer a gik, m. Iûn, m.

Faire abstinence. Diouéri. Part. et. En Vannes, diovérein. Iuni, et, par abus, iun. Part.

l’unet. On fait abstinence de viande aujourd’hui, kig a ziouércur hiriO, ou mni a récur hiriô diicar gik.

    1. Abstinent ##

Abstinent, adj. Qui est modéré dans le boire et dans le manger. Poelluz ou poellek enn dibri ou enn lié voéd.

    1. Abstraction ##

Abstraction, s. f. Séparation que l’esprit fait d’une qualité, dune propriété, etc., d’avec le sujet où elle est inhérente. Toutes les idées de ces qualités ou propriétés ainsi séparées ou abstraites. De plus, distraction, inattention. Rann, m. Diévezded, m. Il fait abstraction de cela, rann a rd eùz a gémeñl-sé, ou bien, kemcTa-sc a ra/m. Il est dans des abstractions continuelles, enn dU’cezded ar vrasa éma bepréd, ou bien, dicvez brdz eo bépréd.

    1. Abstraire ##

Abstraire, v. a. Faire abstraction, détacher par la pensée une chose du sujet auquel elle est inhérente. Ranna. Part. et. Dislaga. Part. et.

    1. Abstrait ##

Abstrait, adj. et part. Qui est seul et détaché du sujet. Trop métaphysique, trop éloigné des idées communes. Qui a des abstractions, qui est distrait. Rannet. Distagel. Iski : . Dic’hi : ou digiz. Kersé. Diéves. Slrafilal. C’est un terme abstrait, eur gérranneloxx distnged eo. Ce discours est bien abstrait, iskiz ou dic’hiz ou kersé brdz eo al lavar-zé. Ce jeune homme est fort abstrait, a beaucoup de distractions, </ifaii ziécez eo ann den-iaouankzé.

    1. Abstrus ##

Abstrus, adj. Qui est difficile à entendre, en parlant des sciences et des choses d’esprit. ï)lez da glevout, da haka.

    1. Absurde ##

Absurde, adj. Qui est évidemment contre la raison et contre le sens commun. Iskiz. Dic’hiz ou digiz. Diskiañl. Diboell. Ce que vous dites là est absurde, îskiz ou dic’hiz ou diskiafU eo ar péz a Uvirid azé.

    1. Absurdement ##

Absurdement, adv. D’une manière absurde. Enn eunn doaré iskiz ou dic’hiz.

    1. Absurdité ##

Absurdité, s. f. Vice, défaut de ce qui est absurde. Chose absurde. Trd iskiz ou dic’hiz ou diskiaut, f. Vous ne dites que des absurdités, 7ia liviriC ncmél Iraou dic’hiz ou diskiañt.

    1. Abus ##

Abus, s. m. Mauvais usage. Désordre, erreur, tromperie. Gwall-voaz, va. Diboell, m. Direiz ou direisled, m. Divoaz, m. Fazi, m. ToueUcrez, m. C’est un abus qu’il faudra réformer, eur gœall-voaz eo a rañkor da ivellaat. Il n’y a pas de plus grand abus, n’eûz kél hrasoc’h direiz. Ccsl par abus que l’on ditcela, drc fazi eo c lévéreur Iccmml-sé.

    1. Abuser ##

Abuser, v. a. Tromper. Touella. Part. et. Saouzani. Part. et. Vous m’avez abusé, va zouellel hoc h eûz.

    1. Abuser ##

Abuser, v. n. User mal, user autrement qu’on ne doit. Guall-ôber. Droug-ôber. Ils abusent de leur force, gwall-dber a réoñd eûz ou gañd ho ncrz. Abuser, séduire, en parlant d’une femme. Gwalla. Part. et. Il a abusé de la fille (le son maître, tnerc’h hé aolrou en deûz ffwullel.

S’abuser, v. réfl. Se tromper, se faire illu-ACC siou. Fazia. Part, faziel. En Vannes, faiein. Je crois que vous vous abusez, fazia a rid a grédann.

    1. Abusif ##

Abusif, adj. Qui est contraire aux règles, à l’usage, qui renferme un abuj. Direiz. Divoaz C’est trop abusif ; je ne le souffriraipas, ré zireiz ou ré zivoaz eo ; n’hen c’houzanvinn két.

    1. Abusivent ##

Abusivent, adv. D’une manière abusive. Ganl direiz. Gahl diboell. Gañl divoaz. Abuter, v. n. Jeter au but, tirer au but, pour voir qui jouera le premier. Tenna d’ar pal. Tenna d’ar gwenn.

    1. Abyme ##

Abyme, et mieux abîme, s. m. Gouffre très-profond. Choses qui sont impénétrables à la raison. LoFik ou i. tlouñk, m. Poull-doun, m. PL ou. Vous nous jeterez dans Tabyme, el lofik hon laolot.

    1. Abyme ##

Abyme dans une rivière ou dans la mer. Loñk, m. Poull-lrô, m.

    1. Abymer ##

Abymer, v. a. Jeter, précipiter dans un abyme. Renverser, perdre et ruiner entièrement. Loñka ou louñka. Part. cf. Gwélédi. Part. et. Teûrel ou slriñka cl loñk.

    1. Abymer ##

Abymer, v. n. Tomber dans un abyme. Vérir. Kouézaelloñk. En em golla. Déein. Part. béet (Vann.)

S’abymer, v. reQ. S’évanouir, disparaître. Teûzi. Part. et. En Vannes, lécin. Sleùzia. Part, steûziet. Il s’abyma devant nous, sleùzia a réaz dira-z-omp.

    1. Acabit ##

Acabit, s. m. Qualité d’une chose. Doaré, f H. V.

    1. Acacia ##

Acacia, s. m. Arbre. Gwézen-kasia, f. Pl. gwéz-kasia. Draen-Ejipt, m. Pl. Drein-Ejipt.

    1. Académicien ##

Académicien, s. m. Membre d’une compagnie de savants, d’arlistes, de littérateurs. Euz a eur gévrédigez iùd gwiziek. * Kadémiad. Pl. kadémidi. H. V.

    1. Académie ##

Académie, s. f. Compagnie de savants, etc. Kévrédigez lud gwiziek. ’*^ Kadémia, m. H. V. Académie des sciences, kévrédigez arskiañchou, f. Académie des inscriptions et belles lettres, kévrédigez ar skriluriou-bâr hag ann deskadurez-gaer. Académie française, kévrédigez ann daou-ugeñt. Académie de jeu, lic’hoariou, m. H. V.

    1. Académique ##

Académique, adj. Qui regarde l’académie, hervez ar c’hadémia ; a zell ouz ar c’hadémia. Kadémiadek. H. V.

    1. Acajou ##

Acajou, s. m. Arbre. Koad-Indez, m. H. V.

    1. Acanthe ##

Acanthe, s. f. Plante. Kraban-ourz, f. En Cornouaille et en Tréguier, kraban-arz. Pl. krabanou-arz. H. V.

    1. Acari ##

Acariâtre, adj. Qui est d’une humeur fâcheuse, aigre et criarde. Araouz. Griñouz. Pennaduz. Froudennuz. Cette femme est bien acariâtre, gwall araouz eo ar vaouez-zé.

    1. Accablant ##

Accablant, adj. Qui accable ou qui est capable d’accabler. Importun, incommode. liec’hiuz. Ponner on pounner. Mac’huz. Mañtruz. Heskinuz. Cela est fort accablant, bec’hiuz brdz eo ann dra-ze. Cette nouvelle est accablante, wiarttru^ eo ar c’hvlou-zé. C’est un homme accablant, eunn dén hesTîinuz eo. Accablement, s. m. L’état où l’on tombe par maladie ou par excès de douleur et d’affliction. II se dit aussi d’une grande surcharge d’affaires. licac’h ou bec’h, m. Samm, m. Karg, f. Mac’h ou mâcherez, m. Mañlr, m. Fillidigez, f. Mon accablement est grand, bràz eo va bcac’h ou va zamm. Je n’ai pas pu le relirer de son accablement, n’em cûz liél gelled hé denna eûz hé vañlr, eûz hé fillidigez.

    1. Accabler ##

Accabler, v. a. Abattre par la pesanteur, faire succomber sous le poids, surcharger. Hechia. Part, hechiet. Samma. Part. et. Karga. Part. et. nJac’ha. Part. et. Mañlra. Part. el. Guaska, et par abus, givéskel. Part, gwaskel. Mouslra. Part. et. Vous m’accablez trop, réé vec’hiil ac’hanoun. Il est accablé de dettes, harged eo a zlé. Elle est accablée de chagrin, mañlred eo gand ar c’hlac’har.

    1. Accaparée ##

Accaparée, y. a. Acheter, amasser des denrées en grande quantité pour les vendre plus cher. Préna, dastuini marcliadourez é-leiz, évid hé gwerza kéroc’h. — En Cornouaille et en Tréguier, on dit communément : Rastella. Skrapa. Aloubi. H. V.

    1. Accapareur ##

Accapareur, s. m. Qui accapare. Rasteller. Skraper. Àlouber, m. Pl. ien. H. Y. Accéder, v. n. Entrer dansles engagements contractés déjà par d’autres personnes. Consentir. Gralaat. Part, graléet. Aolréa. Part. aolréel. Rei hé c’hrad vàd. Il n’a pas accédé au traité, né kél graléet ou aolréet ar marchad gañt-hañ.

    1. AccÉLÉnATiox ##

AccÉLÉnATiox, ^. f. Augmentation de vitesse. Prompte expédition. Hasiidiges, f. Accélérer, v. a. Hâter, presser, augmenter la vitesse. Hasla. Part. et. Difréa. Part. difréet. On a accéléré son jugement, /îaifedeo béd hé vam ou hé varnédigez.

    1. Accent ##

Accent, s. m. Elévation plus ou moins forte de la voix sur certaines syllabes. Espèce de modulation dans le discours, propre à chaque pays. Petite marque qui se met sur une voyelle. Son ar vouez, m. Komps ou komz, f. Gér, m. lez, m. Arouéz ou arwéz, f. Merk, m. Je le reconnais à son accent, diouc’h hé gomps ou son hé vouez henanavezann. Mettez un accent sur cette lettre, likid eunn arouéz ou eur merk war al Uzéren-zé.

    1. Accentuer ##

Accentuer, v. a. et n. Marquer l’accent. Mettre des accents sur les voyelles. Rei son d’ar vouez. Lakaad arouésiou ou mtrkouwar lizérennou.

    1. Acceptable ##

Acceptable, adj. Qui peut, qui doit être accepté. A hell, a dlébéza kémérelondigiméret. Digéméruz.

    1. Acceptation ##

Acceptation, s. f. Action par laquelle on reçoit volontiers ce qui est proposé, offert, ordonné. Kéméridigez, f. Digéméridigez, î. Digémer, m.

    1. Accepter ##

Accepter, v. a. Agréer ce qui est offert. Kémérout, et, par abus, Ac’meVef. Part, kémérel. Digéméroul. Part. et. Grataal ar péz a zô kinnigel. Je ne puis pas accepter cela, n’hellann kéd digéméroud ann dra-zé.

    1. ACC ##

ACC 7

    1. Acception ##

Acception, s. f. Sorte de préférence. Certain égard. Signification, sens dans lequel un mot se prend. Valeur. Slàd, f. Neiiz-vdd, f. Talvoudégez, f. Dellid, m. Kemm, m. Azaouez, f. Sans acception de personne, héb ôber stàd ou neûz-vâd da zéné-béd, oi hien hép selloud ouch dén é-béd, ou héb azaouez évid dén. Accès, s. m. Abord, approche. Attaques de certaines maladies qui ont ordinairement des retours et des redoublements. L’émotion delà fièvre. Au figuré, mouvement passager de l’âme, en vertu duquel on agit. Tôstidigez, f. Dinésidigez, i. Digémer, m. Bâr ou barr. m. Pl. ou. Kaouad, f. Pl. ou. L’accès en est difficile, diez eo ann dinésidigez anézhan. Il a eu un accès de fièvre, eur bar ou eur gaoual lersien en deùz bel. Elle a souvent des accès de colère, barrou ou kaouadou buanégez é deùs aliez.

    1. Accessible ##

Accessible, adj. Qui peut être abordé, dont on peut approcher. Il se dit également des lieux et des personnes. Tôslauz. Dinésauz. Ce lieu est fort accessible, dinésauz bràz eo al léac’h-zé.

    1. Accession ##

Accession, s. f. Grâd ou grâd-râd^ f. Aolré ou aolréadur, m. Il a donné son accession, rôedendeûz hé c’hrad ou lié c’hrûd-vàd. Nous ne pouvons rien faire sans votre accession, nhellomp ôber nélra héb hoc h aolré ou hoc h aolréadur.

    1. Accessoire ##

Accessoire, adj. Qui n’est regardé que comme la suite ou l’accompagnement de quelque chose de principal. De peu de mérite ou de valeur. Du second ordre. A-heûl. Anébeûd a zellid. Disler. A eil rciz. EU. C’est une idée accessoire, eur ménoz a-heûl, ou a nébeûd a zellid eo, eunn eil vénoz eo, eur vénoz a eil reiz eo.

    1. Accessoires ##

Accessoires, s. m. pi. Ce qui suit ou accompagne le principal. Annlraou a-heûl. Ann eil draou.

    1. Accident ##

Accident, s. m. Cas fortuit, événement imprévu. Il se prend toujours en mal^ quand il n’est accompagné d’aucune épithète qui en détermine le sens en bien. Darvoud, m. PJ. ou. Digwéz ou digouéz, m. Pl. digwésiou. C’est un accident heureux, eunn darvoud euruz eo.

    1. Accident ##

Accident fâcheux, Rcûz, m. Gwall, m. Droug-cûr, f. Gwall-zarvoud, m. Il nous arriva un accident fâcheux, eunn droug-eur ou eur gicall-zarvoud a c’hoarvézaz gan-é-omp. Par accident, façon de parler adverbiale. Par hasard^ par malheur. Dré zarvoud. C’est par accident qu’ils ont été blessés, dre sarvoud co iñt bel glazet.

    1. Arriver ##

Arriver par accident. Barvézoul ou darvout. Part, darvézet. C’hoarvézoui ou c’hoarvout. Part, c’hoarvézel.

    1. Accidentel ##

Accidentel, adj. Qui arrive par accident. Darvouduz. Cette maladie est accidentelle, darvouduz eo ar c’hltnved-zé.

    1. Accidentellement ##

Accidentellement, adv. Par accident, par hasard. Dré zarvoud.

    1. Acclamation ##

Acclamation, s. f Cris par lesquels un grand nombre de personnes marquent leur joie ou leur enthousiasme. Gann, m. Pl. ou. louc’haden, f. Pi. iouc’hadennou. H. V.

    1. Acclimater ##

Acclimater, V. a. Accoutumer à un nouveau climat, à un autre pays. Boaza enn eur vrô névés. S’acclimater, sefaireàun nouveau climat, à un autre pays. Boaza onbouna enneur vrô névez. — En Cornouaille : Pleûslra. Part. et. Boaza Clin eur iro. H, V.

    1. Accointance ##

Accointance, s. f. Communication, familiarité, liaison, surtout entre personnes de sexe différent. Darempred, m. Pl. ou. Dinésa, f. Pl. dinésaou. H. V.

    1. Accolade ##

Accolade, s. f. Embrassement, action d’embrasser. Briala, m. Pl. brialaou. Il lui donna l’accolade, curhriala a rôaz d’ézhan. AccoLEB, V. a. Embrasser. Jeter les bras au cou de quelqu’un en signe d’affection. Briala ou brialaal. Part, brialel ou. briaU’el. Il m’accola devant tout le monde, va briata a réaz dirag aym hall.

S’accoler, V. rcfl. S’embrasser, Enemvrîala. AccoM. MODADLE, adj. Qui se peut accommoder, particulièrement en parlant d’un différent, d’une querelle. Aozuz. A helleur da aoza. A helleur da unvani.

    1. AccoMMODAGE ##

AccoMMODAGE, s. m. L’apprêt des mets. Aoz, f., hors de Léon, ôz.

    1. AccoMMODA ##

AccoMMODA>T, adj. Qui est complaisant, d’un commerce aisé. Avec qui l’on peut traiter aisément, qui se fait aisément à tout. Habask. Uégarad. Gvcén. Gant péhini é helleur éaz dber marc’had. Néb a vourr diouc’hpép trd. Accommodement, s. m. Ajustement que l’on fait pour sa commodité dans une maison, etc. L’accord que l’on fait d’un différend, d’une querelle entre quelques personnes. Réconciliation. yloii(/(/ez, f. Kempennadurez, f. Kempennldigez, f. Unvaniez ou urvanies, f. Accommoder, v. a. Donner, procurer delà commodité. Ranger, agencer, ajuster. Apprêter un mets. Terminer à Tamiable. Aoza. Part. et. Hors de Léon, ôza. Kempenni, et, par abus, Kempenn. Vari. Kempenncl. Farda. Part. et. Ficha. Part. et. Daréci. Part. et. Unvani ou urvani. Part. et. Vous l’accommoderez de >otre mieux, hé aoza a réolgwella ma hellol. Vous l’avez bien accommodé, kempennel mdd p. o gan-é-hoc’h. Il est temps d’accommoder le dîné, préd eo aoza ou farda ou darévi Icin. Je vois quej’aurai peincà lesaccommoder, poan am bézô, war a wélann, ocli hô unvani. S’accommoder, v. réfl. Prendre ses commodités. Etre d’un facile accommodement. Se terminer Lien. User, se servir d’une chose, la trouver à sa convenance. Se faire, s’habituer. En em lakaad enn hé éaz. En em unvani. En em ober. Heiza. Part. et. Bourra. Part. et. Accommodez-vous, enem Ukid enn hoc’h éaz. Ils s’accommoderont bien sans vous, en em vnvani a rahah4lp-z-hoc’h. Il faut s’accommoder au temps, réd eo en em ôber diouc’h ann nmzer, ou bien réd eoamzéria. Je ne puis pas ro’accommoder à son humeur, n’Uellann kél reiza dioul-han. Vous accoraraodez-vous ici ? ha bourra a rit-hu aman ’ !

ÀCC

    1. Accompagner ##

Accompagner, v. a. Aller de compagnie avec quelqu’un. Suivre par honneur. Conduire en cérémonie. Escorter, assortir, joindre, ajouter une chose à une autre. Moñl gant. Mont kévret gand. Heûlia. Part, heûliet. Ambrouga. Part. et. Para, et, par abus, parai. Part. et. Je vous accompagnerai, si vous voulez, mofid a rinn kevrel gan-é-hoc’h, mar kiril. Il m’accompagna jusques-là, va heûlia a réaz bélég énô. On l’a accompagné jusqu’à la porte, ambrougedeo bel bélég ann ôr. Maintenant il faut les accompagner, les joindre, les assortir, bréma eo réd hô fara. Accompagnement, s. m. Action d’accompagner dans certaines cérémonies. Hcûl, m. Pl. iou. En terme de musique, kenson, m. Pl. iou. H. V.

    1. Accompli ##

Accompli, adj. et part. Parfait, excellent, achevé. Klôk. Chouck. Dinam. Digabal. Krenn. Peâr-c’hréal. Tout ce qu’il fait est accompli, klôk eo kémeñd ard. C’est une femme accomplie, eur vaouez digabal ou dinam eo. Cette maison est accomplie, pcûr-c’hréad eo ann It-zé.

    1. Accomplir ##

Accomplir, v. a. Achever entièrement. Effectuer, mettre en exécution. Peûr-ôber. Part. peûr-chréal. Peùr-zerchel. Vàrl. pcûr-zalc’hel. Séveni. Part. et. Leiinia. Part, leùniet. Kas-dabenn. Avez -vous accompli votre projet ? Aa pcûr-c’hréad eo hô lézô gan-é-hoc’h'} Il faut accomplir votre promesse, réd eo peilr-zerc’hel d’hô kér. Il n’a pas accompli son vœu, né kél sévéned hé wésll gañt-hañ.

    1. Accomplissement ##

Accomplissement, s. ni. Achèvement, exécution entière. Peûr-ôbéridigez, f. Sévénidigez, f. Leùnidigez, f. Divez, m.

    1. Accord ##

Accord, s. m. Convention, consentement, convenance, proportion, union, bonne intelligence. Marc’had, m. Pl. ou. Aotré ow. aotréadur, m. Hévélébédigez, f. Unvaniez ou urvaniez, f. Il y a un accord entre eux, eur marc’had a zô eñlré-z-hô. Il n’y a pas d’accord entre ces deux choses, n’eûz kéd a hévélébédigez élré ann diou dra-zé. Ils vivent dans le plus grand accord, enn unvaniez ar vrasa é vévoñl.

D’accord, expression adverbiale. J’y consens, soit. Bézel.

D’accord, employé adjectivement. Uni, en bonne intelligence. Unvan ou urvan. Nous avons été d’accord de tout temps, unvan omb béd a béb amzer. D’un commun accord, a ioul pép-hini.

Etre d’accord, v. n. S’entendre, être d’intelligence, agir de concert. En em glevoul. Béza unvan. Béza a-unan. Ils ne sont point d’accord, n’en em glevoñl kel. Je m’aperçois qu’ils sont d’accord, d’intelligence, a-unan iñl, war a wélann.

    1. Accord ##

Accord. ble, adj. Quise peut ou se doit accorder. Kôuz (de 2 syllabes). Aolréuz. A helleur pé a dléeur da rei, da aotréa.

    1. Accorder ##

Accorder, v. a. Octroyer, donner, concéder. Mettre d’accord, remettre en bonne intelligence, concilier. Reconnaître pour vrai. Rei, Rei, par abus pour roi, non usité. Part. rôel. Aolréa. Part, aotréet. Hors de Léon, ôlréa. Unvani ou urvani. Part. et. anaottd évilgwir. 11 m’a accordé tout ce que je lui ai demandé, rôet ou aolrcct en deûz d’in kémeñd cm eùz goulenned digañt-hañ. Il sera difûcile de les accorder, diezévézô hé unvani.

S’accorder, v. réfl. Etre d’accord, d’intelligence. S’entendre. Il se dit aussi de la conformité des esprits et des humeurs, et généralement de toutes les choses qui ont entre elles delà convenance, de la ressemblance, du rapport en quelque manière que ce soit. En em glevout. Béza unvan. Béza a-unan. Béza hévélep.

    1. Accord ##

Accord, en terme de musique, l’union de deux ou de plusieurs sons entendus à la fois et formant harmonie. 5oun-c7jout’/i-, m. PI. soniou. Accordeur, s. m. Qui fait métier d’accorder certains instruments de musique. Hévélébékaer, m. Pl. ien. H. V.

    1. AccoRER ##

AccoRER, V. a. Appuyer, soutenir. SJioazia. Part, skoazict. Skôra. Part. et. Speûrella. Part. et. (Corn.) Il serait bon de l’accorer des deux côtés mdd é vc hé skôra, hé speûrella diouch ann daou dû.

    1. Accoster ##

Accoster, v. a. Aborder quelqu’un pour lui parler. Tôslaal. Part, lôsteel. Dinésaat. Part, dine’se’et. Je vais l’accoster, monda rannda dôstaad oiU-hañ. Accostons-la, dinésaomboul-hi. Accocchée, s. f. Femme qui est en couche, après avoir mis un enfant au monde. Grég é gwiUoud. Grék névez gwilioudet. Accouchement, s. m. Enfantement. Gwi-Uoud ou gwélc’oud, m. En Vannes, gulvoud. Elle a eu un accouchement laborieux, eur gwilioud tenn é deûz bel.

    1. Accoucher ##

Accoucher, v. n. Enfanter. Il est aussi actif et signifie aider à une femme à accoucher. Gwilioudion gwéléoudi. Part. et. En Vannes, gulvoudein. Elle n’accouchera pas encore, na wilioudô két choaz. Savez-vous qui est-ce qui l’accouchera ? ha gouzoud a rit-hu piou hé gwilioudô ?

    1. Accoucheur ##

Accoucheur, s. m. Celui dont la profession est d’accoucher les femmes, Gwiliouder, m. Pl. ien. En Vannes, gulvoudour. Pl. ion. — Elle aime mieux un accoucheur qu’une sage-femme. Gwel eo gañi-hi eur gwiliouder éged eunn amiegez. H. V.

    1. Accoucheuse ##

Accoucheuse, s. f. Celle dont la profession est d’accoucher les femmes. On dit plus communément sage-femme. Amiégez, f. Pl. éd. En Vannes, mamm-diêgez. Allez chercher l’accoucheuse, la sage-femme, îd da gerchad ann amiégez.

    1. Accouder ##

Accouder (s’), v. réfl. S’appuyer du coude. Daou-ilina Ls’il est question des deux coudes]. Part. et. Helmoi [s’il est question de s’appuyer sur un seul coude]. Part, helmoet. En Cornouaille, groñcha ou groñja. En Tréguier, ilinañ. H. V.

    1. Accoudoir ##

Accoudoir, s. m. Ce qui est fait pour s’y accouder. £fci/nouer, m. Pl. ou. Harp, m. Pl. ou. Accouplement, s. m. Assemblage. Il ne se dit guère que des animaux. Conjonction du ACC 9

mâle et de la femelle pour la génération, en parlant des animaux. Paradur, m. Slrolladur, m.

    1. Accoupler ##

Accoupler, v. a. Joindre deux choses, deux animaux ensemble. En parlant de quelques animaux, apparier ensemble le mâle et la femelle. Slrolla. Part. et. Para, et, par abus, parât. Part. et. Vous accouplerez ces deux chiens, slrolla a réod ann daou gi-zé. Il faut accoupler ces oiseaux, réd eo para al lahoused-zé.

S’accoupler, v. réfl. Se joindre pour la génération, en parlant des animaux. En em bara. Ils s’accoupleront bientôt, en em bara a raiñt hép dalc.

    1. AccouRCiR ##

AccouRCiR, V. a. Rendre plus court. Berraal, Part, berre’ef. Diverraat. Part, diverréet. Krenna. Part. et. Ne raccourcissez pas, na verrait két ou na grennil kéd anézhañ. Cela est bon pour accourcir le temps, ann dra-zé a zô mâd évid diverraad ayinamzer,

S’accourcir, v. réfl. Devenirplus court. Berraat. Part, berréct. Il s’accourcira si vous le mettez dans l’eau, berraad a rai mar henlikid enn dour.

Qui accourcit. Biverruz.

    1. AccouRCissEMENT ##

AccouRCissEMENT, s. m. Action d’accourcir. Etat de ce qui est accourci. Berradur, m. Biverradur, m. Krennadurez, f. Berradurez, f. Accourir, v. n. Courir, venir promptement, aller à la hâte. Dirédi, et, par abus, dirédek. Part, dirédet. Doñd enn eur réd ou enn eurrédaden. Il accourt vers ici, dirédi a rd élrézeg aman. Vous les verrez accourir, enn eur réd hô gwélod ô tout.

    1. Accoutrement ##

Accoutrement, s. m. Habillement. 5ae, f. Pl. saéou. En mauvaise part, saé-dic’hiz ou digiz. H. V.

    1. Accoutrer ##

Accoutrer, v. a. Fallwiska. Part. et. H. V. S’accoutrer, v. r. Enemzichiza onzigiza. H. V.

    1. Accoutumance ##

Accoutumance, s. f. Habitudeque l’on prend de faire ou de souffrir quelque chose. Boaz, m. Pi. boasiou. H. V.

    1. Accoutumé ##

Accoutumé, adj. et part. Boaz ou boazet. En Vannes, boez ou boézet. Euslum ou kustumet. Il est accoutumé à cela, boaz ou boazed éo diouc’hkemenl-sé.

Qui n’est pas accoutumé. Divoaz. Digustum. Elle n’est pas accoutumée à marcher, divoaz ou divoazed eo da gerzout.

    1. Accoutumer ##

Accoutumer, v. a. Faire prendre une coutume. Donner une habitude. Boaza. Part. et. En Vannes, boézein. Kuslumi. Part. et. Accoutumez de bonne heure vos enfants à prier Dieu, boazid àbréd hôpugalé da bidiDoué.

S’accoutumer, v. réQ. S’habituer à…. Prendre une habitude. Se faire. Boaza. Part. et. Bourra. Part. et. Pleûstra ou plustra. Part. et. Jamais je ne m’accoutumerai ici, bikenn na vourrinn, ou na bleus trinn aman.

    1. Accréditer ##

Accréditer, v. a. mettre en crédit, en réputation. Bruda mdd. Rei hanô mâd. Je l’ai accrédité dans ce pays, hévrudet mdd em eùz er vrô-mañ.

    1. Accroc ##

Accroc, s. m. Déchirure que fait ce qui accroche. Il se dit aussi de ce qui accroche, de ce qui déchire. Rog, m. Pl. ou. Rei’tg, m. V). ou. Vous avez fait un accroc à votre habita eur rog hoc’h eùz gicad enn ho saé.

    1. AccROCHEMEM ##

AccROCHEMEM, s. m. ActioD d’accrocher. Krogadur, m. Krogérez, m.

    1. AccROCUEB ##

AccROCUEB, V. a. Attacher, arrêter à un clou, à un crochet. Kregi, pour krogi, non usité. Part, kroget. Krogenna. Part. et. Krapa ou skrapa. Varl. et. Lakaad a zislrihii Accroclicz-le à un arbre, hrogil-hcñ ou krogennilhai ouc’h eur icézen. Il faut l’accrocher, réd eo hé lakaad a zislribil, en Corn, islribil. S’accrocher, v. red. S’attacher, s’arrêter à quelque chose que ce soit. Kregi. En em groyeitha. En em grapa.

    1. Accroire ##

Accroire, v. n. Il n’a d’usage qu’à l’infinitif, avec le erhe faire, et il signifie, faire croire ce qui n’est pas. Rei da gridi. On lui fait accroire ce que l’on veut, Kémend a gareur a rùeur d’ezhan da gridi.

S’en faire accroire, s’enorgueillir, présumer trop de soi-même. C’houéza. Part. et. Slahihouc’ha. Part. et. En Vannes, fouañuein. AccRoissEMEM, s. m. Augmentation, aggrandissement. Kresk, m. Krcskadurez, f. Aslennadur, m. Il a souffert pour l’accroissement de la foi, gouzañvel en deûz evidkreska^ durez ar fciz —, ou ciid lakaad ar feiz da greski. H. V.

    1. Accro ##

Accroître, v. a. et n. Augmenter, rendre plus grand, plus étendu. Aller en augmentant, devenir plus grand. Kreski, et plus habituellement kriski. Part. kreskeL Brasaal. Part. hrascel. Aslenna, et, par abus, astenn. Part. astennel. Cela n’accroîtra pas sa fortune, atm dra-zéna greskôkéd hévadou. Sa ferme accroît tûHS les ans, kriaki ou brasaada râ bép ploaz hé vércûri.

    1. AccBocpiB ##

AccBocpiB fs’ ;, V. réfl. Se tenir dans une posture où la plante des pieds touchant à terre, le derrière touche presque aux talons. Pucha ou plucha. Part. et. Kluclta. Part. et. Souclia ou choucha. Part. et. En Bretagne, les femmes s’accroupissent dans l’église, é lireiz, ar tuerc’hed a budi enn diz.

    1. Accbocpissemem ##

Accbocpissemem, s. m. Puchadur oupuchérez, m. Kluchadur ou klucherez, m. AcctEiL, s. m. Réception que nous faisons k quelqu’un qui vient vers nous. Digémer, m. On leur a fait un bon accueil, eunn digémer viâd a zô bel gréud d’ézhô.

    1. AccLEiLLiB ##

AccLEiLLiB, V. a. Recevoir quelqu’un qui vient vers nous. Digéméroul, et, par abus, digémérel. Part, digéméret. Nous serons bien accueillis, digémérel wâd é vézimp.

    1. Acculer ##

Acculer, v. a. Pousser quelqu’un elle réduire en un coin, en un endroit où il ne puisse plus reculer, h’ila. Part. et. Eñkuat. Part, eñkéel. Il serait bon de l’acculer, màd é vé hé gila, hé cñkaal.

S’acculer, V. réfl. Se ranger, se retirer dans un coin, contre une muraille, etc., pour se défendre cl pour n’être pas pris par derrière. Argila. Part. et. Moñd war hé gil. Kerzouda gil. Il ne put pas s’acculer, n hellaz kéd àrgila, ou moñd war hé gil.

    1. AccLMULATiON ##

AccLMULATiON, s. f. Amas de plusieurs choses ajoutées les unes aux autres. Augmentation. Bernadur, ra. Bernidigez, f. Grounnérez, m. Kalzérez, m. Krugellérez, m. Grxir c’hellérez, va. — En Vannes, ioc’/i. H. V.

    1. Accumuler ##

Accumuler, v. a. Amasser et mettre ensemble. Berna ou bernia. Part, bernet ou berniet. Kalza. Part. et. Grounna. Part. et. Krugella. Part. et. Grac’hella. Part. et. En Vannes, ioc’hein et tesein. Il accumule écus sur écus, bernia ou grounna a râ skoéd war skoéd. S’accumuler, v. réfl. S’augmenter. Kreiki, et, plus ordinairement, kriski. Part, kreskei. Brasaal. Part, braséel. Ses dettes s’accumulent tous les ans, bép ploaz é kresk hé zléou. Acccsable, adj. Diskuliuz. Flalruz. Tamalluz.

    1. Accusateur ##

Accusateur, s. m. Diskulier, m. Pl. ien. Flairer, m. Pl. ien. Tamaller, m. Pl. ien. Je voudrais connaître mon accusateur, mé a garfé anaout va diskulier.

    1. Accusation ##

Accusation, s. f. Action en justice par laquelle on accuse quelqu’un. Tout reproche, toute imputation qu’on fait à quelqu’un de quelque défaut que ce soit. Diskuliadurez, f. Flairerez, m. Tamall, m. On n’a pas écoulé son accusation, hé ziskuliadurez né kél bel selaouel. Votre accusation ne m’effraie point, hô tamall na spouñl kéd ac’hanoun.

    1. Accusatrice ##

Accusatrice, s. f. Diskuliérez, f. Flairerez, f. Tamallerez, f. Vous allez voir votre accusatrice, moñd a rid da wéloud hô tiskuliérez.

    1. AccusEB ##

AccusEB, V. a. Rendre une plainte en justice contre quelqu’un pour un crime. Imputer quelque faute, quelque défaut à quelqu’un. Viskulia. Part, diskuliel. Flaira. Part. et. Tamallout, et, par abus, (amall. Part, lamallet. Il l’a accusé devant tout le monde, hé ziskuliet en deûz dirâg annholl. Il a été accusé de vol, a laéroñsi eo bel lamallet —, ou eul laéroñsi zo bel lamallel d’ezhan. H. V. S’accuser, v. réfl. Déclarer ses fautes, ses torts. Diskulia ou diskléria hé wallon ou hé c’haou.

    1. Acéphale ##

Acéphale, adj. Qui n’a point de tête ou de chef. Dibenn. Digef.

    1. Acerbe ##

Acerbe, adj. Apre, aigre, sur. Trcñk. Pût. Acerbité, s. f. Apreté, aigreur. Trcnkder, m. Puller ou pudder, m.

    1. AcÉEER ##

AcÉEER, V. a. Mettre de l’acier avec du fer, afin de rendre celui-ci propre à couper. Dira ou direnna. Part. et. Cette faux n’est pas assez acérée, né kéd dirct ou direnned awalc’h ar falch-zé.

    1. AcÉBURE ##

AcÉBURE, s. f. Morceau d’acier pour acérer les outils de fer. Tamm dir évid dira ar binviou houarn, m.

    1. AcuALANDEB ##

AcuALANDEB, v. 3. Faire avoir des chalands. Attirer les marchands à une boutique. Tenna ar brénérien, ou arvarc’hadotiricn da eur slâl.

    1. Acharnement ##

Acharnement, s. m. Action d’un animal qui s’attache opiniâtrement à sa proie. Fureur opiniâtre avec laquelle des animaux et même des hommes se battent les uns contre les autres. Animosité opiniâtre qu’on a contre quelqu’un. Kounnar, f. Diboell, m. Ils se jetèrent sur nous avec le plus grand acharnement, en em 4eûrel a réjoui war-n-omp gañd eur gounnar or vrasa. lis se sont battus avec un grand acharnement, gafid eunn diboell bràz iñt en em gannet.

    1. Acharner ##

Acharner, v. a. Exciter, animer, irriter. Héga. Part. et. Heskina ou eskina. Part. et. Isa ou hisa. Part. et. Je ne sais pas pourquoi il vient toujours m’acharner, né ouzonn két péràg ï teù alaô d’am héga ou d’am heskina.

S’acharner, v. réil. S’attacher avec fureur, avec animosilé à nuire, etc. Kounnari. Part. et. Diboella. Part. et. Il s’acharne toujours contre moi, bépred é kounnar ouz-in.

    1. Achat ##

Achat, s. m. Emplette, acquisition faite à prix d’argent. La chose achetée. Prén. m. Pl. o-u. En Vannes, pern. Avez-vous vumon achat ? ha, gwéled hoc h eûz-hu va frcnl Achée, s. m. Ver de terre pour amorcer le poisson. Buzugen, f. Pl. buzuk ou buzug. Achée de mer. Voyez Laxçgx.

    1. Acheminement ##

Acheminement, s. m. Ce qui est propre à faire parvenir à la fin qu’on se propose, disposition, préparation. Reiz, {. Aoz, (. C’est un acheminement à un plus grand bien, eur reiz ou eunn aoz eo évid eur madbrasoc’h.

    1. Acheminer ##

Acheminer, v, a. En parlant d’affaires, d’entreprises, mettre en état de pouvoir réussir. Lakaad é doaré da hellout moud da benn. Heñcha.

S’acheminer, v. réQ. Se mettre en chemin. En em lakaad en heñt. Keméroud hé hcñt. Acheter, v. a. Acquérir quelque chose à prix d’argent. Obtenir quelque chose avec beaucoup de peine et de difficulté. Préna. Part. et. En Vannes, perncin. Elle achète toujours cher, kér é prén bépréd. J’ai acheté ceci à bon marché, a varc’had mdd em eùz préned ann dra-mañ.

    1. Acheteur ##

Acheteur, s. m. Celui qui achète. Préner, m. Pl. ien. En Vannes, peniour. Je n’ai pas vu beaucoup d’acheteurs dans la boutique, nemeûz ketgwélel kalz abrénéricn er sldl. Achèvement, s. m. Fin, exécution entière, accomplissement d’une chose. Peûrôber, m. Peûrôbéridigez, f. Divez, m. Dibenn, m. Dilôst, m.

    1. Achever ##

Achever, v. a. Finir une chose commencée. Peûrôber. Part. Peûrc’hréat. Kas-dabenn. Rei penn. Klôza. Part. et. Serra. Part. et. Je ne l’aurai pas achevé aujourd’hui, n’am bézô két hé beùrc’hréat hiriô. Le mois est achevé, klôzed eo ar miz. Je l’ai achevé, kased eo da benn gan-éñ.

    1. Achoppement ##

Achoppement, s. m. Il ne se dit guère que dans cette phrase : pierre d’achoppement, pour dire, occasion de faillir, de tomber dans l’erreur. Slok, m. Slrébotérez, m. Abekdafazi, m. Méan-farA, m. Cette maison est une pierre d’achoppement pour lui, eur s(oft eo ann ti-zéévilhañ, ou ann li-zé a zô abek d’ézhan da fazia. ACQ i î

    1. Acide ##

Acide, adj. Piquant au goût, aigre. Trcñk. Sûr. C’est trop acide, cela vous fera mal, ré dreñk eo, droug a rai d’é-hoc’h.

    1. Acidifiable ##

Acidifiable, adj. Qui peut devenir acide, disposé à l’acide. A hell doñd da véza trcñk. Acidité, s. f. Qualité de ce qui est acide. Treñkder, m. Surôni, f.

    1. Acidité ##

Acidité, adj. Qui est de la nature des acides, qui tient de l’acide. A denn ivar ann treñk. A zalc’h cûz ann ireñk. Peûzdrenk.

    1. Aciduler ##

Aciduler, v. a. Mettre des sucs acides dans quelque chose. Trevka eunn dra. Lakaad dourennou treñk enn eunn dra-bennàg.

    1. Acier ##

Acier, s. m. Fer parfaitement purifié. Dir, m. Il n’y a pas beaucoup d’acier dans ce couteau, n’eùz két kalz a zir er goñtel-mañ. Un morceau, une lame d’acier. Diren, f. Pl. dirennou.

    1. Acolyte ##

Acolyte, s. m. Clerc promu à l’un des quatreordresmineurs.

  • ^A :o ?i(/, m.(Lag. jPl. éd. S’il

s’agit d’une personne qui en accompagne une autre, Eil, m. Kenseùrt, m. Pl. éd. H. V. Aconit, s. m. Plante vénéneuse. Louzaouenar-flemm, f. PL Louzou-ar-(lemm. H. V.

    1. Acquéreur ##

Acquéreur, s. m. Celui qui acquiert. Il ne se dit guère que de celui qui acquiert des biens immeubles. Préner, m. Pl. ien. En Vannes, pernour. C’est celui-là l’acquéreur de mes biens, hennez eo préner va madou. Acquérir, v. a. Rendre sien par achat. Préna. Part. et. En Vannes, perncin. Dellézout. Part. et. Gonîd. Je n’ai acquis qu’un champ, nem cûz préact némc’d eur par k. Il y a de la gloire à acquérir, eunn hanà mdd a zô da zellézout, da c’honid.

    1. Acquêt ##

Acquêt, s. m. Chose acquise. Au pluriel, il se dit proprement des biens, tant meubles qu’immeubles, qu’on a achetés. Pren, m. Pl. ou. En Vannes, p^rn.

    1. Acquiescement ##

Acquiescement, s. m. Action par laquelle on se soumet à quelque chose, on se conforme aux sentiments, aux volontés d’autrui. Consentement. Aotré ou aotréadur, m. Gràd, f. Acquiescer, v. n. Consentir, adhérer, tomber d’accord. Aotréa. Part, aotréet. Hors de Léon, ôlréa. Bézaaunan. Rei héc’hràd. Rei hé aotréadur. J’acquiescerai à leur jugement, va gràd a rôinn dlw barnédigez, — ou a unan é vézinn gant-ho. H. V.

    1. Acquisition ##

Acquisition, s. f. Action d’acquérir. La chose acquise. Prén, m. Pl. ou. En Vannes, pern. Je ne ferai aucune acquisition cette année, na rinn prén é-béd, ou na bréninn netrd hévléné.

    1. Acquit ##

Acquit, s. m. Quittance, décharge. Diskarg^ m. Divec h, m. Vous ne m’avez pas donne mon acquit, n’hoc’h eùz két rôet va diskarg d’in. Par manière d’acquit, négligemment et seulement parce qu’on ne peut pas s’en dispenser. Diwar-faé. Dreist-penn-biz.

    1. Acquittement ##

Acquittement, s. m. action d’acquitter, de payer. Sévénidigez, f. Dlskargérez, m. Divnc’hiérez, m. Paé, m. En Van nés, pet’. Acquitter, v. a. Rendre quitte, libérer des dettes, payer. Absoudre. Sévéni. Part. et. Diskarga. Part. et. Divec’hia. Vart. divec’hiel. Paéa. Vart pacrt. En Vaunes, pc’eiu. Kuilaat. Part. kuitéel. Gicetina. VaTt. et. uualc’hi. Vsrt. et. Je vous acquitterai demain, xcar-c’hoaz ho tiskarginn. Il faut acquitter vos dettes, /c’rf cojîaert hô tic. On dit qu’il sera acquitté, gwenned é vézô, xcar a lévéreur.

    1. Acre ##

Acre, adj. Qui est raordicant, corrosif, piquant. Piït. Treñk. Tréloñk ou Iriloñk. Garô ou garv. Taguz. Kroguz. Ces pommes sont acres, ann avalou-sé a zopûl. C’est fort acre, gicall dayuz eo.

Rendre ou devenir acre. Taga. Part. et. Ganaat. Part, garvéel. Otez cela de là ou il deviendra acre, lennid ann dra-zé alésé pé é c’harvai.

    1. Acheté ##

Acheté, s. f. Qualité de ce qui est acre. Putter ou pudder, m. Trefikder, m. Garveñlez, f. Il a de râcreté dans le sang, putter ou treñkder ou garveñlez a zô enn hé wad. Acrobate, s. m. et f. Danseur, danseuse de corde. Koroller-war-gerdin, m. VI. KoroUérien. Korollérez, f. Dañser-war-gerdin, m. PI Danser ien. Danserez, f. H. V. AcRLMo. ME, s. f. Acreté. Treñkder, m. Tagasadur, va. Au Gguré, c’houervoni, f. H. V. AcRuioMEcx, adj. Qui a de l’acrimonie. Treñk. Tagasauz (de quatre syllabes). Figurément, chouerv, chouéro. Discours acrimonieux, komsiou 0[i komzou c’houérô. H. V. Acte, s. m. Action. Tout ce qui se fait par le ministère d’un officier de justice, d’un notaire, etc. Toute convention et toute reconnaissance passée entre des particuliers, sans être revêtue de l’autorité publique. Actes, àu plur., se dit des décisions rendues par autorité publique et rédigées dans des registres publics. Ober, m. Pl. iou. Trà, f. Skrid ou skrîl, m. Diellou, m. pi. C’est un acte honteux, eunn àber, eunn drd mézuz eo. Je vous en enverrai l’acte, ar skrid anézhañ a gasinn d’é-hoc’h. Les actes du royaume se trouvent dans cette maison, diellou ar rouañtélez a gaveur enn ti-ze. Acte d’accusation, s. m. Skrid-lamall, m. H. V.

    1. Acte ##

Acte, dans l’art dramatique, une des parties principales dont est composée une pièce de théâtre et entre lesquelles il y a un intervalle : autrefois, devez, m. Pl. dévésiou ; aujourd’hui, loden, f. Pl. lodennou. H. V. Acteur, trice, s. Celui, celle qui représente un personnage dans une pièce de théâtre. C’hoarieller, m. Pl. ien. C’hoariellérez, i. Anciennement, (/<’a'rour, m. Pl. ien. Dévézourez,{.

  • Aklor, m. Pl. im. [La^.) Àkiorez, f. H. V.

Actif, adj. Qui agit ou qui a la vertu d’agir. Qui agit avec promptitude, avec force. Agissant, diligent, laborieux. Obériuz. Obériad. Bel] ou hév. Esknit ou iskuit. Amparl. Distak. Difréuz. Il est fort actif pour son âge, bcô brâz ou anipart brâz eo évid héoad. — Dans ce dernier sens, on dit aussi dilouz (de trois syllabes). Ce mot est du dialecte de Léon. En breton de Galles, dilaen. in Corn., slrivañl. H. V. L’. ctif et le passif, en matière d’argent. ADD

Les sommes dont on est créancier et celles dont on est débiteur. Ar c’hréd hag ann dlé. H. V.

    1. Action ##

Action, s. f. L’opération de chaque agent. Il se dit en morale de tout ce qu’on fait. La véhémence, la chaleur à dire ou à faire quelque chose. Contenance, maintien, geste d’un homme. Ober, m. Pl. iou. Téarded ou terded, m. Doaré, f. Taol, ïB. C’est une bonne action, eunn Ober mdd eo. Il a fait de grandes actions de guerre, ôbériou ou taoUou kacr a vrézel en deùz gréât. Il parle toujours avec beaucoup d’action, gant kalz a dcarded é komz bepréd. Il n’a aucune action, aucun maintien, n’en deuz doaré é-béd.

Bonne action. Mâd-ober, m. Pl. mâd-ôbériou. Mauvaise action. Droug-ôber, m. Pl. drougâberiou. Gwall-ôber, m. Pl. gwall-ôbériou. Faire de méchantes actions. Droug-ôber. Part, droug-gréal. Gwall-Ober. Part, gwallr cliréat.

    1. Actions ##

Actions de grâces, remercîment, témoignage de reconnaissance. Trugarez, f. Hors de Léon, Irugaré. Rendez des actions de grâces à votre mère, remerciez votre mère, Uvirit trugarez d’hô mamm, trugarékait hô mamm. Action, part dans une compagnie. Lôd, m. Pl. ou. Loden. Pi. Lodennou. H. V. Actionnaire. Qui a une ou plusieurs actions dans une compagnie. Lôdek. Vï. Lôdéien. H. V. Actionner, V. a. Appeler en justice. Gervel dirag arbarn. * Intima. H. V.

    1. Activement ##

Activement, adv. D’une manière active, avec activité. Gant héôder. Gant Hz. Ganà difraé.

    1. Activetr ##

Activetr, V. a. Mettre en activité, donner de l’activité. Presser, hâter. Hasta. Part. et. Difrca. Part, difréet. Activez un peu votre frère, difrcid eunn nébeûd hôprcûr. Activité, s. f. Faculté active, vertu d’agir. Diligence, promptitude. Feu, vigueur d’esprit, vivacité dans l’action. Obéridigez, f. Béôder, m. Tiz, m. Difraé ou difré, m. Dilô, m. (Léon.) Nerz, f. En Vannes, nerc’h. Ce jeune homme est plein d’activité, ann dén-iaouañk-zé a zô leùn a véôder. Mettez plus d’activité à ce que vous faites, likit muioc’h a diz, a zifraA er péz a rît. L’action du feu, nerz ann tân. Actlel, adj. Effectif, réel. Présent. Gwîr. Gwirion. Èézuz ou bézañd. — Avrémañ. H. V. Actuellement, adv. Présentement. Bréma ou brémañ. Enn-taol-mañ. Actuellement ils demeurent en ville, bréma é choumoñd é kéar. Adage, s. m. Proverbe, maxime. Lavar, m. Pl. iou. Il parle toujours par adages, dré lavariou é komz bépréd.

    1. Adapter ##

Adapter, v. a. Appliquer, ajuster une chose à une autre, faire cadrer, lieiza. Part. et. Kempenni. Part. et. Il sera difticile d’adapter cela au mur, diez é vézô reiza ann dra-sé gañd ar vôger.

    1. Addition ##

Addition, s. f. Ce qui est ajouté à quelque chose. La première règle d’arithmétique qui apprend à ajouter ensemble plusieurs nombres. Strôbad, m. Pl. ou. StroU ou stroUad, m. Pl. ou. Il faut en faire une addition, rêd eo ober eur slrôbad ou eur slrollad anézhô.

    1. Additioxisel ##

Additioxisel, adj. Qui doit être ajouté. A dlé béza lékéad ouc’hpenn. A dlé iéza strôbel ou slrollet.

    1. Additiomser ##

Additiomser, V. a. Mettre plusieurs nombres ensemble pour en savoir le total. Lakaat halz a niveriou anneil gañd égiléévit gouzout pégémeñd a réont. Slrôba. Part. et. Strolla. Part. et.

    1. Adhérence ##

Adhérence, s. f. Union d’une chose à une autre. Framm, m. SlroU, m. Stâg, m. Adhérent, adj. Qui est fortement attaché à une chose. Slâg. A zalch. A zô slrollet. A zô frammet. Il a une pierre adhérente à la vessie, eur méan a zô slàg ouc’h hé cliouézégel.

    1. Adhérer ##

Adhérer, v. n. Etre fortement attaché à quelque chose, contre quelque chose. Etre du sentiment ou du parti de qudqu’un. Acquiescer, consentir. Béza slàg-brâz ouc’h. Derc’hel ouc’h. Béza tôst-c-lôst. Derc’hel évil. En em zougen évit. Aotréa. Rei hé c’hrdd, héaotréadur.

    1. Adhésion ##

Adhésion, s. f Union, jonction. Consentement, acquiescement. Framm, m. Slroll, rn. Aotré ou aotréadur, m. Gràd, f.

    1. Adieu ##

Adieu, terme de civilité et d’amitié dont on se sert en prenant congé les uns des autres. Kénavézô. Hors de Léon, kénavô. Adieu jusqu’au revoir, kénavézô ar clieñla gwéled.

    1. Adieu ##

Adieu est aussi subst. masc. Kimiad, m. Pl. ou. Il me dit le dernier adieu, ar clümiad divéza a réaz d’in.

Dire adieu. Kimiada. Part. et. Sans dire adieu à son frère, hép kimiada hé vreûr ou digañd hé vreûr.

    1. Adjacent ##

Adjacent, adj. Qui est situé auprès, qui est aux environs, tout près. AVs. Tôst. A zô slâg ouc’h. A zalc’h oud. Nos terres sont adjacentes, hon douarou a zô nés.

    1. Adjectif ##

Adjectif, s. m. Mot qui marque les qualités. Hanô-gwan, m. Pl. Uanôiou-gwan. Ce mot est du breton de Galles. H. V. Adjoindre, v. a. Joindre avec… Il ne se dit que des personnes, lorsqu’on en joint une ou plusieurs à une autre, pour avoir soin de quelque affaire. Slaga. Part. et. Slrolla. Part. et. Framma. Part. et. Il n’a voulu s’adjoindre personne, né kél fellel d’ézhan strolla, framma, ou kémer déné-béd gañt-hañ.

    1. Adjonction ##

Adjonction, s. f. Jonction d’une personne à une autre. Slâg, m. Slroll, m. Framm, m. Adjudant, s. m. Aide. Officier militaire qui en aide un autre dans ses fondions. Skoazel, f. EU, m.

    1. Adjudicataire ##

Adjudicataire, s. m. Celui à qui on adjuge Celui à qui reste la chose mise en adjudication. Néb a choum gañt-hañ ann dra werzet ouc’h ann huéla diner.

    1. Adjudication ##

Adjudication, s. f. Acte de justice ou d’administration, par lequel on adjuge de vive voix ou par écrit. Vente à Tenchère. Gicerz ouc’h ann huéla diner. — En Cornouaille, gwerzidigez, f. En Tréguier, asolvérez, m. En Vannes, asolvéréach, m. H. V.

    1. Adjuger ##

Adjuger, v. a. Déclarer en jugement qu’une chose contestée entre deux parties appartient de droit à l’une des deux. Attribuer, délivrer à quelqu’un, par autorité dejustice, un bien meuble ou immeuble qui se vend à l’enchère. Rei da eur ré eunn dra gwerzet ouc’h ann huéla diner. — Asolviñ (Tréguier). Part. et. Asolvein (Vannes). H. V.

    1. Adjuration ##

Adjuration, s. f. Action de sommer quelqu’un de faire ou de déclarer quelque chose. kémenn, m. Kémennadurez, f.

    1. Adjurer ##

Adjurer, v. a. Sommer, commander de dire, de déclarer. Kémenna, et, par abus, kémenn. Part, kémennet. Gourc’hémenni, et, par abus, gourc’hemenn. Part, goure hémennet. Je vous adjure de dire la vérité, kéinenna a rann d’é-hoc’h da lavaroud ar wirionez. Admettre, v. a. Recevoir à la participation de quelque avantage. Reconnaître pour véritable. Consentir. Digémérout, et, par abus, digéméret. Part. et. Anaoud évilgwir. Aolréa. Part, aolréel. Il l’a admis au nombre de ses amis, hé zigéméred en deûz élouez hé viñouned. Je ne puis pas admettre cela, n’hellann kéd anaoud ann dra-zé évit gwir. Administrateur, s. m. Celui qui régit les biens, les affaires d’une communauté, d’un hôpital, etc. Homme chargé de quelque partie du gouvernement. Mérer, m. Pl. ien. Réner, m. Pl. ien. Evésaer, m. Pl. ien. Administration, s. f. Gouvernement, direction, conduite de quelque affaire. Direction des affaires publiques. Mérérez, m. Rénérez, m. Il est actuellement à la tète de l’administration, é penn ar mérérez éma bréma. Admnistrer, V. a. Gouverner, régir. Méra. Part. et. En Cornouaille, wie-sa. En Vannes, méein. Evésaat. Part, évéséet. Réna. Vart. cl. lï a administré mes biens, va madou en deùzméret. Admirable, adj. Qui attire l’admiration. On le dit aussi dans le style familier pour beau, excellent. Esllammuz. Souézuz. Meùluz. Meûleûdiek. C’est une chose admirable, eunn dra esllammuz eo.

    1. Admirablement ##

Admirablement, adv. D’une manière admirable. Enn eunn doaré esllammuz, souézuz. Admirateur, s. m. Celui qui admire ou qui a coutume d’aùmirer. Es llammer^ m. Pl. ien. Souézer, m. Pl. ien.

    1. Admiration ##

Admiration, s. f. Sentiment de celui qui regarde une chose comme merveilleuse dans son genre. Esllamm, m. Souez, f. En Vannes, souecli. J’ai vu cela avec une grande admiration, gañd eunn esllamm bràz em eûz gicélel kémefil-sé.

Etre dans l’admiration. Souéza. Part. et.

Causer de l’admiration. Esllammi. Part. et.

    1. Admirer ##

Admirer, v. a. Considérer avec surprise, avec étonnement ce qui parait merveilleux. Souéza. Part. et. Béza souézet. Saouzani. Part. et. Sellout gant soucz. Arvesli gant souez. Mciili. Part. et. J’admire votre patience, souézed ounn gañd hoc’h hahaskded. Tout le monde admire cède église, ann holl a zell gant souez ouc’h ann iliz-zé.

    1. Admissible ##

Admissible, adj. Valable, recevable, qui peut être admis. Digeméruz. Talvoudek. A hell héza digéméret.

    1. Admission ##

Admission, s. f. Action par laquelle on est admis. Digémer, m. Digémeridigez, f. Vous devez dix écus pour votre admission, dék skoéd a dléit evid hô tigémer.

    1. Admonéter ##

Admonéter, V. a. Terme de pratique dont on se sert lorsqu’un particulier ayant manqué en quelque chose qui ne mérite pas une grande punition, le juge lui fait quelque remontrance à huis clos, avec défense de récidiver. Kélenna ou kélenni, et, par abus, kélen. Part. kélennet. Keñlélia. Part, kcñlêlicl.

    1. Admoniteur ##

Admoniteur, s. m. Celui qui avertit, qui admonète, qui donne un avis. Kéenner, m. Pl. ien. Kcñlelier, m. Pi. ien.

    1. Admonition ##

Admonition, s. f. Action d’admonéter, avertissement. Kélen, m. Kcñlel, f. Kélennadur rez, f. Keñtellerez, m.

    1. Adolescence ##

Adolescence, s. f. L’âge qui est depuis la puberté jusqu’à la majorité, c’est-à-dire, depuis quatorze ans jusqu’à vingt-cinq. Il ne se dit guère que des garçons, Annciload^ m. Ànn oad krcnn, m.

    1. ADOLESCENT ##

ADOLESCENT, s. m. Jeune garçon. Krenn-baotr j m. Krenn-dén, m.

    1. Adonner ##

Adonner (s’), v. réfl. Se plail-e particulièrement à quelque chose, s’y appliquer avec chaleur, passion, s’y livrer. Fréquenter. £nem rei. Poelladi. Part. et. Daremprédi. Part. et. Ils s’adonnent au vin, en em rei a réoñd d’ar gwin. Je m’adonnerai à cela ou je ne pourrai, poelladi a rinn da ôber ann dra-zé., pé na hellinn. Il s’est toujours adonné aux femmes, darempredet en deùz ar merc’hed a béb amzer.

    1. Adoniser ##

Adoniser (s’), V. r. S’aimer, se parer outre mesure. En em gempenna. H. V.

    1. Adopter ##

Adopter, v. a. Choisir, prendre pour fils ou pour fille. Considérer et regarder comme sien. Kéméroud da vdp pé da verdi. Selloud ével hé drd, ével hé c’hlàd. Perc’henna et, plus ordinairement, perc/jcñ(a. Part. et.

    1. Adoptif ##

Adoptif, adj. Qui est adopté. Kéméred da vdp. Gréai rndp. Dilenned da vdp.

    1. Adoption ##

Adoption, s. f. Action d’adopter. Ann ôber are béhini é kémereur da vdppé da verc’h. Mabérez, m. Dilennidigez, f.

    1. Adorable ##

Adorable, adj. Digne d’être adoré. Il se dit par exagération de ce que l’on aime extrêmement. Azeùluz. Kééluz.

    1. Adorateur ##

Adorateur, s. m. Celui qui adore. Azeûler, m. Pl. ien. Kééler, m. Pl. ien. Adoration, s. f. Action par laquelle on adore. Par exagération, affection, amour extrême. Azeiïlidigez, f. Kéélidigez, f. Adorer, v. a. Rendre à Dieu le culte qui lui est dû. Par exagération, aimer avec une passion excessive. Azrùli. Part. et. Kééla. Varl. et. Ils adorent le vrai Dieu, ar gwir Doué a azeüloñl. Alh. z adorer Dieu, îd dagééla Doué. ^Vdosskr, v. a. Mettre le dos contre quelque chose. Il se dit aussi en parlant d’un bâtiment qu’on place contre un rocher ; d’un appentis qu’on appuie contre un bâtiment. Jlarpa /k’ gein ouc’h ettnn dra. Lakaad enn harz. At)V

    1. Adoucir ##

Adoucir, v. a. Rendre doux. Rendre moins fâcheux et plus supportable. Apajser. C’houékaat. Part, c’houékéct. Habaskaat. Part, habaskéet. Ilégaraat. Part, hégarécl. Kuñaat. Part, kuñcet. Sioulaat. Part, siouléet. En Vannes, distaouein. Part, distaouet. Ceci sera bon pour l’adoucir, ann dra-mañavézô mdd évid hé c’houékaal. Vous ne pourrez jamais l’adoucir, bikenn na hellol hé zioulaal. S’adoucir, v. réfl. Devenir plus doux. Se modérer, se calmer, s’apaiser. Chouvkaat, habaskaat, etc. Il s’adoucira avec le temps, habaskaad a rai gafid ann amzer. Adoucissement, s. m. Action par laquelle une chose est adoucie. Soulagement. Chomkadur, m. Habaskadur, m. Kuñadur, m. Siouladur, m.

    1. Adresse ##

Adresse, s f. Dextérité, soit pour les choses du corps, soit pour celles de l’esprit. Ruse, finesse, astuce. Gwétided ou gwénder, m. Ijw, ou Iñjin, m. Mibiliez, et, par abus, mibi-Uach, î. Lubancrez, m. Gwidré, m. Cet homme est plein d’adresse, ann dén-zé a zô leûn a wénded.

Tour d’adresse. Sigodiez ou chigodies, f. Tùn, m. Faire des tours d’adresse, Sigota ou chigola. Part. et.

    1. Adresser ##

Adresser, s. f. Indication, désignation. Arouez,{. PL Arouésiou. Merk, m. Adresse d’une lettre, teslinadur, m. ( Vannes). H. V. Adresse, v. a. Envoyer directement à quelque personne, en quelque lieu. Kas, pour kasa, non usité. Part, kasel. Digas, pour digasa, non usité. Part, digaset. Je vous adresse cet homme, ann dén-zé a gasann d’éhoc’h. Vous m’avez adressé votre frère, hô preûr hocli eûz digased d’in.

S’adresser, v, réO. Aller trouver quelqu’un, avoir recours à lui. Regarder, concerner. Etre pour… Moñd da gavout eur ré-bennâg. Komz ouc’h curré. Selloud ouc’h. Béza évid. Je m’adresserai à lui, moñd a rinn d’hé gavout. Adressez-vous à elle, komzid out-hi. Cela ne s’adresse pas à vous, ann dra-zé na zell kéd ouz-hoc’h. Cette lettre s’adresse à vous, ai lizer-zé a zô évid-hoc’h.

    1. Adroit ##

Adroit, adj. Qui a de l’adresse, de la dextérité. Il se dit du corps et de l’esprit. Gwén. Jjinuz 00. iñjinuz. Mibiliuz. Liñk. Luban. Il n’est pas aussi adroit que sou frère, né kél ker gwén hag hé vreûr.

    1. Adroitement ##

Adroitement, adv. D’une manière adroite, avec adresse. Gant gwénded, gandijin. Il a fait cela très-adroitement, gunlkalz a wénded en deùz gréât kémcñt-sé.

    1. Adverbe ##

Adverbe, s. m. Mot invariable joint à un verbe. Araog-ger, m. Ce mot est du breton de Galles. H. V.

    1. Adversaire ##

Adversaire, s. m. Celui qui est d’un parti opposé, d’une opinion contraire. Enébow, m. PI, ien. Ileskiner, m. Pl. ien. Vous connaissez mon adversaire, anaoud a rit va énébour.

    1. Adversaire ##

Adversaire, s. f Celle qui est d’un parti opposé, d’une opinion contraire, L’n</^ourt’z, f. Pl. éd.

    1. Adverse ##

Adverse, adj. Contraire, opposé. Enep. C’est ma partie adverse, va c’hévren éneh eo.

    1. Adversité ##

Adversité, s. f. L’état d’une fortune malheureuse. Au pluriel, accidents fâcheux. Reûz, f, Dizeiir, f. Droug-eûr, î. Ils sont tombés dans Tadversilé, erreûz ou enn dizeiîr iñt kouézet. Il m’a conté ses adversités, hé zroug-eûriou en deûz danévelled d’in.

    1. Adulateur ##

Adulateur, s. m. Celui qui, par bassesse et parinlérét, donne des louanges excessives à une personne qui ne le mérite pas. Flatteur. Labenner, m. Pl. ien. Dorloter, m. Pl. ien. — Likaouer, m. Pl. ieyi. H. V.

    1. Adulation ##

Adulation, s. f. Flatterie lâche et basse. Lorch, m. Labennérez, m. Dorlôi. érez, m.

    1. Aduler ##

Aduler, v. a. Flatter avec bassesse, iîei lorc’h. Lahenna. Part. et. Dorlota. Part. et. Meûlt dreist penn. — Lihaoui. Part. et. H. V.

    1. Adulte ##

Adulte, adj. et s. m. Qui est parvenu à l’adolescence. Krenn-baotr. Krenn-dén.

    1. Adultère ##

Adultère, adj. et s. m. et f. Qui viole la foi conjugale. Celui ou celle qui viole la foi conjugale. ★ Avoultr, Avoultrer, m. Pl. ien. Avoultrérez, f. Pl. éd. AvouUres,{. Pl. éd.

    1. Adultère ##

Adultère, s. m. Le violement de la foi conjugale. ★ Avoultriez, et, par abus, avoultriaeh, f.

Commettre un adultère. ★ Avoultri. Part. et. Kouéza enn avouUriez. Ober avoullriez.

    1. Aérer ##

Aérer, v. a. Donner de l’air, mettre en bel air. Éventer. Exposer à l’air. Eara. Part. et. Hors de Léon, era. Avéli. Part. et. Dilovédi. Part. et. Celte maison n’est pas bien aérée, ne ked éaret ou avélel mâd ann ti-zé. Il faut aérer le blé, réd eo éara ou dilouédi ann éd.

    1. Aérien ##

Aérien, adj. Qui est d’air, qui appartient à l’air. A éar. Gréai gañd éar.

    1. Aériforme ##

Aériforme, adj. Qui ressemble à l’air. Azô hével ouc’h ann car.

    1. Aérolithe ##

Aérolithe, s. m. Pierre tombée du ciel. Méan-éar, m. Pl. mein-éar. H. V.

    1. Aéronaute ##

Aéronaute, s. comm. Celui ou celle qui parcourt les airs dans un aérostat. Merdéadcar, m. Pl. merdaidi-éar. H. V.

    1. Aérostat ##

Aérostat, s. m. Espèce de ballon au moyen duquel on peut s’élever dans l’atmosphère. Bag-éar, f. Pl. Bagou-éar. H. V.

    1. Affabilité ##

Affabilité, s. f. Manière honnête et douce d’accueillir, de parler aux gens. Kvñvélez, i. Hégaradded, m. Digemer-màd. Il m’a reçu avec beaucoup d’aflabilité, gant kalz a gu’nvélez en deùz va digeméret.

    1. Affable ##

Affable, adj. Qui a de l’affabilité. Kûn. Hégarad. Hélavar ou lélavar. Il faut être affable vis-à-vis de tout le monde, red eo héza Mñ ou hélavar é Jîénver ann hoU. — Amgrauz ’de trois syllabes). Ce mot est du dialecte de Tréguier. En Cornouaille, on dit drañl et sichen. H. V.

    1. Affadir ##

Affadir, v. a. Rendre fade. Causer une sensation désagréable au palais, à l’estomac, par quelque chose de fade. Il se dit aussi figurément en parlant des ouvrages d’esprit. Lakaad da véza goular ou divlaz.

    1. Affaibli ##

Affaibli, adj. et part. Dish’ber. Dinerz. Gtcanel. Cet homme est bien affaibli, disléber braz eo ann dén-zé.

    1. Affaiblir ##

Affaiblir, v. a. Rendre faible, faire perdre la vigueur, au propre et au figuré. Débiliter. Dislébéri. Part. et. Dincrza. Part. et. Gwana. Part. et. C’est cela qui vous affaiblit, ann drazé eo a zisléber aclianoc’h. Je ne sais pas ce qui l’affaiblit, né ouzonn kél pélrâ a wdn anézhan. S’affaiblir, v. rcfl. Devenir faible. Fallaat. Part, falléet. Semplaal. Part, sempléel. Toc’horaat. Part, toc’horéel. Il s’affaiblit beaucoup, fallaad a râ kalz. Elle ne s’affaiblit pas actuellement, na doe’hora kél bréma. Qui affaiblit. Dinerzuz. Gicanuz. Affaiblissant, adj. Qui affaiblit. Azinerz. A udn. A zisléber. Dinerzuz. Gicanuz. Affaiblissement, s. m. Diminution de forces, de vigueur, etc. Débilitation. Disléberded, m. Dinerzidigez, f. Gtvanidigez, f. 2belioridigez, f. Scmplidigez et sempladurez, f. Fillidigez, f.

    1. Affaire ##

Affaire, s. f. Tout ce qui est le sujet de quelque occupation. Tout ce qu’on a à discuter, à démêler avec quelqu’un. Soin, peine, embarras. Marché, convention. Au pluriel, il se dit de tout ce qui concerne la fortune et les intérêts du public et des particuliers. Crû, m. Pl. ou. Trà, f. Pl. Iraou. Kéfridi, f. Pl. kéfridiou. Eñkrez, m. Pl. eñkrésiou. Marc’had, m. Pl. marcliadou, et, par abus, marcltajou. L’affaire est conclue, gréad eo ar grâ ou ann drâ zo gréai. Il est accablé d’affaires, kéfridiou en deùz dreist penn. Ils ne sont pas sans affaires, n’inl kéd hébeñkrez. C’est une affaire arrêtée,’ eur marc’had gréad eo. Affairé, adj. Qui a bien des affaires, qui en est surchargé. En deûz kalz a zraou. En deûz graou ou kéfridiou dreist penn. Affaissement, s. m. État de ce qui est affaissé, abaissé. État de faiblesse, de langueur. Accablement. Diazez, m. Izélidigez, f. Fillidigez, f. MaTxtr^ m.

    1. Affaisser ##

Affaisser, v. a. Faire que des choses qui sont l’une sur l’autre s’abaissent, se foulent et tiennent moins d’espace en hauteur. Faire plier sous le faix. Accabler, affaiblir. Dforezfl. Part. et. Lakaad da izélaat. Lakaad da bléga dinddn ar béacli. Mañtra. Part. et. Gwana. Part. et. La pluie affaissera ce mur, ar glaô a ziazézô ar vôger-zé. Le chagrin l’a affaissé, ar glac’har é deûz hé vañtrel, hé wanet.

S’affaisser, v. réfl. S’abaisser, diminuer de hauteur par son propre poids. Izélaad anézhan hé-unan. Pléga gaftd ar béacli. Le vieillard s’affaisse sous le poids des années, ar c’hdziad ou ann dén koz a blég gañd ar béacli eûz ar bloavésiou.

    1. Affamé ##

Affamé, adj. et s. m. Qui est pressé par la faim. Naonek ou naounck. Pl. naouéien ou naounéien. En Yannes, nannck.

    1. Affamer ##

Affamer, v. a. Causer la faim, ôter, retrancher les vivres Naona ou naoïtna ou 7mounia. Part, naonet ounaounel ou naouniel. Ea Yannes, nannein. Ils voulaient nous affamer, clioañt hô dôa dlion naona. Ils ont affamé la ville, naounied eo bel ar géar gañt-hô.

    1. Affectation ##

Affectation, s. f. Attachement vicieux à dire ou faire certaines choses d’une manière singulière et presque toujours ridicule. Rc vra : prédrr, m. Orbid ou ormid, ra. Taliou, |)1. de t(t[. Il parle avec afTectation, gant, ré vra : preder, gañd orhid c komz —, ou gañd taliou. Cette dernière façon de dire est du dialecte de Cornouaille. H. V.

    1. Affecter ##

Affecter, v. a. Destiner et appliquer une chose à un certain usage, en parlant des fonds de terre, des héritages, des rentes. Marquer une espèce de prédilection et d’attachement pour de certaines choses, ou pour de certaines personnes. Faire ostentation de quelque chose. Prendre quelque chose à lâche ; faire quelque chose de dessein prémédité. Rechercher une chose avec ambition. Toucher, faire impression. Rei. Part. rôct. Staga. Part. et. Diskouéza ré vraz karafilez évid eunn dra. Fougéa, et, par abus, fougeal. Part, fougéet. Poella. Part. et. Ober eunn dra a-ratoz-vâd. Klaskoud cunn dra gant ré a bréder. Boukaat. Part, houkéet.

S’affecter, v. réQ. ou n. Etre touché de quelque chose. Niñia, et, par abus, niñval. Part. et. Chifa, et, par abus, chifal. Part. et. En em zoania. Béza kizidlk. Il s’affecte de peu de chose, ninua ou chifa a rd gant nébeûd a drd.

    1. Affectif ##

Affectif, adj. Qui touche, qui émeut, qui affecte. À vouka. Boukauz. À tcaka. Gwakauz.

    1. Affection ##

Affection, s. f. Amour. Seutiraent qui fait qu’on aime quelque personne, qu’on se plaît à quelque chose. Ardeur avec laquelle on se porte à dire ou faire quelque chose. Kalouniez y {. Karanlez, f. Béôder, m. Frouden,{. Tech, m. Plég, m. Il avait beaucoup d’affection pour moi, kalz a garañiez en dôa évldoun. . vec toute l’affection possible, gañtpép karañtez. Elle a fait cela avec la plus grande affection, gañd eur frouden ar vrasa é deûz grcat ki’ment-sé.

    1. Affectionné ##

Affectionné, adj. et part. Karadek. Karañiek. Ilégarad. li est fort affectionné pour nous, karadek ou karañlek brdz eo évid-omp. Qui n’est pas affectionne. Digar. Dihégar. Affectionner, v. a. Aimer, avoir de l’affection pour quelque persoune, pour quelque chose ; s’y attacher, y prendre intérêt. Karout. Part. et. Enem rei da… Elle affectionne beaucoup son neveu, AaJz /fdr héniz. Il affectionne ! e vin, en em rei a rd d’ar gwin. S’affectionner, v. réfl. S’attacher, s’adonner à une chose avec ardeur. Enem rei da… Poelladi. Part. et.

    1. Affectuesement ##

Affectuesement, adv. D’une manière affectueuse, avec affection. Gant Icalouniez. Gant karnrdez.

    1. Affectueux ##

Affectueux, adj. Qui marque beaucoup d’affection. Karadek. Karafilek. Uégarad. A’nraûlézuz. Jlabask. Küñ.

    1. Affermer ##

Affermer, v. a. Donner, prendre à ferme. Rei da vércûri, ou é mércùri, ou e gôpr ou c ferm. Kéméroud da véreûri, ou cméreûri, ou é gopr, ou c ferm. * Fermi. Part. et. Je vous affermerai ma maison, si vous voulez. Rei arinn AFF

va zi d’é-hoch é méreûri, mar kiril. J’ai affermé ce champ, kéméred cm edz ar park-zé é mercùri.

    1. Affermie ##

Affermie, v. a. Rendre ferme et stable. Rendre ferme et consistant ce qui était mou. Rendre plus assuré, plus inébranlable. Siarda. Part. et. Kréaat ou kréoaat. Part. krééet. Krétaat. Part, krétéct. Kalédi. Part. et. Lakaad da veza postek ou digéjlusk. Il faut l’affermir, réd eo hé siarda. Vous ne pourrez pas affermir le beurre par ce temps-là, n’hellot kél kalédi ann amann dré ann amzer-zé. S’affermir, v. réfl. Devenir plus ferme, plus solide, plus assuré. Starlaat. Part, slartéet. Kalélaal. Part, kalétéet.

    1. Affermissement ##

Affermissement, s. m. Action par laquelle une chose est affermie. Etat d’une chose affermie. Stardadur, m. Stardérez. m. Krévadurez, f.

    1. Affété ##

Affété, adj. Plein d’affectation dans son air, dans ses manières, par envie de plaire. Leün aorbidou, aormidou ou a daUou. Afféterie, s. f. Recherche. Manière affectée de parler ou d’agir, par envie de plaire. Orbid ou ormid, ra. Pl. ou. — En Cornouaille, taliou. H. V.

    1. Affiche ##

Affiche, s. f. Placard, feuille écrite ou imprimée que l’on affiche dans les carrefours, pour avertir le public de quelque chose. Likéten, f. Pl. likétennou Slagel^ f. Pl. slagellou. Skritel, m. Pl. skritcUou. Avez-vous vu l’affiche qui est à la porte ? ha gwéled hoc h eûzhu al likélen a zô oud ann ôrl Allez lire l’af-Oche, id da lenna arskritel.

    1. Afficher ##

Afficher, v. a. Attacher un placard, pour avertir le public de quelque chose. Likéta. Part. et. Slagella. Part. et. Cela a été affiché, likéted eo béd ann dra-zé.

    1. Afficheur ##

Afficheur, s. m. Celui qui affiche des placards au coin des rues. Likéter, m. Pl. ten. Slageller, m. Pl. ien.

    1. Affiler ##

Affiler, v. a. Donner le fil à un instrument qui coupe, l’aiguiser. Lemma. Part. et. Ea Vannes, luemmcin. Goulaza. Part. et. Gwellaal. Part, gwelléel. Allez affiler mon couteau, id da lemma va c’hountel. Avez vous affilé les faucilles ? ha goulazed hoc’h eùz-hu ar fihier’i

    1. Affilution ##

Affilution, s. f. Espèce d’adoption. Corporation qui en a affilié d’autres. Kévrédigez, f. Unvaniez, f.

    1. Affilier ##

Affilier, v. a. Adopter. Prendre en affiliation. Kéméroud é kévrédigez.

S’affilier, v. réfl. S’associer. En em lakaad é kéorédigez.

    1. Affinage ##

Affinage, s. m. L’action par laquelle on affine, ou purifie les métaux, etc. ifarzerea, m. Skarzérez, m.

    1. Affiner ##

Affiner, v. a. Purifier par le feu on par quelque autre moyen. ATarza. Part. et. Skarza. Part. et.

    1. Affineur ##

Affineur, s. m. Celui qui affine. Karser, m. Pl. ien. Skarzer, m. Pl. ien.

    1. Affinité ##

Affinité, s. f. Conformité, rapport, liaison. Alliance, liaison des personnes. lléoéUdigez, f. Érédigez, f. Nésted ou nésañdedj va.

    1. Affinoir ##

Affinoir, s. m. Instrument au travers duquel on fait passer le lin ou le chanvre pour l’affiner. Kribin-voan, f. Kribin-stañk, i.

    1. Affiquets ##

Affiquets, s. m. pi. Parure, ajustement, en parlant des petits ajustements d’une femme. Kiñklérézou, m. pi. Piñférézou, m. pi. bragéérézou, m. pi. Braveriou, m. pi. Bragaldiezou, m. pi.

    1. Affirmatif ##

Affirmatif adj. Qui affirme, qui soutient une chose pour vraie. A rô eunn dra évitgwir.

    1. Affirmation ##

Affirmation, s. f. Expression par laquelle on assure qu’une chose est vraie. L’action d’affirmer, d’assurer par serment. Gér drèbéhini é rôeur eunn dra évU gwir. Touérez, m. Touidigez, f. Lé- doue t, m.

    1. Affirmativement ##

Affirmativement, adv. D’une manière affirmative. Güñt gwirionez. Ez gwir. Gant louerez.

    1. Affirmer ##

Affirmer, v. a. Assurer, soutenir qu’une chose est vraie. Krélaat. Vd. Ti. kréléet. Reiou derc’hel da vsir. TotU. Part. et. Teslénia. •Part, testéniet.

    1. Affuctif ##

Affuctif, adj. Qui frappe directement la personne d’un condamné. Skourjézuz. Les peines afllictives et les peines infamantes. Ar boaniou skourjézuz hag ar ré vézuz. H. V. Affliction, s. f. Déplaisir et abattement d’esprit, chagrin causé par un malheur. Giae’har, f. Anketij f. Doan, f. Gloaz, f. En Vannes, gloez. Asrec’h, ^- Eñkrez ou iñkrez ^ m. Gwanérez, m. MañLr, m. Trubul, m. En Vannes, Irébil. C’est une grande affliction, eur glachar vrdz co. Je l’ai trouvé dans l’affliction, enn añken em eux hé gavet. Affligeant, adj. Qui cause du déplaisir, de la peine, du chagrin. Glac’haruz. Añkeniuz. Gloazuz. Asrec’huz. Mañlruz. Trubuluz. Cette maladie est affligeante, glacharuz eo ar c’hlénved-zé.

    1. Affuger ##

Affuger, V. a. Causer du déplaisir, de la peine, du chagrin. Désoler, tourmenter. Glachari. Part. et. Añkenia. Part, añkenict. Doania. Part, doaniet. Gloaza. Part. et. Asree’hi. Part. et. Keûzia. Part. Keùzicl. Gwana. Part. et. Mañtra. Part. et. Trubula. Part. et. Cette nouvelle l’affligera fortement, ar c’helou-zé a c’hlac’harô kalz aiiézhi. Vous l’avez affligé, hé geûzied hoc’h cùz.

S’affliger, v. réfl. Avoir de la douleur de… S’attrister. En em chlac’hari. En em zoania.

    1. Afflcence ##

Afflcence, s. f. Concours et chute d’eaux, d’humeurs, etc. Grande abondance de biens, grand concours de monde. Béradur, m. Divéradur, m. Founder, m. Pulder, m. Niver brdz, m. Taol brâz, m. Eñgroezouiñgroez, m.

    1. Affluent ##

Affluent, adj. Il se dit d’une rivière qui tombe dans une autre. A vér é…. A zivéré…

    1. Affluer ##

Affluer, v. n. se rendre en une même ri-TÏère, en un même canal. Abonder, arriver en abondance, survenir en grand nombre. Béraé…. Dlvéra é…. Founna. Part. et. Pula. Part. et. Béza paotenneul léac’h.

    1. Affoler ##

Affoler, v. a. Rendre excessivement passionné. takaad da véza louellet, da téza trélalet.

    1. Affranchi ##

Affranchi, adj. et part. Libre, sans entraves. Digabeslr. Diboell. Kuil. Frank. Affranchir, v. a. Mettre en liberté. Décharger, exempter. Délivrer. Diéréa ou diséréa, et, par abus diéren ou diséren. Part. diéréet ou diséréei. Digabeslra. Part. et. Dieñkrézi. Part. et. Kuilaat. Part. kuUéet. Daspréna. Part. et. Diskarga. Part. et. Dieûbi. Part. et. Vous êtes affranchi ; allez-vous-en, diéréed ou digabeslred oc h, it kuit. Je vous affranchirai de cela, hô kuilaat a rinn eûz a gémeñl-sé.

    1. Affranchissement ##

Affranchissement, s. m. Exemption, décharge. Action par laquelle on met en liberté. Diskarg, va. Divec’h., m. Diércadur, m. Dasprénadurez, f. Dienkrez, m. Dteû6, m. Affre, s. f. Grande peur, extrême frayeur. Fourni, m. Spount, m. Les affres de la mort, souezlamm ar marô. Quelques-uns prononcent souflamm. H. V.

    1. Affreusement ##

Affreusement, adv. D’une manière affreuse. Enn eunn doaré divalô, ou eûzuz ou, spouñluz.

    1. Affreux ##

Affreux, adj. Effroyable^ horrible, qui donne de l’effroi. Divalô. Akr ou hakr. Eûzuz. Spouñluz. Cet homme est bien affreux, gwall zivalô eoann dén-zé. C’est une chose affreuse, eunn dra spouñtuz co.

    1. Affriander ##

Affriander, V. a. Rendre friand. Touella. Lizia. H. V.

    1. Affrioler ##

Affrioler, v. a. Attirer par quelque chose d’agréable, AUirer par quelque appât. Gounid gant komsiou kaer. Likaoui. Part. et. Touella. Part. et.

    1. Affront ##

Affront, s. m. Injure, outrage, soit de parole, soit de fait. Déshonneur, honte. Flemm, m. Gaou, m. Disinégahs, f. Méz, f. C’est un affront que je n’oublierai pas, eur flemtn eo ha na ankounac’hainn két. Il fait affront à ses parents, dismégans ou méz a rd d’hé gèrent.

    1. Affronter ##

Affronter, v. a. Attaquer avec hardiesse, avec intrépidité. Braver. Tromper sous prétexte de bonne foi. Ober faé eûz a… Touella. Part. et. Trubardi. Part. et. Il a affronté la mort, faé en deûz gréad eûz ar marô. Ne m’affrontez pas, na douellil kéd ac’hanoun.

    1. Affronterie ##

Affronterie, s. f. Action d’affronter, de tromper. Touellérez^ m. Trubardérez, m. Affronteur, s. m. Celui qui affronte, qui trompe. Toueller, m. Trubard, m.

    1. Affubler ##

Affubler, V. a. Couvrir, envelopper la tête» le visage, le corps de quelque habillement, de quelque voile. Gôleipenn-da-benn. Gôleipenn ha korf. En Vannes, gronnein.

S’affubler, v. réfl. Se couvrir, s’envelopper la tête, etc. En em c’hôlei penn-da-benn. En em c’hôleipenn ha korf.

    1. Aff ##

Affût, s. m. Machine de bois servant à soutenir le canon et à le faire rouler. Fustkanol. , m. Gwélé-kanol, m.

    1. Aff ##

Affût, en terme de chasse, l’endroit où l’on se poste pour attendre le gibier à la sortie du bois ou à la rentrée. Ged, va. Spi, m. Par, m. Évez, m.

Etre à laffai. Géda. Part. et. Spia. Part. spiet. Déza vcar c’héd ou é spi ou é par ou W"ar

    1. Afin ##

Afin, conj. qui dénote la On pour laquelle on fait quelque chose. Èvil. En Vannes, louit ou aveil ou eil. Afin de venir me voir, évit don d dam gtcélout. Afin qu’il fasse ce que je lui ai dit, cvit ma rai ar pc’z e77i eùz lavarel d^ézhañ.

    1. Africain ##

Africain, adj. Afrikan. Pl. éd. H. V.

    1. Afrique ##

Afrique, s. f. Afriha. H. V.

    1. Aga ##

Agaçant, adj. Qui agace, qui excite. Hé-Çuz. Uégasuz. Heskinuz ou cskinuz ou hiskinuz. Argaduz. Atahinuz (Vani).). Voilà un regard bien agaçant, chélu eur zell gwall hégvz ou heskinuz. lia des manières agaçantes, doarcou hégasuz a zô gañt-hañ.

    1. Agace ##

Agace, s. f. Oiseau qu’on nomme autrement Pie. Pik, f. Pl. éd.

    1. Agacement ##

Agacement, s. m. Impression désagréable que les fruits verts font sur les dents quandon les mange. Irritation. Klôc’hadur, m. Tôzônadur, m. Uék, m. lïeskin ou eskin ou hiskin j m.

    1. Agacer ##

Agacer, v. a. Causer aux dents une impression désagréable, qui les empêche démordre. Exciter, irriter. Klôc’ha. Part. et. Tôzôna ou toazâna. Part. et. (Corn.) Tréchonein. Part. et. f’ann.) Héga. Part. et. Ober ann hék. Heskifio. Part. et. Ilégasi. Part. et. Daéla. Part. et. Rendaêla. Part. et. Ober ann dael ou reñdael. Argadi. Part. et. Huerni. Part. et. Chala ou jala. Part. et. Chifa. Part. et. Alahinein. Part. et. ’Vann.) Cela n’agace pas les dents, ann dra-zé na glùc’h kéd ann dent. Pourquoi agacez-vous cet enfant ? 2)er«(/ éc’h hêgit-hu ar hugel-zel ^c m’agacez pas, na argadil kéd ac hanoun.

    1. Agacerie ##

Agacerie, s. f. Irritation, provocation. lïeskin, m. Dael, f. Ileñdael, f. Argad, m. Atahin, m. (Vann.)

    1. Agapes ##

Agapes, s. m. Banquets des premiers chrétiens. Pn’jou a réel gwéchall enn ilizou. PréjoU’karaûlez. H. V.

    1. Agate ##

Agate, s. f. Pierre précieuse demi-transparente. Méan-meàruz. m. Pl. Mein-meûruz. H. V.

    1. Agatis ##

Agatis, s. m. Df^mmage causé par les bêtes dans une terre. Oaou ou gwall gréai gañd al lûéned enn eunn douar.

    1. Age ##

Age, s. m. La durée ordinaire de la vie. Le temps qu’il y a qu’on est en vie. Oad, m. Pl. oadou, et, par abus, nnjou. Hoal, m. En Vannes, ord. Il est désormais dans l’âge viril, cma pelloc’h é bdr ann oad. Elle était entre deux âges, être daou oad é oa. Il est actuellement dans le déclin de l’âge, éma bréma enn ditkfirr amzer.

Grand âge, âge avancé. Hir-hoal, m.

Qui est d’un grand âge. Hir-hoalet.

    1. Agé ##

Agé, adj. Qui a un certain âge. Oadel < et, par abus, onjet. Ilonlel. Kôz. lien. Il n’est pas aussi âgé que moi, né kel ken oadel ha mé, l ou Ker kôz ha me.

Fort âgé. Hir-hoalet.

    1. Agencé ##

Agencé, adj. et part. Ajusté, arrangé, accommodé, en parlant de choses rangées avec soin. Kempenn ou kempennet.

    1. Agencement ##

Agencement, s. m. Manière d’arranger, de mettre en ordre. Kempennadurez ou kempennidigez, f Reizidigez, f.

    1. Agencer ##

Agencer, v. a. Ajuster, accommoder, arranger, en parlant de choses rangées avec soin. Kempenni, et, par abus, kempenn. Part. et. Reiza. Part. et. En Vannes, reic’hein. Je ne sais pas comment agencer cela, n’ouzonn kél pénaoz kempenni ou reiza ann dra-zé.

S’agencer, v. réfl. S’ajuster avec soin, s’approprier. En em gempenni. En em reiza.

    1. Agenouiller ##

Agenouiller (s’), v. réfl. Se mettre à genoux. Daouimo. Part. et. Stoui d’ann daoulin. Nous nous agenouillâmes, daoulina a réjomp. Agent, s. m. Celui qui fait les affaires d’un autre, qui agit en son nom. Néb a rd kéfridiou eunn ail. Obérour, m. Pl. ien.

    1. Agglomération ##

Agglomération, s. f. Réunion de parties isolées en une seulemassearrondie. Etat. de ce qui est aggloméré. Grounn, f. Slrôbadur ou s Irôbérez, m.

    1. Agglomérer ##

Agglomérer, v. "a. ’Kéiinir des parties isolées en une seule masse arrondie. Grounna. Part. éL Slrôba. Vàrt. et.

S’agglomérer, v. réfl. Se réunir en nne seule masse. En em e’hrounna. En em. strôha. Aggravant, adj. Qui rend plus grave, plus grief. Gwasauz. A wasa. Ce sont des circonstances aggravantes, darvoudou gwasauz iñt.

    1. Aggraver ##

Aggraver, v. a. Rendre plus grave, plus grief. Gwasaat. Part, gwaséel. Voilà ce qui aggrave son mal, chélu pélrâ a wasa hé zroug. Agile, adj. Léger, dispos. Skàn. Eskuil ou iskuil. Givén. Amparl. Il n’est pas aussi agile que son frère, né kél kér skañ ou ken eskuit ha g hévreûr.

    1. Agilement ##

Agilement, adv. Avec agilité, d’une manière agile. Gañl skañvder. Gant gwénded.

    1. Agilité ##

Agilité, s. f. Légèreté, grande facilité à se mouvoir. Skañvder, m. Gwénded, m. Les lièvres doivent leur vie à leur agilité, ar j^don a dlé ko buez d’hô skañvder.

    1. Agiotage ##

Agiotage, s. m. Commerce, profit usuraire. ★ Uzuriaz. Anciennement, arlok, m. H. V. Agioter, v. n. Vendre ou acheter à profit. ★ Uzuria. Jadis, arlogi. H. V. Agioteur, s. m. Qui s’occupe d’agiotage. ★ Uzuriour. Autrefois, arlogour. Ce mot n’est plus en usage que dans quelques cantons de Tréguier. H. V.

    1. Agir ##

Agir, v. n. Faire quelque chose. Opérer, produire quelque effet, faire quelque impression. Se conduire, se comporter. Ober. Part. gréai. Finva. Part. et. Ehibréga, ei, par abus, cmbrégei, Varl. cl. Il faut agir prudemment, réd eo ober ann dra-zé gant furnez. Il ne peut plus agir, na hell mui finva.

    1. Agir ##

Agir (s’j. Etre question de… Choarvézoul. Part. et. Iféza méneg eùz… De quoi s’agit~jl ? pélra wc’hoarvez ?

    1. Agissant ##

Agissant, adj. Qui se donne beaucoup de mouvement. Qui agit, qui opère avec force, avec efficace. Obériuz. GaUouduz. Ner^tiz. Finvuz. Eéfluskuz. Dihun. Béa. Il est fort agissant, ôbérius brà’s eo. Ce remède est agissant, nerzuz ou gallouduz eo al Jouzou-zé. Ce jeune homme est agissant, dihun ou béô eo ann dén iouañk-zé.

    1. Agitateur ##

Agitateur, s. m. Celui (Jui excite à la ré-Tolte, à la sédition. Kéflusker, m. Pl. itn. Fourgaser, m. Pl. t’en.

    1. Agitation ##

Agitation, s. f. Ebranlement, secouement. Trouble que les passions excitent dans l’âme. Fiñv, va. Lusk, m. Kéflusk, m. Luskel, m. Luskérez, m. Hordladur, m. Brañselladur, m. Kas, m. Fourgas, m. Slrafil ou siravil, m. Hej, m. Boulj, m. ("Vann. 1 II était dans la plus grande agitation, er c’heflusk ar brasa édô.

    1. Agiter ##

Agiter, v. a. Ebranler, secouer, pousser et repousser de côté et d’autre. Troubler, en parlant de diverses passions. Soulever. Fiñva. Part. et. Luska. Part. et. Kéfluska. Part. et. Luskella. Part. et. Horella. Part. et. Brañsella. Part. et. Fourgasa. Part. et. Strafi[a ou stravila ou strufula. Part. et. Heja. Part. et. Tragasi ou Irégasi. Part. et. Bouljein. Part. et. (Vann.) Le vent agite les arbres, lusked eo ar gwêz gañd ann avel. Ne m’agitez pas, na fourgasitkéd achanoun. Pourquoi agitez-vous cette eau ? Pérdg é fourgasit-hu ann dour-zé ? ’_' S’agiter, v. réfl. Se tourmenter, s’inquiéter. En em eñkrézi. En em nec’hi.

    1. Agneau ##

Agneau, s. m. Le petit d’une brebis. Oan, Ua. Pl. oaned, et plus ordinairement ein. Cet agneau est bien blanc, gwenn kann eo ann oan-zé. En Vannes, oen.

    1. Agneau ##

Agneau, de la chair d’agneau. Kig oan. Nous aurons de l’agneau à dîner, kigoanhor béxà da lein.

Peau ou cuir d’agneau. Oangenn, m.

    1. Agneler ##

Agneler, v. n. Mettre bas, en parlant de la brebis. Ala ou hala. Part. et. En Vannes, oénein.

    1. Agnelet ##

Agnelet, s. m. Petit agneau. Oanik, m. Pl. oanédigou.

    1. Agonie ##

Agonie, s. f. Le dernier combat de la nature contre la mort. Extrême angoisse, grande peine d’esprit. Ànkou ou eñkou, m. pi. En Vannes, añkeu ou eñketi. Trémenvan, f. Il est à l’agonie, enn eñkou ou enn hé drémenvan éma. J’ai entendu sonner son agonie, kleved em cûz seni hé eñkou.

    1. Agonisant ##

Agonisant, adj. et s. m. A zô enn añkou. Néb a zô enn hé drémenvan.

    1. Agoniser ##

Agoniser, v. n. Etre à l’agonie. Béza enn añkou ou enn eftkou ou enn hé drémenvan.

    1. Agrafe ##

Agrafe, s. f. Sorte de crochet qui passe dans un anneau qu’on appelle porte, et qui sert à attacher ensemble différentes choses. ATrôpiA :, m. Pl. kreierigou. Bac’hik, f. Pl. bac’hlouigou. Il y a une agrafe à sa robe, eur chràgik ou eur vac’hig a zô oud hé zaé.

    1. Agrafer ##

Agrafer, v. a. Attacher avec une agrafe. Bac ha. Part. et. Staga gañd eur c’hrôgik, §añd eur vac’hik.

    1. Agrandir ##

Agrandir, v. a. Accroître^ rendre plus grand, plus étendu. Brasaat. Part, braséel. Krcski, et plus ordinairement ftrtsfti. Pari. krcsket. Il faudra agrandir l’ouverture, réd é vézô brasaad ann digor. Agrandissez le trou, ftreskid ann toult.

    1. Agrandissement ##

Agrandissement, s. m. Accroissement, augmentation. Kresk, m. Kreskadurez, f.

    1. Agréable ##

Agréable, adj. Qui plaît. Braô ou brav. Kaer. Koañl. Kénéduz. Hétuz. Dudiuz. lolix ou joliz. C’est une maison agréable, eunn ti kaer eo. C’est une chose agréable à voir, eunn dra dudiuz eo da icélout.

    1. Avoir ##

Avoir pour agréable. Teurvézout ou deurvézoul. Part. et. Karout, et, par abus, karet. Part, karet. Si vous l’avez pour agréable, nous nous en irons, mar kiril ou mar deurvézit, éz aimp kuit.

    1. Agréarlement ##

Agréarlement, adv. D’une manière agréable. Avec agrément. Avec plaisir. Gañd dudi. Gant hét.

    1. Agréer ##

Agréer, v. a. Recevoir favorablement, trouver bon. Digémérotit-màd. Aotréa. Part. aotréet. Kaoul-mdd oukaroul màd. Je n’agrée pas votre excuse, né aotréann kéd hô tigarez.

    1. Agréer ##

Agréer, v. n. Plaire, élre au gré de… Grataat. Part, gratéet. Héta ou hélout. Part. et. Plijout. Part. et. Cela vous agrée-t-il ? hag ann dra-zé a héd ou a bUj d’é-hoch"} S’il vous agrée, mar plij gan-é-hoc’h.

    1. Agrégation ##

Agrégation, s. f. Association dans un corps, dans une compagnie. Admission. Bigémer ^m. Digéméridigez, f.

    1. Agréger ##

Agréger, v. a. Associer quelqu’un à un corps, à une compagnie. Digéméroud enn eur vreûriez. Kéméroud da genvreùr. Agrément, s. m. Approbation, consentement. Aolré, m. Hors de Léon, ôtré. Aotréadur, m. Grâd ou grdt, f. Avec l’agrément de tout le monde, gañd aotré ann holl. Avec votre agrément, gañd hô krâd.

    1. Agrément ##

Agrément, s. m. Qualité par laquelle on plaît, bonne grâce. Avantage, plaisir, sujet de satisfaction. Beauté. Dudi, m. Hét, m. Braveñtez, f. Kaerded, m. Koañtéri, f. Doarévdd, f. Il n’est pas sans agrément, doaré vdd en deûz. C’est un agrément de demeurer ici, eunn dudi eo choum aman.

    1. Agrès ##

Agrès, s. m. Voiles, cordages, etc., pour équiper un navire. Kerdin ha gwéliou eullestr.

  • Paramañchou. H. V.
    1. Agresseur ##

Agresseur, s. m. Celui qui attaque le premier. Tager, m. Pl. ien. Argader, m. Pl. j’en. Ileskiner, m. Pl. ien.

    1. Agression ##

Agression, s. f. Action de celui qui attaque le premier. Tàg, f. Tagérez, m. Argad, m. Heskin, m.

    1. Agreste ##

Agreste, adj. Rustique, sauvage, champêtre. Au Oguré, peu civil. Diwar ar méax. Gwéz ou gouéz. Garô ou garv.

    1. Agricole ##

Agricole, adj. Qui s’adonne à l’agriculture. En em rô d’ar gounidégez, d’al labour-douar. C’est un peuple agricole, fwrrrôadeoAo^/ en em rô d’ar gounidégez, — d’al labour-douar. H. V.

    1. Agriculteur ##

Agriculteur, s. m Cultivateur. Gounidek ou gonidek, m. Pl. gounidéien on gonidéien. Labourer, va. Pl. ien. Ce n’est pas un bon agriculteur, né kéd sur gounidek ou labourer viàd.

    1. Agriculture ##

Agriculture, s. f. L’art de cultiver la terre. Gounidegez ou gonidégez, f. Labour-douar, m.

    1. Agriffeb ##

Agriffeb (s’j, V. réQ. S’attacher avec les griffes. En em skilfa.

    1. AGRI ##

AGRI0TTE9, s. f. Ccriscs sauvages. Kiñez, m. H. V.

    1. Agronome ##

Agronome, s. ra. Qui connaît la théorie, les règles de l’agriculture. A car reizou al labouradur. H. V.

    1. Agronomie ##

Agronomie, s. f. Théorie de l’agriculture. Reiz-al-labouradur, f. H. V.

    1. Agronomique ##

Agronomique, adj. Ervez reiz-al-labouraâur. H. V.

    1. Agcebrir ##

Agcebrir, V. a. Accoutumer à la guerre, aux fatigues, aux fonctions de la guerre. Boaza diouc’h ar brézel. Ober diouc’h ar bréxel. Diski da vrézélîkaat.

    1. Aguet ##

Aguet, s. m. Il n’a d’usage qu’au pluriel et dans ces phrases : Etre, se tenir, se mettre aux aguets ; épier le moment, l’occasion ; être aux écoutes. 6éda, et, par abus, gédal. Part. et. Gorlozi, et, par abus, gorloz. Part. et. Spta. Part, spiet. Evésaat. Part, évéséel. Béza war évez. Beza é par.

    1. Ah ##

Ah, interjection qui sert à marquer la joie, la douleur, l’admiration, l’amour, etc. Ha. Ai.

    1. Ahan ##

Ahan, s. m. Peine de corps, grand effort. Tréc’houéz, m. Termérez, m. Sir if on slriv, m. Tréalérez, m. (Corn.)

    1. Ahaner ##

Ahaner, V. n. Avoir bien de la peine en faisant quelque chose. Tréc’houéza. Part. et. Termi, et, par abus, lermal. Part. et. Striva. Part. et. Trc’ala. Part. et. (Corn.) Cela nous a fait bien ahaner, tréc’houéza hon eûz gréai gañt-hi.

    1. Aheurté ##

Aheurté, adj. et part. Opiniâtre, obstiné. Pennek. Kilpennek. Penvers. Kilvers. Klôpennch.

    1. Ahelrtement ##

Ahelrtement, s. m. Opiniâtreté, obstination. Pennad, va. Klôpennad, m. Slourm, m.

    1. Aheurter ##

Aheurter (s’), V. réfl. S’opiniâtrer, s’obstiner. En embennadi. Slourmi. Part. et. Derc’hel stard d’hé vénoz.

    1. Aui ##

Aui ou AÏE, interjection. Exclamation de douleur. Ai. Aiou.

    1. AucRiR ##

AucRiR, v. a. Interdire, étonner, rendre stupéfait. Saouzani. Part. et. Abafi. Part. et. Dii-arc’ha. Part. et. Bac’hein. Part. et. (Vann.) Il m’a tout ahuri, va abafel, va divarc’hedholl en deûz.

    1. Aide ##

Aide, s. f. Secours, assistance. Skoazel^f. Kenncrz, m. Nous n’avons eu aucune aide, n’hon eûz bel skoazel é-béd. Avec votre aide, gañd Ko kenncrz.

    1. Aide ##

Aide, s. m. Toute personne qui aide à une autre. EU, m. Pl. éd. Voulez-vous me servir d’aide ? ha c’houi a fell d’é-hoc’h béza va eil ?

    1. Aide ##

Aide-couvreur et aide-maçon, s. m. Daffarer ou darbarer, m. Pl. ien.

    1. Aide ##

Aide-de-camp, eil-a-gamp.

    1. Aider ##

Aider, v. a. Secourir, assister. Sfcooiia. Part, skoaxiel. Kennerza. Part. et. Skoazella. Part. et. Allons les aider, déomp d’hô skoazia. Il n’a personne pour l’aider, n’en deûz de» d’hé gennerza.

    1. Aider ##

Aider ou servir un couvreur ou un maçon. Daffari ou darbari. Part. et.

    1. A ##

AÏE. Voyez ahi.

    1. A ##

AÏECL, s. m. Grand-père. Tdd-kôz, m. Pl. tadou-kôz. C’est mon aïeul paternel, va zàdkôz co a berz tdd.

    1. A ##

AÏEULE, s. f. Grand’mère. Mamtn-gôz, f. Pl. mammou-kôz.

    1. A ##

Aïeux, s. m. pl. Les ancêtres, les parents qui nous ont précédés. Gour-dadou ou gourdadou. Ar ré-gôx. Ann dûd diaraog. Ann tadou-kôz.

    1. Aigle ##

Aigle, s. m. Un des plus grands elle plus fort des oiseaux de proie. Er, m. Pl. éd. Érer, m. Pl. éd. On dit que l’aigle a peur du roitelet, ann cr, wecr a lêvéreur, a spouñl râg al laouénan.

    1. Aiglon ##

Aiglon, s. ra. Le petit de l’aigle. Erik, m. Pl. érédigou. Érérik, m. Pl. érérédigou.

    1. Aigre ##

Aigre, adj. et s. m. Acide, piquant au goût. Il se dit aussi de quelques odeurs désagréables qui sortent de certaines choses corrompues, des sons aigus et rudes en même temps. On le dit fig. rément de l’esprit, de l’humeur, etc., pour signifier rude, fâcheux ; et des personnes mêmes qui ont cette sorte d’esprit et d’humeur. Trcñk. En Vannes, Iréañk. Skillr. C’houerô ou c’houerv. Garô ou garv. Rusl. Ce sont des pommes aigres, avalou trcñk iñl. Cette viande sent l’aigre, c’houéz ann trcñk a zô gañd ar c’hik-zé. Le son de cette cloche est aigre, skillr eo son arc’hlôc’hzé. Cet homme a la parole aigre, garô ou rust eo ann dén-zé enn hé gomsiou.

    1. Aigrefin ##

Aigrefin, adj. Homme qui vit d’industrie. Escroc. Paolr-c’houil, m. Dénlemm, m. (Corn.) Hudlaer, m. (Tréguier et Galles.) H. V.

    1. Aigrelet ##

Aigrelet, adj. Un peu aigre. Treñkik. Shildreñk. Sûr.

    1. Aigrement ##

Aigrement, adv. D’une manière aigre. Avec aigreur. Gant treñkder. Gant garveñlez. Ez Ircñk. Ez garv.

    1. Aigret ##

Aigret. Le même que aigrelet.

    1. Aigrette ##

Aigrette, s. f. Espèce d’oiseau qui ressemble à un héron et qui a sur la tête une plume blanche et droite. Kerc’hciZy f. Uerlégon ou herlikon, m.

    1. Aigrette ##

Aigrette, s. f. Bouquet fait de plusieurs sortes de plumes. Panache. Huppe. Touffe de crin qu’on met par ornement sur la lète des chevaux de carrosse. Kribel, f. Pl. kribelhu. Krïben, î. Pl. Kribennou. Klipen, f. Pl. klipenncu. (Vann.) Kabel, m. PL kabellou. Bouch ou bouchad, m Pl. ou.

    1. Aigreur ##

Aigreur, s. f. Qualité de ce qui est aigre. Certaine disposition d’esprit et d’humeur qui porte à offenser les autres par des paroles piquantes. rrf ;ñftder, m. EnVannes, tréañkder. Garevñlez, f. C’houervder, m. Ruslôni, f. Cette aigreur est trop forte, régrieo anntrcñkder-zé. Elle me parle toujours avec agireur, hépréd é komz gant garveñlez ouz-in.

    1. Aigrir ##

Aigrir, V. a. et n. Rendre ou devenir aigre. Cailler sur le feu, en parlant du lait. Irriter. Treñka. Part. et. En Vannes, Iréañkein. Tarza. Part. et. En Vannes, Tare hein. Gwasaat. Part. gwaseet. Argadi. Part. et. Il aigrira, si vous n’y prenez garde, treñkaa rai, ma na likidévez. Le lait a aigri sur le feu, tarzed eo al léaz war ann tân. Vous allez l’aigrir, hé argadi a réot.

    1. Aigu ##

Aigu, adj. Qui se termine en pointe ou en tranchant, et qui est propre apercer ou à fendre. Il se dit figurément des sons clairs et perçants, et en parlant d’yeux vifs et brillants. Lemm. En Vannes, luemm. Skillr ou skiUruz. Skient. Krâk. Cette faucille n’est pas aiguë, né kél lemm ar fals~mañ. Le vent est fort aigu, gwall lemm eo ann avel. Elle a la voix aiguë, skillr eo hé mouez. Il a la vue aiguë comme un pigeon, ker krâk eo hé lagad ével hini eur goulm.

    1. Aiguière ##

Aiguière, s. f Sorte de vase dans lequel on met de l’eau. Pôléô ou poter, m. Pl. pôtéviou. Prenez l’aiguière et lavez-vous les mains, ftemérid ar pôléô ha gwalchid hô taouam.

    1. AiGCiÉRÉE ##

AiGCiÉRÉE, s. f. Plein une aiguière. Pôlévad, m. Pl. ou. Apportez -moi une aiguiérée d’eau, digasid d’in eur pôlévad dour.

    1. Aiguille ##

Aiguille, s. f. Petite verge de fer ou d’autre métal, pointue par un bout et percée par l’autre, dont on se sert pour coudre, pour broder, etc. Espèce de pyramide, d’obélisque. Nadoz ou nados, f. En Vannes et Tréguier, nadoé ou nadoué. Pl. nadosiou. Gwalen, f. Pl. gwalennou ou gwaliñer. Donnez-moi la grande aiguille, rôid ann nadoz vrâz d’in. L’aiguille de cette tour est fort élevée, gwalen ann tourxé a zô huel brâz.

    1. AicnLLE ##

AicnLLE, espèce de poisson de mer. Nadozvôr, f. Pl. nadosiou-môr.

Celui qui fait ou vend des aiguilles. Nadoer, m. Pl. ien.

    1. Aiguillée ##

Aiguillée, s. f. Certaine étendue de fil, de laine, etc., coupée de la longueur qu’il faut pour travailler à l’aiguille. Nadosiad, f. Pl. ou. Prenez une aiguillée de laine, kémérideunn nadosiad c’hloan.

    1. Aiguillette ##

Aiguillette, s. f. Cordon, ruban, tissu, etc., ferré par les deux bouts, pour servir à attacher, mais qui ne sert quelquefois que d’ornement. Klaôen, f. Pl. klaoennou. Klaôéten, f. Pl. klaôélennou.

    1. AiGuiLLETiER ##

AiGuiLLETiER, s. m. Artisau dont le métier est de ferrer les aiguillettes et les lacets. Klaôenner, m. Pl. ien. Klaôétenncr, m. Pl. ien.

    1. AiGciLLiER ##

AiGciLLiER, s. m. Etui où l’on met les aiguilles. Klaouier, m. Pl. ou. Karilel f. Pl. karilellou.

    1. Aiguillon ##

Aiguillon, s. m. Pointe de fer qui est au bout d’un bâton et dont on se sert pour piquer les bœufs. Petit piquant des mouches à miel, des guêpes, des frelons. Tout ce qui incite à quelque chose, qui sert à encourager. Broud, m. Pl. ou. Flemm, m. Pl. ou. Garzou, m. Pl. garzouier. Pourquoi ne lui donnez- vous pas un coup d’aiguillon ? Pérâk na rôit-hu kéd d’ézhañ eunn taol broud ? L’aiguillon de l’abeille m’est resté dans le doigt, flemm ar wénanena zô choumed em hîz.

Coup d’aiguillon. Broudad, m. Pl. ou. Flemmad, m. Pl. ou.

Donner un coup d’aiguillon. Brouda. Part. et. Flemma. Part. et.

    1. Aiguillonner ##

Aiguillonner, v. a. Il n’a guère d’usage qu’au figuré et signifie inciter par quelque chose, exciter, animer. Brouda. Part. et. Flemma. Part. et. Keñlraoui. Part, keñtraouet. Ce jeune homme a besoin d’être aiguillonné, ann dén-iaouank-zé en deûz ézomm da véza broudet, da véza keñtraouet.

    1. Aiguisement ##

Aiguisement, s. m. Action d’aiguiser. Lemmidigez, f.

    1. Aiguiser ##

Aiguiser, v. a. Rendre aigu, plus pointu, plus tranchant. Lemma. Part. et. Allez aiguiser vos faucilles, id da lemma hô filsier. AïonsEUR, s. m. Celui qui aiguise. Lemmer, m. Pl. ien.

    1. Ail ##

Ail, s. m. Espèce d’oignon d’une odeur très-forte, ifiñcn, m. Vous avez mis trop d’ail dans la soupe, ré a giñen hoc h eûz Ickéad er zouben.

Une seule tige ou tête d’ail. Kiñénen, f. Pl. Kiñénennou ou simplement kiñen.

Une gousse d’ail. Eur penn kiñen, eunn ivin giñen.

    1. Abondant ##

Abondant en ail. Kiñennek.

Lieu planté d’ail. Kiñennek, f. Pl. Kiñennegou. Aile, s. f. Ce qui sert aux oiseaux et à quelques insectes à voler et à se soutenir en l’air. Il se dit aussi de plusieurs choses par analogie. Askel, f. Vï. àue, diou-askel. Autres pi. askellou et eskel. Il faudra couper une aile à la poule, réd é vézô troue ha eunn askel d’ar idr. Voler à tire d’aile, nicha a denn askel. Rogner les ailes à quelqu’un, lémel eùz héc’hounidou da eur ré. Voler de ses propres ailes, galloud en em dréménoud eûz ar ré ail. Etre sous l’aile de quelqu’un, béza diñdân héli ou skoazel unan-benndg.

    1. Aile ##

Aile d’un moulin à vent. Bonn, m. Pl. ou. Bréac’h, f. Pl. iou. Kom, m. Pl. iou.

    1. Aile ##

Aile d’un bâtiment, d’une armée. Kazel, f. Pl. iou. Kom, m. Pl. iou.

    1. Aile ##

Aile d’un surplis. SlôUken, f. Pl. slôlikennou.

    1. Ailé ##

Ailé, adj. Qui a des ailes. Askellek ou eskellek. C’est un poisson ailé^ eur pésk askeU lek eo.

    1. Aileron ##

Aileron, s. m. L’extrémité de l’aile d’un oiseau, à laquelle tiennent les grandes plumes de l’aile. Penn-askel, m. V. pennou-eskel. Aileron, petites planches, petits ais qui font tourner les roues des moulins à eau. Pui-rôd, f. Pl. paiioti-rôd.

    1. Aileron ##

Aileron, nageoires de quelques poissons. Breñk, m. Pl. ou. Néannérez, f. Pl. eu. CVann. ;

Aileron d’une flèche. Stuc’h, m. Pl. sluc’hiou ou stuiou.


Ailleurs, adv. de lieu. Autre part. É léac’h ail. Enn eunn (û ail. Je Tai encore vu ailleurs, he iccled em cûz c’hoaz c léac’hall.

D’ailleurs, d’autre part, d’un autre principe, pour un autre sujet. Aheñdall. A léac’h ail. À dû ail. Évid eunn abeg ail.

D’ailleurs, de plus, outre cela. Ouc’hpenn ou oc’hpenn. Kerkouls. En Vannes, ôpenn ou épenn.

Par ailleurs. Dré léac’h allEnnheñd ail Aimable, adj. Qui est digne d’être aimé. Karadek. Karuz. Habask. Hégar. Hégarad. C’houék. —’EaCorn., Drañl. C’est un homme fort aimable, eunn dén karadek hrâzeo. Elle a des façons, des manières aimables, doaréou karuz ou drant c deiiz. H. V.


Aimant, adj. Qui a le cœur tendre et porte à aimer. Karanlézuz. Karadek. Karañlek. Hahask. Hégarad. Il passe pour un homme aimant, éved eunn dén karanlézuz é Irémen. AiMEB, V, a. Avoir de l’affection, de l’attachement pour une personne, pour une chose. Karoul, et, par abus, karel. Part, karet. Je l’aime de tout mon cœur, a greiz va chaloun hen karann. Nous l’aimions fort, hégarouda réamp slard. Il l’aime éperduraent, hé c’haroud a rd dreUl-penn.


Aimer mieux, préférer. Béza gwell. Kaout ou kavoul gœell. Karoul keñl. Il aime mieux boire que déjouer, gwell eo gañl-hañ évaégét c’hoari J’aime mieux la paix que la guerre, heul é karann ou gwell é kavann ar péoc’h égéd ar brézel.

S’aimer, v. réil. Avoir de l’attachementrun pour l’autre. En em garoul. Ils ne s’aiment guère, n’en cm garant két kalt. Sairaer, se plaire, se trouver bien. En em garout. En em plijout. En emgavout mdd. Il ne s’aimera pas ici, n’en em garô kéd aman, n’en em gavô két, mdd aman. Qui n’aime pas. Digar. Ai>E, s. f. La partie du corps humain qui est entre le haut de la cuisse et le bas-ventre. Plég ar vorzed, m. Toull arvorzed, m. AIné, adj. Le premier né des enfants d’un même père ou d’une même mère. Il se dit aussi par extension de toute personne plus âgée qu’une autre. Héna. Kôsa. Voilà mon fils aîné, chélu va map héna. C’est ma fille aînée, va merc’hhéna eo.


AÎNÉ, s. m. Celui qui est né le premier. Héfuwur, m. Pl. ien. Ce sera un aîné riche, eunn hénaour pinvidig é vézô.


AÎNÉE, s. f. Celle qui est née la première. Ilénaourez, f. Pl. éd.


Aî. xEssE, s. f. Priraogénilure, priorité d’âge entre frères et sœurs. Il n’a guère d’usage que dans cette phrase : Droit d’aînesse. Ilénañârd, m. Dénavélex, f. Gwir ann hénaour ou onn héuntiurcz. Vends-moi ton droit d’aînesse, gwerz din da hénuñded ou da voir a hénaour.


Ansi, adv. et conj. En cette manière, de celle façon. Par conséquent, c’est pourquoi. Égiz ou éc’hix. Ével. Ainsi, en cette manière-ci, er giz-ma ou éc’hiz-ma. Évelhen. Ainsi, de cette façon-là, er gis-sé ou éc hissé. Êvelsé. Râksé. Les choses étant ainsi, pép Ird 6 véza é-chis-sé.


Ainsi que, de même que. Kerkouls ha. Il est sourd, ainsi que moi, bouzar eo kerkouls ha mé.


Ainsi-soit il. Façon de parler ordinaire dont on se sert pour demander l’accomplissement de ce qu’on souhaite. Évelhen bézet gréai. Èvelsé bézet gréai. Aioul.


Air, s. m. Corps léger et invisible qui environne le globe de la terre. Il se dit par rapport à la température et à la qualité de l’air. Éar, va., anciennement aouer, m. Hors de Léon, er. L’air est bien vif ici, béô brdz eo ann éar aman. L’air y est malsain, gwalléar a a zô énô. La région de l’air, ann oabl, m.

Mettre en bel air, exposer à l’air. Èara. Part. et. Hors de Léon, era.

Prendre l’air, respirer au grand air. Rufla ann éar.


Air, vent, souffle. Avel, f. Aézen, f. Il ne fait point d’air aujourd’hui, rCeûz kéd a avel hiriô.


Air, manière, façon, mine, apparence. Drem, m. Mdn, f. Ârvez, f. Ncùz, f. Doaré, f. Il a l’air doux, habask eo ann drem anézhañ. Il a bon air, arvez vâd a zô gañd-hañ. Vous avez l’air d’un homme sage, doaré dén fur a zô gan-é-hoch.


Air, suite de tons qui composent un chant, suivantles règles de l’art. L’air d’une chanson, Ion ou loun, m. L’air d’une gavotte, son ou soun, m.


Airain, s. m. Cuivre, métal de couleur rongeâtre. Arm ou arem, m. Les injures s’écrivent sur l’airain, et les bienfaits sur le sable, ar gaouou ou ar gwallou a skriveur war ann arm, hag ar mdd-ôbériou war ann tréaz. Cet homme a un cœur d’airain, est dur, impitfjyable, eur galoun dihégar ou digar en deûz ann dén-zé. Il a un front d’airain, il ne roug il de rien, nélrd n’hen laka da rusia.


Aire, s. f. Place qu’on a unie et préparée pour y battre les grains. En parlant d’un bâtiment, l’espace contenu entre les murs, le sol. Leur, f. Pl. iou. En Vannes, 1er. Allez balayer l’air, id da skuba al leur. Je l’ai trouvé sur l’aire, sur le sol de la maison, war leur ann H em eûz hé gavet.


AiRÉE, s. f. La quantité de gerbes qu’on met en une fois sur l’aire. Leûriad. f. Pl. ou. Allons lever l’airée, déomp da zével alleùriad.


Ais, s. m. Planche de bois. Elf, m. Elfen, f. En Cornouaille, elvac’h. Plañken, f.


Aisance, s. f. Facilité, liberté d’esprit et de corps dans l’action, dans les manières. Éaz, m. Ezôni, f. Reizded, m. Goar, m, ’Vann.) Il a fait cela avec beaucoup d’aisance, gant kalz a éaz ou a ezôni en deûz gréai hémenl-sé.


Aise, s. f. Contentement, satisfaction. Commodité, état commode et agréable. I)d, m.

Lèveriez, f. Grâd, f. Èaz, m. Goar, m. (Vann.) 11 tressaillit d’aise, trida a réaz gañd allévénez. Vous ferez cela à votre aise, icar hoc h éaz é réod ann dra-zé.

    1. Aise ##

Aise, adj. Qui a de la joie, qui est content. A zô dâ gañt-hañ. Je suis bien aise de savoir cela, dd eo gan-éñ gouzoud ann dra-zé.

    1. A ##

A l’aise, façon de parler adverbiale. Commodément, facilement. Éaz. Enn éaz. Gatid ezôni. Reiz. É-reiz. Vous le ferez à l’aise, héôber a réot enn éaz ou gañd ezôni on éreiz.

    1. Aisé ##

Aisé, adj. Facile, commode. Riche. Dégagé, libre. Éaz. Hors de Léon, ez. Reiz. Pinvidik. Dislak. Guén. Cela est aisé à dire, ann dra-zé a zè éaz da lavarout. Ce n’est pas un homme aisé, né kéd eunn dén pinvidik. Il a l’air aisé, eimn doaré dis la g en dcùz. Aisément, adv. Facilement, commodément. Éaz. Enn éaz. Gañl ezôni. Reiz. É-reiz.

    1. Aisselle ##

Aisselle, s. f. Le dessous du bras, à l’endroit où il se joint à l’épaule. Kazel, f. Pl. duel diou-gazel. Autre Pl. kazcUou.

Le creux de l’aisselle, le gousset. Ann louU kazel.

Ce qu’on peut porter sous Taisselle. Demibrassée. Kazéliad, f. Pl. ou.

    1. AissiE ##

AissiEü. Voyez essieu.

    1. Ajonc ##

Ajonc, s. m. Arbuste épineux comme le genièvre, que l’on nomme en Bretagne de la lande et en d’autres provinces du jan, de la brande, etc. Lanyï, m. Lieu où vient l’ajonc, soit qu’on l’ait semé, soit qu’il ait poussé naturellement. Lannek, f. Pl. lannégou ou lannéicr. Ajocbnement, s. m. Renvoi à un jour désigné. Sommonidigez, f. Pl. Sommonidigésiou. H. V. Ajournée, v. a. Renvoyer à un autre jour. Summona. Part. c<. (Lag.) H. V. Ajouteb, V. a. Mettre quelque chose de plus. Joindre une chose à une autre. Faire addition d’un nombre. Lakaat gant. Lakaad ouc’h-penn. Lakaad ann eil gañd égilé. Lakaat penn ouc’h penn. Ajouter foi, croire. Krédi, et, plus habituellement, kridi. Part, krédet. Je n’ajoute point foi à ce que vous dites, na grédann kéd ar péz a îivirit. Ajustement, s. m. Action par laquelle on ^uste quelque chose. Accommodement. Parure. Kempennadurez ou kempennidigez, f. Kiñklérez, m. Bragéércz, m. Ajuster, v. a. Rendre un poids ou une mesure juste. Accommoder une chose, en sorte qu’elle convienne à une autre, et qu’elle y soit propre. Embellir par des ajustements. Reiza. Part. et. ^ewpenm, et, par abus, A :empenn. Part. et. Aoza. Part. et. Kiñkla. Part. et. Piñfa. Part. et. Pourrez-vous ajuster ces deux morceaux de bois ? ha e’houi a hellô reiza ann daou damm koad-mañl Elle perd beaucoup de temps à ajuster sa fille, kalz a amzer a goll 6 kinkla he merc’h. Bien ajusté. Kempenn. Misir. S’ajuster, v. réfl. S’accorder, cadrer. Sepré-ALE 23 parer, se’raetlre en état de faire quelque chose. Se parer. En em reiza. En em gempenni. En em aoza. En em giñkla. En en hiñfa. Alaise, s. f. Planche ajoutée. Aslnen, m. Pl. Astennou. H. V. Alarmant, adj. Propre à répandre l’alarme. Nec’huz. Spouñltiz. Eûzuz. Ce sont des nouvelles alarmantes, kelou nec’huz iñt. Alarme, s. f. Cri, signal pour faire courir aux armes. Emotion causée dans un camp, dans une place de guerre, à l’approche ou sur le bruit de l’approche des ennemis. Il se dit de toute sorte de frayeur et d’épouvante subite. Inquiétude, souci, chagrin. Krî, arouéx évitmo^nd d’ar brézel, évil moñd d’en em ganna. — Embann-brezel, m. H. V. Spouñt, m. Eûz, m. Nec’h, m. Alarmer, v. a. Donner l’alarme. Causer de l’émotion, de l’épouvante, de l’inquiétude. Spouñla. Part. et. Rei spouñl. Neclii. Part. et. Vous m’alarmez fort, va spowlla ou va nec’hi a rit kalz. S’alarmer, v. réfl. Prendre l’alarme, l’épouvante. S’inquiéter. Spouñta. Part. et. Kémérout spouñt. En em nec’hi. Il s’alarme de peu de chose, spouñta a rd gant nébeûd a drà. Il ne faut pas vous alarmer pour cela, arabad co en em nec’hi évil kémeñl-sé. Alarmiste, s. m. Celui qui porte les choses au pire, qui est toujours disposé à s’effrayer, en parlant d’un médecin, d’un politique, etc. Nép ZO teched da spouñla, d’en em nec’hi. Albâtre, s. m. Espèce de marbre transparent. Méan-glañ. m. Pl. mein-glañ. H. V. Albinos, s. m. Homme qui a les cheveux presque blancs et les yeux d’un gris rougeâtre. Gwennard. Pl. éd. H. V. Albban ou HALBBAN, S. m. Jcune canard sauvage. Houadik-gwéz, m. Pl. houadigougwéz ou gouéz. Albbeneb, v. n. Chasser auxalbrans. Moñd dabaka houadigou-gwéz. Alcool, s. m. Esprit de vin pur. Spéredgu’in, m. H. V. Alcove, s. f. Endroit pratiqué dans une chambre pour y placer un lit, et séparé du reste de la chambre par des pilastres ou par quelques aulres ornements. Speilren-wélé, f. Alcyon, s. m. Oiseau de mer. Moualchvôr, f. Labous-ar-skourn, m. Alégbesse, s. f. Joie qui éclate au dehors. Il se dit plus ordinairement d’une joie publique. Laouénidigez, f. Lévéncz, {. Dréôded, m. Gaéder, m. Joausded, m. Je les ai trouvés dans l’alégresse, ellaouenidigez, er joausded em eûz hô c’havet. Alêne, s. f. Outil des ouvriers en cuir propre à percer. Ménaoued ou minaoued, m. Pl. ou. En Vannes, ménéoued. Percer avec une alêne. Ménaouedi. Part. et. Alenieb, s. m. Celui qui fait ou vend des alênes. Ménaouéder oxminaouéder, m. Pl. ien. Alentoubs, s. m. Pl. Les lieux circonvoisins. Les personnes qui sont en liaison habituelle avec une autre. Al lechiou diuiar drô. 2à Ann doareou. Connaissez-vous les alentours ? ha c’houi a anavez al lec’hiou diwar drô ou ann doaréou ?

    1. Alerte ##

Alerte, adj. Vigilant. Léger. Vif. Gai. Évésiek ou évézek. Skàn. EskuH ou iskuil. Déâ. Buan ou buhan. Dréà. Drañl. Feùl. Grén. Séder. Blivi (Trég.)

    1. Alerte ##

Alerte, adv. ou interj. Debout. Soyez sur vos gardes. Prenez garde à vous. Évez. Warcvez. Warvalé. — Evésail. Warzaô. H. V.

    1. Alerte ##

Alerte, s. f. Alarme. Spouñt, m. Kri évit moñd d’en em ganna.

Etre alerte, être sur seg gardes. Béza warévez. Lakaad evez mdd.

    1. Alevin ##

Alevin, s. m. Petit poisson qui sert à peupler les étangs. Hàd pesked, m. Peskédigou inu)iud, m. pl.

    1. Aleviner ##

Aleviner, v. a. Jeter de l’alevin dans un étang. Lakaad hdd pesked ou peskédigou munud enn eul Ienn.

    1. Alezan ##

Alezan, adj. De couleur fauve, tirant sur le roux. Il ne se dit qu’en parlant des chevaux. Baian. Je vendrai mon cheval alezan, va marc’h baian a werzinn.

    1. Algrade ##

Algrade, s. f. Insulte faite avec bravade. Argaden, f. Pl. argadennou. Faire une algarade, insulter avec bravade. Argadi. Part. et.

    1. Algèbre ##

Algèbre, s. f. Science du calcul des grandeurs représentées par des lettres. Nivérerez diouch al lizérennou, m. * Aljèbra, f.

    1. Algce ##

Algce, s. f. Sorte d’herbe qui croît dans la mer et qu’elle jette quelquefois sur ses bords. Bézin ou bizin, m. En Vannes, bec’hin. Félu ou félu-môr, m. Allez chercher de l’algue pour faire de l’engrais, tdda glaskbézin da ôber teil. Couper ou amasser de l’algue sur les rochers ou sur les bords de la mer. Bézina. Part. et. En Vannes, béchinein. Ils sont allés couper de l’algue, éad iñd da drouc’ha bézin ou da vétina. Sorte d’algue à petits grains. Tellesk, m. Alibi, s. m. Présence d’une personne dans un lieu éloigné de celui où l’on prétend qu’elle était dans le même temps. Bézañs eunn dén enn eul lec’h pell eûz ann hini é pehini é lavared édo.

    1. Alibiforain ##

Alibiforain, s. m. Discooirs étranger à la question dont il s’agit. Excuse, défaite. Trâidel, f. Vl. trôidellou. Dislrô, m. Pl. iou. Digarez, m. Pl. ou. Dizober, m. Pl. iou.

    1. ALirATioN ##

ALirATioN, s. f. Transport de la propriété d’oa fonds, ou de ce qui tient lieu d’un fonds. Rôidigez pé gwerzidigez eunn drd, ou eunn danvez da eunn ail.

    1. Aliénation ##

Aliénation des volontés, des esprits. lénien vrdt, f. Droukrañs, que plusieurs prononcent droiiklañt et droulañs, m. Èrez, f.

    1. Aliénation ##

Aliénation d’esprit, égarement d’esprit, folie. IhhocU, m. FoUmlezJ. Direizleda benn, m. Drouk-mnl-Iiriek, m. Ürouk-sañl-Koulm, m. ürouk-sañl-Matélin ou Malurin, m

    1. AMftft ##

AMftft, arij., p,, rt. ot s. m. Qui a perdu 1 esprit, qui cit devenu fou. Diboell. Dibenn. roll.

    1. Aliénbb ##

Aliénbb, v. a. Transférer à un autre la propriété d’un fonds, ou de ce qni tient lieu d’un fonds. Dizougen da eunn ail, reipé voerza da eunn ail ar berc’kenniez eùz a eunn danvezbennâg. Aliéner les affections, les cœurs, les esprits, faire perdre la bienveillance, l’affection, l’estime. Lakaat koll karañlez eur ré. Lakaad eur ré da iénaad out-hañ pé oud eunn ail. Tenna tcar hé-unan érez eur ré-bennâg. Pellaad eur ré dioul-hañ.

    1. Aliéner ##

Aliéner l’esprit, rendre fou. Lakaad da folla, da ziboella, da zireiza hébenn, da goU ar penn.

    1. Alignement ##

Alignement, s. m. Action d’aligner, de placer en droite ligne une muraille, une allée, etc. Etat d’une chose alignée. Eeunidigez, f. Reñkadurez, f. Aligner, v. a. Ranger, dresser sur une même ligne. Eeuna ou euna. Part. et. Lakaad éeun. Reñka. Part. et. Aliment, s. m. Nourriture, tout ce qui nourrit, soutient le corps. Magadur, m. Boéd^ m. Paskadur, m. Le bois est l’aliment du feu, magadur ann tdn eo ar e’heûneûd. C’est un aliment sain, eur boéd iac’huz eo. Alimenter, v. a. Nourrir, procurer les aliments nécessaires. Fournir à… Maga. Part. et. Boéla. Part. et. Pasfta. Part. et. Béva. Partet. C’est moi qui l’alimenterai, mé eo hen ma gâ ou hen boélô ou hen bévô.

    1. Alimentedx ##

Alimentedx, adj. Qui nourrit. Maguz. Boédek ou boéduz. Ceci n’est pas alimenteux, né kél maguz, né két boédek ann dra-man. Aliter, v. a. Réduire à garder le lit. Derc’hel er gwélé ou war ar gwélé. Cette plaie l’a alité pendant trois mois, ar gouli-zé en deûz hé zalc’hed er gwélé ou war ar gwélé Orhéd Iri miz. S’aliter, v. réfl. Se mettre, se tenir au lit pour cause de maladie. En em lakaat, en em zerc’hel er gwélé ou war ar gwélé. Choum er gwélé. Alizé, s. f. Sorte de petit fruit aigret, de couleur rouge. Kerzin, m. Une seule alizé, kerzinen. Pl. kerzinennou ou kerzinenned, ou simplement kerzin. Alizier, s. m. Arbre qui porte des alizés. Kerzinen, f. Pl. kerzinenned. On dit aussi, et plus ordinairement, gwézen gerzin, i. Pl. gwéi kerzin. Alkékingi. Voyez solanüm. Allaitement, s. m. Action d’allaiter. Lezérez, m. All. uter, v. a. Nourrir de lait, nourrir de son lait. Leza. PàH. et. En Vannes, tcoc’/iein. Bronna. Part. et. Maga. Part. et. Allez allaiter le veau, id da leza al leûé. Elle n’a pu allaiter ses deux enfants, n’é deûz két gellet bronna ou maga hé daou bugel. Allant, adj. et s. m. Qui va, qui vient, qui aime à aller, à courir. A ia hag a zeû. A gàr moñd ha dont. A gàr balé. Allèchement, s. m. Moyen pai («quel on alKîche. Attrait. Touellércz, m. Likaouérez, m. allécher,

    1. Allécher ##

Allécher, v. a. Attirer par le plaisir, par la douceur, par la séduction. Touella. Part. e(. Likaoul. Part. Ukaouet.

    1. Allée ##

Allée, s. f. Lieu propre à se promener, qui s’étend en longueur, et qui est bordé d’arbres ou de verdure. Bali, f. Pl. baliou. Rabin, m. Pl. ou. Suivez cette allée, et vous ne vous tromperez pas, ît gañd ar vali-zé, ha na faiiot kél. Il faut passer par l’allée, réd eo tréménout dré ar rabin.

    1. Allée ##

Allée, passage entre deux murs dans une maison. Palier, m. Pl. ou. Ribin, f. Pl. ou. Allégation, s. f. Citation d’une autorité. Simple proposition d’une chose qu’on met en avant. Lavar, m. Pl. iou. Vous avez entendu ies àWégàiions y kleved hoc’h eûz hé lavariou. Allégement, s. m. Soulagement, adoucissement. Skañvadur, m. Diboan, m. Habaskadur, m. Diskarg, m. Divec’h, m. Alléger, v, a. Décharger d’une partie d’un fardeau. Soulager dans le mal, dans la douleur. Skañvaat. Part, skañvéet. Diskarga. Vart. et. Divec’hia. Part, divechiel. Diboania. Part. diboanicl. Habaskaat. Part, habaskéet. Pourriez-vous m’alléger ? ha c’houi a helfé va skañvaat, va divec’hia’} Il faut faire quelque chose pour l’alléger, réd eo ober eunn dra-benndg évid hé ziboania.

    1. Allégir ##

Allégir, V. a. Diminuer de l’épaisseur du (Anme. Didévaat. Part, didévéet. Allégorie, s. f. Fiction dont l’artifice consiste à présenter à l’esprit un objet, de manière à lui en désigner un autre. Môjen, f. Pl. môjennou. Ce mot est du dialecte de Cornouaille. Anciennement dammek. H. V. Alléguer, v. a. Citer une autorité. Mettre en avant, avancer. Lavaroul. Part. et. Henvet ou hanvel. Part, hanvet. Lakaad araok. Je vous en alléguerai plusieurs, meûrahini a Jianvinn d’é-hoch. Qu’avez-vous à alléguer à ce sujet ? Pétrâ hoc’ h eûz-hu da lavarout war gémeñt-sél

    1. Allélcu ##

Allélcu, s. m. Petite plante ainsi nommée parce qu’elle fleurit vers le temps de Pâques. Bara-koukou, m.

    1. Aller ##

Aller, V. n. Se mouvoir, se transporter d’un lieu à un autre. Etre mu vers quelque endroit. Se mettre en mouvement pour faire quelque chose. Mont ou moñd ou monet. Part. iat ou et. Kerzout, et, par abus, kerzel. Part. kerzet. Je vais à Brest, da Vrest éz ann. Nous irons à cheval, war varc’h éz aimp. Il ne fait qu’aller et venir, né rd némét moñd ha dont. Allez plus vite, kerzitbuanoc’h. S’en aller, v. réfl. Partir, sortir d’un lieu. Sfoñl-kuit. Dilechi. Part. et. Tec’hout. Part. e<. Vous pouvez vous en aller, béz’ éhellil moñl-Acttif. Jenem’en irai point encore, na zilec’hinn kél c’hoaz. AWez-yoas-en, tec’hit on lec’hil alésé. Laisser aller, lâcher. Lcûskel. Part, loskel. Ne laissez pas aller le chien, na loskit kéd ar c’hi.

    1. Alleu ##

Alleu, s. m. Il n’a d’usage qu’avec le mot franc, franc alleu, et il se disait de tout fonds de terre, soit noble ou roturier, qui était exempt de tous droits seigneuriaux. Douar kuil, m.

    1. Alliage ##

Alliage, s. m. Union de plusieurs métaux ou demi-métaux par la fusion. Mélange de certaines denrées ou marchandises. Mesk, ni. Kemmesk, m. Kéjercch, m. (Vann.) Il y a beaucoup d’alliage, kalz a gemmesk a zô ébarz. Sans alliage, qui n’a point d’alliage. Digemmesk. Cet argent n’est point sans alliage, né kéd digemmesk ann arc’hant-zé.

    1. Alliance ##

Alliance, s. f. Union par mnriage. Union, mélange de plusieurs choses. Union, confédération qui se fait entre des états pour leurs intérêts communs. Nésted ou nésafided, m. Kévrédigez, f. Kemmesk, m. Unvaniez, f. Il y a de l’alliance entre eux, nésled ou nésañdeda zôélré-z-hô. L’alliance est rompue, torred eo ar gévrédigez.

    1. Alliance ##

Alliance, bague faite d’un fil d’or et d’un fil d’argent entrelacés. Bague d un seul métal qui est montée de deux pierres de différentes couleurs. Gwalen-eûred, f.

Faire alliance, s’allier, faire société, seconfédérer. Nésaat. Part, néséct. Ober nésafided. Ober kévrédigez. En em lakaal kévrct. En em unvani.

    1. Allié ##

Allié, adj. et s. m. Qui est joint à un autre par affinité. Qui est confédéré. Nés ou nez. Kdr nés ou dré nésañded. Néb en deûz gréât kévrédigez. Unvan ou urvan.

    1. Allier ##

Allier, V. a. Mêler, incorporer ensemble. Joindre par mariage. Meski. Part. et. Kemmeski. Part. et. Lakaat kévret. S’allier, v. réü. Se mêler. Se joindre par mariage. Se liguer, se confédérer. Enemveski. En em gemmeski. Nésaat. Ober nésañded. En em lakaat kévret. En em unvani. Allitération, s. f. Consonnancedemots. A’t'rtganez, f. Ce mot est du breton de Galles. H. V. Allocation, s. f. Action d’allouer. Talloudégez, {. Pl. Talloudégésou. H. V. Allocution, s. f. Harangue. Prézégeh, f. Pl. Prézégennou. H. V.

    1. Allodable ##

Allodable, adj. Qui sepeut allouer, accorder. A helleur aotréa ou rei.

    1. Allouer ##

Allouer, v. a. Approuver, passer une dépense employée dans un compte. Accorder. Rei. Part. rôel. Aotréa. Part, aolréel. Je ne puis pas vous allouer autant que cela, n’hellann két rei ou aotréa kémeñt-sé d’é-hoc’h. — Tallout. Part. et. H. V.

    1. Allumer ##

Allumer, v. a. Mettre le feu à quelque chose de combustible. Exciter. Énaoui. Part, e’naouft. En Trég., meoutñ. EnVann., inéouein. Enlaña. Part. et. Dougen da… Lakaad da zével. Digas. Part. et. * Elumi. Part. et. Allumez la chandelle, cnaouid ar goulou. Ils allumeront la guerre, lakaad a raiñd ar brézel da zével.

    1. Action ##

Action d’allumer. Énaouidigez, f. Allumette, s. f. Brin de bois ou de chanvre soufl’ré par les houis. Enaouiden, (. Pl. Enaonidennou. Ce mot n’est plus en usage que dans les montagnes d’Arrèz. * Eiumédézen, f. Pl. Elumédez. H. V.

    1. Allure ##

Allure, s. f. Démarche, façon de marcher. Il se dit de la manière dont un homme se conduit dans une affaire. Kamm ou Jiammed, m. Pl. kammnu ou kammedou, et, par abus, îîamvic’jou. Kerz ou kerzed, m. Tis, m. Doare, t. Pl. ou. Je l’ai reconnu à son allure, ciouc’h hé gammed ou diouc’h hé gerzed em eûz hé anavézet. Ce cheval n’a pas d’allure, armarclizé rien deùz kéd a diz. Ne connaissez-vous pas ses allures ? ha Jia anavézit-hu kéd hézoaréou ?

    1. Allusion ##

Allusion, s. f. Discours, expression par laquelle on faitseniir la convenance, le rapport que des choses ou des personnes ont l’une avec l’autre. Lavar, ger dré béhini é tiskouézeur ann hévélidigez, ann déréadégez azô ciré daou drà pé daou zén.

    1. Alluvion ##

Alluvion, s. m. Accroissement du sol par le dépôt latéral des eaux. Dour-ghtd, m. Pl. Dounou (Trcguier). En Galles : Doi/r-f/lwdiorf. H. V.

    1. Almanach ##

Almanach, s. m. Calendrier avec le cours des astres. Amzéroni, f. Pl. ou. H. V. Ai. oi, s. m. Titre des métaux, qualité d’une drogue, etc. Tahoudégez, f. De bon aloi. A dalvoudégez vad. De mauvais aloi. A wall-dalvoudégez. H. V.

    1. Alonge ##

Alonge, s. f. Pièce qu’on met à un habit, à un meuble pour l’alonger. Asloin, m. Pl. ou. Heñled, m. Pl. ou. Il faut mettre une alonge à la table, réd eo lakaad eunn astenn ouc’h ann daol. Mettez une alonge à cette jupe, likid eunn heñted ouc’h al lôsten-mañ.

    1. Allongement ##

Allongement, s. m. Augmentation de longueur ; ce qui est ajouté à la longueur de quelque chose. Il se dit aussi des lenteurs affectées et recherchées dans les affaires. Aslennadur, m. Gorrégez, f. Pl. om. Il cherche toujours des alongements, gorrégézou a glask bépéd.

    1. Alonger ##

Alonger, V. a. Faire qu’une chose soit ou paraisse plus longue, plus étendue. Faire durer davantage. Aslenna, et, par abus, aslenn. Part, aslennet. llirraal. Part, hirréel. Héda. Pari. cl. Vous ne l’avez pas assez alonge, né kéd aslenned awalc’h gan-é-hoc’h. Je voudrais alonger ]c lemiis, mé a gar ré hirraadann a»(zer. Alongez-le par terre, hédil-héñ war ann douar.

    1. Alors ##

Alors, adv. En ce temps-15. Neûzé. Enn amzer-zé. En Vannes, nézé. Alors il se tut, neûzé é lavaz. Alors il survint une grande famine, enn amzer-zé é clioarvézaz eunn naounogez vrdz.

    1. Alouette ##

Alouette, s. f. Petit oiseau. Alc7ioweder ou alc’houédez, m. Pl. éd. Entendez-vous le chant de l’alouette ? ha klevoud a rit-hu kdn ann alr’how’drr’f On dit aussi éc’houcderel éc’houédez, c’houéder cl c’houédez.

    1. Alouette ##

Alouette huppée, qu’on nomme autrement c(jch( :s. K ahellek, m. Pl. liabellégi. Kogennek, m. Pl. kogennéyi. Kodioc’kfXn. l*]. ed. (Vann.)

    1. Alouette ##

Alouette de mer. Chilpion, m. Pl. éd. Ai-oifiDiR, V. a. et n. Rendre ou devenir lourd, i’ounnéraal. Part. et. H. V.

    1. Aloyau ##

Aloyau, s. m. Pièce de bœuf coupée le long du dos. Kraoucn^-etin j{. Pl. kraouennou-be vin. Vous aurez un aloyau à voire souper, eur graouen-vevin ho pézù d’hô koan.

    1. Alph ##

Alph. bet, s. m. Recueil de toutes les lettres d’une langue, rangées selon Tordre établi dans cette langue. Daslum hall lizérennou eur iéz lékéad éreiz.-Digouégor, f. Pl. ien. (Catholicon.) En Galles, égouézor. Kroaz-Doué, f. PL kroaziou. H. V.

    1. Alphabétique ##

Alphabétique, adj. Qui est selon l’ordre de l’alphabet. /Servez ou diouc’hreiz al lizérennou. Alte. Voyez halte.

    1. Altérable ##

Altérable, adj. Qu^peut être altéré. A heli breina ou boula ou moud da goll.

    1. Altérant ##

Altérant, adj. Qui altère, qui cause de la soif. Sec’héduz. Cette viande n’est pas altérante, né kél secliéduz ar c’hik-zé.

    1. Altération ##

Altération, s. f. Changement dans l’état d’unechose. Changement de bien en mal. Émotion d’esprit. En parlant des monnaies, il signifie la falsification des monnaies, par l’excès de l’alliage. Gwastadurez, f. Breinadurez, f. Bouladurcz, f. Eemmesk, m.

    1. Altération ##

Altération, grande soif. Sec’hed brâz. Altercation, s. f. Débat, contention, contestation entre deux ou plusieurs personnes. Slrîfou slrîv, m. Krôz, m. Tabul, m. Il y a eu une forte altercation entre eux, eur slrif brâz a zô béd élré-z-hô.

    1. Altérer ##

Altérer, v. a. Changer l’état d’une chose. Changer de bien en mal. Troubler. En parlant des monnaies, les falsifier par un faux alliage. Gwasla. Part. et. Disléraat. Part, disléréef. Breina. Part. et. Eñkrézi. Part. et. Kemmeski. Part. et. Quoi que vous fassiez, n’altérez pas la marchandise, ^añd a réot, na waslit kél ou na zistérail kéd ar varc’hadourez. La chaleur altérera la viande, ar zec’hor a vreinô ar c’hik. Voilà ce qui l’a altéré, chélu pélrd endeûzhé eñkrézet. Cet argent est altéré, kemmesked eo ann archañl-zé.

    1. Altérer ##

Altérer, causer de la soif. Sechédi. Part. et. Balbein. Part, balbéel (Vann.) C’est la soupe qui m’a altéré, ar zoubeneo é deûzvasechédet. S’altérer, v. réfl. Changer de bien en mal. Se troubler. Disléraat. Part, disléréel. En em wasla. Breina. VâTt. et. En em eñkrézi. Qui altère, qui cause de la soif. Sec’héctuz. Qui est sujet à être altéré. Sechédlk. Balbézec’h (Vann.)

    1. Alternatif ##

Alternatif, adj. Il se dit proprement de deux choses qui agissent continuellement l’une après l’autre. Il se dit aussi de certains emplois qui sont exercés successivement par deux personnes. A réeur hép paouez ann eil goudé égilé. Alternative, s. f. L’option, le choix entre deux propositions, entre deux choses. J^Temm, dibad, dilenn élré daou drà.

    1. Alternativement ##

Alternativement, adv. Tour à tour et l’un après l’autre. Trô-é-irô. Péb eil trô. Péb eil gwéach.

    1. Alterner ##

Alterner, v. n. Faire une chose tour à tour entre deux personnes. Ober eunn dra péb eil trô élré daou zén.

    1. Altesse ##

Altesse, s. f. Titre d’honneur qu’on donne à certains princes, en parlant et en écrivant. Huelded ou uchelded, m.

    1. Altier ##

Altier, adj. Superbe, fier. Balc’h. Dichek. Huel ou ucfiel. Her. RoJc ou rog. J’ignore pourquoi il est devenu si altier, né ouzonnîcét pérâg eo deùet ker balc’h, ken lier.

    1. Alun ##

Alun, s. m. Autrement sulfate d’alumine. Sel neutre, d’un goût austère et astringent, et qui est une combinaison d’acide sulfurique et d’alumine. Alum, m.

    1. Aluner ##

Aluner, V. a. Tremper dans de l’eau d’alun. Alumi. Part. et.

    1. Alvéole ##

Alvéole, s. m. On appelle ainsi la petite cellule où chaque abeille se loge dans un rayon de miel. Il se dit aussi des trous où les dents sont placées. Petites cavités où sont placées certaines fleurs ou fruits, comme le gland, etc. Kc’ô ou keû, m. Pl. kéviou ou keûiou. Toullou ar gwénan enn eunn diren-goar. Toullou ann dent.

    1. Amabilité ##

Amabilité, s. f. Caractère d’une personne aimable. Habaskded, m. Hégaradded, m. C’houékder, m. Karañtélez f.

    1. Amadou ##

Amadou, s. m. Mèche faite avec une espèce de champignon, et qui s’embrase aisément. Tonn ou loñt, m.

    1. Amadouer ##

Amadouer, v. a. Flatter, caresser, pour attirer à soi. Likaoui. Part. Ukaouet. Touella. Part. et.

    1. Amaigrir ##

Amaigrir, v. a. Rendre maigre. Treûdi. Part. cf. Treùlaat. Vart. treùtéet. EnYannes, trélaal. Ce n’est pas cela qui vous amaigrira, né kéd ann dra-zé hô treûlai.

    1. Amaigrissement ##

Amaigrissement, s. m. L’état d’une personne qui passe de l’embonpoint à la maigreur. Treûtigez, f.

    1. Amalgame ##

Amalgame, s. f. Union d’un métal ou d’un demi-métal avec le mercure ou le vif- argent. Il se dit aussi de plusieurs autres mélanges. Kemmesk, m.

    1. Amalgamer ##

Amalgamer, v. a. Unir l’or l’argent, l’étain, etc., avec le mercure. Il se dit aussi de plusieurs autres mélanges. Kemmeski. Part. et. S’amalgamer, v. réfl. Se mélanger. En em ganmeski.

    1. Amande ##

Amande, s. f. Fruit de l’amandier. 4 iamarldez ou alamañtez, f. Kraouñ-chouék, m. Une seule amande, alamañdézen ou kraouenc’houék. Pl. alamañdes ou kraoun-c’houék. Amande, le dedans de tous les fruits à noyau. Askourn, m. A/t’on, m, si l’on parle de la parlie ligneuse, de l’enveloppe. Boéden, f., s’il est question du fruit du noyau, de l’intérieur qui peut se manger.

    1. Amandier ##

Amandier, s. m. Arbre qui porte les amandes. Gwézen-alamañdez, f. V. gœéz-alamandez. Gwézen kraoun-c’houék.

    1. Amant ##

Amant, s. m. Celui qui aime avec passion une personne d’un autre sexe. Orgéder^m. Pl. ien. Oriad, m. Pl. éd. Karañlez, f. Pl. éd. C’est l’amant de sa fille, orgeder ou karañlez hé ver c"" h eo.

    1. Amante ##

Amante, s. f. Celle qui aime avec passion une personne d’un autre sexe. Koañliz, f. Pl. éd. Karañlez, f. Pl. ed. Orgédérez, f. Pl. ed. Chiadez, f. Pl. ed. Je connais votre amante, hô koañliz, ou bien hô karafilez a anavézann. Amarre, s. f. En terme de marine, cordage servant à attacher un vaisseau, et aussi à attacher diverses choses dans un vaisseau. Stdg, m. Pl. ou. Ère, m. Pl. ere’ou.

    1. Amarrer ##

Amarrer, v. a. En terme de marine^ lier, attacher avec une amarre, avec un cordage. Staga. Part. et. Éréa. Part, éréet. Amas, s. m. Assemblagede plusieurs choses, soit d’une même nature, soit d’une nature différente. Il se dit quelquefois de l’assemblage, du concours de plusieurs personnes. Bern, m. Pl. iou. Krugel, f. PL kriigellou. Gracliel, f. Pl. grac’hellou. Kalzen, f. Pl. kalzennou. Kalzaden, f. Pl. kalzadennou. Daslum, m. Pl. ou. Daspuîi, m. Pl. ou. Grounn, f. Pl. ou. Uôgen, f. Pl. hôgennou. Iocli,(. Pl. eu (Vannes). SlroÙ ou slroUad, m. Pl. ou. Tes, m. Pl. eu (Vann.) Que ferez-vous de cet amas de pierres ? ]3e<rà a réot-hu gañd ar bern mein-zél il en a uu grand amas, eunn daslum ou eunn daspun brâz en dcûz anézhô. Us en ont fait un amas, eur stroll ou eur strollad hô dcûz gréad anézhô. Amasser, v. a. Faire amas, faire un amas, mettre ensemble. Assembler beaucoup de personnes. Berna, et plus ordinairement bernia. Part, bernel ou bernict. Krugella. Part. et. Grac’hella. Part. et. Kalza. Part. et. Das tumi, et, par abus, daslum. Part. et. Daspuñi, et, par abus, daspun. Part. et. Grounna. Part. et. lochein. Part, cl (Vannes). Slrolla. Part. et. Tesein. Part, et (Vannes). Us ont beaucoup amassé aujourd’hui, kalz hô deûz bernet on grac’helled hirio. Il n’a pas amassé beaucoup de biens, 7i’en deûz kéd daslumet kalz a vadou. On amasse des troupes de tous côtés, brézellidi a zastumeur ou a c’hrounneur a bép là. S’amasser, v. réfl. S’assembler, se rassembler, s’accumuler. Encmc’hrac’hella. En em zaslumi. Enemzaspuñi. En em c’hrounna. Sacha. Part. et. Chaga. Part. et. Il s’assembla là beaucoup de monde, kalz a dûd en emzaslumaz énâ. Les eaux se sont amassées, sac’/tef ou chaget eo ann doureier.

    1. Amatecr ##

Amatecr, s. m. Celui qui a beaucoup d’attachement, de goût pour quelque chose ; celui _ qui aime les beaux arts. Néb en deûz karañtez ou bldz évid eunn dra-bennâg. A gdr. Amazone, s. f. Femme d’un courage mâle et guerrier. Grék-kalounek, f. Grég-ozacli, f. Pl. gragez-ézec’h.

    1. Ambassade ##

Ambassade, s. f. La charge, l’emploi, la fonction d’un homme envoyé par un prince ou par un état souverain, à un autre prince ou état souverain. Message entre particulier. ICannadur, m. Leûridigez, f. Dilcûridigez, f. Envoyer en ambassade. Kannada. Part, et. Leûri. Part. et. Dilcûri. Part. et. Il a été en voyé en ambassade^ en Angleterre, kannadet oui dileûrec eo béd é Bro-Zaoz. Ambassadeur, s. m. Celui qui est envoyé en ambassade, avec le caractère de représentation. Toutes les personnes que l’on emploie ;i faire quelque message. Kannad, m. Pl. éd. Néb a gaseur é kannadur, é leûridigez.

    1. Ambiant ##

Ambiant, adj. Qui entoure, qui enveloppe. A drà. A stréb. A rà ann dr6. A zô war drô.

    1. Ambidextre ##

Ambidextre, adj. et s. m. Qui se sert également des deux mains. Néb a hell ober ou emhri’ga emin dra kerkouls gañd eunn dourn ével çand ég’dé.

    1. Ambigu ##

Ambigu, adj. Douteux, qui peut avoir double .< ;ens. Arvaruz. Dizanafou dianaf. Gôloel. Gu’idiluz. A ziou zrcmm. A ziou van. C’est une cliose bien ambiguë eunn dra arvaruz ou dizanafbrdz co. Ces paroles sont ambiguës, gwidiluz eo ar c’homsiou-zé.

    1. Ambicctté ##

Ambicctté, s. f. Défaut d’un discours équivoque et susceptible de divers sens. Dizanafdir ou dianafder, m.

    1. Ambigument ##

Ambigument, adv. D’une manière ambiguë, équivoque. Gañd dizanafder. Enn eunn doaré arvaruz ou gôlôel ou gwidiluz.

    1. Ambitieusement##

Ambitieusement, adv. Avec ambition. Gant c’hoafil da véca cr brasderiuu.

    1. Ambitieux##

Ambitieux, adj. et s. m. Néb a c’hoafitabéva er hrasderiou.

    1. Ambitio ##

Ambitio, s. f. Désir immodéré d’honneur, de gloire, d’élévation, de distinction. Choañt direiz da véva er brasderlou.

    1. Ambitionner ##

Ambitionner, v. a. Rechercher avec ardeur, avec empressement. C’hoanlaal, iouli gant frouden. Klaskout gafid hirrez. Amble, s. m. Allure d’un cheval entre le pas et le trot. Uinkané, m.

    1. Aller ##

Aller l’amble. Moñd d’ann hiñkané. Qui va l’amble, cheval qui va l’amble. Hiñkané, s. corara. Pl. hiñhanéed. Marc’h hinkané. Ambhe, s. m. Substance résineuse et inflammable. Goularz, m.

    1. Ambroisie ##

Ambroisie, s. f. C’était, selon la fable, la nourriture ordinaire des dieux. Boédha gwin onn douéed.

    1. Ambelant ##

Ambelant, adj. et s. m. Allant, marchant. À ia. A valé. lialéer. Pl. ien. Kantréer. V. ien. Réder. Pl. ien.

    1. Ame ##

Ame, s. f. Ce qui estle principe de la vie dans tous les êtres vivants. Conscience. Sentiment, courage. Personne, soit homme, femme ou enfant. Tout ce qui donne de l’activité, de l’expression, tout ce qui anime, tout ce qui est le principal mobile. Énc, m. Pl. énéou. En Trég., iné. tEn Vannes, inéañ ou iné. Kaloun, f. Dén ’, m. Nerz, m. 1/âme est immortelle, ann éné na varv ra’préd. Il ne manque pas d’âme, né kéd hép kaloun. Il y a trente mille âmes dans cette ville, Irégonl mU dena zô er géar-mañ. Il chante avec âme, gant nerz é kdn.

Sans âme, qui n’a point d’âme, de force, de courage. Diéncon diénaouel. Dinerz. Digaloun. Hendre l’âme, mourir. Mervel, et, par corruption, rnelver, l’un et l’autre pour marvi^ non usité. Part, mariel. En Trég., merouci. En Vannes, marouein. Tréménoul ou Iréméni, vif par abus, Irémen. Part. Iréménel. AMfei. ioiuTioN, 8. f. Action d’améliorer. Ce qu’on fait dans un fonds de terre ou dans une maison, pour les mettre en meilleur état et pour en augmenter le revenu. Gwellaen, f. AME

Pl. gwellaennou. Ils ne feront pas d’améliorations, na rai fil kéd a wellaennou. Améliorer, v. a. Rendre une chose meilleure. Il se dit principalement en parlant des réparations qu’on fait à un bâtiment, des augmentations qui se font à un héritage. Gwellaat. Part, gwelléet. Ober gwellaennou. Lor kaad da veza gwell. Lakaad da zalvézout mui. Ils ont bien amélioré cette terre, gwelléetmàd eo ann douar-hoñl gañt-hô.

    1. Amende ##

Amende, s. f. Peine pécuniaire imposée par la justice poursatisfaction et réparation de quelque faute. Gwanérez gañd arc haut, gréai gañd arvarnérlen, dazic’haouidigez eur gwaübenndg. — En Corn, gwir, va. V. gwirlou. H. V. Amendement, s. m. Changement en mieux. Il se dit aussi de l’engrais des terres. Modification apportée à une loi, etc., pour la rendre plus claire, plus précise. Gwellaen, f. Pl. gwellaennou. Teil, m. Gwellidigez,(. Amender, v. a. Rendre meilleur. Corriger. Améliorer, en parlant des terres. Gwellaat. Part, gwelléet. Ober gwellaennou. Lakaad da véza gwell. Gwana. Part. et. Teila. Part. et. Amender, v. n. Devenir en meilleur étaf. Baisser de prix. Gwellaat. Part, gwelléet. Doñd da well.

S’amender, v. réfl. Se corriger. En emwana. Disirei a zevri. Kuitaad hé wall vuez. Amener, v. a. Mener, faire venir au lieu où l’on est. Tirer à soi. Introduire. Mettre en usage. Bigas, par abus, pour digasa^ non usité. Part, digaset. Diréza ou déréza, et, par abus, direz. Part, dirézet. Diréa, et, par abus, diren. Part, diréet. Lakaad da zoñt. Lor kaad da réna ou da rén. Il faudra l’amener avec vous, réd é vézô hé zigas gan-é-hoch. Pourriez-vous amener ce tableau ? ha c’houi a helfé diréza ou diréa ann daolen-zél C’est elle qui a amené celte mode, hi eo é deûz digaset ou lékéad da zoñd ar c’hiz-zé. Aménité, s. f. Agrément, en parlant d’un lieu, d’une situation agréable, etc. On le dit aussi ligurcment pour douceur, affabilité. Dttdi, m. Hét, m. Kaerded, va. Kuñvélez, f. Hôgaradded, m. Vous ne connaissez pas l’aménité de ce lieu, nanavézit kéd ann dudi, ar cliaerdet eûz al léac’h-zé. Il m’a reçu avec beaucoup d’aménité, gant kalz a hégaradded en deûz va digéméret. Il nous parle toujours avec aménité, gant kuñvélez ékomzbéprédouz-omp. Amenuiser, v. a. Rendre plus menu, moins épais. Moanaat. Part, moanéel. Munudi. Part. et. Tanavaat ou tanaôaat. Part, tanavéet ou lanaôéet. Divoéda. Part. et.

    1. Amer ##

Amer, adj. Qui a une saveur rude et désagréable. C’houerô ou c’houerv. Cette plante est bien avaèrc, g wall c’houerô eo al louzaouen-zé. Rendre ou devenir amer. C’houervaat. VdxX. c’houervéet.

    1. Amèrement ##

Amèrement, adv. Avec amertume. Douloureusement. Il ne se dit qu’au figuré. Gañd c’houervder. Gañdeur glac’har vrâz. llpleura amèrement, gañd c’houervder ou gand em glac’har vrâz ou dourek é wélaz.

    1. Amertume ##

Amertume, s. f. La qualité, la saveur de ce qui est amer. Affliction, déplaisir, peine d’esprit. Chouervder, va. C houervenlez, î. Chouervôni, f. Glac har, f. Añken, f. Cette viande a de l’amertume, c’houerrder a zo gañd arc’hikmañ. J’ai le cœur plein d’amertume, leûn eo va c’haloun a c’ Mac’har.

    1. Ameublement ##

Ameublement, s. m. La quantité et l’assortiment des meubles nécessaires pourgarnirune chambre, un cabinet, etc. Arrébeûri, m. Pl. Votre ameublement sera cher, hoc’h arrébeûri a vézô kér.

    1. Ameublir ##

Ameublir, v. a. En terme de pratique, rendre meuble, rendre de nature mobiliaire. En agriculture et en parlant de la terre, la rendre plus légère, plus meuble^ plus facile à travailler. Lakaad é reiz ou é reñk ann arrébeûri, ann annczou. Skañvaad eunn douar. Lakaad eu^m douar da véza skañ ou éaz da zispacha. Ameülonner, V. a. Mettre en meule. Berna. Part. et. (Corn.) Grounna, (Léon.) loc’hein (Vannes.) H. V.

    1. Ameuter ##

Ameuter, v. a, Dispac’ha. Part. et. H. V. Ami, adj. et s. m. Celui avec qui on est lié d’une affection réciproque Mirionon miñoun, m. Pl. ed. Dans les écrits anciens, on emploie kàr pour signifier ami ; mais aujourd hui il ne signifie plus que parent. C’est mon grand ami, va minon bràzeo. rs’ous avons été amis detout temps, miñojied omb béd a béh amzer. Le chien est ami de l’homme, ar c’hi a zô minon d’ann dén.

    1. Amiable ##

Amiable, adj. Doux, gracieux. Chouék. Hégarad. Habask. Il m’a fait un accueil amiable, ennn digémer chouék ou hégarad en deûz gréad d’in.

    1. A ##

A l’amiable, par la voie de la douceur, sans procès. Gant cliouékder. Gañdhégaradded. É péoc’h. Ganlpéoc’h. Ével miñouned ou kércñt. A-c’hrâd-é-gràd.

    1. Amiablement ##

Amiablement, adv. D’une manière amiable. Gant cliouékder. Gañd hégaradded.

    1. Amical ##

Amical, adj. Qui part de l’amitié. A viñoun. A gèrent. A garañlez. Karantézuz. C’est un conseil amical, eunn ali a viiloun eo. Amicalement, adv. D’une manière amicale. Gañt karañlez. Gañl miñonach ou miñoni.

    1. Amidon ##

Amidon, s. m. Pâte de fleur de blé sèche. Flour a bleûd ar gwiniz. * Ampéz, f.

    1. Amie ##

Amie, s. f. Celle avec qui on est lié d’une affection réciproque. Il se dit encore pour signifier une maîtresse, une personne avec qui on est en commerce de galanterie. Miñonez ou miñounez, f. Pl. éd. Karañlez, f. Koañliz, f. Dans les écrits anciens on trouve karez employé pour signifier amie, mais aujourd’hui il ne signifie plus que parente. J’ai vu votre amie aujourd’hui, givéled em cûz hirlô hô miñonez ou hô karafitez ou hô koañliz. Amincir, v. a. Rendre plus mince. Tanavaal ou tanaôaat. Part, lanavéel ou lanaôécl. Je n’ai pas pu l’amincir, n’em eûzkét gallelhé danavaat.

    1. Amitié ##

Amitié, s. f. Affection que l’on a pour quelqu’un et qui d’ordinaire est mutuelle. Il se dit aussi de l’affection que les animaux ont pour les hommes. Plaisir. Au pluriel, caresses. paroles obligeantes, etc. Karañlez, f. Miñoniach ou miñouniach, f. Budi, m. Lid, m. Il a beaucoup d’amitié pour moi, kalz a garañtez en deûz évid-oun. Ce n’est pas par amitié qu’il a fait cela, né kéd dré viñoniach en deûz gréad ann drâ-zé. Faites-moi l’amitié de venir dîner avec moi, grid anndudi d’in da zoñd da leina gan-éñ. Elle m’a fait mille amitiés, Aaiz a lid ou a lidou é deûz gréad d’in. Témoignage d’amitié. Lid ou lit, va. Pl. ou. Amnios, s. m. Enveloppe du fœtus. Erocliéncn ou liénen-gik a zô war-drô da eur bugel é kôv hé vamm, f.

    1. Amnistie ##

Amnistie, s. f. Pardon accordé par le souvi ?rain aux rebelles et aux déserteurs. Diskarg ou gwalc’h roet gañd ar roué e’vid ou eûz ann drouk tréménel.

    1. Amoindrir ##

Amoindrir, v. a. et n. Diminuer, rendre moindre. Devenir moindre. Bianaal ou bihanaat. Part, bianéel ou bihanéet. Disléraal. Part, disléréet. Koaza. Part. et. Amoindrissement, s. m. Diminution. Biander, m. Dislervez, f. Koazérez, m.

    1. Amollir ##

Amollir, v. a. Rendre mou et maniable. Rendre mou et efféminé. Boukaat. Part, boukéet. Gwakaat. Part, gwakéet. Bloda. Part. bUdet. Ténéraat. Part, ténéréet. La chaleur amollit la cire, ann domder a vouka ou a waka ar c’hoar. Cela amollit l’homme, ann dra-zé a vlôd ou a waka ann dén. S’amollir, v. réfl. Devcnirmou.. B ?oda. Part. et.

    1. Amollissement ##

Amollissement, s. m. Action d’amollir. Boukadur, va. G waka dur, m. Blodadur, m. Amoncellement, s. m. Action d’amonceler, d’entasser. Bernadur, m. Grounnadur, m. Krugelladur, m.

    1. Amonceler ##

Amonceler, V. a. Entasser, mettre plusieurs choses en un monceau. Berna, et, plus ordinaire, bernia. Part, bernet ou berniet. Krugella. Part. et. Gracliella. Part. et. Kalza. Part. et. Grounna. Part. et. loc’hein. Part, et (Vannes). Tesein. Part, et (Vannes). Il faut amonceler le blé, réd eo bernia ou grounna ann éd.

    1. Amorce ##

Amorce, s. f. Appât pour prendre des pois-Tout ce qui attire

en flattant les sens

sons, des oiseaux, etc.

    1. agréablement ##

agréablement la volonté

ou l’esprit. Boéd ou bouéd, m. I’askadur, va. Krampincl, f. Likaouérez, m. Borodérez, m’ Avez- vous préparé de l’amorce pour aller pêcher ?

hag aozed hoc’h eûz-hu boéd ou paskadur 

évil moñd da beskélal Plusieurs se laissent prendre à cette amorce, meûr a hini a véz paket gañd ar grampinel-zé. Amorcer, v. a. Garnir d’amorce. Attirer avec de l’amorce. Attirer par des choses qui flattent l’esprit ou les sens. Boéla. Part. et. Faska. Part. et. Likaoui. Part, likaouet. Borodi. Part. et. Touella. Part. et. Amortir, v. a. Rendre moins ardent, moins acre, moins violent. Faire perdre de la force. Éteindre. Calmer. Didana ou dislana. Part. et. Lémel ann nerz. Mouga. Part. et. llabaskaal. Part, habaskéet. Stoulaat. Part, siouléet. Coci sera bon pour amortir la plaie, anndrâmiñ a vi’zô mdd évid didana ar gouli. Ses vêtements amortirent le coup, hc zUad a lamaz nnn nerz eùz ann (aol. Cela amortit les feux de la jeunesse, ann drd-zé a voug ann Idn eùz ar iaouankiz. Voilà ce qui amortira ses passions, chétu pétrd a habaskxi lié zrougioulou.

S’amortir, v. rcfl. S’éteindre. Se calmer. Se dissiper. Monga. Part. et. Ilabaskaal. Part. hahaskéel. Sioulaal. Part. sioiUéet. Dismania. Part. et.

    1. Amortissement ##

Amortissement, s. m. Extinction. Action (l’éteindre, de calmer. Rachat, extinction d’une pension, d’une rente. Mougadur, m. Uabaskadur, m. Siouladur, m. Distol, m. — Disiannadur, m. La caisse d’amortissement. Arch-ann-distannadur, f. Pl. Irc’hicr. H. Y. Amour, s. m. Sentiment par lequel le cœur se porte vers ce qui lui paraît aimable, et en fait l’objet de ses affections et de ses désirs. Passion d’un homme pour une femme, etc. Karaule :, f. Kalouniez, f. Miñoniach on miñouniach, f. L’amour de Dieu pour nous est grand, brâz eo karantez Doué évid-omp. L’amour dos hommes pour Dieu est petit, 6i7mn eo karantez ann dénévid Doué. L’amour de la vérité, karantez évid ar ivirionez. Il y a de l’amour entre eux, minoniach a zô étré-z-hô.

    1. Amour ##

Amour ardent et passionné. Orged, m. Oriadez, f. Kilori, m. C’est l’amour qui l’a rend malade, kldñ eo gafid ann orged.

Faire l’amour, faire la cour. Obérai léz. Amourette, s. f. Amour de pur amusement et sans grande passion. Minoniach ou miñouniach, f. Orgédik, m. Oriadézik, f. Il m’a raconté ses amourettes, hé viñoniachou ou hé orgédouigou en deûz danécelled d’in. Amodeelsement, adv. Avec amour. Gant karantez. Gañd orged.

. A. MocRECx, adj. et s. m. Qui aime d’amour. Enclin à aimer d’amour. Qui marque de l’amour. Qui a une grande passion pour quelque chose. Amant. Karadek. Karañtek. Orgedcr. Vl. ien. Oriad. Pl. éd. Karantez. Je ne suis pas amoureux de cela, n’ounn két karadek eûz agémeñt-sé. Je l’ai vue avec son amoureux, gañd hé garañlez cm eûz hé gwélet. Il y avait beaucoup d’amoureux autour d’elle, /{ :a/2 orr/éderien a ioa tcar hé zrô. Etre amoureux avec passion. Orgédi. Part. et. Oriadi. Part. et.

    1. AMOUR ##

AMOUR-PROPRE, s. m. Amour exelusif de soi. h’arantez dirciz évit han hé-unan. On dit aussi par syncope, karañlez-hé-unan, f. H. ’V. Amovible, adj. Qui peut être ôté d’un poste, qui peut être destitué. On dit aussi poste, place amovible. A lielleur da lémel cr-méaz a a garg. Kemmuz. Eùz abéhinié helleur lémel. Amphibie, adj. et s. m. Animal qui vit sur la terre et dans l’eau. A vév war zouar hag enn dour.

    1. AMpnrnoLOGiE ##

AMpnrnoLOGiE, s. f. Discours ambigu qui peut recevoir deux sens différents, même AMP

contraires. Lavar arvaruz ou dizanaf ou gvoidiluz.

    1. Amphibologiqce ##

Amphibologiqce, adj. Ambigu, obscur, ayant double sens. Arvaruz. Dizanafon dianaf. Gôlôet. Gwidiluz.

    1. Amphibologiquemest ##

Amphibologiquemest, adv. D’une manière amphibologique. Gafid dizanafder. Enn eunn doaré arvaruz ou gùlôct ou gwidiluz. Amphïgouri, s. m. Discours dont les mots ne présentent que des idées sans ordre et n’ont aucun sens déterminé. Lavar dirciz ou hép reiz.

    1. Amphigourique ##

Amphigourique, adj. Obscur, qui ne présente aucun sens déterminé. Qui est sans ordre. Dizanaf. Gwidiluz. Arvaruz. Dirciz. Amphithé. vtre, s m. Vaste enceinte ronde avec des gradins. Kelc’henva, m. Pl. ou. H. V. Amphore, s. m. Vase antique à anses où l’ou mettait le vin. Ficher, m. Pl. nichériou. H V.

    1. Ample ##

Ample, adj. Qui est étendu en longueur et en largeur au-delà de la mesure la plus ordinaire, la plus commune de chaque chose. Échon ou héc’hon. Larg. Frank. Hir ha lédan. Founnuz. Votre jupe n’est pas assez ample, né kéd éc’hon awalc’h hô lôsten. Il y a ample matière, cZanrej/bu« ?i«r ou awalc’h a zô. Amplement, adv. D’une manière ample. Gañd éc’honder. Gant founder.

    1. Ampleur ##

Ampleur, s. f. Étendue de ce qui est ample. Il ne se dit guère qu’en parlant d’habits et de meubles. Éc’honder ou héchonder^ m. Frañkiz, f.

    1. Ampliatif ##

Ampliatif, adj. Qui augmente, qui ajoute. A gresk. A c’houez. A aslenn.

    1. Amplificateur ##

Amplificateur, s. m. Celui qui amplifie. Il ne se dit qu’en mauvaise part. Kresker, m. Pl. ien. C’houézer, m. Pl. ien. Astenner, m. Pl. ien. Muier, m. Pl. ien.

    1. Amplification ##

Amplification, s. f. Discours par lequel on étend le sujet qu’on traite. Exagération dans un récit. Krcskadurez, f. C’houézérez, f. Astennadur, m. Muiédigez, f.

    1. Amplifies ##

Amplifies, v. a. Étendre, augmenter par le discours. Kreski, et, plus habituellement, kriski. Part, kresket. Chouéza. Part. et. Astenna, et, par abus, astenn. Part. et. Muia. Part. muiet. Il ne peut pas parler sans amplifier les choses, na hell két komza hép kriski ou c’houéza ou muia ann traou.

    1. Ampoule ##

Ampoule, s. f. Petite cnûure qui se fait sur la peau et qui est pleine d’eau. Bulle pleine d’air qui se forme sur l’eau. Klôgôren, f. Pl. klôgôrennou. C’houézégel ou c’houézigel, f. Pl. c’houézégellou. C’houézigen, f. Pl. c’houézigennou. Bourbounen, f. Pl. bourbounennou. Burbuen, f. Pl. burbuennou. Lagaden, f. Pl. lagadennou. Porbolen, f. Pl. porbolennou. Hugéolen ou ugéolen, f. Pl. hugéolenneu (Vannes). Mes mains sont pleines d’ampoules, gôlôed eo va daouarn a glôgôrennou ou a c’houézigennou ou a vourbounennou. Il se forme des ampoules sur l’eau, burbuennou ou lagadennou a zdv war ann dour.

Se former en ampoules. Se couvrir d’ampoules. Klôgorenna. Part. et. Chouézégellaon c’houézigella. Part. et. Choue’z}genna. Part. et. Bourhounenna. Part. et. Burluenna. Part. et. Laga(lc7ina. V3iT. et. Porlolenna. Part. et. Votre brûlure se formera en ampoules, klôgôrenna a rai ho kouU. Mon pied s’est couvert d’ampoules, cliouézigenncl eo vazroad. L’eau se couvre d’ampoules, lagadenna, hurhuenna a râ ann dour.

    1. Ampoulé ##

Ampoulé, adj. Enflé, boursouflé. Il ne se dit guère qu’au figuré et seulement en parlant de prose ou de vers. C’houczet. Kreskel. Mvîet. Ce discours est bien ampoulé, gwall c’houézed eo al lavar-zé.

    1. Amputation ##

Amputation, s. f. Retranchement en coupant. Troue hadur, m. Slejadur, m.

    1. Amputer ##

Amputer, V. a. Retrancher en coupant. Troue ha. Part. et. Sheja. Part. et. On lui a amputé une jambe, eur gar a zô bel trouc^hed d’ézhan.

    1. Amulette ##

Amulette, s. f. Figures, caractères, etc., portatifs, auxquels on attache une vertu superstitieuse. Touelladen, f. Pl. Touelladennoîi. H. V.

    1. Amusant ##

Amusant, adj. Qui amuse agréablement, qui divertit. Diverruz. Dizoaniuz. Diduelluz. Dvdius. Ce que vous lisez là est fort’amusant, diverruz bràz eo ar péz a lennid azé. Amusement, s. m. Ce qui amuse, ce qui sert à amuser. D iv erra dur, m. Dizoan, f. Diduelff. Pl. diduellou. Divuz, m. Pl. ou. Ebat, m. Pl. ou. Budi, m. Pl. ou. Choari, m. Pl. oi/. Trémen-amzer, m. C’est un grand amusement pour moi, eu7m diverraditr, eunn divuz bràz eo cvid-oun. Voilà tout son amusement, chélu énô hé holl drémen-amzer. Amusement frivole. Choariel, f. Pl. e’hoariellou.

    1. AuusEB ##

AuusEB, v. a. Divertir par des choses agréables et amusantes. Diduella. Part. et. Divuza, et, par abus, divuz. Part. et. Faites tout ce ^ue vous pourrez pour l’amuser, grit Jîémeñt ha mahellot évid hé ziduella, hé zivuza. Amuser. Arrêter inutilement, faire perdre le temps. Daléa. Part, daléet. Lakaad da goJi ann amzer. Ne m’amusez pas, »m zaléil Icéd ac’hanoun, nam likil kéd da goll va-amzer. Amuser. Repaître de vaines espérances, tromper par de fausses promesses. Toue/io. Part. et. Saouzani. Part. et. Vous m’avez amusé trop longtemps, rébcU amzer hoc’h eûzva zouellet. S’amuser, v. réfl. S’occuper par simple divertissement et pour ne pas s’ennuyer. Passer son temps, s’occuper de bagatelles. Braga, et, par abus, bradai. Part. et. Ébala. Vsri. el. Farlota. Part. et. Choari. Part, c’hoariet. Diverraad ann amzer. Ils sont allés s’amuser, da ébata iftd cal. Il faut s’amuser, réd eo diverraad ann amzer.

    1. Amygdale ##

Amygdale, s. f. Glandes en forme d’amande qui sont aux deux côtés de la gorge sous la luette. Mézennou ar gouzouk, f. Pl. mézennou grisien ann léod, f.

Les tumeurs qui se forment autour de la luette, lorsque les amygdales sont échauffées. ANA

t

Gôroit, m. Pl. Il a les amygdales enflées échauffées, ar gercu a zô ganl-hen. An, s. m. Le temps que le soleil met à parcourir le zodiaque, cl qui est composé de douze mois. Bloaz, m. PL llcasiou. En Cornouaille, bloa ; en Tréguicr, bla. Blizen, f. En Vannes, bloc. J’ai demeuré là pendant un an, a héd eur bloaz ounn ehoumed énô. Douze ans accomplis, daouzék vloaz krenn. Il a vécu cent ans, béved en deûz koñt vloaz. Aujourd’hui ou d’aujourd’hui en un an, enn deiz-ma penn-blizen. Le jour de l’an, ann dciz kcñla eûz ar bloaz. Par an, pépploaz ou péb bloaz.

Qui est âgé d’un an. Bloasiad, m. Pl. lloazidi.

    1. Anabaptistes ##

Anabaptistes, s. m. Sectaires qui ne baptisent qu’à l’âge de raison, l’ûd énep ar vadisiant a-viha7iik. H. V.

    1. Anacdobète ##

Anacdobète, s. m. Homme qui vit seul dans un désert. Léan, m. Pl. éd. H. V. Anachronisme, s. m. Erreur de date ; faute contre la chronologie. Fazi-amzer, m. Pl. faziou. H. V.

    1. Analogie ##

Analogie, s. f. Rapport, proportion. Tlévélédigez ou hévétébédigez, f. Déréadégez, f. Je vois cela par analogie, dré hévélédigez ou hévélébédigez é wélann ann drà-zé. Analogique, adj. Qui a de l’analogie, du rapport. Hével ou hévélep. Déréad. Analogue, adj. Qui a de l’analogie avec une autre chose. Hével ou liécclep. Analyse, s. f. Réduction d’un tout dans ses parties. Asrann, m. Pl. ou. H. V. Analyser, v. a. Asranna. Vuïi. et. H. V. Anarchie, s. f. Etat sans chef etsans aucune forme de gouvernement. Stâd, rouanlélez hép penn, hep rciz é-béd.

    1. Anathématiser ##

Anathématiser, V. a. Frapper d’analhème, excommunier. Anaouca. Part. Anaouéet. Ils l’ont anathématîsé, anaouéed eo bét gafU-hô. Anathème, s. m. Excommunication, retranchement de la communion de l’Eglise. Anaoué, m. On a lancé l’analhème contre lui, douged eo ann anaoué enn hé énep. Anatomie, s, f. Dissection du corps ou de quelque partie du corps animal. Dispennadur ar chorf, m.

    1. Ancêtres ##

Ancêtres, s. m. Pl. Les aïeux, ceux de qui on descend. Ceux qui nous ont devancés, encore que nous ne soyons pas de leur race. Gour-dadou, m. Pl. Tadou-kôz, m. Pl. Cela nous vient de nos ancêtres, eûz hon gour-dadou é leû ann drà-zé.

    1. Anche ##

Anche, s. f. Petit bec plat de roseaux amincis ou de métal, par le qiicl on souflle en certains instruments à vent. Ilcñchen, f. Pl.//c ?7chennou. H. V.

    1. Anchois ##

Anchois, s. m. Petit poisson de mer. Glizik, m. Un seul anchois, glizigen, f. Pl. glizigennedoxx gliziged, ou simplement glizik. Ancien, adj. Qui est depuis longtemps. Kôz En Vannes, kôc’h. lien. C’était ici l’ancienne ville, amañédô ar ger gôz. C’est une ancienne coutume, eur c’hiz kôz eo. Les anciens l’ont I dit, ar ré gôz hô deùz hé lavarel.

    1. Anciennement ##

Anciennement, adv. Autrefois, dans les siècles passés. Gwéach-all ou gwechall. En Vannes, gicéc’h-arall. Trôall. Enn amzer gôz. Anciennement, il y avait ici une porte, gwéach-all ou enn amzer gôz é oa eunn ôr aman.

    1. Ancienneté ##

Ancienneté, s. f. Antiquité. Qualité d’une chose ancienne. Priorité de réception dans une compagnie. Amzer-gôz, f. Amzer-dréménel, f. Amzer-bét, f. Ilénañded, va. Ou voyait cela dans l’ancienneté, enn amzer-gôz, etin amzerbét c wélel kémeñt-sé. L’ancienneté règle les rangs, dionc’h ann hénañded éz a ar reiz ou «r reñk.

De toute ancienneté, a héb amzer. A vépréd. A viskoaz.

    1. Ancolie ##

Ancolie, s. f. Gant Notre-Dame ou digitale, plante. Drulu ou burlu, m.

    1. Ancrage ##

Ancrage s. m. Lieu propre et commode pour ancrer. Héôrez, et, par abus, héôrach, f. L’ancrage n’est pas bon ici, nékéi màdann hcôrez aman.

    1. Ancre ##

Ancre, s. f. Grosse pièce de fer qu’on jette au fond de l’eau pour arrêter et pour fixer les vaisseaux. Héàr ou e’or, m. Pl. iou. En Vannes, ior ou iour. On va lever l’ancre, moñd a réeitr du zével ann héàr.

Jeter l’ancre, ancrer, mouiller. Héâri ou heôria. Part, hcôrel ou héôriel. Taoli ou ledrel ann hcor.

    1. Ancrer ##

Ancrer, v. n. Jeter l’ancre, mouiller. S’établir, s’affermir dans quelque emploi. Héôri ou héôria. Part, héôret ou héôriel. Taoli ou leûrel ann héôr. Nous ferions bien d’ancrer ici, màd é té d’é-omp héôri aman.

    1. Andain ##

Andain, s. m. L’étendue qu’un faucheur peut faucher à chaque pas qu’il avance. Ann héd a hell Irouc’ha eur falc’her da bép kammed a rà.

    1. Andouille ##

Andouille, s. f. Boyau de porc rempli, farci d’autres boyaux ou de la chair du même animal. Andul, m. Une seule andouille, añdulen, f. Pl. añdulennou ou simplement andul.

    1. Androgyne ##

Androgyne, s. m. Hermaphrodite, qui réunit les deux sexes. Dén a zaou ou a ziou reis, m. Gwazmaouez, m.

    1. Androtomie ##

Androtomie, s. f. Dissection du corps humain. Vispennadur korfann dén, m.

    1. Ane ##

Ane, s. m. Bête de somme qui a de longues oreilles. Il se dit figurément d’un esprit lourd cl grossier, d’un ignorant qui ne sait point les choses qu’il doit savoir. Azen, m. Pl. azéned ou ézen. On ne voit pas d’ânes dans les pays <iu nord, na wéleur kéd a azéned ou a ézené hrôiou ann hañler-nôz. Vous ne serez jamais qu’un âne, na viol biktnn néméd eunn azen.

Le cri d’un âne. Breûgérez, m. Ilinnôd, m.

    1. Anéantir ##

Anéantir, v. a. Réduire au néant. Par exagération, détruire absolument. Kas-da-gél. Ka<i-da-nélrd. Vous ne pourrez jamais l’anéantir, bikenn na hellol hé gas-da-gél^ oa da nélrd.

S’anéantir, v. réfl. Se dissiper, devenirpresqucàrien. S’humilier, reconnaître sou néant. Afofid da yéi. Moud da nélrd- En em izélaal.

En em zisléraal. Avant peu cette fortune s’anéantira, ar madou-zé a iélô da gél ou da nélrd abarz némeùr. Anéantissez-vous devant Dieu, en em izétaid diràk Doué.

    1. Anéantissement ##

Anéantissement, s. m. Réduction au néant. Renversement, destruction. Humilité, abaissement. Ar c’has da gél, m. Diskar, m. Gwasladur, m. Izelded ou izelder, m.

    1. Anecdote ##

Anecdote, s. f. Particularité secrète. Événement historique qui avait été omis ou supprimé par les historiens précédents. Trô-guzet, f. Darvoud-kuzel, m. Racontez-nous quelque anecdote, danéveliU d’é-omp eunn drô-guzetbennàg.

    1. Anée ##

Anée, s. f. La charge d’un âne. Sammeunn azen, m.

    1. Anémone ##

Anémone, s. f. Fleur printannière. Liskrab, m.

    1. Anerie ##

Anerie, s. f. Grande ignorance de ce qu’on devrait savoir. Faute causée par cette ignorance. Azennérez, m. Louadérez, m.

    1. Anesse ##

Anesse, s. f. La femelle d’un âne. Azénez, f. Pl. éd. Il prend du lait d’ânesse, léaz azénez a gémer.

    1. Anfractueux ##

Anfractueux, adj. Plein de détours et d’inégalités. Digompez ha leûn a zislroiou. Le chemin d’ici là est anfractueux, ann heñt ac’hann di a zô digompez ha leûn a zislroiou.

    1. Anfractuosité ##

Anfractuosité, s. f. Détours et inégalités. Dislrôiou ha douar digompez.

    1. Ange ##

Ange, s. m. Créature purement spirituelle et intellectuelle. Personne extraordinairement pieuse. Éal ou el, m. Pl. élez ou éled. L’ange gardien, ann éal mÂd, ann éal mirer. Les anges du ciel, les bons anges, ann élezgwenn, annélezmdd. Les mauvais anges, les démons, ann élez dû, ar gwall élez.

    1. Ange ##

Ange. Sorte de poisson de mer. Morzén, m. Pl. morzenned, et, suivant d’autres, morzwd. Loérek, m. Pl. loéréged (Vannes).

    1. Angélique ##

Angélique, adj. Qui appartient à l’ange, qui est propre à l’ange. Élek. A zalc^h eûz ann élez. Éveld’ann élez. A élez. Êliez.

    1. Angélique ##

Angélique. Plante. Ta/Wd, m. Un seul pied d’angélique, talboden, f. Pl. lalbodennou, ou simplement lalbod.

    1. Angine ##

Angine, s. f. Esquinancie, maladie qui fait enûer la gorge. Droug-gouzouk, m. Angiotomie, s. f. Dissection des vaisseaux. Dispennadur ar gwazied, m. Anglais, adj. et s. m. Qui est né en Angleterre. Qui appartient aux Anglais. Saoz, m. Pl. Saozon.

    1. Anglais ##

Anglais. La langue anglaise. Saoznek, m. Parler anglais, parler l’anglais. Saoznéga. Part. et.

    1. Angle ##

Angle, s. m. Rencontre de deux lignes qui se coupent. Espace compris entre ces deux lignes. Coin. A’orn, m. Pl. ououiou. A’on, m. Pl. ou. Añk, m. Pl. ou. A l’angle de deux chemins, é knrn ou e koñ daou hent.

    1. Angleterre ##

Angleterre, s. f. Le pays habité par les Anglais. Brô-Zaoz, f. Il vient d’Angleterre, eûz a Vrô-Zaoz é teù.

    1. Angoisse ##

Angoisse, s. f. Grande affliction d’esprit. Transe. Transe. Gwaskaden, f. _P1. gwaskadennou. Mac h, m. Mouslr, m. Añken, f. Gloazou, f. Pl. Je Tai trouvé dans les angoisses, er gloazou em eûz hé gavet.

    1. Anguille ##

Anguille, s. f. Poisson d’eau douce et de mer. Sili, m. Une seule anguille, silien, f. Pl. Siliou ou siliennou ou silienned, ou simplement siii. Il m’a envoyé des anguilles salées, sili ou siliou sali en deûz kased d’in.

    1. Anguille ##

Anguille de mer. Sili-môr, m. Labislr, m.

Petites anguilles de mer naissantes, de la grosseur d’un ver de terre, qui fourmillent au conQuent des rivières qui entrent dans la mer. Sllaoñ, m.

    1. Autre ##

Autre espèce de petite anguille. Keûruz, m. Une seule de ces anguilles, Keûruzen, f. Pl. keûruzennou ou keûruzetmed, ou simplement keûruz.

Pécher des anguilles. SiUaoua. Part, siliaouct.

Pêcher de petites anguilles. iTeûnira. Part. e<. Angulaire, adj. Qui a un ou plusieurs angles. Kornek. Koñck.

    1. Anguleux ##

Anguleux, adj. Dont la surface a plusieurs angles. Kornek. Koñek.

    1. Anicroche ##

Anicroche, s. f. Difficulté, embarras. Rcûsll, m. Pl. ou. Sparl, m. Pl. ou. Il a rencontré plus d’une anicroche, meûr a reûstl en deûz kavet.

    1. Anier ##

Anier, s. m. Celui qui conduit un âne. Azéner, m. Pl. ien. ISébarénazéned.

    1. Animadversion ##

Animadversion^ s. f. Correction en paroles seulement. Censure. Tamall, m. Rébech, m. Il s’est attiré Tanimadversion des juges, tamall ar varnerien en deûz lenned war hé benn.

    1. Animal ##

Animal, s. m. Etre composé d’un corps organisé et d’une âme au moyen de laquelle il sent et se meut volontairement. On appelle par mépris animal, une personne stupide et grossière. 4«ei’a/, m. Pl. ed. Locn, m. Vl. éd. MU, m. Pl. éd. L’homme est un animal raisonnable, eunn anéval skiañlel eo ann dén. Les animaux domestiques, ann anécaled don, al héned don.

    1. Animalcule ##

Animalcule s. m. Petit animal qu’on ne peut voir qu’à l’aide du microscope. Anévalik, m. Pl. ancvalédigou. Loénik, m. Pl. loénédigou. Animation, s. f. Il se dit du moment où l’âme est supposée s’unir au corps. Énaouidigez, f. Buégez ou buhégez, f. Animer, v. a. Mettre l’âme, le principe de la vie dans un corps organise. Encourager, exciter, irriter, mettre en colère. Donner de la sensibilité et du mouvement. Donner de la force, rendre plus vif. Énaoui. Part, énaouel. En Tréguier, inéouiñ. En Vannes, inéoucin. Rei ar vuez. Kalounékaat. Part, kalounékcet. Brouda. Part. et. Keñlraoui. Part, keñlraouet. Heshina. Part. et. Aliza. Part. et. Lakaad da vuanékaat. Rei ar fiTiv, ar cliéflusk. Nerza. Part. et. Qui pourrait animer un corps ? piou a helfé énaoui eur c’horf ? Il n’est pas nécessaire de l’animer, né kél réd hé galounékaal. Il faudra l’animer, réd é véz6 hé gcñlraoui. Voilà ce qui Ta animé, chélu pél>rd en deûz ANN


hé lékéad da vuanékaat. Cela animera votre discours, ann drâ-zé a nerzo hâ lavar. S’animer, v. réû. S’encourager, prendre courage, s’évertuer. S’emporter, se mettre en fureur. Kalounékaat. Part, kalounékéet. En em nerza. Téaraat. Part, léaréel. Tana. Part. et. Koiinnari. Part. et.

    1. Animosité ##

Animosité, s. f. Mouvement de haine. Kàs, m. Drouk, m. Drougiez, î. Tanijen, f. Terijen, f. Kounnar, f. Il a de l’animosité contre moi, kds ou droug en deûz ouz-in. Annal, adj. Qui ne dure ou qui n’est valable que pendant un an. Na bddpén’eo mâd néméd é-pâd eur bloaz.

    1. Annales ##

Annales, s. f. Pl. Histoire qui rapporte les événements année par année. Gwerséen dré béhini é tisklerieur ann darvoudou, ou ar péz a zâ choarvézet, diouch ar reiz eûz or bloasiou. Levr-bloasiek, m. Pl. levriou-bloasiek.

— Brud, f. H. V.

    1. Annate ##

Annate, s. f. Droit que l’on payait au pape pour les bulles des évêchés et des abbayes, et qui consistait dans le revenu d’une année. Gwir eur bloavez eûz a levé ann eskopliou a baéed gwéchall d’ar pâb.

    1. Anneau ##

Anneau, s. m. Cercle qui est fait d’une matière dure et qui sert à attacher quelque chose. Bague. Boucles qui se font par la frisure des cheveux. Lagaden, f. Pl. lagadennou. Gwalen, f. Pl. gwalennou ou g waliñer. (C’est l’anneau uni et sans chaton.) Bizou, m. Pl. 6»ze’ier. (C’est l’anneau avec chaton.) Rodel-vléô, f. Attachez votre cheval à l’anneau qui est à côté de la porte, stagid hô marc h oud al lagaden a z6 é-kichen annôr. C’est mon anneau de noce, va gwalen eûreûd eo. J’ai baisé l’anneau de l’évêque, poked em eûz da vizou ann eskop.

    1. Année ##

Année, s. f. Le temps que le soleil emploie à parcourir les douze signes du zodiaque, et qui est de douze mois. Bloavez ou blavez, m. Pl. bloavésiou ou blavésiou. En Vannes, blaiad. Bloaz, m. Léné, m. Blizen ou Uzen. Je vous souhaite une bonne année, bloavez mâd d’e'-/ioc7t. D’année en année, a vloavez-é-bloavez. Chaque année, péb bloaz, péb bloavez, péb blizen. Cette année, l’année où l’on est, hévléné ou évléné ou héléné. L’année passée, warléné. — L’année prochaine, da vloaz. H. V.

    1. Anneler ##

Anneler, v. a. Il n’a guère d’usage qu’en parlant des cheveux qu’on frise et qu’on tourne en boucles. Rodella. Part. et. Annelet, s. m. Petit anneau. Lagadennik, f. Pl. lagadennouigou. Gwalennik, f. PI, gwalennouigou ou gwalinerigou.

    1. Annelure ##

Annelure, s. f. Frisure des cheveux par anneaux, Rodellérez ou rodelladur, m. Annexe, s. f. Ce qui est uni à quelque autre bien. Eglise où l’on fait les fonctions paroissiales, qui relève d’une cure. On dit aujourd’hui succursale. Ar péz a zâ slàg ouc’h madou ail. TréfoM trév ou Iréô, f. Pl. Iréfiou ou iréviou ou Irévou. Hors de Léon, tré. Annexer, V. a. Joindre, unir, attacher, en parlant d’une terre, d’un droit, etc. Staga ouc’h. Frcmma oucli.

    1. Annihiler ##

Annihiler, v. a. Anéantir. LaJiaal da nétrà. H. V.

    1. Anniversaire ##

Anniversaire, adj. et s. m. Qui se fait d’année en année, au même jour. Service que l’on fait pour un mort une fois chaque année. Le retour du jour de la naissance de quelqu’un, ou du jour où quelque événement fameux a eu lieu. I)eiz ha hloaz. Ann dislro cûz a zeiz ar c’hantdlgezou arc’hinidigez. — En Cornouaille, fest-erbédenner. Ce mot ne s’emploie que pour un service commémoratif. H. V.

    1. Annonce ##

Annonce, s. f. Avis au public. Avertissement. Publication, fm&fljin, va. Brudérez, m. DisMériadur, m.

    1. Annoncer ##

Annoncer, v. a. Faire savoir une nouvelle à quelqu’un. Avertir de quelque chose. Publier. Prédire. Emlanna, et, par abus, emhann. liruda. Part. et. Diskléria. Part, disklérie (. Kélcuna, et, par abus, kélenn. Diougani. Part. et. Digas liclou ou mének. Rci da anaoul. Ce mariage a été annoncé aujourd’hui, hiriû eo héd imhanncl ann dimizi-zé. Pourquoi avez-vcus annoncé cela ? yérâg hoc’h eûz-hu hruded ann drâ-zé ? Il ne nous annonce que de mauvaises nouvelles, na ziovgan d’é-omp némél kelou fait.

    1. Annonciation ##

Annonciation, s. f. Le jour auquel les catholiques célèbrent le mystère de l’incarnation. Guél Maria-Veûrs.

    1. Annotation ##

Annotation, s. f. Note un peu longue que l’on fait sur un livre pour en éclaircir quelque passage. Remarque. Arwez ou arouez, f. Pl. arwésiouon aroucsiou. Merk, m. Pl. ou. J’ai fait beaucoup d’annotations sur ce livre, halz a ancc’siou ou a verkou am eûz gréai war al levr-zé.

    1. Annoter ##

Annoter, v. a. Prendre noie. Remarquer. Signaler. Arweziou orowezi. Part. et. Merka, Part. et. Vous n’oublierez pas d’annoter ceci, na ankounac’haot kéd arwézi ou merka ann drâ-mañ.

    1. Annuaire ##

Annuaire, adj. et s. m. Qui se fait tous les ans. Ouvrage qui se publie pour chaque année. Levr a n’eur peb bloazou hep plcaz.

    1. Annuel ##

Annuel, adj. Qui dure un an. Qui arrive, qui échoit tous les ans. Bloazick. A lad eur bloaz. A zistrô péh hloaz. C’est une rente annuelle, un droit annuel, eur gwir hloazick eo.

    1. Annuellement ##

Annuellement, adv. Par chaque année. Drc hi’p ploaz. l’ch hloaz. Vous me devez cela annuellement, dré li’p ploaz é lléid ann drâ-zé d’jn. J’y vaisannuel !fment, ;}c6fc/oazei ;a«n di.

    1. Annulaire ##

Annulaire, adj. En parlant des doigts, le quatrième, celui où se mettent ordinairement les anneaux. En parlant d’une éclipse, celle dans laquelle il reste autour du disque du soleil un cercle ou anneau lumineux. Le doigt annulaire, hiz arhizou, arpévaré hîz. Eclipse annulaire de. soleil, fallain ann héol, é péhini é véz eur c’helc’h lugernuz war hédrô. Annulation, s. f. Action d’annuler. Terridigez, f. Freûzidigez, f.

    1. Annuler ##

Annuler, v. a. Rendre nul, casser. Terri ANT

pour lorrl, non usité, excepté en Haute-Cornouaille. Part, lorrel. Freûza. Part. et. Le titre est annulé, torred eo ann diel. Anoblir, v. a. Faire, rendre noble. Lakaad da véza nohl ou dicheñlil.

    1. Anoblissement ##

Anoblissement, s m. Grâce et concession du prince, par laquelle on est anobli. Aolré eûz a herz ar roué, dré béhini é leùeur da véza nohl.

    1. Anodin ##

Anodin, adj. Qui calme les douleurs. A habaska. A c’houéka. A zioula.

    1. Anomal ##

Anomal, adj. Irrégulier. Direiz. Dispar. Digotnpez. — Au fig. ré, gwân. H. V. Anomalie, s. f. Irrégularité. Dlreizded, va. H. V.

    1. Anon ##

Anon, s. m. Le petit de l’ânesse. Azénih, m. Pl. azénédigou ou ézennigou. Azenbihan, m. Azen iaouañk, m.

    1. Anonner ##

Anonner, v. n. Faire un ânon, en parlant d’une ânesse. Azenna. Part. et. Noire ànesse a ànonné, azenned é deûz hon azénez. An figuré et signifiant lire ou répondre en hésitant, azenna. Part. et. Lenna pé gornza, ou lennpé gomx enn eunn dermi. — Balbouza. Hakélal. H. V. Anonyme, adj. Qui est sans nom. Qui n’a point de prénom. Dishanô ou dishanv. J’ai reçu une lettre anonyme, eul lizer dishanô cm eûz hél. Cet enfant est encore anonyme, dishanv eo clioaz ar bugel-zé. Anorexie, s. f. Dégoût des aliments. Divlaz cûz ar hoéd ou évid ar hoéd. Anosmie, s. f. Privation de l’odorat. Dic’houéz, f.

    1. Anse ##

Anse, s. f. La partie de certains vases ou ustensiles, par laquelle on les prend pour s’en servir, et qui est ordinairement courbée en arc. Dovrgen, f. Pl. dourgennou. Kroummel, f. Pl. Kroummellou. Skouarn, f. Pl. ou. Krôgen, f. Pl. krôgennou ou kregin. Prenez le panier par l’anse, kémérid ar houlek dré ann dourgen. Vous romprez l’anse du pot, lerri a réot kroummel ou skouarn ar pôd. Anse. Espèce de golfe peu profond. Plégvôr, m. V. plégou-môr. Ouf, m. Pl. cm. (Vannes. ) Nous avons eu de la peine à gagnerranse, léac’h hon cû^ bel ô vont béleg arplég-vâr. — Partie du gouvernail, Ferlok, m. U. V. Antagoniste, s. m. Adversaire, opposé à un autie. Kéférer ou kévi’rer, m. Pl. ien. Ou dit aussi, kévézer. Encbour, m. Pl. ien. C’est mon antagoniste, va c’héféreroxi vaénéboureo. Antécédemment, adv. Précédemment, aiilérieurement. Diagcñl. Diaraok. A ziagenl. A ziaraok.

    1. Antécédence ##

Antécédence, s. f. L’action de précéder, ou l’état de ce qui précède^ de ce qui vient avant. Viaraogerez, m.

    1. Antécédent ##

Antécédent, adj. Qui est auparavant. Diagtñl. Diaraok. A ziagenl. A ziaraok.

    1. Antenne ##

Antenne, s. f. Longue vergue pour soutenir les voiles. Délez, Ï. V. délésiou. Celte antienne est trop courte, ré verr eo ann délez-zé.

    1. Antennes ##

Antennes. Espèces de cornes mobiles que plusieurs insectes portent sur la tête. Kerniel, m. pl.

    1. Antépénultième ##

Antépénultième, adj. Qui précède immédiatement le pénultième ou avant-dernier. Ann divéza néméd daou.

    1. Antérieir ##

Antérieir, adj. Qui est avant, qui précède en ordre de temps. J)iageñt. Diaiaolc. A ziageñt. A ziaraok.

    1. Antérieurement ##

Antérieurement, adv. Diageñl. Diaraok. A ziageñt. A ziaraok.

    1. Antériorité ##

Antériorité, s. f. Priorité de temps. Diageñt, ra. Diaraok, m.

    1. Anthropophage ##

Anthropophage, adj. et s. m. Qui mange de la chair humaine. A zebr kik tûd. Debrer tûd, m.

    1. Antichambre ##

Antichambre, s. f. Pièce avant la chambre. Tuuldor, m. Pl. iou. Faire antichambre, choum é louldor. H. V.

    1. Antichrétien ##

Antichrétien, adj. Opposé, contraire à la doctrine chrétienn. Éncp d’al lezen gristen.

    1. Anticipation ##

Anticipation, s. f. Action par laquelle on anticipe. Usurpation faite sur les biens ou sur les droits d’autrui. Diaraok, m. Inraok, m. (Vannes.) Diarbennérez, m. Skrapérez, m. Alouherez, m. Il a pris cela par anticipation, âré ziaraok, dré ziarbennérez en deûz kérnéred ann dra-ze. Ceite anticipation me fait grand tort, ann aloubérez-ze a rd kalz a c’haou ouz-in.

    1. Anticiper ##

Anticiper, v. a. Prévenir, devancer. Usurper sur autrui. Dlaraogl. Part. et. Inraokein. Part. et. (Vannes.) Skrapa. Part. et. Aloubi. Part. et. Diarbenna, et, par abus, diarbenn. Part. et. Je ne puis pas anticiper le temps, n’hellannkéd diaraogi annamzer. Il a anticipé cela sur moi, skrapel ou aloubel en deûz ann drd-zé war-n-oun.

    1. Antidote ##

Antidote, s. m. Contre-poison. On l’emploie aussi au fig. ré. Louzou-koñlamm, ra. Louzaouen-ar-c’honlamm, f.

    1. Antienne ##

Antienne, s. f. Début d’un chant. Verset préliminaire d’un psaume. Gwerz m. Pl. gwersiou. * Anlifonen, f. Pl. Anlifonennou. H. V.

    1. Antinomie ##

Antinomie, s. f. Contradiction entre deux lois. Ênébiez élré diou lezen.

    1. Antipathie ##

Antipathie, s. f. Sentiment naturel d’opposition, répugnance qu’on a pour quelqu’un, pour quelque chose. Eloignement, aversion qu’on a pour certaines choses. Èrez ou hérez, f. Heûg, ra. Balek, m. Kàs, m. Kasoni, f. Elle a une grande antipathie pour cela, eunn érez vrdz é éeùz évid ann drd-zé. J’ai de l’antipathie pour elle, kas em eûz oul-hl

    1. Avoir ##

Avoir de l’antipathie. Érézi on hérczi. Part. et. Heûgi. Part. et. Kasaal, Part, kaséel. Je n’ai pas d’antipathie pour lui, na érézannkéd anézhan.

    1. Antipathique ##

Antipathique, adj. Qui a de l’antipathie. Contraire, opposé. Érézuz on hérézuz. Kasauz. Ênep. Ils ne sont pas antipathiques, n’inl kél érézuz, n’inl kél éncp. Antipestilentiel, adj. Bon contre la peste. Mdd ouc’h ar vosen.

    1. Antipode ##

Antipode, s. m. Celui qui habite l’hémisphère qui nous est diamétralement opposé. Ncp zù hé zreid ouc’h hon ré, enn lu ail d’ann douar. — En Galles, d’en-annourt. Pl. làd-announ. Ce mot est formé de dén, homme, de l’article ann, et de doun, abîme, en construction, noun. H. V.

    1. Antiputride ##

Antiputride, adj. Bon contre la putridité. Mdd OMc’/i ar vreinadurez.

    1. Antiquaille ##

Antiquaille, s. f. Chose ancienne de peu de valeur. Kâzpihn, f. Pl. Kôz pilou. Kôz Irulen, f. Pl. Kôz iTulou.

    1. Antiquaire ##

Antiquaire, s. m. Savant dans la connaissance des monuments antiques. Ncpzôaaaoudeg eûz ann amzériou kôz. — Hénañdedour (Galles). H. V.

    1. Antique ##

Antique, adj. Fort ancien. Kôz-brâz. Kôzmeurbéd. Gwal-gôz. Cette église est antique, koz-brâz eo ann iliz-zé. — On dit aussi kôzkôz et k’jz-hén. H. V.

    1. Antique ##

Antique, s. f. Monument curieux qui nous est resté de l’antiquité, tels que médailles, statues. Trd koz-brâz, f. A l’antique, adv. A la manière antique. Er c’hiz kôz. É-cliîz ann amzer gôz.

    1. Antiquité ##

Antiquité, s. f. Ancienneté. Il se prend aussi pour tous ceux qui ont vécu dans les siècles fort éloignés du nôtre. Il se prend encore pour les siècles les plus éloignés. Il se dit aussi des monuments qui nous restent de l’antiquité. Henañded, m. Hon ré geñt. Ann dûd bel. Ann dûd gwéchaU. Ann amzer gôz. Ann amzer bel. Ann amzer gwéchall. De toute antiquité. A beb amzer. A vepréd. A viskoaz. Antiscorbutique, adj. Bon contre le scorbut. Mdd ouc’h ar c’hlénvéd-vôr, ouc^h ann drouk-douar.

    1. Antiseptique ##

Antiseptique, adj. Propre à arrêter les progrès de la gangrène, à la prévenir. Mdd ouc’har cliriñ-bêô.

    1. Antispasmodique ##

Antispasmodique, adj. Bon contre les spasmes ou convulsions. Mdd oucli ar glizien.

    1. Antisvphilitique ##

Antisvphilitique, adj. Bon contre le mal vénérien. Mdd ouc h annnaplez.

    1. Antithèse ##

Antithèse, s. f. Opposition de pensées, de mots. Trà-oucli-lrâ, f. Pl. Iraou-ouc’h-Iraou. H. V.

    1. Antiverjuneus ##

Antiverjuneus, adj. Propre à détruire les vers. Mdd oucli ar préved, ouc’h ar c’hésl.

    1. Antre ##

Antre, s. m. Caverne obscure, grotte. Kaô ou kdü, ra. V. kaviou. Kéô ou /cm, ra. Pl. kc’viou on kcûiou. Mougéô ou mougev, f. Pl. mougéviou. Groch, ra. Pl. cm. (Vannes.) L’antre est profond, doun eo ar cliaô ou ar c’héô.

    1. Anus ##

Anus, s. ra. Le fondement, l’ouverture extérieure par laquelle se termine l’intestin nommé rectum. Réor ou refr ou revr ou récur, va. TouU ar réor, m.

    1. Anxiété ##

Anxiété, s. f. Peine d’esprit, perplexité, travail. Anken, f. Eñkrez ou iñkrez, m. Nec’h, ra.

    1. Ao ##

Août, s. m. Le huitième mois de l’année. Il se dit aussi en parlant de la moisson. Éost, m. Hors de Léon, est. Le mois d’août a été chaud, lomm eo bel miz éosl. J’irai vous voir à la mi-août, inoñd a rinn dliô kwéloul da hañter-éost. On aura fait l’août de bonne heure cette année, obrc’d c vézO grîad ann eosl évlenc.

    1. AoiTEH ##

AoiTEH, V. a. Mrtrir par la chaleur du mois d’août. Exposer à l’air ses habits d’hiver, pendant le mois d’août. Éosla. Part. et. Les poires ne sont pas encore aoûtées, né kel clioaz éosled ar per. Il faut aoûter mes habits j red eo l’osla va dilad.

    1. Ao ##

AoïTERON, s. m. Moissonneur qui travaille à la récolle des grains. Êosler, m. Pl. ien. Hors de Léon, ester. En Vannes, estowr. Nous avons deux aoûterons, daou éoster hon eûz.

    1. Apaigjer ##

Apaigjer, V. a. Adoucir, calmer. Habaskaat. Part, habaskéet. Kuñaal. Part, kitñvel. Hégaraal. Part, hégaréet. Pe’ocltool. V&rtpeocltéet. Dinlaouein. Part, distaouel. (Vannes.) Je n’ai pas pu l’apaiser, «’ej ?i eûz két gallet lié hataskaot. Il a apaisé les troubles, péoc’lnled eo ann dispacli gañl-hañ.

S’apaiser, V. réfl. S’adoucir, se calmer. Habaskaat. Kufiaal. En em béocliaal.

    1. Apanage ##

Apanage, s. m. Ce que les souverains donnent à leurs puînés pour leur tenir lieu de partage. Ar pez a rô ar roue’ed dlw iaouérien c h’acli hù loden zanvez.

    1. Apathie ##

Apathie, s. f. Etat de l’âme lorsqu’elle n’est agitée d’aucune passion. Indolence, insensibilité, froideur. lJ6red ou morclied, m. On dit aussi môr et morc’h, m. lénien, f. lénder, m. Apathique, adj. Insensible surtout. Indolent, froid. Môréduz ou morc’heduz. lén. Ditciridik.

    1. Apercetable ##

Apercetable, adj. Qui peut être aperçu. Merzuz. A helleur da verzout. A helleur da u-cloud a bell.

    1. Apercevoir ##

Apercevoir, v. a. Commencer à voir, découvrir. Merzout. Part. et. Gwélond a bell. Je ne puis pas l’apercevoir encore, n’hellann kéd hé verzout c’hoaz.

S’apercevoir, v. réfl. Connaître, remarquer. Merzout. Part. et. Anaoul. Part, anavézel. Évésaal. Part, évéséet. Elle s’aperçoit qu’elle n’est plus jeune, merzotid a rd pénaoz neo mut iaouafik. Il s’est aperçu qu’on le trompait, anavézeden deûzpénaozhen touelled. Apéritif, adj. Qui débouche les vaisseaux et enlève les obstructions. Qui fait uriner. A zigor ou azislañk ar gwazied. Staotuz, alaka da slaota. Le vin blanc est apéritif, ar gwin gwenn a zislañk ar gwazied, alaka da staola. Apetissement, s. m Diminution par l’éloignement. Bianidigez, f.

    1. Ai ##

Ai’etlsser, v. a. et n. Rendre plus petit par l’éloigncment. Devenir plus petit. Bianaat ou bihanaal. Part, bianéet.

    1. Aphorisme ##

Aphorisme, s. m. Sentence ou maxime laconique. Lavar, s. m. Pl. lavariou. H. V. Aphte, s. m. Petit ulcère de la bouche. Gouli linck er genou. Il a la bouche pleine d’aphtes, leûn eo hé c’hénou a c’houUou. Apitoyer, v. a. Exciter la pitié. Faire pitié. Ober iruez. Il ne m’apitoie pas, na ra kéd a druez d’in.

S’apitoyer sur le sort de quelqu’un ; avoir pitié de quelqu’un. Tntéza. Part. et. Kaout Iruez. Il ne s’apitoie pas sur mon sort, ria druez APO

kéd ac’hanoun, n’en deûz kéd adriiez otiz-in. Aplamr, v. a. Rendre uni ce qui était inégal. Kompéza ou kompoéza. Part. et. En Vannes, kampoézein. On va aplanir le chemin, moud a réeur da gompéza ann hent. En Cornouaille, diskanna. Part. et. Aplanissement, s. m. Réduction d’un terrain inégal à un plan uni. Kompézidigez, f. Diskannadur, m.

    1. Aplatir ##

Aplatir, v. a. Rendre plat. Plada. Part. et. Kompéza. Part. et. Frika. Part. et. Aplatissement, s. m. L’effet produit dans un corps aplati par le choc ou la pression d’un autre corps. Pladércz, ra. Kompézidigez, f. Frikadurez, f.

    1. Aplomb ##

Aplomb, s. m. Ligne perpendiculaire à l’horizon. Perpendicularité. Sounder, m. ll ne tient pas son aplomb, na vir kéd hé zounder. D’aplomb, adj. et adv. Perpendiculaire. Droit. A pic. Perpendiculairement. Sounn. Adarz. Le mur n’est pas d’aplomb, ?h’ két sounn ar vôger. Le soleil donnait d’aplomb sur sa tête, aim héol a skvé sounn ou a-darz war hé benn. Rendre ou devenir d’aplomb. Sounna. Part. et. Pourrez-vous le rendre d’aplomb ? ha c’houi a hellô hé zounna’i Jamais il ne deviendra d’aplomb, bikenn na zounnâ.

    1. Apnée ##

Apnée, s. f. Défaut de respiration. Dialan, m.

    1. Apocalypse ##

Apocalypse, s. m. Révélation. Disklériadur, m.

    1. Apocryphe ##

Apocryphe, adj. Inconnu, caché, suspect, supposé. Dizanaf ou dianaf. Kuzet. Arvaruz. Ce livre est apocryphe, dizanaf eo al Icvr-zé. C’est une nouvelle apocryphe, eur c’hélouarvaruz vo.

    1. Apogée ##

Apogée, s. f. Le point du plus grand éloignement où se trouve un astre de la terre. Au moral, le plus haut degré d’élévation. Bàr, m. H. V.

    1. Apologie ##

Apologie, s. f. Discours pour la justiûcation, pour la défense de quelqu’un, de quelque ouvrage. Diwallidigez, f. DidamalUdigez, f. Gwennidigez, f.

    1. Apologiste ##

Apologiste, s. m. Celui qui fait une apologie. Ditoaiier, m. Pl. ien. Didamaller, m. Pl. ien. Gwenner, m. Pl. ien.

    1. Apologue ##

Apologue, s. m. Fable morale et instructive, dans laquelle on fait parler les animaux et même les corps inanimés. Gwerséen oukéal kélennuz é péhini élékéeur dagomSa al loéned, ha zô-kén ann iraou divuez — En Cornouaille, môjen. Pl. môjennou. H. V.

    1. Apoplexie ##

Apoplexie, s f. Maladie qui attaque le cerveau et qui Ole tout à coup le mouvement et le sentiment. DroM(/-ar-7noi<5f, m. Apostasie, s. f. L’action de celui qui abandonne une religion pour une autre. Dilez eûz a eur gréden, eûz a eur feiz évid eunn ail. Apostasier, V. a. Renoncer publiquement à sa religion pour en prendre une autre. Dilezel ou kuitaad hé gréden, hé feiz évid eunn ail. Apostat, s. m. Celui qui a apostasie. Néb en deûz dilezet ou kuitéel hé gréden, hé feiz évid eunn ail. Dén difeiz.

    1. Apostème ##

Apostème, s. m. Enflure extérieure avec putréfaction. Gôr, m. Pl. iou. Hesked, m. V], ou. Puñez, f. Pl. ou. J’ai un apostème à la cuisse, eur gôr ou eunn hesked a zo cm morzed.

Se former en apostème, aposlumer. Érori. Part. et. On dit aussi, mais plus rarement, gwiri.

    1. Aposter ##

Aposter, v. a. Placer, poster en quelque lieu pour épier, surprendre, observer. Il se prend toujours en mauvaise part. Laliaal enn évez, é géd, é spi.

    1. Apostille ##

Apostille, s. f Addition à un écrit, à une lettre. Govdeskrid, m. Si c’est une recommandation, erbed, m. H. V.

    1. Apostiller ##

Apostiller, V. a. Mettre une apostille au bas d’une lettre, etc. Krélaal. H. V. Apostolat, s. m. Le ministère d’apôtre. * Abosloliez ou aboslolach, f.

    1. Apostolique ##

Apostolique, adj. Qui vient, qui procède des Apôtres. * Mostolik. La doctrine apostolique ann deskadurez abosloUk.

    1. Apostoliqlement ##

Apostoliqlement, adv. A la façon des Apôtres. É-c’hiz ann éhestel. Évelda eunn aioslol. Apostropher, v. a. Détourner son discours pour adresser la parole à quelqu’un ou à quelque chose. Adresser la parole pour dire quelque chose de désagréable. Dislrei hc lavar évid dougen ar gomz da eur ré.

    1. Apostumer ##

Apostumer, v. n. Se former en apostème, en abcès. Gori. Part. et. On dit aussi, mais plus rarement, gwiri. Votre main n’apostumera pas, na c’hôrô kéd ho loiirn.

    1. Apothicaire ##

Apothicaire, s. m. Celui dont la profession est de préparer les drogues pour la guérison des malades. Ncb a rà louzou évid ann dùd klañ. Drammcur, m. l’I. ion (Vannes). Apothicairerie, s. f. Sldl al louzou évid ann dûd klañ.

    1. Ap ##

Apôtre, s. m. Nom qui a été donné aux douze personnes que Jésus-Christ choisit particulièrement entre ses disciples pour prêcher sa morale. On donne aussi ce nom à tous ceux qui prêchent la doctrine chrétienne en quelque pays. Défenseur zélé. * Aboslol, m. Pl. ahosloled ou ébeslel. Saint Pierre est le premier des douze apôtres, sañl Pér eo ar penn cûz ann daouzeg aboslol. C’est un bon apôtre, eunn aboslol màd, eur paolr friol, ettr paolr frésk eo. Faire le bon apôtre, contrefaire l’homme de bien, kéméroud ann doaré eùz a eunn dén gwirion ou déréad.

    1. Apozème ##

Apozème, s. m. Dour-louzou, m. Apparaître, v. n. D’invisible se rendre visible. Se montrer. En em ziskouéza. Enem rei da anaoul. Un ange lui apparût, eunn éal en em ziskouézaz d’ézhan.

    1. Apparat ##

Apparat, s. m. Eclat, pompe qui accompagne certains discours, certaines actions. Fougé, f. Il ne fera pas cela sans apparat, narai kéd ann drâ-zé hép fougé.

Qui a de l’apparat ou qui aime l’apparat. Fougéuz.

    1. Appareil ##

Appareil, s. m. Apprêt, préparatif, attirail et pompe. Kempennadurez, f. Kemperinidigez, f.

    1. APP ##

APP 3 ;

    1. Appareil ##

Appareil. Onguents, emplâtres qu’on applique sur une plaie. Kémend a likéeur wardro da eur gouli.

    1. Appareiller ##

Appareiller, v. a. Joindre à une chose une autre chose qui lui soit pareille. Assortir. Para, et, par abus, parât. Part. et. Lakaal kévret. Utivani. Part, ci J’aurai de la peine à appareiller ce bœuf- ci, béacli am bézô ô para ann éjenn-ma.

    1. Appareillecr ##

Appareillecr, s. m. Ouvrier qui trace le trait, la coupe de la pierre pour celui qui la taille. Ann hini a verk, a roudenn ar vein abarz ho béna.

    1. Appareilleur ##

Appareilleur. Celui qui débauche des filles et les produit. fTow/ier, m. Pl. ien. Appareillecse, s. f. Celle qui débauche des filles et les produit. 17ou/ieVez, f. Pl. éd. Apparemment, adv. Selon les apparences, vraisemblablement. Hervez doaré. Merrad. En Vannes, mercliad. Èmicliañs. War a wéleur. Apparemment qu’il ne viendra pas, hervez doaré ou merrad na deûi kêl. Apparemment qu’ils sont passés, war a wéleur ou émicliaus iñt tréménet.

    1. Apparence ##

Apparence, s. f. L’extérieur, ce qui paraît au-debors. Vraisemblance, probabilité. Doaré, f. Neûz, f. Mdn, f. Skeùd, m. Kochen, f. Arvez, f. Gwîr-henvélédigez, f. Elle a l’apparence d’une femme honnête, doaré maouez fur a zo gañt-hi. Il n’en a plus que l’apparence, ar skeûd anczhañ n’en dcùz kén. Légère apparence. Sklcûr, m.

En apparence, apparemment. Hervez doaré- Merrad. )^’ar a wéleur. Émic’hans. Sans apparence. Dizoaré. Dineùz. Apparent, adj. Qui est visible. Evident, manifeste. Ce qui paraît et n’est pas tel qu’il semble être. Gwéluz. A helleur da wélout. Anal- Splann. Hervez doaré. Hévélep. Gwirhéñvel. C’est un prétexte apparent, eunn digarez anal eo. Le mouvement apparent du soleil, ar fînv hervez doaré eùz ann héol. Apparenté, adj. et part. Allié. Il ne s’emploie qu’avec les adverbes bien ou mal. Il est bien apparenté, a giriñliez vàd eo. Ils sont mal apparentés, a giriñliez fall iñt. Apparenter (s’j, v. réfl. Entrer dans une famille, s’allier à quelqu’un. Nésaal. Part, néséet. Ober nésañded. Il ne s’est pas bien apparenté, né kélnéséelmàd. Il s’est mal apparenté, enn eun7i tiégez fall eo dimézet.

    1. Appariement ##

Appariement, s. m. Action d’apparier, d’assortir. Faradur, m.

    1. Apparier ##

Apparier, v. a. Assortir, joindre, mettre ensemble deux choses qui sont pareilles. Mettre ensemble le mâle avec la femelle, en parlant des pigeons, des tourterelles, etc. Para, et, par sbns, parât. Part. et. Strolla. Part. et. Je ne puis pas apparier mes bas, nliellann két para va lerou. Appariez-les, slrollil-hô. Pourrez-vous apparier vos bœufs ? hac’houi a hellô para hoc’héjenned’} J’apparierai ces pigeons ? para a rinn ann dubéed-zé.

S’apparier, v. réfl. S’aecoupler. En em bara. Ils ne s’apparieront pas encore, n’en em 

bariñt két c’hoaz.

    1. Apparition ##

Apparition, s. f. Manifestation de quelque objet qui, étant invisible de lui-même, se rend visible. Manifestation visible d’un objet, d’un phénomène qui n’avait point encore paru. Gwelédige : ou gwelidigez, f. Diskouézidiqez, f. On dit qu’il a eu une apparition, eurgwélédigez en drùzbc’l tvar a Icvercur.

    1. Appartement ##

Appartement, s. m. Logement composé de plusieurs pièces de suite. Ranti, m. Pl. rantiez. H. V.

    1. Appartenance ##

Appartenance, s. f. Dépendance, ce qui appartient à une chose, ce qui en dépend. Dalc’h, ra. Pl. iou. Gicir, ra. Pl. iou. Il a eu pour partage la maison principale avec toutes ses appartenances, cvid hé lôd en deûz bel ann li meür ou nr penn-lec’h gañd fié holl sale’ lUou, gafid hé hoU wiriou.

    1. Appartenant ##

Appartenant, adj. Qui appartient. Qui dépend. A zô da. Azalc’h eûz a. A zell ouc’h. Appartenir, v. n. Etre de droit à quelqu’un. Avoir une relation nécessaire ou de convenance. Etre parent. Etre attaché à quelqu’un, être domestique de quelqu’un. Béza da. Béza é kers. Béza hàr. Kaoud évit lièrent. Béza mével ou béza plac’h. Cette maison m’appartient, ann ti-zé a zô d’in, ou a zô em c’hers. Il appartient à des gens riches, lâd pinvidik en deiiz écil kércñt. A qui appartenez-vous (en parlant à un valet) ? da biou oc’h-hu mével’} A qui appartenez-vous (en parlant à une servante ) ? Da biou oc’h-hu plac’h ?

    1. Appas ##

Appas, s. m. pl. Ce qui plaît, attire. En par-Lint d’une femme, ses attraits, auxquels l’art a ajouté de nouvelles grâces. Dudi, m. Kaerder ou kaerded, m. Kéned ou géned, f. Il ne parle que des appas de ce lieu, komz a râ 6epréd eûz a zudl ou eûz a gaerder al léacli-zé. Elle compte sur ses appas, en em fisioud a râ uar hé c’héned.

    1. App ##

App-ît, s. m. Pâture, mangeaille qu’on met à des pièges pour y attirer différents animaux. Tout ce qui attire, qui engage à faire quelque chose. Boéd ou bouéd, ra. Paskadur, ra. Krampinel, f. Mettez de l’appât au piège, likil boédellinddg. L’argent est un grand appât, eur paskadur bràz, eur grampinelvrâz eo ann archanl.

    1. App ##

Appâter, v. a. Attirer avec un appât. Donner à manger à des animaux, à quelqu’un qui ne peut pas se servir de ses mains. Boéla ou bouéla. Part. et. l’aska. Part. et. Appacvrir, v. a. Rendre pauvre. Paouraat. Part, paourcel. En Vannes, peûraal. Êzommékaal. Part, ézommékéel. Lakaad da veza piour. Cela ne vous appauvrira pas, ann drâ-ze nliôpaourni kél, nhô lakai kéd da vézapaour. S’appauvrir, devenir pauvre. Paouraat. Dofid da baour. DoFid da véza paour. Appauvrissement, s. m. L’état de pauvreté où l’on tombe peu à peu. Paouridigez, f. Puoureñlez, f Tdvuñlégez, f.

    1. Appeau ##

Appeau, s. ra. Sifllet avec lequel on contrefait la voix des oiseaux pour les faire tomber dans APP

les filets. Sulel gant péhini e lenvézeur al la^ boused évid hô lakaad da gouéza el lindagou, er rouédou.

    1. Appel ##

Appel, s. m. Action d’appeler d’un juge subalterne à un juge supérieur. Dénomination à haute voix des personnes qui se doivent trouver à une revue, à une montre, etc. Galv, m. Pl. ou. Eñgalv, m. Pl. ou. Il y aura appel, galv ou eñgalo a vézô. Hâtez -vous, on va faire l’appel, haslU, monda réeur da ôber ar galv ou ann cfigalv. C’est sans appel, hép galv ou héb cñgalv co.

    1. Appelant ##

Appelant, adj. Qui appelle d’un jugement. A clialv. Galvadek.

    1. Appeler ##

Appeler, v. a. Nommer, dire le nom d’une personne, d’une chose. Donner un nom. Prononcer à haute voix les noms de ceux qui doivent se trouver à certaine heure pour quelque chose. Se servir de sa voix ou de quelque signe pour faire venir quelqu’un. Il se dit encore de toutes les choses dont le son sert de signe pour faire qu’on se trouve en quelque lieu. Gervel, par abus pour galva, non usité. Part, galvel. En Vannes, galvein ou galouein. Henvel ou hanvel, par abus pour hanva^ non usité. Part, hanvel on henvel. En Vannes, hanouein. Comment appelez-vous ceci ? pénaoz é hanvU-hu ann drd-mañ ? Je l’appelle et il ne vient point, /te c’hervel a rann ha né dcû kél. La cloche appelle à l’église, ar c’hlôcli a c’haiv d^ann Uiz.

    1. Appeler ##

Appeler (s’), v. réQ. Porter tel ou tel nom. Se nommer. Béza hanvel. Béza hé hanô. Je m’appelle Jean, lann ounn hanvel, lann eova hanô, lann a réeur achanoun, Iann em galveur. Cri pour appeler. Galvaden, f. l^l. galvadennou. — Hop, ra. Hop ad, m. H. V. Appellation, s. f. Appel d’un jugement. Galv, m.

    1. Appendre ##

Appendre, v. a. Attacher à une voûte, à des piliers. Skourra ouc’h. Slaga ouc’h. Krouga oucli. Lakaad é skourr. Lakaad a ispil. Appentis, s. m. Bâtiment bas et petit appuyé contre un mur, et dont la couverture n’a qu’un égout. Kard, m. (Léon. J Lâp ou lâb, vci. Skiber, m. (Corn.) J’ai rais les outils dans l’appentis, lékéad em eûz ar binvlou el lâp, er skiber.

    1. Appesantir ##

Appesantir, v. a. Rendre plus pesant. Il se dit aussi en parlant des fonctions de l’esprit. Pounnéraal. Part, pounné réel. Lakaad da véza pounncrocli. Gwaska, et, par abus, gweskel. Part. et. L’âge appesantit les corps, ann oad a bounnéra ar c’horfou, a laka ar c’horfou da véza pounnéroc’h, a wask war ar c’horfou. S’appesantir, v. réfl. Devenir plus pesant. Pounnéraal. Doñddaveza pounnéroc’h. Il s’appesantit depuis peu, pounnéraad a rda-névezzô.

    1. Appesantissement ##

Appesantissement, s. m. L’état d’une personne appesantie, soit de corps, soit d’esprit. Pnunnéridigez, f. Givaskérez, m. Appétissant. adj. Qui donne de l’appUit, qui l’excite. A rô c’hoand-dibri. A laka da gaoul choañd-dibri. Ar zignr ar galoun.

    1. Appétit ##

Appétit, s. m. Inclination, faculté par laquelle l’âme se porte à désirer quelque chose pour la satisfaction des sens. Flég ou tech a zoug ann c’néda clwañlaat. loul, f. Choañt, m.

    1. Appétit ##

Appétit. Désir de manger, Choañd-dibri, m. Naon ou 7iaoun, f. Je n’ai point d’appétit, n’em eûz clioaTid-dibri é-bed. Ceci est bon pour exciter l’appétit^ ann drd-mañ a zômdddazigas ar c’hoand-dibri. Elle a perdu l’appétit^ kolled eo ar c’hoand-dibrl gañl-hi. L’appétit vient en mangeant, ô tibri é leû ar c’hoanddibri. Manque d’appétit. Divlaz, m. Oter l’appétit. Divlaza. Part. et.

    1. Applaudir ##

Applaudir, v. a. Battre des mains en signe d’approbation. Approuver ce que fait ou dit une personne, elle marquer de quelque manière que ce soit. Diskouéza dré ar sllakérez eûz ann daouarn écli aolréeur, é grataeur, é kaveiir mai eunn drâ. Aolréa. Part, aolréel. Gralaat. Vàrt. graléet. Mcûli dreist-penn.

    1. Applaudir ##

Applaudir (s’), v. pron. Se vanter, se glorifier. Fougéa. Part. Fougéet. H. V. Applaudissement, s. m. Grande approbation marquée de quelque manière que ce soit. Sllakérez ann daouarn évid diskouéza é kaveiir mâd eunn dra-bennâg. Aolréadur, m. Meûleûdigez anat, f.

    1. Applicable ##

Applicable, adj. Destiné, propre à être appliqué à certain usage. A hell béza slagel ou lékéat.

    1. Application ##

Application, s. f. L’action d’appliquer une chose sur une autre. Slagadur, m. Lakédigez, f.

    1. Application ##

Application. Attention. Akel ou aked, m. Èvez mâd, m. Poellad^m. Il aune grande application, brâz eo hé aket. Il faut de l’application pour en venir à bout, poeîlad ou évez mâd a zo réd da gaout évid doñd a-benn eûz a gémenl-sé.

    1. Appliqué ##

Appliqué, adj. Qui travaille, qui étudie beaucoup. Akéluz. Poelladvz.

    1. Appliquer ##

Appliquer^ v. a. Mettre une chose sur une autre, en soi te qu’elle y soit adhérente. Il se dit aussi pour marquer l’emploi, la destination de certaines choses à certains usages. Staga. Part. et. Lakaal. Part, lékéat ou lékéet. Appliquez cela à la muraille, stagid ann drd-zé ouch ar rd(7cr. Appliquez-lui un soufflet, raid eur javédad d’ézhan. Appliquer (s’), v. réfl. Se mettre, se poser. S’adonner, apporter une grande attention. En em lakaat. En em rci. Poetladi. Part. et. Akéii. Part. ei. Lakaad évez mâd oucli. Ceci ne s’appliquera pas là, ann drd-man n’en em lakai kéd a :é. Il s’applique à ses leçons, en em rei a rd dhé geñléliou, akéti ou poelladi a râ d’hé gcñléliou.

    1. Appoint ##

Appoint, s. m. Monnaie qui se donne pour achever une somme qu’on re saurait parfaire avec les espèces dont se fait le paiement. Distoi ., m. Vous me devez douze sous pour l’appoint, daouzék kwennrg a dléid d’in évid ann dislol.

    1. Appointement ##

Appointement, s. m. Gages, salaire annuel, pension qu’on donne à un officier, à un com-APP 39

mis, etc. Gôpr ou gôbr, m. Paé, m. Combien avez-vous d’appointements ? pégémeñd hoc’h eûz-hu a cliôprl

    1. Appointer ##

Appointer, v. a. Donnerdes appointements. Gopra. Part. et. Ne Tappointrez-vous pas bientôt ?

/m nachopraot-hu kéd anézhañ abarznémeûrf 
    1. Apport ##

Apport, s. m. L’action d’apporter. Ce que les époux apportent en mariage. DizoM*/, m. Digas, m. Dougérez, m. Combien prendrez-vous pour l’apport ? pégémeñd a gémérol-hu évid ann dizoug, ann dougérez ? Apporter, v. a. Porter d’un lieu au lieu où est la personne qui parle ou dont on parle. Causer, produire. Dizovgen, par abus pour dizouga, non usité. Part, dizouget. Digas, par abus pour digasa, non usité. Part, digasel. Pourrez-vous apporter ceci ? ha choui a hellô dizougen a/indm-wîan ? Apportez- moi lepain^ digasid ar bara d’in. Vous m’apportez une mauvaise nouvelle, eur c’hélou fait a zigasid ou a zeskid d’in.

    1. Apposer ##

Apposer, v. a. Appliquer, mettre. Lakaat. Part, lékéat ou lékéet.

    1. Apposition ##

Apposition, s. f- L’action d’apposer. Lakédigez, f.

    1. Appréciateur ##

Appréciateur, s- m. Celui qui apprécie. Prizer ou prijer, m. Pl. ien. Ann hini a laka ann dalvoudégez da eunn drâ.

    1. Appréciation ##

Appréciation, s. f. Estimation de la valeur d’une chose. Prizérez ou prijérez, m. Prizidigez, f.

    1. Apprécier ##

Apprécier, v. a. Mettre, fixer un prix, déterminer la valeur. Prizout ou prijout. Part. et. Lakaad ann dalvoudégez. J’apprécie beaucoup cet homme, kalz é prizann ann dén-zé. C’est une chose qu’il ne saurait apprécier, eunn drâ eo war béhini na lakai kéd ann dalvoudégez.

    1. Appréhender ##

Appréhender, v. a. Craindre, avoir peur. Prendre, saisir. Kaoud aoun eûz ou râk. Douja. Part. et. Kémérovt. Part. et. Kregi é. Krapa é. Je ne l’appréhende pas, n’am eûz kéd a aoun ra-z-hañ, nlien doujann két. Si l’on peut l’appréhender, il sera pendu, mar gelleur kregi ou krapa enn-hañ, é vézô krovgel. Appréhension, s. f. Crainte. Aoun, L Spouñt, m. Eûz ou heûz, m.

    1. Apprendre ##

Apprendre, v. a. et n. Acquérir quelque connaissance qu’on n’avait pas. Enseigner. Diski pour deski, non usité. Part, desket. Kélenna. Part. et. Keñtélia. Part, keñtélicl. Diskouéza, et, par abus, dislwuez. Part. et. Voulez-vous apprendre le breton ? ha clioui a fell d’é-hoc’h diski ar brézounck ? Je ne puis pas apprendre par coeur, nliellann kéd diski diñddn évor ou dré ann évor. Qui est-ce qui vous a appris cela ? Piou en dcùz deskedann drd-zé d’é-hochl J’ai appris cela à mes dépens, desked em eûz kémcñt-sé diwar va c’houst. Ceci nous apprend que nous sommes peu de chose, ann drd-man a ziskouez d’é-omp pénaoz omn nébcùd a drd.

Celui qui apprend bien. Diskidik. NiT)azeik mâd.

Oublier ce qu’on avait appris. Diziski. Part. dizesket.

    1. Apprenti ##

Apprenti, s. m. Celui qui apprend un métier. Personne peu habile dans les choses dont elle se mêle. Néb a zô ô liski mécher ou micher. Paotr, m. Pl. éd. Paotr-michérour, m. Bu gel, m. Pl. bugalé.

    1. Apprentie ##

Apprentie, s. m. Celle qui apprend un métier. Vlac’hik azôô liski micher, i. Plac’h-michérourez, f.

    1. Apprextissage ##

Apprextissage, s. m. L’occupation d’un apprenti, dune apprentie. Le temps qu’on met à apprendre un métier. L’essai, l’épreuve que l’on fait de ce que l’on a appris. Deskadurcz, f. Deskouni, f. On Ta rais en apprentissage, é deskouni eo lékéal, h’kcad eo da ziski midicr. -Ipprêt, s. m. Préparatif, manière d’apprêter. Aoz, f Aozidigez, f. Kempennadurez, f. Kempennidigez, f.

    1. Apprêter ##

Apprêter, v. a. Préparer, mettre en état. Assaisonner. Aoza. Part. et. Hors de Léon, ôza. Kempenni, et, par abus, fcemjjenn. Part. el. Ficha, Part. et. Darévi. Part. et. Farda. Part. et. Tout est apprêté, aozel ou kempennet eo p(’-p Ird. Allez apprêter le diner, id da aoza ou da zarévi ou da farda lein. S’apprêter, v. réfl. Se préparer, se mettre en état de faire quelque chose. En em aoza. En em gempenni. En em ficha.

    1. Apprivoisé ##

Apprivoisé, adj. elpart Qui est privé, qui n’est point farouche. En parlanldes personnes^ qui est familier. Z>oñ. i)tc’/ioMez. Cet oiseau est apprivoisé, don eoallabouz-ze. Cet homme est très-apprivoisé, don brdz eo ann dén-zé. Apprivoiser, v. a. Rendre doux et moins farouche. En parlant des personnes, rendre familier. Doña ou doñva. Part. et. Dic^houe’saal. Part, dic’houéscel. Je n’ai pas pu apprivoiser cette perdrix, n’em cûz két gellet doua ar glujar-zé. C’est un homme qu’il ne serait pas dilficile d’apprivoiser, eunn dén eo ha né vé kéd diez hé zoñva.

S’apprivoiser, v. réû. Devenir moins farouche. Se rendre plus familier. Doñaat. Part. doñécl. Kuñaat. Part. kuñéeHl s’apprivoisera bien vite, doñaad a rai buan. Qu’on peut apprivoiser. Doñuz ou doñvuz. Approdateur, s. m. Aolréer, m. Pl. ien. Mcûler, m. Pl. ien.

    1. Appeobatif ##

Appeobatif, adj. Qui marque l’approbation. Aolréuz. Gralauz. Il m’a fait un signe approbatif, cunn arouéz aolréuz ou gralauz en deûz gréad d’in.

    1. Approb ##

Approb. uion, s. f. Agrément, consentement qu’on donne à quelque chose. Jugement favorable et avantageux qu’on fait de quelqu’un, de quelque chose. Aolré ou aolréadur, m. Grdd ou grdd-vdd, f. Si j’ai votre approbatioo, c’est tout ce que je demande, mar em eûz hoc’h aolré ou hO krdd vdd y nac’houlennann kén.

    1. Apphociu ##

Apphociu. nt, adj. Qui a quelque rapport ou ressemblance. Ilévelou héñccl. Il est assez approchant de celui-ci, hével awalc’h eo ouch hé-mañ.

    1. APP ##

APP

    1. Approchant ##

Approchant, prép. et adv. Environ, à peu près. Tôsl da. É-lrô. War-drô. Tôsl-da-vâd. Il est approchant huit heures, lésl da eiz heur, ou war-drô ciz heur co. Il a cent écus, ou approchant, kañl skoéd en dcûz, pé lôsida-vdd.

    1. Approche ##

Approche, s. f. Mouvement par lequel une personne s’avance vers une autre. Use dit aussi de tout ce qui avance ou paraît avancer vers nous. Toslidigez, f. Dinésidigez, f. A l’approche de la nuit, da dôslidigez ann nùz, pa dôslai ann nôz. Aux approches de la mort, il resta calme, da dôslidigez ar marô, ou pa dôslaaz ar marô, é choummaz sioul.

    1. Approcher ##

Approcher, v. a. etn. Avancer auprès, mettre proche. Devenir proche, êlre proche. Avancer. Avoir quelque convenance ou ressemblance. Tôslaal. Parl. lôslécl. Didôslaal. Vart. didôsléel. Nésaal. Part, nésécl. Dinésnal. Part, dinéséet. Béza hével. Approchez la table du feu, lôstaid ann daol ouc’h ann làn. Le temps approche, nésaad a râ ann amzer. Empêchons-le d’approcher d’ici, miromb oul-hañ na zidôslai aman. Ces deux couleurs approchent fort l’une de l’autre, ann daou liou-zé a zô hével brdz ann cil ouc’h égilé.

S’approcher, v. réfl. Tôslaal. Didôsfaat. Nésaal. Dinésaal. Approchez-vous du feu, lôslaid ouc’h ann làn. Dites-lui de s’approcher de moi, Uvirid d’ézhan dinésaad ouz-in.

    1. Approfondir ##

Approfondir, v. a. Rendre plus profond. Pénétrer bien avant dans la connaissance de quelque chose. Dounaal. Part, dounéel. Hors de Léon, donaal. En ’Vannes, dcûnein. Toulla doun. Kleûza ou kleûsia. Part, kleûzet ou kleûsiet. Kévia ou kcûia. Part. Keviet ou keûicl. Kava. Part. et. Klaoue in. Vurl. klaouet. (Vann.’) Selloud-crvdd. Enklaskout-pîz. Il faudra approfondir la fosse, réd é vézô dounaad ar pouU ou ar béz. J’approfondirai cela, selloud a rinn crvdd ouch ann drâ-zé.

    1. Appropriation ##

Appropriation, s. f. Action de s’approprier une chose. Perc’henniez, et, par abus, perc’henniach, f. On dit aussi perclieñliez.

    1. Approprier ##

Approprier, v. a. Ajuster, agencer, mettre dans un état de propreté. Conformer, faire cadrer. Kempenni, et, par abus, kempenn. Part. et. Nélaal. Part, nélécl. Digaoc’ha ou digoclia. Part. et. Dizaolra. Part. et. Dilasléza. Part. et. Avez -vous approprié la maison ? /ta kempennel ou néléed eo ann li gan-é-hoc’h ?

S’approprier, v. réfl. Usurper la propriété d’une chose. S’attribuer. Perc’henna, et, plus ordinairement, perc’hefUa. Part. et. En em ôber perclicn. Vous pouvez vous approprier cet argent, béz’ é hellil perclienna ann arcluiñl-zé. Il s’approprie les ouvrages des autres, perc’henna a m obériou ar ré-all.

    1. Approuver ##

Approuver, v. a. Agréer une chose. Juger louable. Autoriser par un témoignage authentique. Kaoul-mdd. Kavoul-mdd. Kaoud-dà. Aolréa. Part, aolréel. Gralaal. Part, graléel. Meûli. Part. et. Approuvez - vous cela ? ha clwui a gav-mdd ann drd-zél Je ne saurais approuver ce qu’il a fait, na hellinn bikenn kaoud-dd kaoud-dâ ou grataat deûz gréât.

    1. ApPRoxmATivEMEXT ##

ApPRoxmATivEMEXT, adv. Tôst-da-vdd. H. V.

    1. Appui ##

Appui, s. m. Soutien, support. Aide, protection. Skoazel, f. Skôr, et, par abus, skôl, m. Harp, m. Speûrcl, f. ^Corn.) Posl, m. Il n’a pas d’autre appui, n’en deuz skoazel all é-béd. Ce sera un bon appui, eur skôr mad ou eunn harp mdd é vézô.

    1. APPLYER ##

APPLYER, V. a. Soutenir par le moyen d’un appui. Poser sur… Protéger, aider^ favoriser. Adhérer à… Skoazia. Part, skoaziet. Skoazella. Part. et. Skôra, et, par abus, skôla. Part. et. Speûrella. Part. et. (Corn.) Harpa. Part. et. Vous serez obligé d’appuyer ce mur, réd é vézô d’é-hocli skoazia ou skoazella arv6ger-zé. Appuyez-le, ou il tombera, skôril-kéñ, pé ékouczô.

    1. Appc ##

Appcïer, V. n. Poser, être porté, peser sur quelque chose. Insister. Harpa. Part. et. Gwaska, et, par abus, gweskel. Part, gwasket. Kenderc’hel da… Cette poutre appuie sur mon mur, ann Ireûst-zé a harp ou awask war va môger.

S’appuyer, V. réfl. Se soutenir. S’aider. Se protéger. En em skoazia. En em skôra. En em harpa. Appuyez-vous sur moi, en em skoaziit war-n-oun. Il s’appuie sur un bâton, en em harpa a rà war eur vaz.

    1. Apre ##

Apre, adj. Rude au goût et au toucher. Gard ou garv. Divad. Disasun. Pût. Kriz. Tenn. Ceci est bien âpre, g wall c’/mrô eo ann drâ-mañ. Ce vent est âpre, pûd eo ann avel-zé. Cet homme est âpre d’humeur, garô ou kriz eo ann dén-zé. Rendre ou devenir âpre. Garvaat. Part. garvéet. Apremem, adv. D’une manière âpre. Gant garvder. Après, adv. et prép. Ensuite. A la poursuite. A la suite. Contre. Sur. Goudé. Warlercli. Un peu après il vint, eunn nébeûd goudé é tcûaz. Venez après moi, dcût va goudé ou war va lercli. L’un après l’autre, anneil goudé égilc ou war Icrcli égilé. Après ceci, goudé-hen, goudé kémeñt-ma, hiviziken, pelloc’h. Après cela, goudé-zé, goudé kémeñt-sé. Après tout, goudé-hoU, enn eur gér. D’après, prép. Suivant, selon, conformément à.. tfiouclv. Hervez ou ervez. Je l’ai fait d’après la loi, diouc’h ou hervez al lézen em eûz hé c’hréat. Ci-après, adv. Ensuite, dans la suite. Pelloc’h. Hiviziken. Goudé-hen. Apreté, s. f. Qualité de ce qui est âpre. Garvder, m. Putter eu pudder, m. Krizder ou krisder, m. Tender ou lennder, m. Apte, adj. Propre à quelque chose. Mâd da ou évil. Deréad da ou évit. Cet homme est apte à tout ann dénzc a zô mdd da bép trd ou évit pép Ira. Il n’est apte à rien, da nétrd ou évit nélrd n’eo déréad. Aptitude, s. f. Disposition naturelle à quelque chose, soit au physique soit aa moral. Danvez, m. Il a de l’aptitude à devenir savant, danvez dén gwiziek a zô enn-lian. Il n’a pas d’aptitude, neûz kéd a zanvez enn-han. Qui a de l’aptitude, qui apprend bien. Diskidig. C’est un enfant quia de l’aptitude, fur hugel diskidig co. APyRe, adj. Qui résiste au feu. A zalc h ouc’/i ann tdn. A harz oucli ann tàn. AQCiTiLE, adj. Qui naît, qui se plaît dans les eaux. A zeû ou à zô ganet enn dour. A voaz ou a votirr enn dour. AQü. vtiQUE, adj. Marécageux, plein ou couvert d’eau. Il se dit aussi de ce qui croît,^ qui se nourrit dans l’eau. Dourek. Leûn ou gôloed a zour. A gâr ann dour. A zaô enn douréier. C’est un animal aquatique, eullocndoureg eo. Aqueduc, s. m. Canal de pierres ou de briques pour conduire de l’eau d’un lieu à un autre. San, f. Pi. iou. Sàn-dour, f. Kân, m. C’est un aqueduc qui conduit l’eau à la ville, e^(r zân eo a zigas ann dour é kéar. Ne jetez rien dans l’aqueduc, na daolit nétrd erchân. Aqueux, adj. Qui est de la nature de l’eau. Qui est plein d’eau. Douruz. Dourek. Leûn a zour. Il a le sang aqueux, eur gwad douruz en deûz. C’est une tumeur aqueuse, eur clioeñv doureg eo. Aquilev, adj. Courbé en bec d’aigle. Il ne se dit qu’en parlant du nez. Un nez aquilin, eut fri krotmm. Eur fri skoul. Eur fri sparfel. — Eur fri kamm. H. V. Aquilon, s. m. Vent du nord. Avelnord. Avel an ?i hañter-noz. Arabe, s. m. Arab, m. Pl. éd. H. V. Arabie, s. f. Arabia, f. H. V. Araioée, s. f. Insecte qui a plusieurs yeux. kefniden ou kcôniden ou kiniden, f. VI. kefnid ou kéônid ou kinid. En Vannes, kanvniden. Écrasez cette araignée, frikid ar giniden-zé. Araignée de mer. Kefniden-vor ou mor-kefniden, f. Toile d’araignée. Gwiad-kefnid, m. Kanived, m. (Vann.) Aratoire, adj. Qui sert ou qui appartient à l’agriculture. A zô mâd évid ar c’hounidégez, — evid al labour-douar. Les instruments aratoires, binviou ar c’hounidégez, al labourdouar. H. V. Arbalète, s. f. Sorte d’arme de trait. Arbalastr, m. Pl. ou. Gwarek ou goarek, f. Pl. gwarégou. Tirer de l’arbalète. Arbalastra. Vàtt. et. Gwaréga. Part. et. Arbalétrier, s. m. Celui qui tirait de l’arbalète. Arbalastrcr, m. Pl. ien. Gwarcger, m. Pl. xen. Arbitrage, s. iti. Jugement d’un différend par arbitres. Barnédigez eur slrîf gant barnérlen dilennet. Arbitraire, adj. Qui dépend du choi. x ou de la volonté de chaque personne. A zalchcüz aioul ann dûd. Èvel agareur. Dirciz. Diboel’,. — Dépendant du caprice d’une personne, faltazuz. Indépendant des lois, direiz. Pouvoir arbitraire, g alloua direiz. H. V. Arbitrairement, adv. D’une façon arbitraire et despotique. Gunidircù. Gand dlboell.

    1. Arbitre ##

Arbitre, s. m. La puissance que l’âme a de choisir. Ioul ann dén, f. Le libre arbitre ou le franc arbitre, ann ioul dirédi ou diéré.

    1. Arbitre ##

Arbitre. Celui que des personnes choisissent de part et d’autre pour terminer leur différend. Atin hiiii a :6 (lihmifl a hep tu cvil harua eurilrif. Luvanei’jm. Vï. ien, Ilañlciour, m. Pl. ien.

    1. Arborer ##

Arborer, V. a. Planter haut et droit comme un arbre. Si’vel-souivi. Pari. «accf. Eii Cornûuaille, sonna. La Bretagne arbora l’étendard de la foi, bannicl ar fciz Breiza zonnaz. 11. V.

    1. Arbre ##

Arbre, s. m. Plante boiseuse qui croît en grosseur et en hauteur plus que toutes les autres plantes, et qui pousse différentes branches. Gurzen, f. Pl. gicéz. En Vannes et Tréguier, ywi’en. Pl. gwé. Voilà un bel arbre, chelu eur ïcézen gacr. Il y a beaucoup d’arbres ici, halz a wez azô aman.

    1. Arbre ##

Arbre creux. Alcûzen, f. Pl. kleûzenned.

Jeune arbre haut^ droit et menu. Lañsen, f. Pl. lañsenned.

    1. Abondant ##

Abondant en arbres, couvert d’arbres. Gwezek ou guczenncJc.

Planter des arbres, garnir d’arbres. Koada. Part. et.

    1. ARBRissE ##

ARBRissE. tu, s. m. Petit arbre. Gwezennik, f. Pl. gwézigou. Gwezcnvihan. Pl. gwézbihan. Brousgwézen, f. Pl. hronsgwéz.

    1. Arbuste ##

Arbuste, s. m. Es|)cce d’arbrisseau qui ne croit guère. Brousgicczefi oubrusgwézen, f. Pl. brousgwi’z oib)Usgwéz. Brousl, m. Vi. brousled. Abc, s. m. Arme servant à tirer des flèches. Cintre. G warck ou goarck,(. Pl. gwarégou ou gwarcgi. Je ne puis pas bander cet arc, n’AeZlann kél sleña ar warek-mañ.

Tirer de l’arc. Gwaréga. Part. et. Tenna gañd ar warck.

Celui qui tire de l’arc. Gwaréger, m. Pl. l’en.

    1. Arc ##

Arc-boutant, s. m. Pilier qui finit en demi-arc et qui sert à soutenir une voûte. Skoascl-volz, f. Skoazel-bli’k, f.

    1. Arc ##

Arc-bouter, V. a. Soutenir. Skoazia. Part. nkoaziel. Skoazella. Part. et. Skôra. Part. et. Speûrella. Part. et.

    1. Arc ##

Arc-en-ciel, s. m. Météore qui paraît dans les nues comme une bande de différentes couleurs, courbée en arc. Kancvedcn, f. Pl. kanérédennou. Gwareg-ar-glaô, f. Pl. gwarcgouar-glaô. Kroummc’len, f. Pl. kroummélenneu (Vann.)

    1. Arcade ##

Arcade, s. f. Ouverture en arc. Bolz, f. Pl. bolsiou. Baot ou taol, f. Pl. ou. Gwarek ou yoarck, f. Pl. gwarégou. Bolz-gwarck, f.

    1. Arceau ##

Arceau, s. m. Arc. Il ne se dit qu’en parlant des voûtes. Gwarek ou goarek, f. Pl. gvcarâjou.

    1. Archange ##

Archange, s. m. Ange d’un ordre supérieur. Arc’ht’al ou arc’hel, m. Pi. arcltelez ou arc’Mkd.

    1. Arche ##

Arche, s. f. Partie d’un pont sous laquelle l’eau pasbc Gwarek ou goarek, f. Pl. gwaré-ARC gou. Le pont a trois arches, Icir gwareg en deûz ar pounl.

    1. Arche ##

Arche. Espèce de grand coffre carre, Ârc’h, f. Pl. iou. Quelques-uns prononcent arach. Arcuée, s. f. On le dit du feu qu’on imagine être au centre de la terre pour cuire les métaux et les minéraux, et être le principe de la vie des végétaux. Ann Idn a Ickéeur ou a grédcîir béza é kaloun ann douar.

    1. Archéologie ##

Archéologie, s. f. La science des monuments antiques et des anciens usages. Anaoudef /ez ou gwiziégez ar cliisiou kôz, f.

    1. Archéologue ##

Archéologue. Yoijez Antiquaire.

    1. Archer ##

Archer, s. m. Homme de guerre combattant avec l’arc. Gwaréger ou goaréger, m. Pl. ien.

    1. Archétype ##

Archétype, s. m. Original, modèle, type, patron. Penn keñla, m. Skouér, f.

    1. Archevêché ##

Archevêché, s. m. Juridiction de l’archevêque. Le palais de l’archevêque. * Arc’heskopli, m. Pl. arc’heskoptiou.

    1. Archevêque ##

Archevêque, s. m. Prélat métropolitain qui a un certain nombre d’évêques pour suffragants. * Arclieskop, m. Pl. arclicskep.

    1. Archidiacre ##

Archidiacre, s. m. Ecclésiastique qui a une certaine juridiction sur les curés des campagnes. * Arriagon, m. Pl. ed.

    1. Archiépiscopat ##

Archiépiscopat, s. m. Dignité de l’archevêque. * Arc’heskopded, m.

    1. Archipel ##

Archipel, s. m. Etendue de mer entrecoupée de plusieurs îles. Héd môr é-kreiz péhini é wéleur é-lciz a inizi.

    1. Archiprêtre ##

Archiprêtre, s. m. Curé quia la prééminence sur les autres curés. * Arc’hbélek, m. Pl. arclibeléicn.

    1. Architecte ##

Architecte, s. m. Celui qui exerce l’aride bâtir. Ncb a laka scvelliez. Obérour-licz, m. Saver-licz, ra. Penn-masouner, m. — Micherour-bén, m. Pl. michérourien. Anciennement Bénazézer, m. Pl. ien. H. V.

    1. Architecture ##

Architecture, s. f. L’art de bâtir. La disposition et l’ordonnance d’un bàtiment. Tlwaoudi’gez ou gwiziégez c kénver sével liez, f. Reiz ha kempennadurez eunn H. — Micher-bén, m. Benazez, m. Ce dernier mot s’emploie particulièrement pour l’architecture religieuse et peut avoir été introduit par les Croisades, car on ditbenays, pour architecte, en arabe. II. V.

    1. Archives ##

Archives, s. f. pi. Anciens titres, Chartres. Lieu où l’on garde ces sortes de titres. Diellou, m. Pl. IcûUou, m. Pl. léacli é péhini é mireur ann dïellou.

    1. Archiviste ##

Archiviste, s. m. Gardien des archives. Didier, m. Pl. ien. Mirer ann diellou, m.

    1. Ar ##

Arçon, s. m. Une des deux pièces de bois courbées en cintre, qui servent à faire le corps de la selle d’un cheval. Kroummellen, f. PL kroummellennou. Kroummellen-zibr, f. Korbel, f. Pl. Korbellou. Korbel-zibr, f.

Perdre les arçons, tomber de cheval. Kouéza diwar varc’h. Béza divarc^het.

Faire perdre les arçons à quelqu’un, 1e faire tomber ou descendre de cheval. Vivarc^ha. Part. et. Lakaad eur ré da gouéza pé dazli. henni diwar varc’h. Pila eur marchek (Tann douar.

    1. Ardemment ##

Ardemment, adv. Avec ardeur. Gant bcôder. Gañl fô. Gant frouden. Slard.

    1. Ardent ##

Ardent, adj. Qui est en feu, enflammé. Qui enfliimme, qui brûle. Violent, véhément, actif. LesîcidiJc pour loskidik, non usité. Tommskaot. Tanuz. Broud. Béô. Grouczuz ou groézuz. Grislaz ou grisiez. Birvidik. Ce feu est bien ardent, gwall leskidig eo ann tân-zé. Le remède est ardent, tanuz eo al louzou. Allez chercher des charbons ardents, fd (/a (/fa^/.’^/aou Léo. Le soleil était ardent, grouczuz oa ann héol. ll a une fièvre ardente, eunn dersitn chrisiaz en dciiz. C’est un homme ardent, eunn dén hlrvldig co.

Etre ardent, brûler. Leski pour loski, non usité. Part, losket. Poaza. Part. et.

    1. Ardeur ##

Ardeur, s. f. Chaleur extrême. Chaleur qu’on éprouve dans certaines maladies. Vivacité dans l’action. Tomder vrâz, f. Grouez ou groez, f. Loskidigez, f. Loskadur, m. Fô, m. Tanijen,{. Béoder, m. Birvidigez, f. Frouden, f. Ne restez pas à l’ardeur du soleil, na rJioummit kéd é grouez ann héol. Je l’ai vu dans l’ardeur de la fièvre, hé wéled cm eûz c-kreiz foann dersicn. Il est plein d’ardeur, Icùn eo a véoder. Ce chien a trop d’ardeur, ré a frouden en deûz ar clii-zé.

    1. Ardillon ##

Ardillon, s. m. Pointe de fer ou d’autre métal attachée à une boucle et servant à arréler la courroie que l’on passe dans la boucle. Drc’an, m. Nadoz, f.

    1. Ardoise ##

Ardoise, s. f. Pierre tendre et bleuâtredont on couvre les maisons. Skleñten, f. Vl. skUTitennou. Mcan-sklcñl, m. Pl. mcin-sklefit. Mcanglâz, m. Pl. mcin-glàz. Méan-tô, m. Pl. mcin-tu. La maison principale est couverte d’ardoise, ann ti meùr azô gôlôcl oulôet gant mcin-skleTit ou mein-glâz.

    1. Ardoisé ##

Ardoisé, adj. Qui tire sur la couleur d’ardoise, a zaleli CÜZ a liou ar vcin-sklcñt.

    1. Ardoisi ##

Ardoisiïïre, s. f. Carrière d’où se tire l’ardoise. Menglcûz mein-glâz, f. Mefiglcûz meinsklcñt, f.

    1. Ardu ##

Ardu, adj. Escarpe, difQcile à aborder. Garô ou garv. Diez da bina. Tenn. Vous me menez par un sentier bien ardu, dré eur wénoden ou eur raveñt givall c’harô ou gwall d^nn em cliasil.

    1. Arête ##

Arête, s. f. Ce qui, dans les poissons, soutient leur chair, comme les os soutiennent la chair des autres animaux. Ce mot a plusieurs autres significations dans les arts et métiers. Dri’an, m. Pl. drein. Dréan-pesk, m. Pl. dreinpesked. Il n’y a pas beaucoup d’arêtes dans ce poisson, ncûz kél kalz a zrcin erpesk-ze.

    1. Arête ##

Arête. Angle vif des pierres, des bois éqùarris, etc. Ker, f. Pl. iou. Kom, m. Pl. ou ou iou.

La grosse et principale arête d’un poisson. Drezen ou dreizen, f. Pl. drezennou ou dreiznnou.

Plein d’arêtes. Leûn a zrein. Dreinek.

Sans arêtes. Dizrein.

Oter les arêtes. Bizrcina. Part. et.

    1. Arêtier ##

Arêtier, s. m. Pièce de bois qui forme l’arête d’une couverture de loit. Pièce de bois qui forme l’angle d’une coupole. Pez-ker, m. Pl. pésiou-ker. Péz-korn, m. Pl. pésiou-korn.

    1. Arg ##

Arg. vneao, s. m. Anneau de fer où l’on attache des cordages. Lagaden houarn c pchinié stageur kerdin, f. Argent^ s. m. Métal blanc, fusible, ductile, sonore, et le plus parfait après l’or.. 4/-c liant, m. Cette cuiller n’est pas d’argent, al loa-mañ né kéd arcliant. Ils ont de l’argent comptant, arcliant dizôlô hô dcûz. Prêter de l’argent à intérêt, rei arc’hant war gampi. Argenter, V. a. Couvrir de feuilles d’argent. Arcliañla. Part. et. Il faut faire argenter cela, réd eo lakaad arc hanta ann drà-zé. Argenterie, s. f. Vaisselle ou autres meubles d’argent. Listripéloaiou arcliant. Argentin, adj. Qui a un son, ou une couleur semblable au son, à la couleur de l’argent. SkiUr. Skleñtin. Eûz a liou ann arcliant. Gwenn-arcliañt. Elle a une voix argentine, eur vouez skiltr ou sklcñtin é dcûz. Argentine, s. f. Plante aquatique dont les feuilles sont argentées ou blanches en dessous. Louzaoucn-ar-gwazi, f. Argile, s. f. Terre grasse au toucher et propre à faire de la poterie. Pri, m. Il estfait avec de l’argile, gant pri eo gréât. Garnir d’argile, salir avec de l’argile. Pria. Part. 2)riet. Plein ou couvert d’argile. Prick. Leûn pé cliôlôed a bri. Argilecx, adj. Qui tient de l’argile. Qui rcn" ferrae de l’argile. Prick. Cette terre est bien argileuse, gwall bricg eo ann douar-mañ. Lieu argileux. Prick, f. Pl. priégou. Argot, s. m. Certain langage des gueux. léz ar gciz ou ann truéicn, m. Arguer, v. a. Tirer une conséquence d’un fait. Menna. Part. et. H. V. Argument, s. m. Raisonnement par lequel on tire une conséquence d’une proposition. Mennoz, m. Pl. Mennosiou. H. V.

    1. Aride ##

Aride, adj. Sec, stérile. Séach. Hors de Léon, sec’/L Krâz. En Vannes, krac’h. Krin. Hesk. Cette terre n’est pas aussi aride qu’elle le paraît, né két ker séacli ann douar-ma ha m’en deûz doaré da véza.

    1. Aridité ##

Aridité, s. f. Sécheresse. Il se dit aussi au figuré. Seclided, m. Seclior, m. Krasder, m. Krinded, m.

    1. Ariette ##

Ariette, s. f. Air léger. Sonik, m. Pi. Sonigou. H. V.

    1. AR ##

AR1ST0CR. 4TE, s. m. et adj. com. Partisan d’un gouvernement aristocratique. Miîiound’ann-noblafiz. Vl. mirwuned. Au fém. miñounez. H. V.

    1. Aristocratie ##

Aristocratie, s. f. Gouvernementdes grands. Galloud-ann-duchenlil, m. La classe noble. * Ann noblañz. H. V.

    1. Arithsiétique ##

Arithsiétique, s. f. Science des nombres, art de calculer. Gwiziégez c kéñcer ann nirérou, é-kéñver nivéri, f.

    1. Arlequin ##

Arlequin, s. ni. Bateleur. Bouffon dont l’habit est bigarré. Fol. Farsotir, m. Pl. ien. H. V.

    1. Armateur ##

Armateur, s. m. Qui arme, qui équipe à SCS frais des navires. Paramanlour, m. Pl. ien. H. V.

    1. Arsie ##

Arsie, s. f. Instrument qui sert à attaquer ou à se défendre. Tout le harnais d’un homme de guerre. Tout ce qui sert à combattre une erreur, une passion. * Arm, m. Pl. ou. Benvek, m. Pl. binviou. Benvek-brczel, m. Pl. hinviou-brézel. C’est une bonne arme, eunn arm tnàd, eur benvek màd eo. Nous courûmes aux armes, d’ann armou é redjomp.

Sans armes. Diarm ou dizarm. Divenvek.

    1. Armée ##

Armée, s. f. Grand nombre de troupes assemblées en un corps, sous la conduite d’un général, ♦’yl /me, f. Pl. ou. Voilà une belle armée, chàu eumi amie gaer. Il était à la tête de l’armée, é penn ann anné édô Une armée navale, eunn arme v6r.

    1. Armer ##

Armer, y. a. Fournir d’armes. Revêtir d’armes défensives. Lever des troupes. Garnirune chose avec une autre qui y ajoute de la force. "^ Arma. Part. et. Rei armou ou binviou. Sével tûd a vri’zel.

S’armer, v. réfl. Se munir d’armes. Prendre les armes, faire la guerre. En em arma. Kéméroud ann armou. Ober ar brézel.

    1. Armet ##

Armet, s. m. Armure de tête, casque. Il n’est d’usage qu’en parlant des chevaliers errants des vieux romans. Tôk-houarn, m. Pl. lokou-houarn.

    1. Armistice ##

Armistice, s. m. Suspension d’armes.. 4rza <)trézel, m. L’armistice est rompu, lorred co ann arzaô-vrézel.

    1. Armoire ##

Armoire, s. f. Meuble de bois dont le premier usage a été pour serrer des armes, et qui sert à mettre toutes sortes dehardes. Armel, f. Pl. armeliou. Mettez les draps dans l’armoire, Ukld al liseriou enn armel. Les armoires étaient ouvertes, digor oa ann armeliou.

    1. Armoiries ##

Armoiries, s. f. Armes, en terme de blason. Ardamézou. Arouésiou. H. V.

    1. Armoise ##

Armoise, s. f. Plante dans le genre de l’absinthe. Huélen-wenn ou uc’hélen-u- enn, f.

    1. Arsiorlvl ##

Arsiorlvl, s. m. Livre des armoiries. Levrann-arouesiou, m. Pl. Icvriou. H. V.

    1. Armoricain ##

Armoricain, s. m. Habitant de l’Armorique. Eûz ann Arvor. Arvoriad. Pl. Arvoriz. H. V. Armire, s. f. Armes défensives qui couvrent et joignent le corps, comme la cuirasse, le casque, etc. Jlarnez ou hernez, m. Pl. harné’ itou ou hernésiou.

    1. Armurier ##

Armurier, s. m. Ouvrier qui fabrique ou vend des armes. Harnczer, m. Pl. ien.

    1. A ##

A ROCHE, s. f. Herbe potagère. il’ao/-yiüc/ !n, m.

    1. Aromate ##

Aromate, s. m. Toute matière végétale odoriférante, contenant une huile et un sel. Kéfneñl louzaouen a zô cliouéz kré pé c’houéz vàd grnil-hi.

    1. Aromatiqie ##

Aromatiqie, adj. Qui a l’odeur des aromate ». A zô c houéz kré pé c’houéz vàd gañl-hañ. Arpe>t, s. m. l’itenduc de terre ordinairement de cent perches carrées. Kéfer ou kéver ou kéñver, m. Pl. iou. Feñgtnn, m. Pl. ou. Devez -aral, m. Pl. dévésiou-aral. Kéverdouar, m. Pl. kévériou-douar.

    1. Arpent ##

Arpent de terre froide. Dévezskidi, m. Pl. dévesiou-skidi. Devcz-skôd, m. Pl. dévésiouskôd.

    1. Arpentage ##

Arpentage, s. m. Mesurage des terres par arpent. Gwalennérez, m. Gwalennérez-douar,

    1. Arpenter ##

Arpenter, v. a. Mesurer par arpents. Gtoalenna. Part. et. Gwalennadi. Part. et. Lakaad ar walen war eul léac’h.

    1. Arpenteur ##

Arpenteur, s. m. Celui qui arpente, qui mesure par arpents. Gwalenner, m. Pl. ien. Gwalennader, m. Pl. ien.

    1. Arqué ##

Arqué, adj. et part. Courbé en arc, en cintre. Gwdr ou godr. Kroumm,. Baôtek. Cette poutre est arquée, gwâr eo ann Ireûst-zé. Il a le dos arqué, kroumm ou baôtek eo hé gcin.

    1. Arquebusade ##

Arquebusade, s. f. Coup d’arquebuse. Tenn-skloped, m. Pl. tennou-skloped. Taolskloped, iQ. Vï. taoliou-skloped.

    1. Arquebuse ##

Arquebuse, s. f. Arme à feu. Skloped, m. Pl. ou.

    1. Arquebuser ##

Arquebuser, V. a. Tuera coups d’arquebuse. Sklopéda. Part. et. Laza a daoliou ou a dennou skloped.

    1. Arquebuserie ##

Arquebuserie, s. f. Le métier d’arquebusier. Sklopédérez, m.

    1. Arquebusier ##

Arquebusier, s. m. Celui qui est armé d’une arquebuse. Celui qui fait ou vend des arquebuses ou autres armes du même genre, Sklopéder, va. Pl. ien.

    1. Arquer ##

Arquer, V. a. et n. Courber en arc. Se courber en arc. Gwara ou goara. Part. et. Kroum, ma. Part. et. Baôta ou vaôta. Part. et. Bolza. Part. et. Il faudra l’arquer, red é vézo hé wara ou hé c’hoara. J’ai peur qu’il n’arque, aoun am eûz na groummô ou na vaôlô.

    1. Arrachement ##

Arrachement, s. m. Action d’arracher. i ?ann, m. Diframm, m. Diframmadur, va.

    1. Arracher ##

Arracher, v. a. Détacher avec effort ce qui tient à quelque chose. Diframma. Part. et. Diskolpa. Part. et. Dichafrañta. Part. et. Ne m’arrachez pas le bras, na ziframmil kél va bréach. Arrachez cet arbre, diskolpid ar wezen-zé.

    1. Arracher ##

Arracher doucement. Dishogella. Part. et. Tenna. Part. et.

    1. Arracheur ##

Arracheur, s. m. Celui qui arrache, celui qui tire avec effort. Il se dit plus particulièrement en parlant des dents, des cors. Diframmer, m. Pl. ien. Diskolper, m. Pl. t’en. Arracheur de dents. Tenncr--dcñl, m. Pl. tennericndeñt. Il ment comme un arracheur de dents, gaouiad eo ével eunn lenner-deñl.

    1. Arraisonner ##

Arraisonner, v. a. Chercher à convaincre par des raisons. * Reisinna. Part. et. Ce mot est du dialecte de Cornouaille. H. V.

    1. Arrangé ##

Arrangé, adj. et part. Kempenn. Deréad.

    1. Arrangement ##

Arrangement, s. m. Ordre, état de ce qui est arrangé. Aoz, f. Reiz, f. En Vannes, rcich. Kempennadurez ou kempennidigez, f. Déréa^ dégez, f. Urs ou urz, f. Je connais son arrangement, hé reiz ou hé gempennadurez a anavézann.

    1. Arranger ##

Arranger, V. a. Mettre dans l’ordre convenable. Accommoder^ établir, mettre en bon ordre. Aoza. Part cl. Rcñka. Part. et. Reiza. Part. et. Kempemii, et, par abus, l :cmiienn. Part, kempennct. C’est vous qui l’arrangerez, c’houi eo hen aozô, hén reizô. Je l’ai bien arrangé, kempennel mâd eo gan-in.

    1. Arrenter ##

Arrenter, V. a. Prendre, donner quelque héritage à rente. Kéméront, rcidalévé.

    1. Arrérages ##

Arrérages, s. m. pi. Ce qui est échu durevenu d’une rente. Arpéz a zô dlgwézel dinar eul levé. * Àrclnich, m.

    1. Arrestation ##

Arrestation, s. m. Action d’arrêter, d’emprisonner quelqu’un. Etal de celui qui est arrêté. Balc’hidigez, f. Baclic’rez. Eñkadurcz, f.

    1. Arrêt ##

Arrêt, s. m. Jugement d’une cour souveraine. Saisie^ soit de !a personne, soit des Liens. L’action du cheval, quand il s’arrête. L’action du chien couchant, lorsqu’il arrête le gibier. Retenue, modération. Tiarn, f. Pl. iou. Barnédigez, f. Krôg, m. Paouez, m. Éhan, m. Poell, m. Harz, m. Sparl, m. Huai, m. Dalc’h, m. L’arrêt est-il porté ? ha douged eo ar varn ou ar varnédlgezl On a fait an et sur ses meubles, lékéad eûz krôg war hé arrébeûri. Le chien est en arrêt, war baouez ou war éhan émaar c’hi. C’est un homme sans arrêt, sans retenue, eunn dén diboell ou hép poell eo.

Rendre un arrêt, juger. Barna ou barnout, el, par abus, barn. Part, barnet. Dougeneur varn.

    1. Arrêter ##

Arrêter, v. a Empêcher la continuation d’un mouvement, le cours, le progrès de quelque chose, l’écoulement de quelque liqueur. Empêcher quelqu’un d’agir. Saisir par voie de justice. Prendre prisonnier. Retenir un domestique à son service. Résoudre et déterminer quelque chose. Régler. Ilarza. Part. et. Harpa. Part. et. Diarbenna. Part. et. Dercliel ou delc’her, par abus pour dalc’ha, non usité. Part, daleltet. Sparla. Part. et. Huala. Part. et. Énébi. Part. et. Kregi é… Poella. Part. et. Stanka. Part. et. Lakaad enn hé benn. Arrêtez ce chien, harzid oucli ar c’hi-zé. Je n’ai pas pu l’arrêter, n’em eûz kél gellel hé ziarbenna. Il a été arrêté aujourd’hui, hlrîô eo bel dalc’het ou krôgel enn-hañ. Il est dur à arrêter, tenu eo da boellfi. On ne peut pas arrêter le sang, nlielleur kél stanka ar gwâd. Voilà ce que j’ai arrêté, chétu pétra cm eûz lékéad em penn.

S’arrêter, v. réfl. Cesser d’aller. Tarder, s’amuser. Se contenir, cesser de faire quelque chose. Se déterminer se fixer. Choum, par abus pour chouma, non usité. Part, choumet. Sac’ha. Part. et. Chaga. Part. et. Daléa, et, par abus, dalé. Part. daléet. Paouéza, et, par abus, paouez. Part. et. Éhana. Part. et. En em zerc’hel da… Arzaôi. Part, arzackt. Il ne s’arrêtera pas encore, nachoittnokéic’hoaz. L’eau s’est arrêtée, sac’hed eo ann dour. Ne vous arrêtez pas, na zaléit kél. Voulez -vous vous arrêter ici ? ha c’houi a fell d’é-hoc’h paouez a aman ? Je m’arrête à cela, en em zerc’hel a rann d’ann drd-zé.

    1. Arrhes ##

Arrhes, s. f. pi. Argent donné pour assurance de l’exécution d’un marché. Arrez ou errez, m. Donnez-moi des arrhes, rôid arrez d’in.

Donner des arrhes. Arrézi ou errézi. Part, et. Lui avez-voui donné des arrhes ? hé arrézed hoc^h eûz-hii ?

    1. Arrière ##

Arrière, adv. et prép. En demeure, en retard. Il s’emploie toujours avec en. Adré ou adréñ. A-gil. Il est en arrière, adré éma. Il marche en arrière, a-gil é kerz.

    1. Arrière ##

Arrière, s. m. Diadré, m. Kil, m. Kein, m. Se retirer en arrière, marcher en arrière. Argila. Part. et.

    1. Arrière ##

Arrière-boutique, s. f. Boutique de plain-pied après la première. Slâl-adré, f.

    1. Arrière ##

Arrière-cour, s. f. Petite cour, qui, dans un corps de bâtiment, sert à dégager les appartements. Porz-adré, m.

    1. Arrière ##

Arrière-faix, s. m. Les membranes où l’enfant était enveloppé, et le placenta, lesquels sortent de la matrice après l’accouchement. C’est ce qu’on nomme aussi délivre. Givelé ar bugel é kôv hé vamm, m.

    1. Arrière ##

Arrière-fief, s. m. Fief mouvant d’un autre fief. Dalc’h izéla, m.

    1. Arrière ##

Arrière-garde, s. f. Dernière partie d’une armée marchant en bataille. Gward-adré, m.

    1. ARRrÈRE ##

ARRrÈRE-GOÎT, s. m. Goût que laissent dans la bouche certains aliments, certaines liqueurs, différent de celui qu’on avait éprouvé d’abord. Dlàz a choum er genou, hag a zo dishével eûz ann hini a gaved araok ou da-geñta.

    1. Arrière ##

Arrière-neveu, s. m. Fils du neveu. Gourniz, m. Pl. éd.

    1. Arrière ##

Arrière-pensée, s. f. Pensée, vue, intention secrète qu’on ne laisse pas voir. Ménoz kuzet, m. Ménoz adré, m.

    1. Arrière ##

Arrière-petit-fils, s. m. Le fils du petite fils ou de la petite-fille, par rapport au bisaïeul ou à la bisaïeule. Mab ann douaren pé ann douarénez, m. Gourniz, m. Pl. ed.

    1. Arrière ##

Arrière-petite-fille, s. f. La fille du petit-fils ou de lapetite-fille, par rapport au bisaïeul ou à la bisaïeule. Merc’h ann douaren pé ann douarénez, f. Gournizez, f. Pl. éd.

    1. Arriérer ##

Arriérer, v. a. Différer. Daléa. Part, daléet. Pellaat. Part, pelléet. Il a arriéré le paiement de ce qu’il me devait, dalécl ou pelléel en deûz ar paé eùz ar péz a dlé d’in. S’arriérer, v. réfl. Demeurer, derrière. Il se dit figurément en parlant du paiement dos sr^ laires, des rentes, etc. Choum adré. Vous vous arriérerez, choum a réod adré.

    1. Arrière ##

Arrière-saison, f. f. L’automne ou la fin de l’automne. Diskar ou diskar-amzer, m. Cet homme est sur son arrière-saison, éma ann dén-hoût war hé ziskar, ou war ann diskar eûz hé vuez, ou war hé zislrô.

    1. Arrimage ##

Arrimage, s. m. Arrangement de la cargaison d’un navire. Ann aoz ou ar reiz eùz a garg eul Icsir.

    1. Arrimer ##

Arrimer, v. a. Arranger la cargaison d’un navire. Aoza ou reiza karg eul lestr. Arrivage, s. m. Abord de marchandises dans un port. Arrivée par eau des marchandises, des bateaux. Donédigez, f. Arru, m.

    1. Arrivée ##

Arrivée, s. f. Action d’arriver. Le temps où une personne arrive en quelque endroit. Le temps où les marchandises sont apportées en quelque lieu. Donédgez, f. Ami, m. Son arrivée ma surpris, sou’zed ounn bel gañd hé zonédigez. A mon arrivée, j’irai vous voir, d’am arru, ou pa vézinn arruet éz inn d’hô hucloul.

    1. Arriver ##

Arriver, v. n. Aborder, approcher de la rive. Parvenir à un lieu où l’on voulait aller. Doñl ou doñd ou doncl, tous trois par abus pour deûi, non usité. Part, deùet, et, par contraction, deût. Arruout on erruout. Part, arruet ou erruet. Il arrivera demain, war-c’hoaz éc’h arruô, ou éc’h erruô, ou é teûiô.

    1. Arriver ##

Arriver inopinément, ou par hasard, ou par accident, survenir. C’hoarvézout ou c’hoarrout. Part. et. Darvézout ou darvout. Part. et. Digwi’zoul ou digouezoul. Part. et. Si cela arrive, il sera riche, ma chuarvez Jcémenl-sc, é vézô pinvidiU. Cela lui arrive tous les jours, bemdéz é lareez ann drà-zé d’ezhan. Que lui est-il arrivé ? pétra a zô digwézet d’ezhan ?

    1. AKROGA ##

AKROGA^rMENT, adv. Avec arrogance. Gant rogoni. Gaftl halc’hder. GroTis. Il m’a parlé arrogamment, gaTa rogoni ou groñs en deûz fiomzed ouz-in.

    1. Arrogance ##

Arrogance, s. f. Fierté, orgueil. Herder, m. Rogoni ou rogentez, f. Balchder, m. liuelded ou uc’helded, m. Fac, m. Gourveñt, m. Raùdon, m. (Vann.) Il lui a parlé avec beaucoup d’arrogance, gañl kalz a rogoni ou a ralc’hder ou a faé en deûz komzed oul-hañ. Il est plein d’arrogance, leùn eo a c’hourveñt.

    1. Arrogant ##

Arrogant, adj. Hautain, fier, vain. Rokoxx rog. Baie h. Groñs. Dichch. Arahaduz. C’est un homme fort arrogant, eunn den rokoudirhek brdz eo.

    1. Arroger ##

Arroger (s’}, v. réfl. S’attribuer mal à pro- (*os quelque chose, kéméroud Itp gwir. Perc’henna é gaou. Mac’homi. Part. et. Aloubi. Part. et.

    1. ARRoxriR ##

ARRoxriR, V. a. Rendre rond. Augmenter. Krennn. Part. et. Arrondissez ce morceau de bois, krennid ann tamm koad-ma. Il a arrondi son champ, krennel ou kresket eo hé bark (/nñl-hañ.

S’arrondir, v. réfl. Devenir rond. Augmenter son bien par de nouvelles acquisitions. Krennaal. Part, krennéct. Krcski hé drdo prétifi tnfidou nccpz.

    1. Arrondissement ##

Arrondissement, s. m. L’action d’arrondir. L’état d’une chose arrondie. Krennadurez, t.

    1. Arrondissement ##

Arrondissement. Etendue de pays déterminée. Iléd Pur vrô merkel mûd.

    1. Arrosage ##

Arrosage, s. m. Action d’arroser. L’eau qui arrose. Dourérez, m.

    1. Arrosement ##

Arrosement, s. m. L’action de verser de l’eau sur quelque chose. Dourérez, m.

    1. Arroser ##

Arroser, v. a. Humecter, mouiller quelque chose en versant de l’eau dessus. Doura. Prjrt. fl. Glébia. Part, glébict. Il faudra arroser les navets, réd é vézô doura ann irvin.

    1. Arrosoir ##

Arrosoir, s. m. Vase fait pour arroser. Dour-zil, f. Pôtev-doitra, m.

    1. Arsenal ##

Arsenal, s. m. Magasin d’armes. Ldb ann armoti, m. Skiber ann armou, m.

    1. Arsenic ##

Arsenic, s, m. Métal aigre volatil au feu. Aourpimañd, m. (Corn.) Aourliou, va. rfrég.) H. V.

    1. Art ##

Art, s. m. Méthode de bien faire un ouvrage selon certaines règles. Science. Adresse, industrie. Il se dit dans le propre et dans le figuré, par opposition à nature. Métier. Skiant, f. Pi. skiañlou, ei, par abus, skiañchou. Gwiziégez, f. Gwénded ou gwénder, m. Ijin ou iñjln, m. Mécher oumicher, f. Pi. iou. — Krédy m. Pl. krédou (Corn.) H. V. Ils cultivent les arts, ar skiafiLou a hcuUoñl. Cela estfaitavec beaucoup d’art, gañlkalz a wiziégez cogréad ann drâ-ze. Il y a de l’art dans tout ce qu’il fait, gwénded a laka é kémeñd a râ. Il a appris un bon art, curvécher vâd en deûz deskel.

    1. Art ##

Art mécanique. Micher, f. H. V.

    1. Artère ##

Artère, s. f. Vaisseau du corps de l’animal qui porte le sang du cœur vers les extrémités, où il est repris par les veines pour être reporté au cœur. Gwazien-vrâz, f. Pl. gwazlennou-brâz.

    1. Artichaut ##

Artichaut, s. m. Plante qui est une espèce de chardon cultivé. Le fruit porte le même nom que la plante. Askol-zibrl ou askol mdd da zibrl, m. Aval-askol, m.

    1. Article ##

Article, s. m. Jointure des os. Mell, m. Pl. ou. J’ai des douleurs aux articles des mains, poan em eûz é mellou va daouarn.

    1. Articulaire ##

Articulaire, adj. Qui a rapport aux jointures du corps. A zalch oud ar mellou.

    1. Articulation ##

Articulation, s. f. Jointure des os. Mell, m. Framm ann eskern, m.

    1. Articulation ##

Articulation. Prononciation distincte des mots. Lavar ou komz frcaz.

    1. Articuler ##

Articuler, v. a. Prononcer distinctement les mots. Lavaroul ou komza frcaz ou rciz. Cet enfant est trop jeune encore pour articuler, re iaouañk eo clioaz ar bugel-zé évil komza fréaz.

    1. Artifice ##

Artifice, s. m. Art, industrie. Ruse, fraude. Gwénded ou gwénder, m. Ijin ou iñjin, m. Truidel, f. Pi. Irôidellou. Korvigel., m. Pl. Korvigellou. Trô-blég, f. Pl. Troiou-plég. Cet homme n’est pas sans artifice, ann dénzé nékédhéb ijin. Je connais vos artifices, anaoud a rann hô Irôidellou.

    1. Artificiel ##

Artificiel, adj. Qui se fait par art. Il est opposé à naturel. Ijinuz ou iñjinuz. Gwén.

    1. Artificiellement ##

Artificiellement, adv. Avec art. Gant gwénded. Gañd ijin.

    1. Artificieuseuent ##

Artificieuseuent, alv. D’une manière artificieuse. Gant trôidellérez. Gant korvigellérez.

    1. Artificieux ##

Artificieux, adj. Plein d’artifice et de finesse. Leân a droideUérez, a gnrcigelb’rez. Troidelluz. Korvigelluz. Kuzet. Goloet. Klôzennek. C’est un homme artificieux, eunn dén eo hag a zô leûn a drôidellérez, eunn dén kuzet eo.

    1. Artillerie ##

Artillerie, s. f. Tout l’attirail de guerre. qui comprend les canons, les mortiers, les bombes, etc. Holl kanoliou etinn armé, hràz ha hihan.

    1. Artilleer ##

Artilleer, s. m. Celui qui sert dans l’artillerie. * KanoUcr, m. Pl. ien.

    1. Artisiox ##

Artisiox, s. m. Le troisième mât d’un vaisseau placé entre le grand mât et la poupe. Âr toern volosk ou vorsk, f.

    1. Artisan ##

Artisan, s. m. Ouvrier dans un art mécanique. Celui qui est l’auteur, la cause de quelque chose. Méchérour ou michérour, m. Pl. ien. Penn-ahek, m. Elle a épousé un artisan, da eur méchérour eo dimézel. Il est l’artisan de sa fortune, ar penn-abeg eo eûz hé zanvez, eûz hé vadou.

    1. Artison ##

Artison, s. m. Petit ver qui s"er gendre dans le bois. Prév-koad, m.’P- j)réved-koad.

    1. Artiste ##

Artiste, s. m. Celui qui travaille dans un art où le génie et la main doivent concourir. Méchérour gicén on ijinuz, m.—Krélour, m. Pl. ien. Au fém. krélourez. H. V.

    1. Artistement ##

Artistement, adv. Avec art et industrie. Gafil skiant hag iñjin.

    1. As ##

As, s. m. Point seul marqué sur un des côtés d’un dé, ou sur une carte. Bid, m. Pl. ou. Boni, m. Pl. éd. Si vous avez trois as, j’ai perdu, mar hoc’h eûz Iri lid, eo koUel gan-éñ.

    1. Ascendance ##

Ascendance, s. f. Mouvement en montant. Piñérez, m. Piniàigez, f. La sève affecte toujours un mouvement d’ascendance, ar séô en deûz bépréd eur réd a biûérez ou a hiñidigez.

    1. Ascendant ##

Ascendant, adj. et s. rs. Qui va en montant. J hiñ. A ia enneur hifia. Les ascendants, les ancêtres, cam ladou-kôz, ar gour-dadou, ann dûd-kôz.

    1. Ascendant ##

Ascendant, s. m. Pouvoir, autorité, supériorité, empire sur l’esprit d’un autre, sur sa volonté. Béli, f. Lévezoun, m. Je n’ai aucun ascendant, aucune autorité sur lui, 7i’cm eûz béli é-léd war-n-ézhañ. Avez-vous de l’ascendant sur elle ? Avez-vous de l’empire sur son esprit ? ha léiézowi hocli cûz-liu tvarn-ézhi ?

Ascension, s. f. Action de monter, élévation. Piñidigez, f. Piñadurez. L’ascension de notre Seigneur, piñidigez hon Àolrcu ou hoii Saiver enn en.

    1. Ascension ##

Ascension. Fête des catholiques. Jaou-bask, m.

    1. Asie ##

Asie, s. f. Azia, f. H. V.

    1. Asile ##

Asile, s. m. Lieu de refuge. Une maison où un homme qui n’a pas de quoi subsister trouve une refraite dans sa mauvaise fortune. Digémer, m. Bôden, f. Skoazel, f. Menée’ hi ou miniclii, et, par abus, mini, m. Ilerherc’h, f. On m’a donné asile dans cctic maison, digémer ou hôden a zô hél rôed dln enn li-zé. On leur donnera asile, »jent’c'/ii avézô douged d’ezhô. Je n’ai pas d’autre asile, 7i’em eûz skoazel ail ou herherc’h ail é-héd.

    1. Aspect ##

Aspect, s. m. Vue d’un objet. Objet de vue. Gvcél ou guéled, m. Sell, m. Son aspect fait trembler, spouñtuz eo ar gwél anézhañ. L’aspect de cetle maison est beau, kaer eo ar gwéled eûz ann li-zé.

    1. Asperge ##

Asperge, s. f. Plante. Lcuzaouen-ar-sparf, f. — Sparf, m. Une seule, sparfen, f. PIsparfou. H. V.

    1. Asperger ##

Asperger, v. a. Arroser avec de l’eau ou autre liqueur. Il n’a guère d’usage qu’en parlant des choses de la religion. Sparfa. Part. et. Boura. Part. et. Slriñka dour gand eur sparf, gañd eur harr.

    1. Aspergés ##

Aspergés. Voyez aspersoir.

    1. Aspérité ##

Aspérité, s. f. Rudesse. Qualité de ce qui est raboteux. On le dit aussi au figuré. Garvder, m. Puller on pudder, m. Tender ou lennder, m.

    1. Aspersion ##

Aspersion, s. f. Action d’asperger. Sparférez, va. Sparfadur, m.

    1. AspERsoiR ##

AspERsoiR, s. m. Goupillon pour jeter de l’eau bénite, aspergés. Sparf, m. Striñkérez, f. Slriñkelf f. — Bdr -dour-lenniget, m. H. V.

    1. Asphixie ##

Asphixie, s. f. Etat de mort apparente causée parla suspension de la respiration. Mougaden, f. H. V.

    1. Asphyxier ##

Asphyxier, v. a. et n. Causer l’asphyxie. Movga. Part. et. H. V.

    1. Aspic ##

Aspic, s. m. Petit serpent que Ton dit fort venimeux. Aer vihan a lévéreur koTilamuzhrdz. Aspik, m. V. aspiged.

    1. Aspirant ##

Aspirant, adj. et s. m. Celui qui aspire à entrer dans unç charge, à être reçu dans une corporation. Géder, m. Pl. ien. Spier, m. Pl. ien.

    1. Aspiration ##

Aspiration, s. f. Action d’aspirer. Dic’houés, m. Bic’houczérez, m. L’aspiration est opposée à la respiration, ann dic’hoiiéz a zô énep d’ar cliouéz.

    1. Aspiration ##

Aspiration. Désir de parvenir à quelque chose. Géd on gedérez, m. Spi ou spiérez, m.

    1. Aspirer ##

Aspirer, v. a. et n. Attirer lair avec la bouche, Il est opposé à respirer. En terme de grammaire, prononcer de la gorge, en sorte que la prononciation soit fortement marquée. Ùic’houéza. Part. et. Trec’/fowc-o. Part. et. Je l’entends aspirer, hé glevoud arannôlicliouéza. Aspirez plus fortement cette lettre, Iréchouézil kréocli uar ai lizéren-zé.

    1. Aspirer ##

Aspirer, v. n. Prétendre à quelque chose, la désirer. Géda, et, par abus, gédal. Part. el. Gorlozi, et, par abus, gorloz. Part. et. Spia. Part, spiel. Béza war c’héd. Béza é gorloz, é spi. Il aspire à l’empire, ar gurunen a clied, a spi.

    1. Assaillant ##

Assaillant, s. m. Celui qui attaque. Agresseur. Tager, m. Pl. ien. Heskincr, m. Pl. ien. Argader, m. Pl. ien. Slonrmer, m. V. ien. — Arzalour. Pl. ien. H.. Vous avez été l’assaillant, ann loger ou ar slourmer oc’h hél.

    1. Assaillir ##

Assaillir, v. a. Attaquer vivement. Taga. Part. et. Ueskina. Part. et. Argadi. Part. et. Stourmi. Part. et. Diknnmonl war… — Arzala. Part. et. (Lag.) Ce mot est composé dear, sur, et de sala, sauter. H. V. Ils nous ont assaillis, lagel omh bel gañl-hO, dilammel hô deùz icar-n-omp.

    1. Assainir ##

Assainir, v. a. Rendre sain. lac’haal. Part. iacliéel. Lakaad da véza iac’huz ou iccliéduz.

    1. Assaisonnement ##

Assaisonnement, s. m. Mélange des ingrédients qui servent à assaisonner. Hilien, f.

    1. AssusoNNER ##

AssusoNNER, V. a. Accommoder une viande ou autre cliose à manger, avec les ingrédients qu’il faut pour la rendre plus agréable au goût. Hilienua. Pari. et.

    1. Assassin ##

Assassin, s. m. Meurtrier de guet-à-pens, de dessein formé, en trahison. Lazer, m. Pi. f>n. Dixkolper, m. Pl. i>». Lazer a-zevri, m. AssASSiN. tT, s. m. Meurtre en trahison et de guel-à-pens. Lazérez a-zevri, m.

    1. Assassiner ##

Assassiner, v. a. Tuer de dessein formé. Par extension, outrager, excéder de coups en trahison. Importuner excessivement. Laza asecri. Flemmi. Part. et. Gaoui. Part, gaouet. Heskina. Pari. et.

    1. Assaut ##

Assaut, s. m. Attaque pour emporter une ville. Slounn, m. Hors de Léon, slorm. La ville fut prise d’assaut, dre slourm é oé kéméred ar g car.

    1. Aller ##

Aller à l’assaut. Stourmi. Part. et. Hors de Léon, stormi. Demain l’on va à l’assaut, warc’hoaz é slourmettr.

    1. Assemblage ##

Assemblage, s. m. Amas, union. S^roii, m. Framm, m. Hôgen, f. Dastitm, m. Daspuñ, m. Strvb, m. C’est l’assemblage de tous les biens, ar slroll ou ar framm eo eûz ann lioll va doit.

    1. Assemblée ##

Assemblée, s. f. Nombre de personnes réunies dans un même lieu. Lieu d’assemblée. SlroUad, m. Pl. ou. Dastum, m. Bagad-tûd, f. ToiiUad- lùd, m. Savez- vous chez qui se tient l’assemblée ? ha c’houi a oar é-ti piou éma ar slroliad, ann d^stuin, é-ti piou cnem zastumcur ?

    1. Assembler ##

Assembler, v. a. Mettre ensemble, réunir. Slrolla. Part. et. framma. Part. et. Grounna. Pari. et. Slrôba. Part. e<. Das/umt, et, par abus, dastum. Part. et. Daspuñi, et, par abus, daspuñ. Part. et. Je ne puis pas les assembler, nhellann kéd hâ strolla, hô framma. Allez assembler le monde, id da zaslumi ann dûd.

S’assembler, v. réfl. Se réunir en un même lieu. En em strolla. En em zastumi. Est-ce ici que l’on s’assemble aujourd’hui ? hag aman eo en em zastumcur hiriô ?

    1. Asséner ##

Asséner, v. a. Porter un coup rude et violent. Darc’liaoui, et, par abus, darchav et darc’liatj. Part, darc’haouet. Skei ou kantia hré. Assénez -lui un bon coup, darc’haouil gañt-han, skôH kré gañl-hañ.

    1. AssENTiME ##

AssENTiME. NT, s. m. Consentement, adhésion volontaire donné aune proposition. Aolré ou aotréadnr, m. loul, f. Grddou grdd-vâd, f. Jamais je ne donnerai mon assentiment à cela, bixkoaz na rôinn va aotré, va grdd da gémeñl-sé.

    1. Asseoir ##

Asseoir, v. a. Mettre dans un siège. Poser sur quelque chose de ferme. Fonder. Azéza. Pari. ci. Diazéza. Part. et. Il faut asseoir cet enfant, réd eo azéza ar bugel-zé. Cette pierre n’est pas bien assise, né kéd diazézel màd ar méan-zé. Sa maison est assise sur le roc, hé di a zO diazézed war ar roc h. On n’a pas encore assis les contributions, né kéd c’hoài diazézed ann tellou.

S’asseoir, v. réfl. Se placer sur un siège. Se percher en parlant d’un oiseau. Azéza. Part. et. Choukcin. Part. et. (Vann.) En em lakaad war hé goazé. Asseyez-vous là, azézid azé.

S’asseoir sur les talons. Klucha. Part. et. Pucha. Part. et. Les femmes s’asseyent sur les talons à l’église, klucha ou pucha a rà ar merc’hed enn iliz.

    1. Assermentée ##

Assermentée, v. a. Engager, lier par un serment. Éréa gant ou dré cul lé. Assertion, s. f. Proposition qu’on soutient vraie. Affirmation en justice. Lavar, m. Touérez, m. Touidigez, f. D’après votre assertion, je le crois, diouc h hô lavar é krédann ann drâ-zé.

    1. Asservir ##

Asservir, v. a. Assujettir, au propre et au figuré. Trec’hi. Vârt. et. Doña oadoñva. Part. et. Lakaad dablega. Vous n’asservirez pas ces gens-là, na drec’hol kéd ann dâd-zé. Je l’asservirai, hé lakaad a rinn da bléga. S’asservir, v. réfl. S’assujettir. Pléga da… Asservissement, s. m. Servitude, sujétion. Assujettissement. Treclddigez, f. Dak’hidigez, f. Gwazoniez, f. Kabestr, m. Ils n’aiment point l’asservissement, na garant kéd ann tréc’hidigez, ar gwazoniez, ar c’habestr.

    1. Assesseur ##

Assesseur, s. m. OfTicier de justice adjoint à un juge principal. Eil-a-varn, m. H. V. Assez, adv. SufTisarament, autant qu’il faut. Awalc’h. N’avez-vous pas encore assez hnïhan’hoc’h eilz-hu két c’hoaz éved awaWh’i Il a assez, axoalch en dcùz.

    1. AssiDC ##

AssiDC, adj. Qui a une application continuelle à quelque chose. Qui rend des soins continuels à quelqu’un. Akétuz. Poelluz. Eskuitoa iskuit. Il est bien assidu pour un jeune homme, akétuz brâz coéoid citnn dén-iaouañk. Il n’est pas actuellement aussi assidu dans cette maison, né két ker poelluz bréma enn ti-zé.

Etre assidu, avoir de l’assiduité. Akéli. Part. cl. Béza akéluz. Il est très-assidu, akéti a rà kalz.

    1. Assiduité ##

Assiduité, s. f Application continuelle. Akel ou aked, m. Poell ou poellad, m. Vous n’avez pas assez d’assiduité, n’hoc’h eûz kéd awalc’h a akel ou a boellad.

    1. Avoir ##

Avoir des assiduités, fréquenter, donner des soins. Daremprédi. Part. et. Il a des assiduités auprès de cette femme, daremprédi a rd ar vaouez-zé.

    1. Assid ##

Assidûment, adv. D’une manière assidue. Gañdakel. Gant poell ou poellad.

    1. Assiégeant ##

Assiégeant, adj. et s. m. Qui assiège. Celui qui assiège. Grounncr, m. Pl. ien. Slrôber, m. Pl. ien. Les assiégeants ont été repoussés, ar c’hrounnéricn a zô bét pelléed diouc’h kéar.

    1. Assiéger ##

Assiéger, v. a. Faire le siège d’une place. Enfermer, environner. Importuner par une présence continuelle. Grounna. Part. et. Slrôba. Part. et. Gouriza. Part. et. Kelc’hia. Part. kelc’hiel. Heskina ou hiskina. Part. et. La ville n’est pas encore assiégée, né két c’hoaz grounnte net ou gourizeLkéar. Les eaux nous assiègent, kelelùet ou slrôbet omp gand ann douréier. Ils m’assiègent continuellement, va heskina a réoñd hép paouez, héb éhan.

    1. Assiette ##

Assiette, s. f. Situation, manière d’être assis, couthé, etc. Situation d’un corps solide posé sur un autre. L’imposition des droits. L’état deTesprit. Diazez, m. Lcac’h, m. Sldd, f. Doaré, f. L’assiette de cette ville est avantageuse, diazez ar gcar-mañ a z6 kaer, a zô talvoudek. On ne connaît pas encore l’assiette des impositions, na anavézeur két c’hoaz diazez ann Iellou.

    1. Assiette ##

Assiette, s. f. Sorte de vaisselle plate. Pladik, m. V. pladouigou oaplajouigou. * Asied, m. Pl. ou. — Klozen, f. V. klozennou. H. V.

    1. Assiettée ##

Assiettée, s. f. Plein une assiette. * Âsiéâad, m. Pl. ou.

    1. Assignation ##

Assignation, s. f. Appel devant le juge. Summonidigez, f. V. sttmmonidigésiou.* Inlimadurez, f. H. V.

    1. Assigner ##

Assigner, v. a. Appeler quelqu’un devant le juge. Summona. Part. et. Gevvel dirag ar barner. Part, gahet. H. V.

    1. Assimilation ##

Assimilation, s. f. Action par laquelle les choses sont rendues semblables. Action de comparer. Hévélébédigez^ f. V. Hévélébédigésiou.

    1. AssDniER ##

AssDniER, v. a. Rendre semblable. Comparer. Hécélébekaat. Part, hévélébékécl. A quoi l’assimilerons -nous ? da bélrâ hen hevélébé-Jcaimp ?


    1. Assise ##

Assise, s. f. Rang de pierres de taille posées horizontalement. Diazez, m. Pl. ou. Reñkad mcin-bénérez enn eur vôger. Combien y a-t-il d’assises de bâties jusqu’à présent ? ped diazez a zô savel bêlé vréma ?

    1. Assises ##

Assises, s. f. pi. Séances extraordinaires de certains juges. Breûdou, et, par abus, breûjou, m. Pl. Breûdou-bràz, m. Pi. dalc’h-diguslum, m. Venez-vous aux assises ? dofid a rit-hu d’ar breûdoul

    1. Assises ##

Assises (les). Séances extraordinaires et solennelles des seigneurs ou des juges au moyenâge ; sessions actuelles d’une cour criminelle. Ann diazézou. H. V.

    1. Assistance ##

Assistance, s. f. Présence. Aide, secours. Bézañs, m. Skoazel, f. Ken-nerz, m. Nous avons besoin de son assistance, de sa présence, ézomm hon eûz eûz hé vézañs. Je demande votre assistance, hô skoazel a c’houlennann.

    1. Assistant ##

Assistant, adj. et s. m. Qui est présent. Qui assiste, qui aide. Personne présente. Bézañd, m. Pl. éd. A rô skoazel. Arvesliad, m. Pl. arveslidi.

    1. Assister ##

Assister, v. a. Seconder, aider. Accompagner pour quelque action. Skoazia. Part. skoaziel. Skoazella. Part. et. Kennerza. Part. et. Dougen-ménéc’hi. Mont ou dont gant. Arvesli. Part. et. Je ne puis pas vous assister, n’hellann két hô skoazia, hô kennerza. Il faut les assister, réd eo dougen-ménéchi d’ézhô. Vous m’assisterez, si vous pouvez, doñd aréol gan-eñ, mar gellit.

    1. Association ##

Association, s. f. Union de plusieurs personnes. Unvaniez ou kévrédigez élré mcûr a hini, f. Breùriez, f. Ils ont formé une association, eur géwrédigez ou eur vreûriez hô deùz gréât.

    1. Associé ##

Associé, s. m. Celui qui est d’une société, d’une association. /ife/iireiir. m. Pl. kenvreûdeûr. EU. Kenvarc’hadour, m. Ils sont beaucoup d’associés, kalz kenvrùdeûr iñt. Vous pouvez parler devant lui, c’est mon associé, komza a hellit dira-z-hafi, va eil eo. Associer, v. a. Prendre pour associé, pour compagnon. Recevoir dans une société de commerce. if emeroMd da genvrcùr. Digéméroud da eil.

S’associer, Y. rcû. Entrer dans une société, dans une association. Hanter, fréquenter. En cm lakaad enn eur vrciiricz, enn eur gévrédigez. Daremprédi. Part. et. Pleûslra. Vart. et.

    1. Assolement ##

Assolement, s. m. Partage des terres labourables en portions ou soles, pour y faire succéder régulièrement des récoltes différentes, au lieu de le laisser on friche. Reg-ann-Irévad, m. H. V.

    1. Assommant ##

Assommant, adj. Qui assomme. Qui est excessivement fatigant et incommode. Lazuz. Brévuz. Skuizuz. Terrizik. Il a reçu un coup assommant, eunn laol lazuz ou brévuz en deûz bel. C’est un homme assommant, eunn dén skuizuz, terrizig eo.

    1. Assommer ##

Assommer, V. a. Tuer avec une massue, avec des pierres, etc. Battre avec excès. Il se dit de tout ce qui incommode et qui importune ou afflige beaucoup. Laza gand eur valaraz ou eur pengoat ou eur vâz-bennek. Bréva ou brévi. Part. et. Skuiza. Part. et. Mafilra. Part. el. Il assomma le taureau, laza a réaz ann tara gand eur vâz-bennek. Elle m’assomme avec son babil, va skuiza a rd gand hé fis lih Cette nouvelle les a assommés, mantred ifit bel gand ar c’hélou-zé.

    1. Assomption ##

Assomption, s. f. Dans la religion catholique, il signifie l’apothéose de la Vierge. 6forrôidigeZfï. Gorrôidigez ar Werc’hez en éñ. Assomption. La fêle de l’apothéose de la Vierge. Givél Maria hanler-éost, m.

    1. Assortiment ##

Assortiment, s. m. Convenance, union. Assemblage de choses qui conviennent ensemble. Déréadégez, f. Strolladur, m. Framm, m. Paradur, m.

    1. Assortir ##

Assortir, v. a. Mettre plusieurs choses ensemble, en sorte qu’elles se conviennent. Fournir de toute sorte de choses convenables. Para, et, par abus, parai. Part. et. SlroUa. Part. et. Framma. Part. et. Rei ar péz a zéré. Pourrez-vous les assortir ? lui c’houi a hello hô [ara ? Je vous assortirai, rei a rinn d’éhoc’h ar péz a zéré.

    1. AssoRTissANT ##

AssoRTissANT, adj. Qui convient. Déréad. A zéré. La couleur assortissante, al linu déréad. Assoupi, adj. et s. m. Môrédel. Môrgousket. Knuskédik. C’est un homme tout assoupi, eur môrgousket, eur c’houskédig eo.

Etre assoupi. Moredion morc’hédi. Part. et. Il est toujours assoupi, môrédi a rd bépréd.

Qui n’est pas assoupi, qui est bien éveillé. Divôréd.

    1. AssoiPiK ##

AssoiPiK, V. a. Endormir à demi. Adoucir, suspendre, diminuer pour un temps. Empêcher l’éclat, les progrès, les suites d’une affaire. Màrédi. Part. et. Lakaad da vôri ou da voredi. Rei ou digas clwañt-kottsked. Habaskaal. Part, habaskéet. Gourzéza. Part. et. Digrcski évid eunn amzer. Peocliaal. Part. péoc’hcet. Lakaad daañkounachaad eunn drà.

S’assoupir, v. réfl. S’endormir. Môri ou môrédi. Part. et. Argudi, que quelques-uns prononcent dargudi. Part. et. Empêchez -le de s’assoupir, mirid oul-hañ na vôrô ou na vorédô ou na argudô.

    1. AssocpissANT ##

AssocpissANT, adj. Qui assoupit, qui fait dormir. Moréduz ou morc’héduz. Arguduz. Kouskuz. C’est un remède assoupissant, eul louzou tnôreduz ou kouskuz eo.

    1. Assoupissement ##

Assoupissement, s. m. L’état d’une personne assoupie. Grande nonchalance. Môred ou morched, m. Morgousk, m. En quelques endroits, on dit môr ou more h, dans le même sens. Argud, que quelques-uns prononcent dargud, m. Son assoupissement est bien long, gicall hir eo hé vôred ou hé vorgousk. Tirer ou sortir d’assoupissement. Divorédi ou divorc’hedi. Part. et. Il faut la tirer de son assoupissement, red eo hé divorédi. Il ne sort point de son assoupissement, na zivorched héi.

    1. AssoiPLiR ##

AssoiPLiR, T. a. Rendre souple. Ixi/caadda véza gwén.

    1. AssocRDiB ##

AssocRDiB, V. a. Rendre sourd, à force de bruit. Bouzara. Part. et. En Vannes, &o«arein. Ne m’assourdissez pas, na vouzarit kéd ac’hanoun.

    1. AssoLviR ##

AssoLviR, V. a. Rassasier pleinement. Soûler. Remplir. Gwalc’ha. V^xX. et. Leûnia. Vari. leûniel. Heûlia enn-holl-d’ann hoU. Je ne puis pas assouvir ma faim, nhcUann kél gwalc’ha va naoun. lia assouvi ses passions, hevlicd eu ganta hé wall-ioulou enn-holl-d’ann-holl.

ÀssoivissEMENT, s. m. Rassasiement. Gwalc’h ou gicalc’hérez m.

    1. Assujetti ##

Assujetti, part, et adj. Astreint à… Dalc’hel. Kahestret. Il n’est pas assujetti à faire cela, né kéd dalc’hed da ôher ann drà-zé.

    1. Assujettir ##

Assujettir, V. a. Soumettre. Astreindre à quelque chose. Arrêter une chose de telle sorte qu’elle soit stable et sans mouvement, ifabestra. Part. et. Trec’hi. Part. et. Doua ou doñva. Part. et. Lakaad da bléga. Verc’het da…

Starda. Part. et. Lakotid da véza stard ou poslek. 11 sera diflicilo de les assujettir, diez é vézô hô c’habestra, hô zrcc’hi, hô lakaad da hléga. Vous n’êtes pas assujetti à cela, n’oc’h kéd dalr’hed da Cher ann drà-zé. Pourrez-vous l’assujettir ? ha c’houi a hellô hé lakaad da véza stard’ !

S’assujettir, v. réfl. Se soumettre, se captiver. J’iéga da…

    1. Assujettissemekt ##

Assujettissemekt, s. m. Contrainte, sujétion, soumission. Hédi, m. Kabestr, m. Gwazoniez, f. Plég, m. Trec’Udigez, f. Señtidigez, f. Dalc’hédigez ou daïc’hidigez, f. C’est un assujettissement, eur rédi, eur c’habestr, eur gwazoniez eo. Ils n’aiment point l’assujettissement, na garant kéd ann trecliidigez.

    1. Assurance ##

Assurance, s. f. Certitude. Promesse, obligation. Hardiesse. Fermeté. Sang-froid. Calme. Promesse d’indemniser quelqu’un, moyennant une somme, des pertes qu’il pourrait faire sur mer ou ailleurs. Gages. Gicirionez, f. Fisiañs, va. Kréd, m. Feiz, m. Gwéstl, m. Herder, m. Hardizder, m. Hardiziégez, f. PocU, m. Habaskded, m. Sioulded, m. Je n’en ai pas l’assurance, n’em eûz kéd ar fisiañs, ar c’hréd eûz a gémeñt-sé. Vous me donnerez des assurances, gwéstlou a rôod d’in. Il a parlé avec beaucoup d’assurance, «70 ?!^ kalz a herder ou o hardizder en deûz komzet. Il a montré de l’assurance, poell ou sioulded en deûz diskouézet.

    1. AssDBÉ ##

AssDBÉ, adj. et part. Sûr, certain. Hardi, sans crainte. Gwirion. Her. Dizaouzan. Diarvar. DiaiTaruz. Ce que je vous dis est assuré, ar péz a lavarann d’é-hoch a zô gwirion. Ce jeune homme est bien assuré, her ou dizaouzan hrâz eo ann dén-iaouañk-zé.

    1. Assurément ##

Assurément, adv. Certainement. Ê-gwirionez. Évît-gwir. Ê~léal. Hép mâr. Assurément je ne le savais pas, é-gwirionez n’hen wienn két. Assurément vous l’avez oublié, é-léal ankounac’héad eo gan-é-hoc’h.

    1. Assurer ##

Assurer, V. a. Affirmer. Rendre témoignage. Faire qu’une chose ne périclite pas. Faire qu’on n’ait point de peur. Répondre d’un vaisseau ou de sa cargaison, etc., moyennant le prix convenu. Rendre stable. Rei ou derc’hel da wîr. Kréto. at. Part, krétéel. Toui Part, touet. Testénia. Part, testéniet. Dougentesténi. Mirotid ovc’h eunn drd na gouézô, na iélo da goll. Hardisaat. Part, hardiséet. Rei guéstlou. Star^ da. Part. et. Lakaad da véza stard. Pouvez-vous m’assurer, m’affirmer cela ? ha c’houi a hell rei ann drà-zé dln da wir ? Je ne pourrais pas l’assurer, nahelfenn kéd hé doux. Il faudra assurer votre dette, réd évézômiroud ouc’h hô tlé na iéiô da goll. Assurez ce jeune homme, hardisait anndén-iaouañk-zé. Il a assuré son navire, gwéstlou en deûz rôed évid hé léstr. J’ai assuré la table, lékéad em eûz ann daol da véza stard.

S’assurer, v. réfl. Se rendre sûr de quelque chose, chercher à en être certain. Arrêter. Se fier en… Compter sur… Derc’hel évit gwir… Krégi é… Fisioul. Part, fisiet. Krédi ou kridi da… Je me suis assuré de cela, ann drà-zé a zalc’hann évit gwir. Il faut s’assurer de cet homme, réd eo krégi enn den-zé. Je ne puis pas m’assurer en lui, n’hellann kél fisivud enn dén-zé ou krédi d’ann dén-zé. Assureur, s. m. Qui assure. Krétaer, m. H. V.

    1. Asthmatique ##

Asthmatique, adj. et s. m. Qui est attaqué d’un asthme. Verr-alanek ou berr-halanek. Pour le pi. du subst. berr-alanéien.

Rendre ou devenir asthmatique. Derr-alani. Part, berr-alanel.

    1. Asthme ##

Asthme, s. m. Respiration courte et difficile. Maladie. Berr-alan ou herr-halan, m. Eue a de Tasthrae, ar berr-alan a zô gafil-hi.

    1. Avoir ##

Avoir ou causer de l’asthme. Beri-alani. Part, berr-alanet.

    1. AsTic ##

AsTic, s. m. Gros os de bœuf ou de cheval dont les cordonniers remplissent de suif l’intérieur. Askourn téô é péhini ar géréourien a laka soa.

    1. Astre ##

Astre, s. m. Il se dit en général de tous les corps célestes. SZe’ren, f. Pl. slérennou ou sléred. Il est allé contempler les astres, c’ad eo da évesaad ouc’h ar stéred.

    1. Astreindre ##

Astreindre, v. a. Assujettir. Derchel da… Lakaad da… Je ne vous astreindrai pas à cela, n’hô talc’hinn kéd d’ann drà-zé, nhô Ukiinn kéd da Ober ann drà-zé.

S’astreindre, v. réQ. S’assujettir, se soumettre. Plégada… Je ne pourrai jamais m’astreindre à cela, n’helUnnbikennplégadagémenl-sé. Astringent, adj. Qui resserre. Mdd da glota, da slriza, da eñka. C’est un remède astringent, eid louzou eo hàg a zô mdd da glâza, da slriza ar chof.

    1. Astrologie ##

Astrologie, adj. Art chimérique de connaître l’avenir par l’inspection des astres. Droukskiañd ar sléred. ÏJrisinéraez (Corn.) Urisineréac’h (Vannes.) H. V.

    1. Astrologique ##

Astrologique, s. m. Qui appartient à l’astrologie Urisinéruz. H. V.

    1. Astrologue ##

Astrologue, s. m. Celui qui prédit l’avenir par le moyen de l’inspection des astres. Néb a ziougan ann Iraou da zoñd diouc’h ann évez ouc’h ar sléred. — Urlsiner. m. PI ien. H. V. Astronome, s. m. Celui qui observe les astres et qui explique tous les phénomènes du ciel. Néb a ecesa ar sléred hag a zesk d’é-omp ann drô ou ar c’herzed anézhô. — Jadis, sléronid, m. H. V.

    1. Astronomie ##

Astronomie, s. f. La science du cours et de la position des astres. Anaoudégez ou gwiziégez é-kénverarc’herzed hag alléac’h eûz ar stéred. — Anciennement, «(eVonidiaer, f. H. V.

    1. Astuce ##

Astuce, s. f. Finesse accompagnée de méchanceté. Barrad, m. Bourd, m. Il est plein d’astuce, leùn eo a varrad, a vourd.

    1. AsTeciECX ##

AsTeciECX, adj. Qui a de l’astuce. Sarmduz. Bourduz. Cet homme est fort astucieux, harraduz ou bourduz brdz eo ann dén-zé.

    1. Atelier ##

Atelier, s. m. Lieu où les ouvriers travaillent sous un même maître. Labouradek, f. Pi. labouradégou. Aslellouer, m. Pl. astellouerou. Vous le trouverez à l’atelier, el labouradek hen chafol.

    1. Atermoiement ##

Atermoiement, s. m. Accommodement d’un débiteur avec ses créanciers pour les payer à certains termes. Aoz ou reiz eunn dléourgañd hé grédouricn, ou gañd ar ré da biou é lié, évil paéa da amzériou lékéat. Atermoyer, v. a. Prolonger les termes d’un paiement. Astenna ann amzériou, é péré é tléeur paéa.

S’atermoyer, v. réfl. S’accommoder avec ses créanciers pour les payer à certains termes, par-delà les termes échus, Reiza gand hé grédourien évid ho faéa da amzériou lékéat. Athée, s. m. Celui qui ne reconnaît point de Dieu. Celui qui nie la divinité. Nép na énef ou na anavez Doue é-béd. Néb a nac’h ou a zinac’h ann douélez. Dizoué.

    1. Athéisme ##

Athéisme, s. m. Sentiment de ceux qui nient l’existence de Dieu. Opinion des athées. 3/ r^Vioz ou kréden ar ré a nac’h ou o zinac’h Doué.

    1. Athlète ##

Athlète, s. m. Celui qui combattait dans les jeux solennels de la Grèce. Celui qui combat corps à corps. Homme fort et robuste. Gourenner, m. Pl. ien. Dén kré ha poslek. C’était un bon athlète, eur gourenner mdd oa. C’est un véritable athlète, eunn dén kré ha poslek eo.

    1. Atlantique ##

Atlantique (mer), adj. Atlantika. L’océan atlantique. Môr-atlantika. H. V.

    1. Atmosphère ##

Atmosphère, s. f. La masse d’air qui environne la terre. Annéar a zô Irô-ivar-drô d’ann douar. Oabl, m.

    1. Atome ##

Atome, s. m. Corps qu’on regarde comme indivisible, à cause de sa petitesse. Petite poussière que l’on voit voler en l’air aux rayons du. soleil. Eufl ou euvl, m. Poullrennik, f. Pl. poullrennouigou. Paolik, m. VI. paotigou. — Pouldrig-ann-héol. Bleûd ann éar. H. V. Produire des atomes. Euflenni ou euvlenni. Part. et.

    1. Atonie ##

Atonie, s. f. Faiblesse, relâchement des solides du corps humain. Dinerzded, m. Gwander, m.

    1. Atolr ##

Atolr, s. m. Parure. Il ne se dit que de la parure des femmes et ne s’emploie guère qu’au pluriel. Kiñklérez, m. Pl. ou/. Piñférez, m. Pl. ou. Bragéérez, m. Pl. ou.

    1. Atrabilaire ##

Atrabilaire, adj. et s. m. Celui qu’une bile noire rend triste et chagrin. Mélancolique. Ginet. Rechuz. Prédériuz.

    1. Atre ##

Atre, s. m. Foyer d’une cheminée. Oaled, f. Quelques-uns prononcent aoled. En Vannes, oéled ou eûled. Avez-vous balayé l’àtre ? ha skubed eo ann oaled gan-é-hoch ? Petit trou piatiqué dans l’àtre d’une cheminée pour conserver du feu sous la cendre. Fornigel ou fournigel, f.

    1. Atroce ##

Atroce, adj. Enorme, excessif. Cruel, inhumain, barbare. Direiz. Grisiaz ou grisiez. Dû. Kriz. C’est une injure atroce, eur gunuc’hen direiz eo. Son crime est atroce, grisiaz eo hé icall. C’est un homme atroce, eunn dén kriz eo.

    1. Atrocement ##

Atrocement, adv. D’une manière atroce. Gand dircisled. Gand duder. Gant krizder. Atrocité, s. f. Enormitc, excès. Cruauté, inhumanité, barbarie. Direiz ou direisled, m. Duder, m. Krisder ou krizder, m.

    1. Atrophie ##

Atrophie, s. f. Amaigrissement, consomption de tout le corps ou d’un membre. Treûlidigez, f.

    1. Atrophier ##

Atrophier (s’), v, réQ. Se consumer, amaigrir. Treùlaat. Part, tredléet. Son bras s’est atrophié, Ireùléed eo hé vréac’h. Attabler (s’), v. réfl. Se mettre à table. Azéza diouc’h ann daol. H. V.

    1. ATTACHA ##

ATTACHA. NT, adj. Qui û. c fortement l’allention, en intéressant. Hoaluz. Didennuz. Dudiuz. Sa conversation est attachante, hoaluz ou diihnnuz eo hc lavar.

    1. Attache ##

Attache, s. f. Lien, courroie. Tout ce qui occupe l’esprit ou qui engage le cœur. iVe, m. Pl. éréou. En Vannes, art. Kéiré, m. f. kévréou. Stàg, m. Pl. ou. Stagil, f. Pl. stagellou. Liamm, m. Pl. ou. KarofUez f. Poellad, m. Donnez-moi une attache plus forte que celle-ci, raid d’in eutui ère kréoc’h égvd hémañ. C’est un chien d’attache, eur chi slàg eo. Il n"a pas d’attache à cela, n’en deûz kéd a garañtez évit kemeñt-sé.

    1. Attaché ##

Attaché, adj. et part. Lié, joint. Stàg ou slaget.

    1. Attaché ##

Attaché l’un à l’autre ou les uns aux autres. Stâg-ouclt-sldg. Attaché, appliqué à… PoeUaduz. Qui n’est point attaché. Dislag. Dislaget. Dliré ou diséré. Attachement, s. m. Sentiment qui fait que l’on s’attache fortement à quelque personne, à quelque chose. Affection. Karañlez, f. Kalouniez, f. Il m’a de tout temps témoigné beaucoup d’attachement, kalz a garañlez en deûz diskouézed d’in a béb amzer. Attachement, grande application. Poell ou poeUad, m. Attacher, v. a. Joindre une chose à une autre. Lier par quelque chose qui engage. Staga. Part. et. Èréa, et, par abus, éren. Part. éréel. Liamma, Part. et. Attachez le chien, stagid arc’hi. Attachez- lui les cheveux, liammid hé vléô. Attacher les bestiaux parles cornes. Naska. Part. et. S’attacher, s’appliquer. En em staga. En em rei da… Attaquable j adj. Qui peut être attaqué. A hell béza taget ou stourmet. Taguz. Stourmuz. Attaquant, s. m. Celui qui attaque. Tager, m. Pl. ien. Slourmer, m. Pl. ien. Les attaquants furent repoussés, ann tagérien ou ar stounucricn a oé pelléct ou kased a bell. Attaque, s. f. L’action d’attaquer. Travaux qu’on fait pour s’approcher d’une place assiégée. Certaines paroles dites exprès pour disposer quelqu’un à accorder quelque chose, ou pour sonder son intention, etc. Le commencement, l’atteinte de certaines maladies. Tdg, f. Slourni, m. Pcùk, m. P(’g, m. Argad, m. Ileskin, m. hdr ou barr, m. Kaouad, f. L’attaque a été forte, brdz ou kré eo béd ann tdg ou ar tlourm. Je ne crains pas ses attaques, na zoujann kéd hé argadou, hé heskinou. Il a eu plusieurs attaques de sa maladie, meùr a vàrkléñved en deûz bét. C’est une attaque qui ne durera pas long-temps, eur gaouad eo ha na badô hét pcU. Attaquer, v. a. Assaillir, être agresseur. Offenser le premier. Taga. Part. et. Stuurmi. Part. et. iJilammout irar… Ne m’attaquez pas, nom tngil ou n’am slourmil kél. Ils nous attaquèrent, dilammoud a réjoñl war-n-omp. ATT Attaquer de paroles. Ileskhta ou hiskina. Part. et. IIuerni. Part. et. Il m’attaque souvent de paroles, va heskina ou va htierni a rd allez. Attaquer à coups de griffes, à coups de dents. Plaouia. Part, plaouicl. Le veau a été attaqué par le loup, plaouied eo béd al leùé gañd ar blciz. Atteindre, v. a. Frapper de loin. Attraper en chemin. Parvenir. Egaler. Tizoul. Vart. et. Paka. Part. et. Doñd da… ou da véza. Keida. Part. et. Vous ne pourrez pas l’atteindre d’ici, na hellot kédhé dizoulac’hanii. Courez et vous l’atteindrez, redit hag hen pakot. Il n’atteindra jamais la sagesse, bikenn na zeûi davéza fur. Il a atteint son frère, keided eo hévreûr gañt-hañ. Atteindre du haut en bas, descendre, transporter en bas. Diréza ou déréza, et, par abus, direz. Atteignez-moi cette corbeille, dirézid ar gést-zé d’in. Atteinte. s. f. Coup dont on est atteint. Il se dit Dgurément des attaques de certaines maladies. Taol, m. Skô, m. Peûk, m. Bdrou. barr, va. Kaouad, f. Attelage, s. m. Nombre de chevaux, de bœufs, etc., qui sont nécessaires pour tirer la charrue ou pour traîner des voitures. Stern, m. Tenn, f. Avè, f. (Vannes.) Il a un bel attelage, cur stem kaer ou eunn denn gaer en deûz. Atteler, v. a. Attacher des chevaux aune voiture. Slerna ou slernia. Part, slernet ou sternict. Quelques-uns prononcent starna. Avéein, et, par abus, aven. Part, avcet. (Vann.) Allez atteler les chevaux, id da slerna ar c’hézek. Attelle, s. f. Eclat de bois fendu. Skirien, f. Pl. skiricnîiou. Sklisen, f. Pl. sklisennou. Attenant, adj. Contigu, tout proche. 5(ôy. A zalc’h. Harz ou é-harz. Tôst. Attendre, v. a. et n. Etre dans l’attente. Espérer. Gortozi, et, par abus, gorloz. Part. et. Géda, et, par abus, gedal. Part. et. Déporta ou déporda, et, par abus, déport. Part. et. Spia. Part, spiet. Attendez-moi, gorlozit ou gédit ac’hanoun. Vous n’avez rien à attendre de lui, n’hoc’h eûz nélrâ da zéporta diouthañ. Qu’attendez-vous là ? pélrâ a spiU-hu azél En attendant, espèce de conjonction. Cependant. Koulskoudé. S’attendre, v. réQ. Compter sur quelque chose. Croire. Krédi ou kridi. Part, krédet. Je ne m’attendais pas qu’il vînt, na grédenn kéd é teùfé. Attendrir, v. a. Rendre tendre et facile à manger. Rendre sensible. Blôda. Part. et. Boukaat. Part, boukéet. Gwakaat. Part, gwakéet. Ténéraat. Part, lénéréet. Il sera difficile de l’attendrir, diez é vézô hé vlôda, hévoukaal. S’attendrir, v. réfl. Devenir tendre, sensible. Boukaat. Gwakaat. Ténéraat. Il s’attendrira au soleil. Boukaat ou gwakaat a rai ouc’h ann héol. Votre cœur ne s’attendrira-t-il pas ? ha na dénérai Jcéd ho Jcaloun ?

    1. Attendrissant ##

Attendrissant, adj. Qui attendrit. Tener. Tôsl d’ann daérou. Ses paroles étaient attendrissantes ^ hé gomsiou a oa léner ou tost d’ann daérou.

    1. Attendrissement ##

Attendrissement, s. m. Sentiment par lequel on s’attendrit. Blùdadur, m. Ténéridigez, f.

    1. Attendu ##

Attendu, prép. Eu égard à… A cause de… Enn abek da… Dré ann abek da… Il ne sera pas reçu, attendu son âge, na vezo lied digémérel enn aiek ou dre ann abeJi d’héoad. Attendu que…, espèce de conj. Yu que, puisque. Dré ann abek ma… Râk ma… Biwarbenn ma… Il ne vous refusera rien, attendu qu’il est trop bon, na zinacliô nélrâ ouz-oc’h, dré ann abek ou râk ma z-eo ré vâd.

    1. Attentat ##

Attentat, s. m. Crime. Entreprise grave contre les lois. Gwall, m. Pl. ou. Torfed, m. Pi. ou. Cet attentat doit être puni, ar gwallzé a dlé béza gwanet.

    1. Attentatoire ##

Attentatoire, adj. Qui attente, qui porte atteinte. A skô war… A gouéz war… Ara gaou ouch… Cela est attentatoire à l’ordre, ann drd-zé a skô war ar reiz, ou a ra gaou ouc’h ar reiz.

    1. Attente ##

Attente, s. f. L’état de celui qui attend et le temps pendant lequel il est à attendre. L’espérance et l’opinion qu’on a conçue de quelqu’un, de quelque chose. Géd, m. Gorloz, m. Par, m. Spi, m. Je suis dans l’attente de cela, ém’ounn er géd eùz a gémeñt-sé. Ils sont toujours dans l’attente, é gorloz ou é spi ém’inl lépréd. Contre l’attente de tout le monde, a énep géd ann holl.

Être dans l’attente. Geda, et, par abus, gédal. Part, gédet. Gorlozi, et, par abus, gorloz. Part, gortozel. Spia. Part, spiet. Béza war c’héd ou é spi.

Pierre d’attente, s. f. Méan-krôg, m. Pl. mcin-krog. Dañlen f. Pl. dañlennou. Slrel, m. Pl. ou.

    1. Attenter ##

Attenter, v. n. Former une entreprise contre les lois, la vie d’un citoyen, la tranquillité publique, la sûreté de l’état, etc. Ober gaou ouc’h… Sével ouch ou a énep… Attentif, adj. Qui a de l’attention, de l’application. Évésiek ou évézek. Prédériuz ou pridiriuz. Poelladuz. Si vous n’êtes pas attentif, vous n’apprendrez rien, ma n’oc’h kéd évésiek, na zeskol nétrà.

    1. Attention ##

Attention, s. f. Application d’espiif. Faculté de l’âme par laquelle elle se donne tout entière aux impressions ou idées relatives à un ou plusieurs objets. Au plur. Soins officieux, égards. Évez, m. Arvest, m. Préder, m. Azaouez, f. Pléd ou Plél, m. (Corn.) Ràt ou raloz, f. Slâd, f. Neûz-vâd, f. Faites attention à votre ouvrage, likid évez ouc’h ar péz a rit. Il l’a examiné avec attention, (/o»7d arvesl en deüz selled out-hañ. Elle n"a d’attentions pour personne, n’e deûz azaouez é-béd évid dén.

    1. Attention ##

Attention, interj. Évez. Ilolla. Ifolla la.

    1. Avec ##

Avec attention, attentivement. Gañd évez. Piz. Examinez ceci avec attention, sellitpiz ouch ann drd-mañ.

Faire attention. Évésaal. Part. évéscel. Lakaad évez. Taoli ou leûrel pléd. Faites attention à ceci, évésaid ann drd-mañ, llkid évez ouc’h ann drâ-mañ, laoUl pléd ouch ann drâmañ.

Regarder avec attention. Arvesli. Part. et. Selloul pîz. Regardez-la avec attention, arveslil-hij sellilpiz oul-hi.

    1. Avoir ##

Avoir des attentions, des égards. Oberneûzvâd da… Ober slâd eûz a… Kaoud azaouez évit… Il faut avoir des attentions pour votre oncle, réd eo ôber neûz-vâd d’hoc’h éoñlr ou ôber slâd eûz hoc h éoñlr ou kaoud azaouez évid hocVi éoñlr.

    1. Attentivement ##

Attentivement, adv. Avec attention. Gañd évez. Piz. Gant préder. A-raloz. Striz. Atténuant, adj. Qui diminue, qui affaiblit. A zinerz. A wân. A zisléber.

    1. Atténuation ##

Atténuation, s. f. Diminution de forces. Diminution des charges contre un accusé. Affaiblissement. Dinerzidigez, f. Gwanidigez, f. Disléberded, m.

    1. Atténuer ##

Atténuer, v. a. Affaiblir, diminuer les forces, l’embonpoint. Diviser les humeurs. Diminuer les charges contre un accusé. Z>mer :;a. Part. et. Gwana. Part. et. Dislébéri. Part. et. Tanavaal. Part, lanavéel. Digreski. Part. et. Voilà ce qui l’a atténué, chélu pélrd en deûz hé zinerzet, hé wancl, hé zislébércl. Cela lui atténuera les humeurs, ann drd-zé a danavai ann dourennou eûz hé gorf.

    1. Attérage ##

Attérage, s. m. L’endroit où un vaisseau peut prendre terre en revenant d’un voyage. Douarach, m. Al léac’h é péhini eul leslr a hell douar a.

    1. Attéeir ##

Attéeir, V. n. Prendre terre. Douara. Part. et. Il serait bon d’attérir ici, mâd é vé douara aman.

    1. Atterrer ##

Atterrer, v. a. Abattre, renverser par teire. Terrasser. Ruiner entièrement. Accabler, affliger excessivement. Douara. Part. et. Teûrel ou pila ou diskara d’ann douar. Eas dagél. Munira. Part. et. Vous l’atterrerez, hé zouara a réot, hé deûrel ou hé ziskara a réod d’ann douar. Cette perte l’atterrera, ar c’hollzé hen kasô da gél. Cette nouvelle m’a atterré, muñlret ounn bel gañd ar c’hélouzé.

    1. Atterrissement ##

Atterrissement, s. m. Amas de (erre formé par la vase ou le sable que la mer ou les fleuves apportent le long d’un rivage. Bern douar ou krugel zouar dcûed eûz al Icc’hidpé eûz ann tréaz a zigas ar môr pé ar sleriou war ann aol.

    1. Attestation ##

Attestation, s. f. Certificat, témoignage donné par écrit. Testent dré skrid, f. Attester, v. a. Assurer, certifier. Rendre témoignage de la vérité. Prendre à témoin. Rei ou derc’hel da wir. Teslénia. Part, testéniet. Dougen tesléni eûz a… Gervel ou kiméroud da dest. Vous pouvez l’attester, béz’ é hellil rei ann drd-zé da wir, ou lesténia ann

drd- :é. Je vous attesterai, hô kervel ou hô kémeroud a rinn da dcil.

    1. Attiédiii ##

Attiédiii, V. a. Rendre tiètlc ce qui était chaud. Diminuer l’ardeur, la vivacité. Klouaraal. Part, klouaréel. Lakaad da véza klouar. Miñglein. Part. et. (Vann.) Bianaad ar frouden ou ar héôder. Attiédissez le lait, klouaraid al léaz. L’âge l’attiédira, ann oad hen klouarai. S’attiédir, v. réfl. Devenir tiède. Klouaraal. Doñd da glouaraat, doñd da veza klouar. Attiédissement, s. m. État d’une chose qui passe de la chaleur à la tiédeur. Refroidissement, relâchement, diminution d’ardeur. Klouarded ou klouarder, m. Miñgladur, m. [Vannes.)

    1. Attifer ##

Attifer, v. a. Orner, parer avec affectation. ATinUo. Part, et. Piñfa. Part. et. S’attifer, v. réfl. S’orner, se parer avec affectation. En em giñkla. En cmbiñfa. ATTin. viL, s. m. Grande quantité et grande diversité de choses nécessaires pour certains usages. Par extension, grande quantité de bagage inutile et superflu que des gens mènent avec eux en voyage. Kalz Iraou lalvoitdek pé didalvoudek a gaseur pa zceur enn hcñt. Tout l’attirail d’une charrue. Kléô, m. ATTiR. v>T, adj. Qui attire. Didennuz. Hoaluz. Likaouuz (de quatre syllabes). Il a des manières attirantes, doare’oudidennus ouhoaluz cndeûz. Attirer, v. a. Tirer à soi. Bidmna. Part. pl. Tenna. Part. et. Sacha, ct, par abus, c/tacha. Part. et. Hoala. Part. et. Nous l’avons attiré dans notre parti, hé dennel ou hé zidennel hoii CÜZ a dû gan-é-omp. Attirez-la, si vous pouvez, hoalil-hi, mar gtllit. Attirer par douceur et caresses, allécher. Likaoui. Part, likaouel.

Qui attire. Didennuz. Hoaluz.

Qui attire par douceur et caresses. Likaouuz. S’attirer, v. réfl. Tirer sur soi. Tenna war hé benn. Tenna war hé-unan. lisse sont attiré ce malheur, lenned hô deûz ar reûz-zé war hô (enn, enn Jio c’hiriégez eo deùd ar reûz-zé ganl-’nô.

    1. Attiser ##

Attiser, v. a. Approcher les tisons l’un de l’autre, pour les faire mieux brûler. Aigrir des esprits déjü irrités les uns contre les autres. Exciter. Aoza ann lân. Kempenni ann élivi. Argadi. Part. et. Brouda. Part. et. Kcñlraoui. Part, keñlraoucl.

    1. Attitlde ##

Attitlde, s. f. Position, situation du corps. Diazez ou sldd ar c’horf.

    1. Attocchement ##

Attocchement, s. m. Action de toucher. Slok, m. Embrégérez, m. Pl. ou. Dournalérez, m. Pl. ou. Taslourncrez, m. Pl. ou. Faire des attouchements. Vournala. Part. et. Embréga, et, par abus, cmbréger. Part. et. Taslourni. Part. et.

    1. Attractif ##

Attractif, adj. Qui a la force d’attirer. En àrûz ann nerz da denna, da zidenna, da zacha.

    1. Attr ##

Attr. 4CTIo>, s. f. Action d’attirer ou état de ce qui est attiré. Tennirez, m. Didennérez, m. Sachérez, m.

    1. Attrure ##

Attrure, V. a. Attirer, faire venir par le ATT

moyen de quelque chose qui plaît. Il n’est guère d’usage qu’à l’infinitif. Didenna. Part. et. Hoala. Part, el Likaoui. Part, likaouel. Attrait, s. m. Ce qui attire agréablement. Likaouérez, m. Hoalerez, tü. ToucUérez, m. Krampinel, f. Dudi, m. L’argent est un grand attrait pour lui, eur grampinel vràz ou eut likaouérez brdz eoann arc’hanl évil-hañ. Attraits, les grâces naturelles qui sont l’apanage commun du sexe. Kéned ou géned, f. Koañtérl, f. Kaerded, m. Les attraits de cette femme attirent tous les regards, kéned ou géned ar vaoucz-zé a zidenn ann holl zellou. Attrape, s. f. Tromperie. Bourd, m. Pl. ou. C’est une jolie attrape, eur bourd koañl eo.

    1. Attraper ##

Attraper, v. a. Prendre à une trappe, à un piège. Atteindre en courant après, en allant après. Obtenir par industrie. Surprendre artificieusement, tromper. Paka. Part. et. Tizoul. Part. et. Gounidgafidijin ou gañl gwén^ ded. Bourda. Part. et. Touella. Part. et. Avez-vous attrapé le blaireau ? hapaked eo al louz gan-é-hochl Yous n’êtes pas assez léger pour l’attraper, n’oc’h kél skuñ awalc’h évid hé baka, évid hé dizoul. Il n’attrapera rien, na c’hounézô nélrd. Elle nous a bien attrapés, bourdet ou louellet kaer omb bel gañt-hi. Attrapecr, s. m. Celui qui attrape. Paker, m. Pl. ien. Bourder, m. Pl. ien. Toueller, va. Pl. ien.

    1. Attrayant ##

Attrayant, adj. Qui attire agréablement. Didennuz. Hoaluz. Likaouuz. Touelluz. Attribuer, y. a. Accorder, donner. Annexer, attacher. Rapporter, référer une chose à celui qu’on prétend en être la cause, l’auteur ou le principal instrument, Rei. Part. rôet. Taoli war… Slaga. Part. et. C’est à lui que l’on attribue le gain de la bataille, d’ézhan eo é rôeur ar gounid eûz ar c’hann. On lui attribue cette faute, ann abek-zé a rôcur d’ézhan, war-n-ézhan é laoleur ar gaou-ze. On a attribué plusieurs avantages à cette charge, mcâr a c’hounid a zô bel slagel ouc’h ar garg-zé. S’attribuer, v. réfl. S’approprier, rapporter à soi. Tenna war hé-unan. Perc’henna, et, plus ordinairement, perc’henla. Part. et. Mac’homi. Part. et. Kéméroul. Part. et. Il s’attribue tout le profit. Arin holl chounid a denn war hé-unan. C’est à tort que vous vous attribuez cela, é gaou eo é percliennid ann drd-zé.

    1. Attribut ##

Attribut, s. m. Ce qui est propre en particulier à chaque sujet. Symbole. Ar péz a zéré da eunn dru. Arwéz ou arouéz, f. Pl. aricésiou. C’est un des attributs de Dieu, unan eo eûz a arouésiou Doué.

    1. Attribution ##

Attribution, s. f. Pouvoir d’un juge ou d’un administrateur. Concession de quelques prérogatives en vertu de lettres du prince. Chose attribuée. Béli ou galloud eur barner. Aolré, m. Pl. ou. Anndrduolréel. Cela n’est pas dans vos attributions, ann drd-zé né kéd enn hô kalloudou.

    1. Attristant ##

Attristant, adj. Qui attriste. Doaniuz. Glac’haruz. Ce sont des nouvelles attristantes, kélou doaniuz iñt.

    1. Attristée ##

Attristée, v. a. Affliger, rendre triste. Doania. Part, doaniel. Glachari. Part. et. Nec’hi. Part. et. Chifa. Part. et. Rec’hi. Part. et. Asrec’hi. Part. et. Keûzia. Part, keûziet. Enoél ou cnoui ou inoui. Part, cnoéel. Trubulal Part. et. Tévalaat. Part, tévaléet. Trislaat. Part. Irisléet. Voilà ce qui l’attriste, chétupétrd a zeû d’hé zoania. Cela ne l’attriste pas, ann drd-zé na chif két ou na rec’h ked anézhañ. S’attrister, v. réfl. S’affliger, devenir triste. En em zoania. En em chlac’hari. Vous vous attristez pour peu de chose, en em zoania a rid évil nt’beûd a drà.

    1. Attbitiun ##

Attbitiun, s. f. Regrets, remords. Keûz, m. En Vannes, ké.

    1. ATTBOLPEME ##

ATTBOLPEME^TJ s. m. Asscmblée tumultueuse et ordinairement illicite. Bagad, va. Pl. ow. SlroUad, m. Pl. ou. J’ai vu là un grand attroupement, eur bagad bras a dûd em eûz gwéled énô.

    1. Attrouper ##

Attrouper, v. a. Assembler tumultueusement plusieurs personnes en troupe. Dastumi enn eur bagad, enn eur rumm. Dastumi avagadou, a rummou.

S’attrouper, v. réfl. S’assembler en troupe. En em zastumi enn eur bagad, enn eur rumm. En im zastumi avagadou, a rummou. Ad, particule formée par contraction de la préposition « et de l’article le. Bar ou mieux d’ar avec apostrophe j dann ou mieux d’onn ; dal ou mieux d^al. Dar se met devant les consonnes, excepté devant d, n, t, l. Daim se place devant les voyelles et devant les consonnes d, n, t. Dal se met devant les mots qui commencent par un l. Donnez cela au plus grand, rôid ann drd-zé d’ar brasa. Envoyez le blé au moulin, kasid ann éd d’arvilin. C’est au roi, d’ar roué eo. Dites au maître de venir ici, livirid d’ann aotrou doñd aman. Donnez cela au mouton, rôid anndrd’zé d’ann dañvad. Faites un nœud au fil, grid eur skoulm d’ann neùd. Il faut amener la vache au taureau, rédcokas ar vioch dann tarô. Donnez ce lait au veau, rôid al Ic’az-zé d’al Icûé. Albade, s. f. Concert de musique donné vi^rs l’aube du jour sous les fenêtres de quelqu’un. Soun ou kanaouen tarz-ann-dciz. AiBAiN, s. m. Etranger qui n’est pas naturalisé. Divroady m. Pl. divrôidi. Diave’siad, m. Pl. diavesidi. Albai>e, s. f. Succession aux biens d’un étranger qui meurt dans un pays où il n’est pas naturalisé. Tout avantage inespéré qui arrive à quelqu’un. Digwéz eunn divroad. Kémcñl gounid dic’hédet a zigwéz gond eur ré. Aube, s. f. Point du jour. Goulou-deiz, m. Tarz-ann-deiz., m. Je partirai à l’aube du jour, da c’houlou-deiz ou da darz-ann-dciz éz inn kuit. AtBE. Vêtement ecclésiastique. * Kamps, f. Le prêtre a mis son aube, h’kcadeohégamps gand ar belek. ÀLD

AcBÉPiN, S. m., ou AUBÉPINE, s. f. Petit arbrisseau à fleur odorante. Spem-gwenn, m. Fruit de Taubépin. Uôgan, m. Uogro, m. (Trég.) Aluerge, s. f. Maison où Ton donne à mang ^ à tant par repas, et dans laquelle on loge en chambre garnie. Tavarn ou tavarñ, f. Pl. ou. Herberc’h, f. Pl. iou. * Hostaléri ou hostaliri, {. Pl. hoslalériou. Il est à l’auberge, enn davarn éma. Venez-vous à l’auberge avec moi ? Dont a rit-hu gan-éñ dann hostaléri ? Aubergiste, s. m. Celui qui tient auberge. Tavamier ou tavarñer, m. Pl. ien. Herberc’hiad, m. Pl. herbercliidi. * lIosCiz, m. Pl. hoslîsien. Ne devez-vous rien à l’aubergiste ? ha na dléit-hu nétrâ dann tavamier 1 Parlez à l’aubergiste, komzid oud ann hosliz. Aubier, s. m. Le bois blanc et tendre qui se trouve entre l’écorce et le tronc. Gwenngoad, va. Gwiiien, f. Blonek-zerô. Cet arbre a beaucoup d’aubier, kalz a wenn-goad ou a xvinen é deûz ar wezen-mañ. Aucun, pron. Nul, pas un. Hini. Nikun. Nép ou ne&. Nép- dén. Nép-hini. É-béd. Il n’y a aucun, n’eû2 hini. Je n’en ai trouvé aucun, n’am eûz kavet nikun anézhô. En aucun lieu, é nép léac’h. Il n’y a aucun cheval à la maison, n’eûz marc h é-béd er géar. Aucunement, adv.. Nullement, en aucune manière. É-nép-trô. É-nép-kiz. Audace, s. f. Hardiesse excessive. Uerder, va. Hardizder, va. Hardiziégez, ï. Balc’hder, va. Son audace lui a été utile, hé herder a zô bel lalroudek Œézhan. Il est plein d’audace, leim eo a valc’hder. Audacieusement, adv. Avec audace. Gand herder. Gant balc’hder. Audacieux, adj. Qui a beaucoup d’audace. Her. Hardiz. Balc’h. Il a un regard audacieux, eur sell her ou balc’h en deûz. Audience, s. f. Attention que l’on donne à celui qui parle. Séance dans laquelle les juges écoutent les causes. Lieu où se donne l’audience. Sélaouidigez, f. Brcûdou, et, par abus, breiijou, m. Pl. Lez, m. Irez-vous à Taudience ? /«a monda réot-hu d’ar hreûdoul Vous le trouverez à l’audience, el léz hen c’hafot.

    1. Auditeur ##

Auditeur, s. m. Celui qui écoule quelque discours dans quelque assemblée publique. Sélaouer, va. Pl. ien. Il a fait rire ses auditeurs, lékéaden deûz hé sélaouer ien da c’hoarzin. Audition, s. f. L’action d’entendre, d’ou’ir. L’action d’ouïr des témoins, d’examiner un compte. Sélaouidigez, f.

    1. Auditoire ##

Auditoire, s. m. Lieu où l’on plaide. Assemblée de tous ceux qui écoulent une personne qui parle en public. Léz, m. Brcûdou, va. Pl. sélaouérez, va.

    1. Auge ##

Auge, s. f. Pierre ou pièce de bois creusée qui sert à donner à boire et à manger aux chevaux, etc. Né6 ou néf ou név, f. Pl. iou. Laouer, f. Pl. iou. En Vannes, louer ou loer. Komm, m. Pl. ou. 0(, va. Pl. ew. (Vann.). vez56 ALG vous rais de l’eau dans l’auge ? ha Ickéad hoc’h cù :-hu dour enn ni’ô ou el laouerl Alüée, s. f. Ce que peut conleiiir une auge. Xéciad, f. Pl. ou. Laotiériad, f. Pl. ou. Kommad, m. Pl. ou. Ofad, m. Pl. eu fVann.) AiGET, s. m. Petit vaisseau où l’on mel^a mangeaille des oiseau. x nourris en cage. Névik, f. Pl. néviouigou. Laouérik, f. Pl. laoucriouigou. Algmemation, s. f. Accroissement. Kresk, m. Muiédigez, f. Il y a de l’augmentation sur les blés j krcsk a zô war ann éd. Ce n’est pas une grande augmentation, ne kéd eur vuivdigez vrdz.

    1. Augmenter ##

Augmenter, V. 8. et H. Accroître, agrandir. Croître en qualité ou en quantité, h’reski ou kriski. Part, kreskel. Brasaal. Part, braséet. iluia. Part, muiet, Âstenna, et, par abus, astenn. Part, astennet. Ceci ne l’augmentera pas beaucoup, ann drd-mañ n’hen kreskô kél kalz. Il augmentera encore, 6rasaad a i-ai c’iioaz.

    1. AtGeBAL ##

AtGeBAL, adj. Relatif aux augures. jDtouganuz. La science augurale. Drouk- skiañd ann diouganéricn. H. V.

    1. AcGtHE ##

AcGtHE, s. m. Présage. Tout ce qui semble présager quelque chose, l’indiquer. Aroué : ou arwez, f. Diougan, m. C’est un bon augure, eunn avouez vdd eo. Quelle augure est cela ? Pé ziougan eo ann drd-zé ? AcGORE, s. m. Celui dont la charge était de tirer des présages. Diougancr, m. Pl. ien. H. Y. Alglbeu, V. a. Tirer un présage, une conjecture. Présager. Diougani. Part. et. Tenna arouéz ei’iz a… Qu’en augurez-vous ? pe^ra a zlouganit-hu diœar-henn kémeñl-sé P Je n’en augure rien de bon, na dennann arouéz vdd é-béd eûz a gémeñl-sé. AoGeSTE, adj. Grand, respectable, digne de vénération. Brdz. Meùr. A zellU sldd ou neuz-vàd. Acjocrd"hli, adv. Le jour où l’on est. A présent. Hirio ou hisiô ou hiziô. En Vannes, hirivouhiriu ou hidiv. Félciz. Il viendra aujourd’hui, hiriô é leûi. Il ne partira pas aujourd’hui, féleiz na iélo kuil. AcMÔNE, s. f. Ce qu’on donne aux pauvres par charité. * Aluzen, f. Pl. aluzennou. En Vannes, alézon ou alizon. Donnez l’aumône à ce pauvre, rôid ann aluzen d’ar paour-zé. Il demande l’aumône de porte en porte, goulenn a rd ann aluzen w-zùr-é-dôr. Ils vivent d’aumônes, diwar ann aluzen é vévoñl. AuMÔMER, adj. Qui fait souvent l’aumône aux pauvres. * Aluzennuz. A rd allez ann aluzen. n !àd é-kéñver ar béorien. Ai. MÔMEK, s. m. Prêtre attaché à un corps, à une habitation, à un prince. * Aluzenner, m. Pl. ie7i. Bélek eul léslr, etc. Ai :. NAGE, s. m. Mesuragc à l’aune. Gwalennérez, m. AoviE, s. f. Lieu planté d’aunes. (Jwern, f. Pl. iou. (jtcernck, {. Pl. gtcernégou. Il y a une belle aunaie auprès de la maison, eur wern gaer, ou eur werneg gaerazO é-kichen ann H. AUS Aune, s. m. Arbre qui vient dans les lieux humides et marécigeux. Gwern, m. Un seul pied d’aune, gwernen, f. Pl. gwernennou ou gwernenned, ou simplement gwern. Plein ou couvert d’aunes. Gwernek. Aune, s. f. Mesure de longueur aujourd’hui remplacée par le mètre. Gwalen, f. Pl. gwalennou ou gwaliñer. Je l’ai acheté à l’aune, diouc’h ar walen em etiz hé brénel. Mesurer à l’aune. Gvoalenna. Part. et. Mesurer les autres à son aune. Gwalenna ar ré ail dioucli hé walen hé-unan. Barna ar ré ail diouc’h hé-unan. Aune. La quantité de quelque chose mesurée à l’aune. Gwalennad, f. Pl. ou. J’ai encore be.^oin de deux aunes de drap, dtou walennad vézer em eûz ézomm c’hoaz. AuNER, V. a. Mesurer à l’aune. Gwalenna. Part. et. En Vannes, gwalennadein. Aunez ce morceau d’étoffe, gwalennid ann lammmézermañ. AuNEUR, s. m. Celui qui mesure à l’aune. Officier qui anciennement avait inspection sur l’aunage et visitait les aunes des marchands. Gwalenncr, m. Pl. ien. Auparavant, adv. Araok. Kent. Kenloc’h. Abars. Diagcñt. Da geñla. Longtemps auparavant, pell kefit. Un peu auparavant, eunn nébeûd diageñl. Il fallait venir me voir auparavant, réd é oa doñd d’am gwelout da geñta, araok. Tout comme auparavant, ével keñt ha goudé. Auprès, prép. Tout contre. Êkichen. Tôst. Harz. È-harz ou é-c’harz. Léz. Nés ou néz. Ékéñver. Èldl. Il est auprès du feu, ékichen ou éldl ann idn éma. Vous le trouverez auprès de vous, enn hô kichen hen cliéfot. Il demeure auprès de la ville, é-harz ou léz kéar c choumm. Auprès de… Au prix de… En comparaison de… Éskoaz. Ce n’est rien auprès de ce que j’ai vu, n’co nélrd éskoaz ar péz em eûz gwélet. D’auprès. A-gichen. A-dâl. A-harz. Je viens d’auprès de Brest, a-gichen ou a-dâl ou aharz Brest é leûann. Auréole, s. f. Cercle de lumière que les peintres mettent autour de la tête des saints. Kelch goulaouek a laka al liverien war-drâ penn ar zeñt. — Rôdig-héol, f. Pl. Ràdigou. Ce mot est du dialecte de Cornouaille. H. V. Auriculaire, adj. Qui concerne l’oreille. War ar skouarn. Diivar-benn ar skouarn. Ékéñver ar skouarn. "^" AuRONE, s. f. Plante. A fron oa avron, f. Louzaouen-ann-dréan, f. Aurore, s. f. Lumière qui paraît avant que le soleil soit sur l’horizon. Goulou-deiz, m. Tarz-ann-dciz, m. Il était levé avant l’aurore, abarz goulou-deiz é oa savet. AuspicE, s. m. Chez les Romains, c’était la manière de consulter et de connaître l’avenir par le vol des oiseaux. Diougan diouc’h nich al laboused, m. Sous d’heureux auspices, ayant la fortune favorable, gañd eunn eur vdd. ^ Sous

Sous les auspices de quelqu’un, sous sa protection, dinddn skoazel eur ré. Aussi, conj. et adv. Pareillement, de même. Autant, également. Icéz ou ivé. En Vannes, éc hué. Ker. Ken. Kel. Ker se met devant les consonnes, excepté devant d, n „ t, l. Ken se place devant les voyelles et devant les consonnes d, n, l. Kel se met devant les mots qui commencent par un l. Si vous y allez, j’y irai aussi, mar-z-id di, éz inn ivé. Il est aussi savant que vous, kergwizieg eo ha clioui. Vous êtes aussi grand que moi, ker braz ha méoc’h. Vous n’êtes pas aussi robuste que lui, noch két ken amparl hag héfi. Il est aussi droit que l’autre, ke7i eeun eo hag égilc. Aussi privé qu’une colombe, ken don hag eunn dubé. Aussi nu que la main, ken noaz hag ann doum. Aussi chaud que le feu, ken lomm hag ann Idn. Aussi gai que moi, kel laouen Ici mé.

    1. Aussi ##

Aussi bien, autant, de même, au reste. Kouls. Kerkouls. Keñt-sé. Il chante aussi bien que vous, kouls ou kerkouls lia c’houi é kdn. Aussi bien, que fait-il ici ? kerkouls, pélrâ a rd-héñ aman’}

    1. Aussit ##

Aussitôt, adv. Dans le moment, sur Theure. Kerkeñl. Keñla. Keñliz. Keñlré ou keñ-Irad. Il vint aussitôt, kerkeñt é leüaz. Il est venu aussitôt que moi, kerkeñlha mé ou kefiliz ha mé codeùet. Aussitôt que je le vis, keñta ou kefUré ma her gwéUz.

    1. Austère ##

Austère, adj. Qui est sévère et rigoureux envers lui-même, pour tout ce qui regarde les plaisirs des sens. Rude. Apre. Fûr-piz. Dlgar. Dihégar. Garô. Tenn. Kalet. Treñk. Pût. C’est un homme bien austère, eunn dén fûr-piz eo. Cette vie est bien austère, ar vuezzé ou ar vuézegez-zé a zô gwall c’harô, gwall galet. Ils ont un goût austère, eurvlâzpûi hô deüz.

    1. Austèrement ##

Austèrement, adv. Avec austérité. Gant garveñlez.

    1. Austérité ##

Austérité, s. f. Mortification des sens. Sévérité, rigueur. Apreté. Garveñlez, f. Pl. garveñlésiou. Tennder, m. Kaléder, m. Trefikder, m. Pulter, m. Il s’impose de grandes austérités, garveñlésiou irdz a gémer.

    1. AcsTRAL ##

AcsTRAL, adj. Méridional. Diouc’har chresteiz. Les terres australes, douarou ou brôiou ar c’hresleiz.

    1. Autan ##

Autan, s. m. Vent du midi. Avelar chresleiz.

    1. Autant ##

Autant, adv. Aussi, de même. Kémenl. Keit. Kétneñd ail. Kouls. Vous en avez autant que moi, kémefid ha mé hoc’h eûz anézhañ. Il y a autant que d’ici à Paris, keit zô hag ac’hann da liaris. Donnez-moi autant, rôil kémeñd ail d’in. Autant vaudrait être mort, kouls é vé beza marô. Autant que je puis, kémeñd ha ma hellann, muia tna hellann, eñdra hellann.

D’autaut que. Parce que. Dré ma. Rdk via. Dré ann abek ma. D’autant qu’il fait nuit, dré ma z-eo nôz.

    1. Autel ##

Autel, s. m. Espèce de table de pierre des-AUT

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tinée à l’usage des sacrifices. Dolmen, f. Pl. iou. Méan-azeûUdige :, m. * Àoler, f. Pl. iou. Le grand autel, le maître autel, ann dolmen ou ann aoler vrdz, ann dolmen ou ann aoter veûr. Le prêtre est à l’autel, éma ar bélek ouc’h ann dolmen, ouc’h ann aoler. Auteur, s. m. Celui qui est la première cause de quelque chose. Celui qui a composé un livre, qui a fait quelque ouvrage d’esprit. Celui de qui on a appris une nouvelle. Pennabek, m. P[. penn-abégou. — Inventeur. Ka^ vadennour. Pl. ien. Compositeur d’un ouvrage. Skrlvamur. Pl. ien. H. V. — Obérer ou ôbérour, m. Pl. ien. Annhinien deûz dislagedeurc’hé-Iou. Dieu est l’auteur de toutes choses, Doué eo arpenn-abekeûz a bép Ira. Je connais l’auteur de ce livre, anaoud a rann obérer al levrzé, ou ann hini en deûz gréad al levr-zé. Authenticité, s. f. Qualité de ce qui est authentique. Gwirionez, f. Anadurez, f. Authentique, adj. Muni de l’autorité publique et revêtu de toutes les formes. Notable, qui fait preuve. Anat. Gwir. Gwirion. Authentiquement, adv. D’une manière authentique. Gañl givirionez. Gafid anadurez. Autocrate, s. m. Celui dont la puissance ne relève d’aucun autre. Holl - challoudek. H. V.

    1. Autocratie ##

Autocratie, s. f. Boll-c’halloud, m. H. V. Autographe, adj. Qui est écrit de la main même de l’auteur. A zô skrivet gañd ann ôbé rour hé-unan.

    1. Automnal ##

Automnal, adj. Qui est de l’automne, qui concerne l’automne. Eiiz ann diskar-amzer. É-kéñver ann diskar-amzer.

    1. Automne ##

Automne, s. m. etf. Celledes quatre saisons de l’année qui est entre Tété et l’hiver. Diskaramzer, m. Dilôst-hañ, m. Dianéosl, m. Ragéosl, m. Dibenn-éost, m. Hañ-goañ^ m. Skub-deliou, m.

    1. Autopsie ##

Autopsie, s. f. Ouverture d’un cadavre dans le but de connaître la cause de sa mort. Digoridigez, f. H. V.

    1. Autorisation ##

Autorisation, s. f. Action par laquelle on autorise. Permission, pouvoir. Aolré ou ao-Iréadur, m. Gràd ou grâd-vâd, f. Béli, f. Galloud, m. Avez-vous son autorisation ? hag hé aolré ou hé chràd-vâd hoc’h cûz-hul J’en ai l’autorisation, ar véli ou ar galloud cm eûz a gémenl-sé.

    1. Autoriser ##

Autoriser, v. a. Donner autorité. Permettre. Appuyer de son pouvoir. Approuver, ^et béli ou galloud. Kaoul-mdd. Kavoul-màd. Skoazia. Part, skoaziet. Aolréa. Part, aolréel. Gralaat. Vàitgralécl. Anaoul. Part, anavézet. Je ne puis pas vous autoriser en cela, n’hellann két rei béli d’é- hoc’h war gémenl-sé. M’autorisez - vous à y aller ? ha kaoud a ril mdd éz afenn di’} Je vous autoriserai, si vous voulez, hô skoazia a rinn, mar kiril. Autorité, s. f. Puissance légitime. Crédit, considération. Sentiment d’un auteur ou d’une’ personne illustre. Béli, f. Galloud, m. Neùzvdd, f. Menoz eunn dén gwiziek. Dalc’h, m. Aolrouniez, i. Vous n’avez aucune autorité sur 58 ATU moi, n’hoc’h eûz béli c-béd tcar-n-oun. Il faut se souniellre à l’autorilé, réd eo pléga dindàn ar galloud ou ami aolrouniez. Vous êtes sous raon autorilé, cm dak’h ém’oc’h. Sans autorité, sans pouvoir. Lic’halloud. C’est un homme sans autorité, eunn dén dic halloud eo. AcToiR. prép. etadv. War-drô. É-lrô. Enndrô. Il est allé se promener autour de la maison, t’fld eo da valé war-dro ann li. Autour de moi, enn-dro d’in ou war va zrô. Autour de toi, enn-drô d’id ou war da zrô. Autour de lui, enn-drô d’ézhau ou icar hé drô. Autour d’elle, enn-drô d’ézhi ou war hé zrô. Autour de nous, enn-drô d’é-onip ou war hon irô. Autour de vous, enn-drô d’é-hoc’h ou war hô trô. Autour d’eux, enn-drô d’ézhô ou war hô zrô. Tout autour, Trô-war-drô. Tout autour de Veglise, Irô-ivar-drô ann iliz. Autre, pron. indét. Qui marque dislinclion, dilTerence entre deux choses ou entre une et plusieurs.. 4/^ Dishével. C’est une autre chose, eunn drd ail eo. Il est d’une autre opinion, eûz a eur venez dishével eo. Un autre. Eunn ail. Eunn eil. D’autres. 7 ?c ail. L’autre. £^«7t’[pour le masculin ! ; ébén [pour le féminin]. Les autres. Ar ré ail. L’un et l’autre. Ann eil hag égilé. L’une et l’autre. Ann eil hag ébén. Les uns et les autres, les unes et les autres. Ar ré-mañ hag ar ré-hoiit. L’un portant l’autre. Atm cil dré égilé. Altrefois, adv. Anciennement. Gwéachall ou givéchall. En Vannes, gwéc’h-arall. Trô-all. Kefil. Enn amzer gôz. Autrefois il chantait bien, gwechall é kané braô. Je le voyais plus souvent autrefois, keñl ou Irô-all hén gwelenn aliésoc’h. Autrement, adv. D’une autre façon. Enn eur c’hiz ail. Enn eunn doaré ail. A hcñd ail. Choaz. >'c pouvez-vous pas faire cela autrement ?

ha na hellll-hu kéà ôber ann drâ-zé enn 

eunn doaré ail ? Autrement, sinon, sans quoi. Ancz. Pé. Autrement vous étiez mort, anéz é oac’hmarô. Autruche, s. f. Oiseau. Slruskanval, m. Pl. éd. H. V. Autrui, s. m. Les autres personnes. Hcñlez, m. Hors de Léon, heñlé. Nesa, m. Eunn ail, m. Pl. ré ail. Ne gardez pas le bien d’autrui, na viril kél madou ann heñlez ou madou eunn ail. Auvent, s. m. Petit toit en saillie pour garantir de la pluie. Apouel, m. Pl. ou. Iiuled, m. Pl. ou. (Oivn.’j Mettez-vous sous l’auvent, en em likid dindàn ann apoutl. — Dislao, m. Pi. dislaviou. (Corn.) Ce mot est composé de di,, négatif, et de glao, pluie. H. V. Auxiliaire, adj. et s. m. Qui aide, qui vient au secours. A skoazel. A zeû da skoazia ou da ikoazella. Skoazeller, m. Pl. ien. AvAcuiB (s’ ;, V. réil. Devenir lâche, mou. Il se dit aussi des femmes qui deviennent trop grasses. Doñd da véza laosk ou gwàk. Doñd da véza ré lard. Avage ou H. 4VAGE, s. m. Droit Icvé autrefois en argent ou en nature par les exécuteurs de la haute justice. Gwir ar bourréô. AAL, adv. Il se dit de ce qui va sur la rivière en descendant. Vent d’aval, avel ar c’hûz-héoll Avau-l’eau, dioucli réd ann dour. AvALAisoN, s. f. Chute d’eau impétueuse qui vient des grosses pluies. Kouéz dour goude glaôiou brùz. Avalanche, s. f. Masse de neige ou de glace qui se détache des montagnes. Tolzen ou bern erc’h pé skourn en em zislag eûz arvénésiou. Avaler, v. a. Faire passer par le gosier dans l’estomac quelque aliment, quelque liqueur ou autre chose. iowwAo. Part. et. Hors deLéon, loûka. Il n’a pu rien avaler, n’en deûz gellet louñka nélrâ. Avaler de l’eau, comme font ceux qui, étant en danger de se noyer, reçoivent de l’eau dans la bouche et la rejettent aussitôt. Dourlouñka ou dourroñka. Part. et. Avaler, descendre, transporter en bas. Diskenni, et, par abus, diskenn. Part. et. Avez-vous trouvé quelqu’un pour avaler le vin dans la cave ? ha kaved hoc h eûz hu unan-bennâg évid diskenni ar gwin d’ar c’haôl Avaler, v. n. Descendre aval ou avau. Diskenni gañd ann dour. Le bateau avalait, allait en avalant, en descendant, ar vâg a ziskenné gañd ann dour. Avaleur, s. m. Celui qui avale. Louñker, m. Pl. ien. AvALoiRE, s. f. Grand gosier. Louñkérez, f. Gargaden vrâz, f. Avance, s. f. L’espace de chemin qu’on a devant quelqu’un. Ce qui se trouve déjà de fait ou de préparé. L’anticipation du temps. Paiement qu’on fait avant le terme. Diaraok, m. Pl. diaraogou. Inraok, m. (Vann.) Je n’ai pas beaucoup d’avance sur lui, n’em eûz két kalz a tiaraok war-n-ézhan ou n’émounn két kalz enn hé raok. Avance. Partie d’un bâtiment qui anticipe sur une rue. Baleg, m. Balir, m. Avancement, s. m. Progrès on quelque matière que ce soit. Etablissement, accroissement de fortune. Diaraok, m. Inraok, m. (Vann.) Kresk, m. Kreskadurez, f. Avancer, v. a. Pousser en avant. Faire du progrès en quelque chose. Pajer par avance. Débourser du sien pour quelqu’un. Mettre en avant une chose. Lakaad araok. Diaraogi. Part. et. Mont war grésk. Inraokein. Part. et. (Vann.) Kas araok. Paéa araok. Vaéa évit. Lavarout. Part. et. Pourrez-vous l’avancer ? ha û’houi a hellô hé ziaraogi ou hé lakaad araok ou hé g as araoA ;? Voilà ce que j’ai avancé pour vous, chélupetrd cm eûz paéed évidhocli. Qui est-ce qui a avancé cela ?/notten deûz lavared ann drd-re ? Avancer, v. n. Aller en avant. Anticiper. Sortir de l’alignement. Faire du progrès. Mond r araok. Diarbenna. Part. et. Difrea. Part, difréel. S’avancer, v. réfl. Aller en avant. itfoñd araok. AvANiE, s. f. Affronts qu’on fait de gaîté de cœur à quelqu’un. Dismegañs, f. Flemm, m. 11 m’a fait une avanie, eunn dismégañs en deûz gréad d’in. Avant, adv. et prép. Qui marque priorité de temps et de lieu. A-raok ou araok. Kent. Kenloc’h. Diageñt. Abars. Diaraok. É-raok. Avant le jour, a-raog ou abars ann deiz. Avant que je mange, keñl évitma tebrinn ou diageñl ma tebrinn ou abars ma tebrinn. Avant moi, cm’ raok ou e va raok. Avant toi, enn da raok. Avant lui, enn hé raok. Avant nous, enn hon raok. Avant vous, ennhô rao/c. Avant eux, enn hâ raok. Avant, bien avants profondément. Doun. Lark. Il est allé avant, bien avant dans la terre, doun ou lark eo éad enn douar. AvAXT, s. m. Le devant d’un vaisseau, d’un navire. Araok, ta. Diaraok, m. Vous le trouverez sur l’avant du vaisseau, enn araok ou enn diaraok al Icslr hén c’hafot. AvAM-BRAs, s. m. Arvréac’h, s. m. AvANT-coRPs, s. m. Argorf, m. AvAM-cocR, s. f. Espèce de cour par laquelle on passe pour entrer dans les autres cours d’un grand bâtiment. Ar c’henla porz, m. Arporz araok, m. Arborz, m. AvAM-couRECR, s. m. Cclui qui va devant quelqu’un et qui en marque par avance l’arrivée. Tout ce qui annonce ou présage quelque chose qui arrive bientôt après. Annhird a réd Onziaraok eunn ail hag a ziskouéz hé zonédigez. Kémeñt trâ a ziougan eunn drâ hag azeû nébeùl goudé. Arréder, m. Pl. ien. Avant-dernier, adj. et s. m. Pénultième, qui est avant le dernier. Ann divézad néméd unan. Bélôsl ou bilôsl. Avant-garde, s. f La partie la plus avancée d’une armée qui marche en bataille. Ar penn keñta ou ar penn araok eûz a eunn armé. Avant-hier, adv. ou plutôt subst. masc. Qui marque le pénultième jour avant celui où l’on est. Derc’hent déach ou enn derc’hent déac’h. Avant-propos, s. m. Préface, introduction, avertissement. Kélennadurez a-ziaraok. Diskulier, m. Keñl-lavar, m. Keñtskrid, m. — Keñtskridik, m. V. keñl-skridigou. H. V. Avant-train, s. m. Train qui comprend les deux roues de devant et le timon d’une voiture. Kihrou, m. pi. L’avant- train de la voiture s’est rompu, torred eokilorou ar garriolen. H. V. Avant-veille, s. f. Surveille, jour avant la veille. Derc’henl, m. Daou zéz keñt ou diageñl. Avantage, s. m. Ce qui est utile, profitable, favorable à quelqu’un. Supériorité. Ce qu’un homme qui joue mieux qu’un autre lui donne pour rendre la partie à peu près égale. Talvoudégez, f. Gomid ou gonid, m. Splél AVE

ou spléd., m. (Vann.) Tréacli, m. Lévézoun, m. Distr6, m.}e ne trouverai pas UQ grand avantage à cela, na gavinn két eunn dalvoudégez vrdz ou eur gounidbrdzé kémefil-sé. Vous avez l’avantage, éma ar gounid ou ann tréac h on al lévézoun gan-é-hoc’h. Je ne jouerai pas, si vous ne me donnez pas d’avantage, na c’hoariinn két, ma na rôit kéda zislrô d’in. Sans avantage. Didalvoudek. Dic’hounid. Hep dislrô. Avantager, v. a. Donner des avantages à quelqu’un par-dessus les autres. Rci da unan dreist égilé. Rei mui d’ann eil égéd d’égilé. Il a avantagé son fils aîné, rôed en deûz d’hé vdp héna dreist hé vugalé ail. Roed en deûz mui d’hé vdp héna égéd d’hé vugalé ail Avantageusement, adv. D’une manière avantageuse. Enn eunn doaré talvouduz ou gouniduz. Gant lalvoudégez, gañd gounid. Ervàd. Avantageux, adj. Qui apporte de l’avantage, du gain, du profit Talvoudek ou talvouduz. Gouniduz. Splétuz. (Vann.) Founnuz. Ce sera fort avantageux pour moi, talvouduz ou gouniduz bràz é vézô évidoun. Il ne sera pas aussi avantageux que l’autre, né vézô két ker founnuz hag égilé. Avantageux, présomptueux. Her. BaWh. Avélek. — Fougecr fCorn.) H. V. Qui n’est pas avantageux. Didalvoudek ou didalvouduz. Dic’hounid. Difounn. Avare, adj. et s. m. Qut a trop d’attachement aux richesses. Piz. Krin. Skarz. Prim. Tôsl. Dalc’huz. Pervez. Enannes, perouec’h. Il est aussi avare qu’un vieillard, ker piz eo hag eunn dén-kôz. Il devient avare à mesure qu’il vieillit, krin ou prim é teû dré ma kôsa. On dit qu’il est avare, pervez eo ivar a lévéreur. Avarice, s. f. Désir excessif d’amasser et de conserver des richesses. Pizder, m. l’izoni, f. PistoniJ. Krinded, m. Skarzder, m. Primder, m. On parle partout de son avarice, drt’-oii e komzcur eûz hé bizder, eûz hé bizoni, eûz hé grinded. Avaricieux, adj. Qui est avare. Piz. Krin. Pervez. Avarie, s. f. Dommage arrivé à un vaisseau ou aux marchandises dont il est chargé. Gaou choarvézel gañd eul léser pé gafid ar varc’hadourez a ioa enn-hafi. Avarié, adj. Endommagé. Gnoucf. Gwal’el. Avec, prép. Ensemble, conjointement. Gant ou gañd ou gan. En Corn., gat. En Vannes, gél. Avec moi, gan-éñ. Avec toi, gan-éz. Avec lui, gañt-hañ Avec elle, gañt-hi. Avec nous, gan-éomp. Avec vous, gan-é-hoc’h. Avec eux, gañl-hô. Avec qui êtes-vous là ? gant pion émoc’h hu azé’î II l’a coupé avec une hache, gaTxd eur vouc’halen deûz hé drouc’hel. Avelanède, s. f. Cosse du gland. Besken véz, i. Pod mézen, m. Aveline, s. f. Grosse noisette. Kraouñkelvez brdz, m. KraouFi-garz bràz, m. AvK. NANT, adj. Qui a bon airet bonnegrâce. Go AVE En deûz àoaré vàd ou ncûz vàd. Séven. Déréad. Avènement, s. m. Venue, arrivée. Elévation. Donr’digc :, f. Digicé : ou digouéz, m. Gorrôi’rez, m.

    1. Avenir ##

Avenir, v. n. Arriver par accident. C’hoarvézoul. Part. et. Digwezoul. Part. et. S’il avicnt que je meure, mar c’hoarvez ou mar chômé gan-cñ mervel.

    1. Avenir ##

Avenir, s. m. Temps futur. Ann amzer da zoñt.

    1. A ##

A l’avenir, désormais. A-vrema. Ditcarvréma. Pelloc’h. Hiviziken. Goudé-hen. AVàvenir je serai plus sage, pelloc’h ou hiviziken é lézinn furoc’h.

    1. Aventure ##

Aventure, s. f. Accident, ce qui arrive inopinément. Hasard. Darvoud, m. Pl. ou. Digicc’z ou digouez, m. Pl. digwesiou. Connaissez-vous son aventure ? anaoud a rit-hu hé zarioudl II court après les aventures, ann darvoudou ou ann digwésiou a gJask. Il erre à l’aventure, dioucli ann darvoud é k’ildrô. Aventurer, v. a. Hasarder, risquer, mettre en péri !. Lakaad é tdl ou é gwall. Riska ou riskla. Part. et.

    1. AvENTeRECx ##

AvENTeRECx, ECSE, adj. Kañlréuz. H. V. Aventurier, s. m. Qui cherche les avenlures. Qui vit d’intrigues. Aéb aglask ann darvoudou, ann digwésiou. — Kañlrécr, m. Pl. ien. H. V.

    1. Avenue ##

Avenue, s. f. Passage, endroit par où l’on arrive quelque part. Allée plantée d’arbres au-devant d’une maison. Heñt, m. Pl. /if«(o«, et, par abus, heñchou. Stréat, f. V]. stréadou ou stredou, et, par abus, strejou. Bail, f. Pl. ou. Rabin, m. Pl. ou.

    1. Avérer ##

Avérer, v. a. Faire voir qu’une chose est vraie. Gwiria. Part, guiriel. Diskouéza ez eo gwir eunn drâ. On a avéré le crime, gwiried eo béd ar gwall. C’est un fait avéré, eunn drâ gwir ou gwiried eo. C’est un voleur avéré, eul laer divéz ou divézel eo.

    1. Averse ##

Averse, s. f. Pluie subite et abondante. Bâr ou barrad glaô, m. Kaouad glaô, f. Glaô pùl, m.

    1. Aversion ##

Aversion, s. f. Haine. Antipathie. Hcûg., m. Érez ou hérez, f. Kds, m. Kasoni, f. J ai une grande aversion pour cela, pwnn érezvrdz, (ur c’hàs brûz em cûz ouc’h ann drd-zé. Avoir de l’aversion. Ileûgi. Part. et. Érézi ou hérézi. Part. et. Kasaat. Part, kaséel. J’ai de l’aversion pour lui, hé heûgi ou hé hérézi ou hé gasaad a rann.

Qui inspire de l’aversion. Ucûguz. Érézuz ou hérézuz. Kasauz (de deux syllabes). Avertir, v. a. Donner avis, informer. Ké-Ir. nna. Part. et. KcñléUa. Part, kcñléliet. Alia. Part, alicl. h’uzulia. Part, kuzulicl. Rci du chouzoul ou da anaoul. Averlissez-lc, kélennil-héii. Il y a longtemps que je vous ai averti de cela, pell zô cm eûz rôed ann drà-zéd’éhocli da anaout. Avertissement, s. m. Avis. Conseil. Kélen, m PI kélennou. h’eùlel, f. Pl. iou. Ali, m. Pl. aliou. Kuzul, m. Pl. iou Ce n’est pas lepre-AVI mier avertissement que je lui ai donné, nékéd ar û’henla kélen em eûz rôedd’ézhan. Aveu, s. m. Ileconnaissance verbale ou par écrit d’avoir fait ou dit quelque chose. Témoignage. Consentement, approbation. Añsav ou añsaô, m. Pl. iou. Testéni, f. Lavar, m. Grdd, f. aolré, m. Il a fait plu. sicurs aveux, mcûr a añsav en deûz gréât. De l’aveu de tout le monde, diouc’h lavar ou icsléni ann holl. Vous avez mon aveu, va grdd, va aotréhoc’h eûz. Sans aveu, vagabond. Divrôet. Ce n’est pas un homme sans aveu, né kéd eunn dén divrôet. Aveugle, adj. et s. m. Qui est privé de l’usage de la vue. Personne à qui la passion offusque l’entendement. Dali. Dén -dall. Pour le pi. du subst. dalled ou lûd zall. Il est aveuglené, dall eo deûed er béd, dalleo ganel. Il est devenu aveugle par accident, dall eo deûed dré wall, dré zarvoud. Rendre ou devenir aveugle. Dalla. Part. et. Lakaad da véza dall. Doñd da véza dall. A laveugle, aveuglément, comme un aveugle. Ével eunn dall. È-cliiz da eunn dall. Aveuglement, s. m. Privation de la vue. Il ne se dit guère qu’au figuré. Erreur, égarement. Cécité est le mot propre. Dalleñlez, f. Dallédigez, f. Son aveuglement le perdra, M zalleñlez hen c’hollô. Aveuglément, adv. A l’aveugle. Sans rien examiner, sans réflexion. Êvel eunn dall. Ec’hiz da eunn dall. Hép rât ou raloz. Hép selloul piz. Aveugler, v. a. Rendre aveugle. Eblouir. Oterla raison. Dalla. Part. et. Brumenna. Part. et. Mézévenni. Part. et. Sébéza. Part. et. Diakiañla. Vart et. Les éclairs vous aveugleront, al luc’hed hô tallô. Le sable m’aveugle, brumenned ounn gañd ann Iréaz. Ses passions l’aveugleront, s^&t’Âed évézôgañd hé wallioulou. Cela ne l’aveuglera pas, ann drdzé n’hen diskiañlô két. S’aveugler, v. réfl. Se rendre aveugle. Renoncer à l’exercice de sa raison, au témoignage du bon sens. En em zalla. Ne vous aveuglez pas là-dessus, n’en em zallit két diwar-betm kémeñt-sé. Aveuglette. a l’aveuglette, à tâtons Olaslourni. Enn eunn daslourni. loulbaba. Enn eunn doulbaba. Avide, adj. Qui désire quelque chose avec beaucoup d’ardeur. Naonck ou naounck. Loñlek ou loñlrck. loulek-brdz. Il n’est pas aussi avide que son frère, né két ken naounek, kel loñtek, ken ioulek hag hé vreûr. Avidement, adv. Avec avidité. Ez naonck. Éz loñtek. A-ioul-vrâz. Gañd eunn ioul gré. Amdité, s. f. Désir ardent et insatiable. loul-vrâz, f. loul-gré, f. Loñtégez, f. Il mange avec beaucoup d’avidité, ganlkalz aloñlégez é lebr. Il montre son avidité en tout, hé ioulvrâz a ziskouez é pép trd. Avili, adj. Abject, méprisable. Disléber. Displéd ou displét. Disler. Avilir, v. a. Rendre abject et méprisable. r Visléberi. Part. et. Displélaal. Part. dispJélcel. Disléraal. Part, disléréet. Cela ne m’avilira pas, ann drâ-ze nam zisléhérô két. Voilà ce qui Ta avili, chélti pélrd en deûz hé zispléléel.

S’avilir, v. réfl. Se rendre abject et méprisable. Disléhéri. Displélaal. Disléraal. Ils ne s’aviliront pas, na zisléberiñt kél, na zisplélaiñl két.

    1. Avilissant ##

Avilissant, adj. Qui avilit. Displéd ou displél. Disléber. C’est un métier avilissant, eur vicher zispléd eo.

    1. Avilissement ##

Avilissement^ s. m. Etat d’une personne ou dune chose avilie. Displédded ou displédder, m. Disléber ded, m. Distervez,{. Ils vivent dans le plus grand avilissement, enn displédded ou enn disléberded ar vrasa é vévoñl.

    1. AviNER ##

AviNER, V. a. Imbiber de vin, remplir de in. Gwina. Part. et. Iñlra ou tréafdi gañd ar gwin. Leûnia a win. Il est tout aviné, gwîned holl eo.

    1. Aviron ##

Aviron, s. m. Sorte de rame pour faire aller les bateaux sur les rivières. Roéñv ou roév, f. Pl. ioM. Quelques-uns prononcent roñ. En Vannes, rouan et rouañv. Se servir d’un aviron. Roéñvia ou roévia. Part, roéñviet.

    1. Avis ##

Avis, s. m. Opinion, sentiment. Conseil, délibération. Avertissement. Ménoz on mennoz ou ménô, m. Mouéz, f. Ali, m. Kuzul, m. Kélen, m. Keñlel, f. A mon avis, war vaménoz. A son avis, war hé vénô. Il m’a donné un bon avis, eunn ali màd, eur clmzul vdd en deûz rôed d’in. Donnez votre avis, rôid hô mouéz. Donner avis. Alia. Part, aliet. Kuzulia. Part, kuzuliet. Celui qui donne un avis. Alier, m. Pl. ien. Kuzulier, va. Pl. ien. Avisé, adj. et part. Prudent^ circonspect. Fur. Évézek. Poelluz.

    1. Aviser ##

Aviser, v. a. Donner avis, prévenir. Alia. Part, aliet. Kuzulia. Part, kuzuliet. Kélenna. Part. et. Keñlélia. Part, keñlélict. S’aviser, v. réfl. Songer, penser, imaginer. À’oMTjoou kouña. Part. et. Lakaadévéz. Kaout mének.

    1. AviTAiLLER ##

AviTAiLLER, v. 3. Mettre des vivrcs dans unc place, un camp, un vaisseau. Bividigésa. Jioéla. H. V.

    1. AvnER ##

AvnER, V. a. Donner delà vivacité, donner du lustre à un métal, à du marbre, etc. Rei béôder pé skéd da eunn drd-benvàg. Avives, s. m. pi. Maladie des chevaux, dans laquelle les glandes de la gorge sont enflées. Aviez, f. Voire cheval a les avives, ann aviez a zô gañd hô marc’h. Avocat, s. m. Celui qui fait profession de défendre des causes en justice. Celui qui intercède pour un autre. Brcûlacr, va. Pl. ien. En Vannes, bertour. Kuzulier, m. Pl. ien.

  • Advokad. Pl. éd. Ann hini a béd évid eunn ail.

Avoine, s. f. Sorte de grain. Kerc’h, m. Un seul grain ou une seule plante d’avoine. Kerc’hen Pl. kerc’hennou ou simplement /rcrc’/i. Nous auions de la bouillie d’r veine, iôd kerc’h AXE r hor bézo. Le cheval mange son avoine, éma ar marc h ô libri hé gerc’h. Champ semé d’avoine. Kerc’hek, f. Pl. kerc’hégou ou kerc’hégi. Ecorce de l’avoine mondée. Usien, f. Usmol, m. (Trég.) Avoir, v. a. Posséder de quelque manière que ce soit. Il est aussi verbe auxiliaire et sert à former la plupart des prétérits des autres verbes. Kaout. Part bel. En Vannes, Icéut. Eñdévézoul on cñdéi-out. Part, cñdévézet. Piaoua. Part, piaoucl. Avoir tout à souhait, kaoul pép trd diôuc’h hé choañl. J’ai peur, aoun em exïz. Tu as g :i%né, gounézed ech eûz. Il a beaucoup de fortune, kalz avadou en deûz. Elle a deux fils, daou vdb é deûz. Il ne peut pas avoir autant que vous dites, na hell kél eñdévézoul kemeñd ha ma livirit. Nous avions trois champs, tri fark hor boa. Vous aurez du pain, bara hôpézo. Ils ont eu du bien, danvez hô deûz bel. Ils n’ont rien, na biaount nélrâ. Avoir, s. m. Ce qu’on possède de bien. Kaoul, ra. C’est mon avoir, va c’haout eo. AvoisiNER, v. a. Etre proche, être voisin. Beza lest. Bézanés. Nous ne l’avoisinons pas, nomp két lôst ou nés d’ézhan. Avortement, s. m. Accouchement avant terme. Kollad, m. Diforc’h, m. Diforchidigez, f. Sioc’hanidigez, f. Avorter, v. a. et n. Accoucher avant terme. Faire accoucher avant terme. Echouer. Kolla, et, par abus, koll Part. et. Diforc’ha, et, par ahas, diforc’h. Part. et. Siocliani Part. et. Kouéza. Part et. Elle a avorté, kol-Ied ou diforched é deûz. J’ai peur qu’elle n’avorte, aoun am eûz na zioclianô. Son projet avortera, hévénoz a gouézô. Avorton, s. m. Animal né avant terme. Il se dit des animaux qui sont fort au-desous de leur grandeur naturelle, des arbres et des plantes ; d’un petit homme mal fait ; des productions d’esprit trop précipitées. Kollidik, m. Pl. koUidien. Sioclian, m. Pl. sioc’haned. Ce n’est qu’un avorton, eur sioclian n’eo kén. AvocÉ, s. m. Procui eur, défenseur officieux. Homme de loi chargé de représenter, auprès des tribunaux, les parties plaignantes. Lézenner, m. Pl. ien. Breûlaer, m. Pl. ien Difenner, m. Pl. ien. Néb a zifenn cun ail dirdy ar varnérien.

    1. Avouer ##

Avouer, v. a. Confesser, déclarer. Reconnaître qu’une chose est. Autoriser une chose. Afisavout, et, par abus, añsav ou añsaô. Part. añsavel. Anaoul. Part, anavézel. Kaoul-mdd. Il faut avouer la vérité, réd eo añsavoud ar wirionez. Avouez-vous cela ? hag anaoud a rit-hu ann drâ-zél J’avoue tout ce qui est fait, mâd é kavann kémend a zô gréât. Avril, s. m. Le quatrième mois de l’année. Èbrel, m. Imbrel, m. (Vann.) Vous sèmerez au mois d’avril, da viz ébrel é hadot. Axe, s. m. Ligne droite qui passe parie centre d’un globe et sur laquelle il tourne. Ael, m. Pl. iou. — L’axe de la terre, Ael ann douar. H. V.

Axiome, s. m. Maxime générale établis dans une science. Principe tenu pour indubitable. Lavar anat, m. Lavar gwirion ou héb arvar.


Azur, s. m. Sorte de minéral dont on fait un m. bleu fort beau. La couleur bleu-ciel. Pers, Liou pers. Liou ann oabl. — Liou-ann en. H. V.


Azuré, adj. De couleur d’azur. Pers. Lived é pers.


Azurer, V. a. Mettre de l’azur. Donner la couleur de l’azur, Persa. Part. et. Lira épers.


Azyme, adj. Qui est sans levain. Panen. Hep goell. Dic’hoell. — Bara-dic’hoell. H. V.

    1. B ##

B

    1. B ##

B, s. m. Lettre consonne, la deuxième de l’alphabet.

    1. Babel ##

Babel’re, s. m. Liqueur séreuse que laisse le lait quand la partie grasse est convertie en beurre. Lea ;-n7)od, m.

    1. Babil ##

Babil, s. m. Caquet. FislU, m. Làhen, f. Entendez-vous le babil de ces femmes ? ha klevoud a rit-hu fislll ou labenar merc’hed-honll

    1. Babillard ##

Babillard, adj. et s. m. Qui aime à parler beaucoup. Qui ne saurait garder un secret. Fistihr, m. Pl. ien. Lahenner, m. Pl. ien. Téôilek, m. Pl. U’ôdcien. Trabellek. Pl. trabelléien.

Kélaouer, m. Pl. ien. Ne dites rien devant lui, c’est un babillard, na Uvirit nélrâ dira-z-hañ^ eur flst’ler, cul labenner co.

    1. Babillarde ##

Babillarde, s. f. Celle qui aime à parler beauco ip. Fislilérez, f. Pl. éd. Labennérez, f. Pl. éd. Téodégez, f. Pl. ed. Trabel, f. Pl. Irabel-Ied. TrabcUéjez, f. Pl. éd.

    1. Babiller ##

Babiller, v. n. Caqueter, parler beaucoup. FislUji. Part. et. Labenna. Part. et. L’entendez-vous babiller ? hé glevoud a rit-hu ô fisl’da, ô labenna"}

    1. Babine ##

Babine, s. f. Lèvre. Il ne se dit proprement quo de quelques animaux. Muzel, f. Pl. muzelhu. Babiole, s. f. Jouet d’enfants. Chose puérile. C’hoariel, f. Pl. choarlcUou. MibUiez, f. Bugalé. ich, f. Dislervez, f.

    1. B ##

Bâbord, s. m. En terme de marine, le côté gauche d’un vaisseau en partant de la poupe. Ann lu kleiz eûz a cul Icslr ô tond cûz ann dindré.

    1. Babolin ##

Babolin, s. m. Espèce de gros singe. Figure ridicule barbouillée sur la muraille d’un corpsde-garde, pour la faire baiser aux soldats qui ont fait quelque faute légère. Il se dit aussi dun jeune enfant badin et étourdi. Marmouz, m. l’I. éd. liahouz, m. f. éd.

    1. Bac ##

Bac, s. m. (irand bateau plat servant h passer les voitures d’un bord do rivière à l’autre. lidg-lreiz, f. l»l. bagou- Ireiz. Le bac est de l’a litre côté, enn lu ail éma ar vdg-lreiz. Baccalacréat, s. m. Premier degré universitaire, fiiilc’hlorc, m. (Lag. îCe mot, comme le latin, est composé de belc’h, baie, et de loré, laurier. H. V.

    1. Bacchanale ##

Bacchanale, s. f. Représentation d’une danse de bacchantes. Débauche faite avec grand bruit. Diroll gañl kalz a drouz. Bacchante, s. f. Femme qui célébrait la fête des bacchanales. Femme emportée et furieuse. Grck buanek ha diboell.

    1. B ##

Bâche, s. f. Grosse toile dont on couvre les charrettes, les bateaux. Pallin ou ballin, f. Pl. ou. Lien léogantpéhinié c’hôlôcur ar c’hirri, ar vagou.

    1. Bachelier ##

Bachelier, s. m. Se disait au moyen-âge d’un jeune aspirant à la chevalerie ou bas-chevalier. Mdb-iaouañk. V. Mipieniaouañk.[G<i.) Se dit aujourd’hui d’une personne qui a pris ses premiers degrés dans l’université. BeWhlon’our. (Lag.) IL V.

    1. Bachot ##

Bachot, s. m. Petit bateau. Bagik, f. Pl. bagouigou. Bagig-ann-lreiz, f.

    1. Bachote ##

Bachoteür, s. m. Batelier qui conduit un bachot. Bagcer bagig-an-lreiz, m. Treizer, m. Pl. ien.

    1. Bacile ##

Bacile, s. f. Plante maritime qui est une espèce de fenouil. Skaouarcli, m.

    1. B ##

B. icLER, V. a. (familier.) Expédier vaille que vaille. Ober evel ma vézo e vézo. Part, gréai. Badaud, adj. et s. m. Niais qui s’amuse à tout et admire tout. Bader ou badaouer, ra. Pl. ien, Génaouck, m. Pl. génaouéien. Bargéder, m Pl. ien. Tarieller, m. Pl. ien. Louéad ou loitad, m. PI, éd. On voit beaucoup de badauds dans les grandes villes, kalz a vadérien ou o cliénaouéien a wéleur er c’hériou brâz. Badacder, V. n. Niaiser, s’amuser à des choses de rien. Zfada. Part. et. Badaoui. Part. badaouel. Bargédi. Part. et. Tariella. Part. et. Louéadi ou louadi. Part. et. Il pa se tout son temps à badauder, hé holl amzer a drémenn ô vada, 6 vadaoui. Badauderie, s. f. Action, discours de badaud. Bad ou badérez, m. Bargedérez, m. Tariel, f. Louéadvrez ou louadérez, m. Badigeon, s. m. Couleur jaune ou blanche dont on enduit les murs. Drouklivad, m. (Léon.^i Drouklivach. (Corn.) H. V. Badigeonner, v. a. Droukliva. Part. et. H. V. Badin, adj. et s. m. Folâtre. Qui aime à faire des plaisanteries. Gwiou. Afjlet. Skañ^ benn. Dibenn. Diempenn. Arabaduz. Mibiliuz. Bragcer. Ébaler. Badinage, s. m. Action de badin. Chose aisée, bagatelle. Gwiouder, m. Bragéérez, m. Ébal^ m. Mibiliez, f. Drujérec’h, m. (Vann.) Bourd, m. Badine, s. f. Petite baguette qu’on porte à la main. Gwialen, f. Pl. gwialennou. Il avait une badine à la main, eur wialen a ioa enn hé zourn. Badiner, v. n. Faire le badin. Il se dit aussi en parlant d’une sorte de g. danterie et d’agrément qu’on met dans la conversation, dans la manière d’écrire, liraga. Part. et. Èbala. Part. et. Drujal, par abus pour drujein. Part, et- (Vann.) Bourda. Part. et. Gôgéa. Part, gôgéel.

Il badine tout le jour, hraga ou ébala a râ héd ann deiz. Badinez-vous ? ha bourda, hagôgéa a ril.

    1. Badinerie ##

Badinerie, s. f. Bagatelle, chose frivole. Mihiliez, et, par abus, mibiliach, f. Arabadiez, f. Choariel, f.

    1. Bafocer ##

Bafocer, V. a. Traiter injurieusement et avec mépris. Se moquer. Ober faé. Faéa. Part. faéet. Ober goap. Goapaat. Part, goapéet. Ne le bafouez pas, na rit ked a faé, a c’hoab anczhan.

    1. Bagage ##

Bagage, s. m. Equipage pour un voyage ou pour la guerre. Pàk, m. Pl. ou. Pakad, m. Pl. ou. Irons, m. Pl. ou. Troñsad, m. Pl. ou. Son bagage n’est pas considérable, né kél léô hé bdk ou hé droñs. Les bagages sont derrière, war-lerc’h éma ar pakadou ou ann Iroñsadou. Plier bagage, déloger furtivement, s’enfuir. Ober lié bdk y ôber hédroñsad^ Iroñsa, moñl-kuil.

    1. Bagarre ##

Bagarre, s. f. Tumulte, grand bruit causé ordinairement par une querelle. Dispac’h, m. Diroll, m. ReüsU^ va. Meskaden, f. Il a perdu son chapeau dans la bagarre, kolled en deûz hé dôk enn dispac’h.

    1. Bagatelle ##

Bagatelle, s. f. Chose de peu de prix et peu nécessaire. Chose frivole. Dislervez, f. Mibiliez, f. Farien, f. Choariel, f. Arabadiez, f. Trà dxsneûz, f. Ce n’est qu’une bagatelle, evnn dislervez, eur farien n’eo kén. Bag. ve, s. m. Lieu où l’on renferme les forçais après le travail. IJacli é péhini é lait heur, on é bac’heur ar galéourien gnudé al labour. Bagce, s. f. Anneau où il y a une pierre enchâssée et que l’on met au doigt. Bizou, m. Pl. bizéier. Gwalen, i. V. gwalennouow gwalirjer. Elle a les doigts couverts de bagues, hé biziad a zô gôlôed a vizéier. Baglenalder, v. n. S’amuser à des choses frivoles. Bargédi. Paît. et. Il ne fait que baguenauder, bargédi né m kén.

    1. Baglette ##

Baglette, s. f. Veige, houssine. Gwalen, f. Pl. gwalennou ou gualiñer. Gwialen, f. Pl. gwialennou, ou simplement g^itmi. Kélasiren, f. Pl. kélastrennou. Gualennik, f. Pl. gwaVmerigou. Coupez-moi une baguette, Irouc’hid eur walen ou eur wialen d’in. Coup de baguette. Gualennad, f. Pl. ou. Gwialennad, f. Pl. ou. Kelaslrennad, f. Pl. ou. Donnez-lui un coup de baguette, rdid eur wialennad ou eur gélaslrennaxi d’ézhan. Bahut, s. m. Espèce de coffre dont le couvercle est en voûte. Arcli f. Pl. iou — ou ire’ hier. IL Y.

    1. Bauutier ##

Bauutier, s. m. Artisan qui fait des bahuts, des coffres. Layetier. Arc’hier, m. Pl. ien. Bai, a(1j. Qui est d’un poil rouge-biun. GeU. J’ai acheté un cheval bai, eur marc’hgell am eûz prénel.

    1. Baie ##

Baie, s. f. Petite rade où les vaisseaux sont à l’abri du vent. Baé, m. Vï. bacou. Boé, m. Pl. boéou.

    1. Baie ##

Baie. Enveloppe où se trouve la graine de certaines plantes. Belc’h, m. Une seule baie avec sa graine, belc’hen, f. Pl. belc hennou ou BâI

simplement beWh. Quelques-uns écrivent et prononcent polc’h et bolc’h. Baie. Ouverture qu’on laisse dans les murs pour y mettre une porte ou une fenêtre. TouU eunn ôr pé eur préneslr. Baigner, v. a. Mettre dans le bain. Mouiller. Tremper longtemps. Lakaad er gibel. Glibia. Part, glibiel. Souba. Part. et. Allez baigner cette chienne, id da lakaad ar giezzé er gibel. Cela vous baignera, anndrâ-zé hô klibiô. Baignez votre pain dans le lait, soubid hô para el léaz.

Se baigner, v. refl. Se mettredans unbain, prendre un bain. Kibella. Part. et. [ si l’on prend le bain à la maison ]. Korroñka. Part. et. [si l’on se baigne à la mer ou dans une rivière]. Vous feriez bien de vous baigner, kibellaavé màd d’é-hocli. Venez -vous vous baigner à la mer ? Doñd a rit-hu da gorroñka er môr ? Baigneur, s. m. Qui se baigne. Qui tient des bains. Kibeller, m, Pl. ien. Korroñker, m. Pl. ien.

    1. Baignoir ##

Baignoir, s. m. L’endroit de la mer ou d’une rivière le plus propre à prendre des bains. Korroñken,{. Pl. korroñkennou.

    1. Baignoire ##

Baignoire, s. f. Cuve pour prendre le bain. Kibel, f. Pl. kibellou. Béol, f. Pl. iou. Mettez de l’eau chaude dans la baignoire, Ukid dour lomm er gibel, er véol.

    1. Bail ##

Bail, s. m. Contrat par lequel on donne une terre à ferme ou une maison à louage. Lizermarc’had, m. Pl. lizéri-niarc’had. Votre bail est-il passé ? ha gréad eo ho lizer-marchad ? Bâillement, s. m. L’action de bâiller. Dislévérez, m. Badaljrec’h, m. (Vann.)

    1. Bâiller ##

Bâiller, v. n. Bespirer en ouvrant la bouche involontairement. S’entr’ouvrir, être mal joint. Dichénaoui. Part, àic’hénaouel. Dislévigén. Part, dislével-gén. Badahin. Part, bada- [el. (Vann.) Il n’est pas honnête de bâiller devant tout le monde, né kéd déréad dicliénaoui ou didévi-gén dirag ann holl. Barler, v. a. Donner, livrer. Rci. Part. rôet.

    1. Bâilleur ##

Bâilleur, s. m. Celui qui bâille, qui respire en ouvrant la bouche involontairement. Dic’hénaouer, m. Pl. ien. Disléver, m. Pl. ien. Bailli, s. m. C’était autrefois un offlcier qui rendait la justice. * Bell, m. Pl. belied. — (Voy. Pouvoir.) Louer, m. (Lag.) Maer m. IL V.

    1. Bailliage ##

Bailliage, s. m. Tribunal du bailli. Certaine étendue de pays qui était sous la juridiction du bailli. Maison dans laquelle le bailli ou son lieutenant rendait la justice. * Beliach, f. Ti ar beli.

    1. Baillive ##

Baillive, s. f. Femme de bailli. * Beliez, f. Pl. éd.

    1. BÂILLON ##

BÂILLON, s. m. Ce qu’on met dans la bouche pour empêcher de crier, de mordre. Ar pez a lékecurer genou évil rniroul na hopcur, na grôgeur. Torchad, m. Bâillonner, v. a. Mettre un bâillon. Lo/ioad eunn drà er genou évil mirout na hopeur, na grôgeur. Torchada Part. et. 6’

BI Bain, s. m. Eau ou autre liqueur dans laquelle on se met ordinairement nu. Cuve où l’on prend le bain. Appartement destiné pour se Ijaigner. Au pluriel, eaux naturellement chaudes où l’on ya se baigner. Z>ottr é pékini en em h’kéeur enn noaz. Kibel, f. H. kibellou. KibcUadur, m. KibeUec’h. m.

Celui qui tient des bains. Kibeller, m. Pl. icn.

Ilain à la mer ou à une rivière. Korroñken, f. Pl. korroñkennou.

Prendre un bain dans la maison. Kibella. Part. et.

Prendre un bain à la mer ou dans une rivière. Korronka. Part, tt, B. u>-Mabie^ s. m. Eau chaude dans laquelle est un autre vase. Dour-berv-Vari m. fVann.) H. Y. B. uo»ETTE, s. f. Arme offensive et défensive. Espèce d’épée au bout du fusil. Gourglézé, m. Pl. gourglézéier. Gouslll, m. Pl. ou. Ddg ou dager, m. Pl. dagou ou dagériou. Frapper avecune baïonnette. Gouslila. Part. et. Dagi ou dagéri. Part. et. B. usEMAi. Ns, s. m. pi. Compliments, paroles obligeantes. Goure’ hémennou, m. Pl. Faiteslui mes baisemains, gric va gourchémennou d’ézhan. Baisement, s. m. Action de baiser. Pokérez, m A ferez, m. Baiser, v. a. Appliquer sa bouche ou sa joue sur le visage ou sur la main de quelqu’un en signe d’amitié, etc. Po/a ou poka, el, par abus, pokeL Part. et. Baisez votre père, poA ;td à’hô làd. Je ne vous baiserai pas, na hokinn ked à’é-hoch. Baiser par civilité, en cérémonie. Afa. Part. el. a baise la main du roi, afed eo gañthan d’jurn ar roué. Baiser, s. m. Action de celui qui baise. Pok, m. Pl. ou. Donnez-moi un baiser^ raideur ])ok d’in. Baiser de civilité, de cérémonie. Afou aff, m. Pl. ou. Il donna un baisera chacun d’eux, eunn afa rôaz da bep-hini anézhô. Baiselb, s. m. Celui qui se plaît à baiser. Poker, m. Pl. ien. Baisotter, v. a. Baiser sans cesse. Donner des baisers fréquents. Poki aliez. Béza bépréd pok-pok ou 6 poki. Baisse, s. f. Déchet, en parlant des choses ou des papiers commerçables qui tombent au-dessous du prix qu’ils avaient. Diskar, m. KoU, m. Il y a baisse sur le blé, diskar zô war aun éd. Baisser, v. a. et n. Mettre plus bas. Bendre jilus bas. Aller en diminuant. Izélaal. Part. tzéléet. Gouziza. l’art, el. Hors de Léon, gouzia. En Vannes, gouziein. Kouéza. Part. et. Soubla. Part. et. Je forai baisser le toit, /a/iaa(/ a rinn izelaad ann docn. L’eau a baissé, izeléed eo ann d^jur. Le vent baisse, gouziza ou kouéza a rd ann avH. Baissez la tète, soublid hopenn. Baisseriez yi^ux, selloud a-iz ou ouc’h- (raoñ. Baisser la voix, k<mza izéloc’h. BAL Se baisser, s’incliner. Sloui oaslouvi. Part. el. Daou-bléga. BAisLRE. s. f. L’endroit par lequel un pain en a touché un autre dans le four. A féden ou. afféden, f. Ambouclien, f. Je n’aime pas la baisure, na garann kéd ann aféden, ann ambouclien. Bal, s, m. Assemblée pour danser. KoroU, m. Pl. ou. Bdl, m. Pl. iou. Dans, m. Pl. ou. Venez-vous au bal ? ha doñd a rit-hu d’ar c’horoU ? Il y aura beaucoup de bals cette année, kalz a valiou a vézô évléné. Baladin, s. m. Farceur. Bouffon. Faruel ou farouelyVa. Pl. farvelled ou farouelled. Furlukin, m. Pl. ei. Triper, m. Pl. ien. Balafre, s. f. Grande blessure et cicatrice au visage ou ailleurs. Troucliad, m. Pl. ou. Kleizen-A^râz,{. Pl. kleizennou-bràz. Boulc’h ou boule’ liadur, m. lia une balafre au milieu du front, eunn Irouc’had ou eur gleizen-vràz en deûz é-kreiz hé dàl. Balafrer, v. a. Blesser en faisant une ou plusieurs balafres. Glaza oc h ôber eur gleizen, pé klcizennou. Balai, s. m Instrument servant à nettoyer, à ôter les ordures d’une rue, d’une chambre, etc. Skubélen, f. Pl. skubélennou. Balaen, L Pl. balaennou. Prenez un balai et nettoyez la maison, kémérid eur skubélen ha skarzid annli. Balai do houx ou d’autre bois rude. Garven, f. Pl. garvennou. Marchand ou faiseur de balais. Skubéler ou skubélenncr, m. Pl. ien. Avoir rùti le balai, béza réned eur vuez direiz. Balance, s. f. Intrument pour peser. * Balañs, f. Pl. ou. — Kràg-ponéz, m. Vl. Krogou, elKréier. îl.. Un des bassins delà balance est plus lourd que l’autre, unan eûz a skudellou ar valañs a zô pounnéroc’h égéd ébén. Balances à peser de l’argent. Bindédou, pi. m. Etre en balance, être irrésolu. Béza enn arvar. Béza arvaruz. Marcliala. Part. et. Balancement, s. m. Mouvement par lequel un corps penche tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Action de se balancer. Luskadur, m. IJorelladur, m. Branselladur, m. Pl. Brañselladuriou. Balancer, v. a. Tenir en équilibre. Examiner dans une chose les raisons qui sont pour et contre. Luska ou luskella. Part. et. Ilorella. Part. et. Brañsella. Part. et. BramigcUa. Part. et. C’est le vent qui balance cet arbre, ann avel eo a lusk, a horell ar wézen-zé. Balancer, v. n. Hésiter, être en suspens. Marchala. Part. et. Béza enn arvar. Béza arvaruz. Se balancer, v. réfl. Se mouvoir h la manière d’un balancier et lorsqu’on est suspendu sur une corde dont les deux bouts sont attachés chacun à une pièce de bois ou à un arbre. BrañscUa. Part. et. BrafisigcUa. Vurt. el. Allons nous balancer, allons jouer à la balançoire, déomp davrañsigella. Balancier, s. m. Pièce qui balance el règle le /-’ le mouvement de quelqu’un ou de quelque chose. Bindedi’rez, m. Pl. om. H. V.

    1. Balançoire ##

Balançoire, s. f. Pièce de bois mis en équilibre, sur laquelle les enfants se balancent. On le dit aussi d’une corde attachée à deux piliers ou à deux arbres. Brañsigel y f. Pl. bransigellou.

    1. Balayer ##

Balayer, v. a. Oter les ordures d’un lieu avec un balai. Sliuba. Part. et. Balayez bien le foyer, skubit mâd aiin oaled. Avez-vous balayé l’aire." ha skubed eo al leur gan-é-hoclil Le vent du nord balaie l’air, le nettoie^ avel Oïin hafUer-nôz a skûb ou a skarz ann éar.

    1. Balayeur ##

Balayeur, s. m. Celui qui balaie. Skuber, m. Pl. ien.

    1. Balayeuse ##

Balayeuse, s. f. Celle qui balaie. Skubérez, f. Pl. ei.

    1. Balayures ##

Balayures, s. f- pi. Les ordures qui ont été amassées avec le balai. 5A’u6t< ?n, m. Skubigel, f. (Vann. j Ces deux substantifs n’ont point de pluriel. Atred, m. Pl. atrédou, et, par abus, alréjou. Otez les balayures de devant la porte, lamid ar skubien ou ann atrédou a ziràq ann 6r.

    1. Balbutiement ##

Balbutiement, s. m. L’action de balbutier. Balbouzérez ou balbouézérez, m. Balbutier, v. n. Prononcer imparfaitement en hésitant et en articulant avec peine. Parler sur quelque sujet confusément et sans connaissance. Balbouza ou balboucza. Part. et. Valgoriein. Part, valgoriet. (Vann.) Il n’a fait que balbutier, balbouza n’en deiiz gréaikén. Celui qui balbutie. Balbouzer, m. Pl. ien.

    1. Balcon ##

Balcon, s. m. Espèce de petite terrasse en saillie attachée à un bâtiment, environnée d’une balustrade. Grille de fer qu’on met à une fenêtre, quoiqu’il n’y ait aucune saillie. Kaelprénesl, f. Pl. kaéliou ou kili-prc’nest II y a beaucoup de balcons à Nantes, kalz a giliprénesl a z6 é Naoned.

    1. Baldaquin ##

Baldaquin, s. m. Espèce de dais. Deaz ou dez, m. Pl. déasiou ou désiou.

    1. Baleine ##

Baleine, s. f. Poisson monstrueux. Morvarc’h, m. Pl. môr-gézek.

    1. Baleineau ##

Baleineau, s. m. Petit de la baleine. £&eûi^ vôr, m. Pl. ébcülien-mSr. Menn eur môrvarch, m.

    1. Balèvre ##

Balèvre, s. f. Lèvre d’en bas. Muzel-draoñ, f. Muzelizéla, f.

    1. Balise ##

Balise, s. f. Pieu^ tonneau placé à l’entrée des ports ou à l’embouchure des rivières, pour indiquer les endroits périlleux. Pcûl, tonel Ickéad er môr péenn cursler évid diskouéza al Uc’hiou gwalluz ou riskuz.

    1. Baliste ##

Baliste, s. f. Machine de guerre des anciens. Mañgounel, f. V. mañgounellou.

    1. Baliveau ##

Baliveau, s. m. Jeune arbre qu’on laisse à la coupe d’un taillis. Gwezen-lroucli, f. Pl. gwez-lrouc’h. H. V.

    1. Balivernes ##

Balivernes, s. f. pi. Discours frivoles. 5orc’hennou, f. Pl. rambréou, m. Pi. lavarioudisneûz, m. pl.

    1. Ballade ##

Ballade, s. f. Chanson de danse. Soundañsy m. (Léon.) Son-korol, m. (Vann.) Pl. soniou. Si c’est le récit d’un événement grave, gwerz, m. Pi. gwersiou. H. V.

    1. Balle ##

Balle, s. f. Pelotte ronde. Gros paquet de marchandises. Bolod, va. Pl. ou. Pdkoupakad, m. Pl. ou. Pellen, f. Pl. pellennou. Donnezmoi de la laine pour faire une balle, rôit glôan d’in da ôber eur bolod. Jouons à la balle, clwariomp gañd ar bellen.

    1. Balle ##

Balle de fusil, de pistolet. Bilien-bloum, f. Pl. biUennou-ploum ou bili-ploum.

    1. Balle ##

Balle qui sert au jeu de la crosse. Horel, f. Pl. horclîou.

Pousser une balle avec la crosse. Horella. Part. et. Balle, écailles, paillettes qui couvre le grain de l’avoine, du blé, etc., et s’en séparent lorsqu’on vanne le grain. PfH, m. Un seul brin de balle, pellen, f. Pl. pellennou ou simplement pell Vendez-moi de la balle pourmetttre dans mon lit, gicerzil pell d’in da lakaad em gwélé. Couvert de balle, qui a de la balle. Pellek ou pellennek.

    1. Ballet ##

Ballet, s. m. Danse figurée, danse de théâtre. Barrez, î. Pl. barrésiou.

    1. Ballon ##

Ballon, s. m. Vessie enflée d’air et recouverte de cuir, dont on joue en la frappant avec le poing ou le pied. Mell, f. Pl. mellou. Jetezmoi le Ballon, laolid ar vell dln.

Jeu du ballon. Mellad, f. Pl. ou. Melladen, f. Pl. melladennou. MelladekJ. Pl. Melladégou. Jouer au ballon. McUa, et, par abus, mellal. Part. et. C’hoari gañd ar vell Venez-vous jouer au ballon ? Dofid a rit-hu da vella ? Joueur de ballon. Meller, m. Pl. ien.

    1. Ballot ##

Ballot, s. m. Gros paquet de meubles ou de marchandises. Pàk, m. Pl. ou. Pakad, m. Pl. ou. Bolod, m. Pl. ou. Ce ballot est bien lourd, gwall bounner eo ar pakad-zé, ar bolod-ze.

    1. Ballottage ##

Ballottage, s. m. Action de ballotter dans une élection. Bololérez, m. H. V.

    1. Ballottement ##

Ballottement, s. m. Action de ballotter. fiolodérez, m.

    1. Ballotter ##

Ballotter, V. a. Peloter, jouer à la balle, à la paume. Bolodi. Part. et. Ballotter, se jouer, se moquer de quelqu’un, ôber goap eûz eur ré. Il y a longtemps que vous me haWotez, pell zâ é rit goap ac’hanoun.

    1. Ballotin ##

Ballotin, s. m. Petit ballot. Pakik, va. Pl. pakouigou. Pakad, va. Vl. pakadouigou.

    1. Balourd ##

Balourd, adj. et s. m. Grossier, stupidc. Dizércad. Pounner. Lcûé ou Icùéad.

    1. Balourdise ##

Balourdise, s. f. Chose faite ou dite sans esprit et mal à propos. Trà dizéréad ou amzéréad, f. Trd gréât ou lavared hep skiant, f.

    1. Balustrade ##

Balustrade, s. f. Assemblage de plusieurs balustres. Toute sorte de clôture qui est à jour, à hauteur d’appui. Kael, f. Pl. kaéliou ou kili. Klouéden, f. Pl. kloucdennou. Aspléd, m. Pi. ou. (Corn.) Il y a une balustrade en for devant la maison, eur gacl houam a zô dirdg ann ti.

    1. Balustre ##

Balustre, s. m. Petit pilier façonné. G icf/zid, f. Pl. gwerzidi.

    1. Balzan ##

Balzan, adj. Il se dit d’un cheval noir ou bai, qui a des marques blanches aux pieds. ñlarc h dû pé c’hell, péhini en deiiz aroucsiou ou merkou gicenn ouc’h hé dreid. Balzane, s. f. Marques blanches aux pieds du cheval. Arom’siou ou merkou gwenné Ireid eur marc’h.

    1. Bambin ##

Bambin, s. m. Nom donné à un enfant. Bugel, m. Pl. ^M^fl^e’. Ces bambins-là font beaucoup de bruit, ar vugalé-zé a rd kalz a drottz. Bamboche, s. f Mauvaise farce. Diakéiérez, m. Pl. diakélerésou. H. V.

    1. Ba ##

Ba>, s. m. Proclamation. Annonce. Mandement fait à cri public. Proclamation qui se fait dans l’église, pour avertir qu’il y a promesse de mariage entre deux personnes. Ernbann, m. Pl. ou. J’entends un ban, eunn emhann a glevann. Il y a eu beaucoup de bans à la messe, kalz embannou a zô iéd enn oféren. Ban, bannissement, exil. Divrôidigez, {. Il a rompu son ban, torred eo hé zivrôidigez gañt-hañ.

    1. Banal ##

Banal, adj. Commun, qui sert à tout le monde. Trivial. Boulin. Ken. Hollek. Portez la pâte au four banal, kasid ann loaz d’ar foitrn boulin, d’ar c’hen-fourn. Banalité, s. f. Qualité de ce qui est banal. Ancien droit seigneurial. Ar péz a dlé béza boulin. Ar gwir-voulin. Baxc, s. m. Long siège de bois ou de pierre. Skaoñ ou skañv, f. Pi. skañviou ou skiñvier. Bank, m. Pl. bañkoii oubañkéier. Approchez le banc de la table, tôslaid ar skaoñ ouc’h ann daol. Banc ou siège de pierre adossé à une maison. Sleñk, m. Pl. ou. Banc de sable. Tre’azen, f. Pl. tréazennou. Reûzeùlen, f. P. rcùzeûlennou. Banc des rameurs dans un bateau. Tôsty m. Pl. ou. Bancal, adj. Qui a les jambes tortues. Garrgamm, comm., sing. et pi. H. V. Bande, s. f. Lien plat et large pour envelopper. Liant, m. Pi. ou. Lu’nen, f. Pl. liénennou. Donnez une bande plus longue, raid eul liam ou eul licuen hiroc’h. Bande ou bandelette qui sert à presser les petits enfants dans leur maillot. Lurei, f. Pl. lurellou. Vous serrez trop la bande, ré é slardit al lurel. Une des bandes du fond d’une charrette. Lisen, f. Pl. lisennou. Eslellen, f. Pl. cslellennou. Bande, troupe, compagnie. Bagad, f. Pl. ou. Rummad, m. Pl. ou. Bañden, f. Pl. bañdennou. Lodad, m Pl. dm. Il y a une bande de voleurs dans cette forêt, eur vagad laéroun a zô er c’hoad-zé. Ils étaient par bandes, a vagadou é oañl. Bandeac, s. m. Bande qui sert à ceindre le front et la léte. Bande qu’on met sur les yeux de quelqu’un pour l’empêcher de voir. Taled, f. Pl. ou. Taléden, f. Pl. laUdennou. Talgenn, m. Pl. lalgennou. Gwi’l, f. Pl. iou. Avoir un bandeau sur les yeux, beratouenet. Arracher le bandeau, détromper. Dizaouzani. ViTl. et. Didouella. Part. et. Difazia. Vanl. difaziel. Bandelette, s. f. Petite bande, Liam«7î, m. Pl. liamouigou. Liénennik, f. Pl. liénennouigou. Lurellik, f. Vi. lurellouigou- Talédik, f. Pl. lalidouigou. Bander, v. a. Lier et serrer avec une bande. Liama. Part. et. Starda. Part. et. Liénenna. Part. et. Avez-vous bandé sa plaie ? ha liénenned eo hé c’houli gan-é-hoc’h'i Bander. Mettre un bandeau sur les yeux. Moucha. Part. et. Bandez-lui les yeux, mouchil-hvñ. Bander. Tendre avec effort. Stcña ou stiña. Part. et. Añlella. Part. et. Vous ne pourrez pas bander l’arc, na hellot két steña ar warek. Il a bandé l’arc, añlelled eo ar warek gañl-hañ. Se bander, v. réfl. Se roidir, se liguer contre quelqu’un. Ènébi ouch. Slourmi ouc’h. Ober penn da. Sével ouc’h. En em lakaad a unan ouc’h. Bandit, s. m. Vagabond, homme sans aveu. Skraper, m. Pl. ien. Réder^m. Pl. ien. Divrâad, m. Pl. divroidi. Bandoclier, s. m. Brigand qui vole dans les montagnes. Ann /uwi a laer é-kreiz ar ménésiou. Bandocillière, s. f. Large bande de cuir qui sert à porter l’épée, le sabre ou la giberne. Gouriz-klézé y m. V. gourizou-klézé. Banliece, s. f. Certaine étendue de pays autour d’une ville et qui en dépend. Bann-léô, f. Léô-varn, f. Banne, s. f. Grosse toile qui sert à couvrir les grains, etc. Lien Icâ ou krenn g añl péhini é c’hôlôeur ann édou, etc. B. ANNE. Espèce de grande manne. Mann, m. Pl. ou. Banner, v. a. Couvrir avec une banne. Galet gañd eunn lien leô ou kréñ. Bannière, s. f. Enseigne, drapeau. Étendard d’une église, d’une confrérie, que l’on porte aux processions. Bannier, et, parabus, banniel, m. Pl. ou. Cette bannière est fort lourde, gwall bounner eo ar bannicl-zé. Il y a de belles bannières dans cette église, banniérou kaer a zô enn iliz-zé. Se ranger sous la bannière de quelqu’un, suivre son parti. Sével gafid eur ré. Sécel enn là gañd eur ré. Banni, part, et s. m. Condamné à sortir de son pays. Exilé. Divrôel. Divrâad, m. Pl. divroidi. Avez-vous vu le banni, l’exilé ? ha giveled hoc’h eûz-hu ann divrôel’} Bannir, v. a. Condamner par autorité de justice à sortir d’un état, d’une province, d’une ville, etc. Chasser, éloigner, exelure. Banna. Part. et. Kas-kuil. Jlarlaa. Part, harluet. Vivrai. Part, divrôel. Ils l’ont banni, /i«  vanned hô deûz. Je vous bannirai de ma présence, hôkas a rinnkuid azira-z-oun. Il a été banni par son père, harlued eo bel gañd hé dàd. Le roi l’a banni, divrôed eobél g and ar roué. Bannissement, s. m. Condamnation à être banni. Bannirez, m. Harlu, m. Divrôidigez, f.

    1. Banque ##

Banque, s. f. Commerce d’argent. Gwerzarc’hant, f. Echange. Eskemm, m. Kemm, m. Faire la banque, ôher kemm. Maison de banque, arc’hanl-li, m. H. V.

    1. Baxqcerocte ##

Baxqcerocte^ s. f. Faillite que font les négociants qui manquent à payer leurs créanciers. Abandon qu’un homme fait de tous ses biens à ses créanciers, faute de les pouvoir payer. Fazi, m. Ann dilez a rd eunn dén eûz hé vadou d’hé grédourien, pa na hell ki’d hô faéa.

Faire banqueroute, fuir et abandonner son bien à ses créanciers. Faire faillite. Monlludl lu’p paca lié zlcou. Leûskel ar gouriz. Dougen argourizplouz. Fazia. Part, faziel. Oher fazi. Dougen ar boned glaz. B. NQüERoeTiER, s. m. Négociant qui fait banqueroute. Tout débiteur qui abandonne ses biens et en fait cession. Marchadour a ra fazi. Néb a zilez hé vadou dlic grédourien. Néb a dech hép paéa hé zlcou. Banqcet, s. m. Repas magniflque. Bantez, m. Pl. banvesiou. Fést, m. Pl. ou. Irez-vous au banquet ? ha mond a réol-hu d’arbanvez, d’ar fést ? Banqueter, v. n. Faire un banquel. Se régaler. Faire festin. Banvéza, Part. et. Fésla. Part. et. Oberbanvez. Oberfésl. C’est alors que nous banqueterons, neûzé eo é banvézimp, é féstimp. BANQerER, s. m. Qui fait commerce d’argent Archanliek. (Lag.) H. V. Baptême, s. m. Celui des sept sacrements de l’Eglise par lequel on est fait chrétien. * Badez, f. Pl. badésiou. * Badisiañt, f. Pl. ou. Par abus, badiziañchnu. Le dernier de ces mots est le plus usilc aujourd’hui. Il a eu le baptême, ar vadisiafil en deûz bét. Il y a eu aujourd’hui beaucoup de baptêmes, kalz badisiañtou a zô béd hiriô. Tenir sur les fonts de baptême, derc’hel oucli vadez. Petit baptême, baptême sans solennité, baptême de la maison. Gour-vadez, f. Il n’a eu que le petit baptême, que le baptême de la maison, ar gour - vadez n’en deûz bét kén. Donner le baptême. * Badézi. Part. et. En Tréguier, badéifi. En Vannes, badéein. Donner le baptême de la maison. Gourvadézi Part. et. Baptiser, v. a. Conférer le baptême. * Badézi. Part. et. En Irégu’ier, badeiñ. En Vannes, badéein. Voilà le prêtre qui vous a baptisé, chétu ar belek en deûz hô padezcl. Baptiser sans solennité, baptiser dans la maison. Gour-vadézi. Part. et. * Krisléna. Part. et. Baptismal, adj. Qui appartient au baptême. A vadisiañt. Èüz ar vadisiañl. Badez. Il a encore l’innocence baptismale, béz’endeûz choaz ar glanded, ann dinamded eiiz ar vadisiañt, ar glanded vadez. Baptistîïhe, s. m. C’était une petite église BAR

bâtie auprès des cathédrales pour y baptiser. Hiz ar vadisiafit, iliz vadez. Baptistère, adj. et s. m. Registre des baptêmes. Levr ou levrik ar badisiantou. Extrait baptistère. Paper badisiant. Baqcet, s. m. Petit cuvier. Béol, f. Pl. iou. Bdl, m. Vlou. Pélestronpellestr, m. Pl. ou. BaM, m. Pl. balogeu. (Vann.) Il faut mettre de l’eau dans le baquet, réd eo lakaad dour er bàl. Baquet à anses. Baraz, f. Pl. ou. Allons chercher de l’eau avec le baquet à anses, déomp da glask dour gañd ar varaz. Baquet couvert servant à renfermer la provision de sel ou à conserver la viande salée dans la saumure. Kélorn, m. Pl. iow. Mettez ce morceau de viande dans le baquet couvert, likid ann tamm kik-zé er c’hélorn. Faiseur do baquets. Béolier, va. Pl. ien. Baljr, m. Pl. ien. Barazer, m. Pi. ien. Bar, s. m. Poisson de mer que l’on nomme aussi lubine et sur-raulet. Braok, m. Pl. braoged Dreinek, m. Pl. dreinégi. lann, m. Pl. éd. Baragoin, s. ra. Langage corrompu. Il se dit aussi abusivement des langues qu’on n’entend pas. Lavarlréfoel oxxlréouet, m. Luchach ou luach, m. Baraque, s. f. Mauvaise maison. ^ô. :--(t, m. Pl. kôz-tiez. Ce n’est qu’une baraque, cur chôz-ti n’eu kén. B. VRAQCE. Hutte que se fontles soldats. Lôgel, f. Pl. lôgellou. Se baraquer, v. réfl. Faire des baraques pour s’y loger. Ober lôgellou évit choum enn-hô. Baratte, s. f. vaisseau en bois ou en terre servant à battre le beurre. Bibot, m. Pl. ou. Mettez la crème dans la baratte, likid ann dien er ribot. Baratter, v. a. et n. Battre le lait dans une baratte pour faire le beurre. Ribola, et, par bus, ribolat. Part. et. Elle baratte tous les jours, bondéz é ribot. La quantité de lait que l’on baratte à la fois pour en faire du beurre. Ribotaden, f. Pl. ribotadennou. Barbacane, s. f. Petite ouverture pratiquée dans les murs des forteresses pour tirer à couvert ou pour faire écouler l’eau. Tarzel, f. Pl. tarzellou. En Vannes, tarc’hel. Faire des barbacanes à un mur. Tarzella. Part. et. En Vannes, tarc’hellein. Barbare, adj. Cruel. Sauvage. Grossier. Impropre. Kriz. Gwez ou goucz. Rust. Dizéréad. Amzérc. Tréfoet ou Iréouet. Cet homme est bien barbare, gwall griz eo ann dén-zé. Ce peuple est encore barbare, a ?m dùd-zé azô gwez choaz. C’est une expression barbare, eur gér amzéré ou tréfoed eo. Barbarie, s. f. Inhumanité, cruauté. Manque de politesse, de lumières, de civilisation. Grossièreté. Impropriété. Inconvenance. Krisder ou krizder, m. Gwézder ox gouézder, m. Ru. stôni, f. Amzéréadegez, f. Barbarisme, s. m. Faute contre la pureté de la langue. Ger tréfoel ou In’ouel, m. Gér amzi’ré, m.

    1. Barbe ##

Barbe, s. f. Poil du menton et des joues. Barô, va-Vl. barvou. On dit aussi &ar/"et />arr, mais barô est le plus usité. Votre barbe est bien longue, gwall hir eo hô para.

    1. Barbe ##

Barbe. La pointe d’une coifl’e. Algen^tVl. algenuou. Slôliken, {. Pl. 5(ô/jA-e«noM. Relevez les barbes de voire coiffe, savil algennou ou sloUkefinou hô kocf.

Sans barbe, qui n’a point de barbe. Divarv. Divarô. Bhmc’h.

Oter, arracher la barbe. Divarva. Part. et. Barbe- DE -BODC, s. f. l’iante. Bouchikyavr, m. Barbeau, s. m. Poisson d’eau douce. Dreinek ou draének ou drénck, m. Pl. dreineged ou dreinégi. Barbeac ou bluet. Plante. Blavéola, m. Barbet, s. m. Chien à poil long et frisé. Kifoutouljk, m. Barhed, m. PI- barbéded. Barbier, s. m. Celui dont la profession est de faire la barbe. Barver, m. Pl. ien. Barbon, s. m. A’ieillard. Kôz-varveîc Pl. kôz-varvéien. Barboter, v. n. Il se dit des canards quand ils cherchent dans l’eau de quoi manger. Fouiller dans Teau bourbeuse, l’agiter avec les mains ou les pieds. Fouloula. Part. et. Barboteir, s. m. Celui qui barbote, qui aime à barboter. On le dit plus particulièrement en parlant du canard privé. Fouloutek, m. Pl. foulouléien. Barbocillage, s. m. Action de salir. Mauvaise peinture. Raisoimement embrouillé, récit mal fait. Sllabézérez, m. Balbouzerez, m. Barboliller, v. a. et n. Salir. Peindre grossièrement. Prononcer mal et sans ordre. Embrouiller. Sllabéza. Part. et. Mastara. Part. et. Baslrouldn. Part. et. {dLnD.)Saolraganl liou. Balbouza. Part. et. Reûstla. Part. et. Barboiillel-r, s. m. Celui qui salit ce qu’il louche. Celui qui peint grossièrement, Celui qui embrouille ce qu’il dit. Sllabézer, m. Pl. ien. Ba. slrouljr, m. Pl. ion. (Vann.) Saolrer, m. Pl. ien. Balbouzer, m. Pl. ien. Rcûsller, m. Pl. ien. Barbc, adj. et s. m. Qui a de la barbe. Barvek. Pour le pl. du subst., barvéien ou barvéged. Hors de Léon, barouek. Il est bien barbu pour son âge, gwall varveg eo évid hé oad. Babdane, s. f. Plante dont les fruits ou les têtes s’attachent aux habits, etc. Sérégen, f. Saragi’rez, f • Gramel, f. Louzaov. en-ar-varlen, f. Louzaoucn-ann-liñ, f. Le fruit delà bardane. Karañlez, f. Spék, m. Barde, s. m. Prêtre des anciens Gaulois. Musicien. Poêle. Barz, m. Pl. éd. Bardeau, s. m. Petit ais mince et court dont on couvre les maisons en place d’ardoises. Tufi-n-grenn, f. Pl. lufennou ou lufad-krenn. Tufellen-grenn, f. Pl. lufellennou-krenn. Elf, m. Pl. ou. Elfen, f. Pl. clfemiou. Bardot, s m. Mulet du cheval et de ’<inesse. Eùbcûl-mul, m. ] ?. cubeûlien-mul. BAR Bargcignage, s. m. Difficulté à se déterminer, surtout quand il s’agit d’un achat, d’une affaire, d’un traité. Chipoterez, m. Marc hâterez, m. Bargcigxer, v. n. Avoir de la peine à se déterminer. Marchander sou à sou. Chipota. et, par abus, chipotai. Part. et. Marchala. Part. et. Bargligneub, s. m. Celui qui barguigne, qui a de la peine à se déterminer. Celui qui marchande sou à sou. Chipoter, m. Pl. ien. Marc’hater, m. Pl. ien. Baril, s. m. Petit tonneau. TonelUk, f. Pl. lonellouigou. Barazik, f. Pl. feam50wi(70M. Ce que contient un baril. Tonelladik, f. Pl. tonelladouigou. Barazadik, f. Vh barazadouigou. Bariolage, s. m. Assemblage bizarre de diverses couleurs. Brizadur on brizelladur m. Marelladur, m. Barioler, v. a. Peindre de diverses couleurs mises sans règle. Briza ou brizella. Part. et. Marella. Part. et. Barnache, s. f. Oiseau de passage qui est une espèce de canard sauvage. Garréli^i. Pl. garreUed. Môr-waz, f. Pl. môr-wazi. Baromètre, s. m. Instrument servant à faire connaître la pesanteur de l’air. Benvek mâdda rci da anaoul arponnerder eûz ann car. — Earbouézer, m. Ce motestdu breton de Galles. H. V. Baron, s. m. Celui qui possède une baronnie. Celui qui a un degré de noblesse au-dessus des simples gentilshommes. Baroun, m. Pl. éd. Baronne, s. f. Celle qui possède une baronnie. La femme d’un baron. Barounez, f. Pl. éd. Baronnie, s. f. Terre et seigneurie d’un baron. Douar hag aotrouniez eur baroun. Baronnie z, f. Baroque, adj. Bizarre, inégal, irrégulier. Pennaduz. Digompez. Garô. Direiz. Barque, s. f. Petit bateau. Bagik, f. Pl. bagouigou ou bagéicrigou. Bark, m. Pl. ou. Nous prendrons une barque, eur vagik ou eur bark a gémerimp. Barrage, s. m. Droit levé sur les bétes de somme et sur les chariots, pour l’entretien des chemins. Gwir savet war ar cliczek ha war ar cliirri évid derchel ann heñchou é doaré. Barre, s. f. Pièce étroite et longue de bois, de fer. Trait de plume que l’on passe sur quelque partie d’un écrit. Barren, f. Pl. barrennou ou barriñer. Sparl, m. Pl. ou. Donnezmoi une barre de fer, rôid eur varrcn houam d’in. Mettez la barre à la porte, likld ar sparl oud ann ôr. Barre. Juridiction. Lieu où se tiennent les personnes mandées devant les tribunaux, devant une assemblée de fonctionnaires publics. Barn, f. Pl. iou. Barren, f. Pl. barrennou. Il l’a appelé à sa barre, d’hé varn en deûz he clialvet. Il y avait beaucoup de monde à la barre, kalz a dûd a ioa oud ar varren. La barre du gouvernail d’un navire. Pool, f. Pl. iou. Donnez la barre au pilole, rôld ar baol d’ar slurier.

    1. Barre ##

Barre ou grosse cheville de bois. Prenn, m. Pl. ou. Il faut mettre la Larre, red eo lakaad ar prenn.

    1. Barre ##

Barre, banc, écueil qui barre une rivière ou un port. Barren, f. Pl. larrennou. Tréaten, f. Pl. Iréazennou. Reûzeiilen, f. Pl. rcûzeûlennou. 11 s’est perdu sur la barre, en em golled eo war ar varrcn, uar ann treazen. Fermer avec une barre, garnir d’une barre. Sparla. Part. et. Prenna. Part. et. Jouer aux barres. Choari-saozik.

    1. Barreau ##

Barreau, s. m. Petite barre. Darrennik, f. PL barrennoulgou. Sparlik, m. VI. sparlouigou.

    1. Barreau ##

Barreau. Le lieu où se mettent les avocats pour plaider. Tout le corps des avocats. La profession d’avocat. Léz, m. Barren al léz. Barren ar varn. Entrer dans le barreau, en em cher dén a lez. Suivre le barreau, heûlia al léz.

    1. Barrer ##

Barrer, v. a. Fermer avec une barre. Garnir, fortifler d’une barre. Tirer des traits de plume sur quelque écrit. Barrenna. Part. et. Sparla. Part. et. Prenna. Part. et. Allez barrer la porte, id da varrenna ou da sparla ou da hrenna ann or.

    1. Barrer ##

Barrer les roues d’une charrette dans une descente. Skôra ou skala eur cliarr. Barricade, s. f. Retranchement fait avec des bai riques, du bois, des arbres, des charrettes, etc. Bardel, f. Pl. hardellou. Sparl, m. Pl. ou. Kloued, î. Pl. Aiowedou, et, par abus, klouéJGU. Il faut faire des barricades, réd eo ôber hardellou ou sparlou ou klouédou. Barricader, v. a. Faire des barricades. Fermer une porte, une fenêtre en y mettant derrière tout ce qu’on peut. Bardella. Part. et. Barroma. Vart. et. Sparla. Part. et. Klouéda. Part. et. Ils ont barricadé le chemin, bardellet ou sparled eo ann heftt gafu-hô. Barrière, s. f. Assemblage de plusieurs pièces de bois servant à fermer un passage. Porte d’une ville où se paient les droits d’entrée. Empêchement. JJrâf ou dràv, m. Pl. àréfen ou dréven. Kael, f. Pl. kaéUou ou kili. Kloued, f. Pl. ou. Klouvdm, f. Bardel. f. Pl. hardellou. Sparl, m. Pl. ou. Ouvrez la barrière, dlgorid ann drâf ou ar gluued. Barrière au bout d’une avenue. Porz-raslel, m. Pl. persier-reslel ou porz-raslellou. Barrique, s. f. Gros tonneau. * Barriken, f. Pl. harrikennou. Tonel-vrdz, f. Pl. lonellonhràz. J’ai acheté deux barriques de vin, diou varriken win am cüz prénet.

Le contenu d’une barrique, plein une barrique. Barrikennad, f. Pl. ou. Il y aura assez d’une barrique d’eau, awalc’h a vézô gañd eur varrikennad zour.

    1. Barrot ##

Barrot, s. m. Solive un peu courbante qui se place en travers, d’un Oanc à l’autre d’un vaisseau. Treûslicr, m. Pl. ou. Bas, adj. Qui a peu de hauteur. Izel ou ijel. h ou îz. Ce toit est trop bas, ré izel eo ann dôen-zé. L’eau est fort basse, gwall izel eo ann dour.

    1. BAS ##

BAS 69

    1. Bas ##

Bas, vilj abject, méprisable, qui est de moindre dignité, de moindre prix. Disleber. Bisler. Displéd. Iskiz. Il a été bien bas, bien vil dans cette circonstance, gwall zisléber, gwall zispled eo béd enn darvoud-zé. Bas, adv. A bas, à terre, d’ann douar. En bas, au bas. D’ann traoñ, emi-diaz, a-is ou a-îz. Parler bas, doucement, komza izel ou gweslad ou é-sioul.

Mettre bas, en parlant d’une vache, etc., vêler. Ala. Part. ei.

Mettre bas, en parlant des chiennes, des chattes, des truies, etc. Kélina. Part. et. Nodein. Part. et. (Vann.)

    1. Bas ##

Bas, s. m. Le sol, le fondement. Traoñ ou Iraouñ, m. Biaz, m Gweled, m. Slrdd, m. soi, f. En Vannes, deûn, m. Il demeure dans le baSj enn traoñ é choum. Du haut en bas, adaleg ar gwéled bélég al lein. Bas, lieu bas. Izelen, f. Pl. îzélennou. Je demeure dans un bas, enn eunn izélen é choumann.

    1. Bas ##

Bas, s. m. Vêtement pour couvrir la jambe et le pied. Loer, f. Pl. loérou, et, plus ordinairement, lerou. Apportez-moi une paire de bas, digasid eur ré lerou d’in. Basake, s. f. Peau de mouton préparée. Krochen maout kivichet ou kourrézet. Maougeñn kivichet ou paret.

    1. Basaké ##

Basaké, adj. Qui a le teint noirâtre. Gell. Demzu. Azdu. Vuard. Losket gañd ann héol. Il a le teint basané, eul liou gell ou demzu en deûz.

    1. Bascule ##

Bascule, s. f. Contre-poids. Jeu d’enfant qui a quelque rapport avec la balançoire. Aspoéz, m. Brañsigel, f.

    1. Base ##

Base, s. f. Appui, soutien, fondement. Penn-grisien, m. Soi, f. Skoazel, f. Pennabek, m. Diazez, m. l’road, m. Sleûden, f. Baser, v. a. Donner une base, établir solidement, fonder sur une base durable. Rei soi ou diazez ou troad. Skoazia. Part, skoaziel. Basilique, s. f. Grande église ordinairement avec un dôme. lUz-vrâz, f. Iliz-veûr, f. Basque, s. f. Pan du bas d’un habit. Pastel, m. V. pastellou. Pastel- zaé, m. VI. pastellou-saé.

    1. Basse ##

Basse-Bretaoe, s. f. La partie ouest de la Petite- Bretagne ou Bretagne- Armorique. Breiz-Izel ou Gweléd-Vreiz, f. Habitant de la Basse-Bretagne ou Bas-Breton. Brciz-Izélad, m. Pl. Breiz-Izéliz. Basse-cour, s. f. Cour qui sert au ménage d’une maison de campagne. Cour séf arée de la principale cour et destinée pour les écuries, les équipages, etc. Pvrz-adré, m. V. porsiouadré. Forz-izéla, m. V. porsiou-izéla. Porzann-harnez, m. Pl. porsiou-ann-harnez. Bassement, adv. D’une manière basse. Enn eunn doaré displéd ou disleber ou iskiz. Basses, s. f. pi. Bancs de sable ou rochers cachés sous l’eau. Tréazennou pé gerrck kuzed dinddn ann dour.

    1. Bassesse ##

Bassesse, s. f. Inclinations, sentiments, manières indignes d’un honnête homme hel 70 BAT BAT ded ou izelder, m. DislervesJ. Displédded ow mel cr-meaz a zimizi, a briédelc displedder, m. DisU’berded, m.

    1. Basset ##

Basset, s. m. Chien de chasse qui a les jambes fort coudes et tortues. Il se dit aussi d’un petit homme dont les jambes et les cuisses sont trop courtes par rapporta ss taille. Ki-douar, m. Pl. chas-douar. Ki pchini en dcùz divesker verr ha tort.

    1. B ##

B-issiN, s. m. Espèce de grand plat rond ou ovale. Vase ordinairement en cuivre servant à faire la bouillie et autres mets semblables. PUlik ou pillig, f. Pi. pilUgou, et, par corruption, pilliou. Per, f. Pl. iou. Basin, f. Pl. ow. Pldd, m. Pl. pladou, et, par abus, plajou. Disk, m. Pl. ow. Ce bassin n’est pas assez grand pour tant de monde ar bilUk-zéné két brdz awalc’hévit kémeñdadüd. Mettez le petit bassin sur le feu, likid av vasin vihan war ann (dn. — Bassin de balance. Skudel, f. PIskudelli. H. V.

    1. Bassine ##

Bassine, s. f. Sorte de bassin large et profond dont se servent les apothicaires et les chimistes, liasin, f. Pl. ow. Pillik, f. Pl. pHligou, et, par ahns, pilliou.

    1. Bassi ##

Bassi. neb, V. a. Chauffer avec une bassinoire. Tomma gañd ciirbillig-welc.

    1. Bassiner ##

Bassiner. Laver en appuyant doucement. Fomenter uneplaie en la mouillant légèrement. Gival&hi eur gouli évidhé freskaat. Bassinet, s. m. Lieu de l’amorce dans un fusil, dans un pistolet. TouU-ldn, m. Oakdj. Bassinet. Plante, renoncule à longs jets rampants. Pa6-Brdn, m.

    1. Bassinoire ##

Bassinoire, s. f. Bassin servant à chauffer un lit. PiUig-wélé, f. Pl. pllligou-gwéU’. Basin- wélé, f. Pl. basinou-gwélc.

    1. Bastide ##

Bastide, s. f. Nom qu’on donne en Provenecaux maisons de plaisance. Keñkiz, m. Pl. kenkizoïi ou keñkisiou.

    1. Bastion ##

Bastion, s. m. Ouvrage de fortification. Bowlouard, m. Pl. ou. H. V.

    1. Bastonnade ##

Bastonnade, s. f. Coups de bâton. Bazadou, f. pl. Fusladou, m. pl. Taoliou-bdz, m. pl.

    1. Bas ##

Bas-ventre, s. m. La partie inférieure du CTilt^. Kofbihan, m. H. V.

    1. BÀT ##

BÀT, s m. Selle pour les bêtes de somme. Bas, m. Pl. ou. Mettez le bât sur le cheval, likid ar bas war ar marc'h.

Mettre le bât sur une béte de somme. Basa. Vàri. et. Lakaad ar bas. Oterle bât. Dirasa. Part. et. Bataille, s. f. Combat général de deux armées. A’a/m, m. Pl. ou. Emgann, m. Pl. ou. Slourin, m. Pl. ou. Emlaz, m. Pl. ou. Kad, f. Pl. ou. Il était à cette bataille, er c’hann-zé édo. C’est ici que se donna la bataille, aman eo e oé ann emgann, ann emlaz.

    1. BiTAiLLON ##

BiTAiLLON, s. m. Certain nombre de gens de pied, de six à sept cents iiommes. Eunn niver a dùd-a-vrezel ivar droad, cAz a c’houéach pé zeiz kanldén.* Balahn, m. V. ed.

    1. BÂTARD ##

BÂTARD, adj. et s. m. Qui est né hors de légitime mariage. Banlard. Pour le pluriel du subitantif, baslarded ou besterd. ^éb a z6 ga-Mab-gast. Pl. mipien-gast. Bâtarde, s. f. Celle qui est née hors de légitime mariage. Baslardez, f. Pl. éd.

    1. Batardeau ##

Batardeau, s. m. Cloison de pieux et de planches dans une rivière, pour y construire. Espèce de digue. Spcûr-brenn saved enn eur ster.

    1. Batardière ##

Batardière, s. f. Plants d’arbres greffés qu’on élève dans une pépinière. Emboudennek, f Pl. cmboudennégou. Quelques-uns prononcent imboudennek et iboudennek. Bâtardise, s. f. Etat de celui qui est bâtard. Baslardiez, et, par abus, baslardiach, f. Le droit de bâtardise, gwir ar vaslardiez. Bateau, s. m. Espèce de barque dont on se sert sur les rivières. Bdg ou bdk, f. Pl. bagou ou bagéier. Nous irons en bateau, é bâg e’s aimp. Il n’y a pas assez de bateaux pour nous tous, n’eûz kéd a vagou ou a vagéier awaWh évidomb hall. Bateau de passage. Bâg-irciz, f. Conduire un bateau, se promener en bateau. Bagéa, et, par abus, bagcaL Part, bage’et. Venez-vous vous promener en bateau ? ha doñd a rit-hu da vagéal Celui qui conduit un bateau. Bagéer, m. Pl. im. Bateau-à-vapeur, s. m. Bateau mû par une machine à vapeur. Leslr-lân, m. Pl. lislri-Idn. H. V. Batelage, s. m. Métier ou tour de bateleur. Farvellérez, m. Furlukinérez, m. Tripérez, m. Batelée, s. f. La charge d’un bateau. Bagad, f. Pl. ou. Il y avait deux batelées de poisson, diou vagadpeskeda ioa. B. 4TELET, s. m. Petit bateau. Bagik, f. Pl. bagouigou. Ils ctaicntdans un batelet, enn eur vagik édoñl. Bateleur, s. m. Faiseur de tours de passepasse. Charlatan. Danseur de corde. Farveloa farouel, m. Pl. éd. Furlukîn, m. Pl. éd. Triper, m. Pl. ien. Batelier, s. m. Celui qui conduit un bateau. Bagéer, m. Pl. ien. Appelez le batelier, galvidar bagéer. Batelière, s. f. Celle qui conduit un haieSiU. Bagéérez, f. Pl. éd. C’est la batelière qui m’a passé, ar vagéérez eo é deûz va drémenel.

    1. BÂTER ##

BÂTER, v. a. Mettre un bât sur une bête de somme. Basa. Part. et. Allez bâter le cheval, id da vasa ar mardi.

    1. BÂTiER ##

BÂTiER, s. m. Artisan qui fait des bâts pour les bêtes de somme. Baser, m. Pl. ien. Bâtiment, s. m. Edifice. Ti. m. Pl. liez ou (ter. C’est un beau bâtiment, eunn lîkaer eo. Bâtiment. Navire. Léstr, m. Pl. Uslri. C’est un bâtiment de guerre, eul Icslr avrézel ou eut léslr-vrezel eo.

    1. BÂTIR ##

BÂTIR, v. a. et n. Edifier, construire. Etablir. Sévei pour savi, non usité. Part, savel. En ïréguier, séouel. Eu Vannes, saouein. Ober. Part, gréai ou g rél. Lakaal. Part, lékéal ou lékécl. Masnuna ou mañsouna. Part. et. Il a fait bâtir une belle maison, eunn li kaeren detiz lékéaddazével. Qui est-ce qui a bâti cela ? Piou en deûz gréat ou saved ann drâ-zél Bâtir. En terme de tailleur et de couturière, agencer, dresser la besogne en la faufilant. Diazeza. Part. et. Ober eur grîac’hrafoubrdz. Bâtisse, s. f. Entreprise d’un bâtiment, quant à la maçonnerie. Tiadur, m. Pl. iou. H. V. Bâton, s. m. Long morceau de bois qu’on peut tenir à la main et qui sert à divers usages. Bâz, f. Pl. hisier. En Vannes, Mc’h. Il a reçu un coup do bâton, eunn laol bàz en deûz bel. Un bâton à deux bouts, eur vàz a zaou benn. Mettez ces bâtons dans la maison, likid ar bisier-zé enn H.

Coup de bâton. Bazad, f. Pl. ou. Taol-Mz, m. Pl. taoUou-bâz.

Donner des coups de bâton. Bazala. Part. et. Rei taoliou-bàz. Bâton de vieillesse. Celui qui sert d’appui à un vieillard et qui pourvoit à ses besoins. iVVft a zô skoazel da eunn dén kôz hag a rô d’ézhañ hé ézommou. Tour du bâton, profits illicites qu’on retire d’un emploi. Gounidou n’ed-int kéd dléet, gounidûu berzet. A bâtons rompus, à diverses reprises, avec de fréquentes interruptions. Péb-eil-penn. Abennadou. A-daoladou. Né deûz penn diouc’h lôsl. Bâtonner, V. a. Donner des coups de bâton. Bazala. Part. et. Rei laoliou bdz. Skeltrenna. Part. et. Ils l’ont bien bâtonné, hévor zalel màdhô deûz. Battant, s. m. Espèce de marteau qui pend dans le milieu d’une cloche et qui la frappe. Bazoulen, [. Pl. bazoulennou. Bazoul, m. Pl. ou. Le battant d’un fléau. Gwalen, f. Pl. gwalennou. Le battant d’une porte. Slalaf-dôr, f. Pl. stalafiou-dor. Dôrikel, f. Pl. dôrikellou. Battement, s. m. Action de battre. Skô, m. Slok, m. Battement de mains, applaudissements. Sllakérez ann daouam, m. Battement de cœur, palpitation. Lamm ou lammérez ar galoun^ m. Battement d’artères, etc., leur mouvement fréquent. Kàs ar gwazied. Batterie, s. f. Querelle où il y a des coups donnés. Kann, m. Pl. ou. Emgann, m. Pl. ou. Avez-vous vu la batterie ? ha gwéled hoc’h eûz-hu ar c’/iann ? Il y a eu une batterie, eunn emgann a zô bét. Batterie de cuisine, ustensiles qui servent à la cuisine. Lislri ar gegin. Batteur, s. m. Celui qui bat, qui aime à battre, h’anner, m. Pl. ien. Frôler, m. Pl. ien. Batteur en grange, celui qui bat le blé. Dourner, m. Pl. ien. B. attoir, s. m. Palette pour battre la lessive. Golvaz ou golvez, f. Pl. golvasiou ou g olvésiou ou golvisier. Bàz-kannérez, f. Pl. bisicr-kannérez. Si vous ne lavez pas, donnezmoi votre battoir^ viana walc’hil kél, r6il hô kolvaz d’m. BAV

Battre, v. a. Frapper, donner des coups pour faire du mal. Kanna. Part. et. Skei Part. skôct. Darchaoui, et, par abus, darc’haô et darc’hav. Part. darc’haouet. Pila, et, parabus, j)ilal. Part. et. Raouenna. Part. e<. Je vous battrai, si vous ne vous taisez pas, hô kanna a rinn, manarôilpéoc’h. Battez-le, skoit ganthañ. Votre père vous battra, piled é viol gañd hô tdd. Battre à grands coups. Frota. Pari. el. Ftisla. Part. et. Fibla. Part. et. Battre à coups de bâton. Bazata. Part. et. Battre du blé. Douma. Part. et. Battre des œufs. Basa viou. Battre des mains, applaudir. Sllaka ou sleki ann daouarn. Battre et se battre à coups de tête, comme les béliers. Maoula. Part. et. Se battre, v. réfl. Se frapper, se donner des coups. En em ganna. Se battre à coups de poings. En em zourna. En em grabanala. Se battre à coups de tête. Tourla. Un chemin battu. Eunn heñt pleûslret ou daremprédel. Battue, s. m. Assemblée de gens qui battent les bois avec grand bruit, pour faire sortir les loups, etc. Grounnad lûd péré a skô war ar c’hoajou gant kalz a drouz, évil lakaad ar blcizi da vont kuil hag hô laza. Bau, s. m. Solive un peu courbante qui se place en travers, d’un flanc à l’autre, d’un vaisseau. Trcûslier, m. Pl. ou. Bacdet, s. m. Ane. Par injure, on appelle ainsi un homme siupide. Azen^ m. Pl. azéned ou ézen. Baudrier, s. m. Large bande de cuir ou d’étoffe qui pend en écharpe et qui sert à porter répée, etc. Gouriz-klézé, va. Bacge, s. f. Lieu fangeux où le sanglier se retire. Toull ann houcli-gwéz, m. Bacge. Mortier de terre grasse mêlée de paille. r<7, m. Barras, m. Baume, s. m. Bésine liquide et odorante qui sort par incision de certains arbres. Il se dit de tout ce qui est très- salutaire, tant au physique qu’au moral. * Balzam, m. — Louzouchouéz-vàd. Dour-chouéz-vâd. Toaz c’houéz vdd. Héol-c’houéz vdd. H V. Bavard, adj. et s. m. Qui parle sans discrétion et sans mesure. Téôdek. Pour le p !ur. du subst., léôdéien. Bahouzek. Pl. babouzcien. Glaourek. Pl. glaouréien. Glacurennek. Pl. glaourennéien. Ce n’est qu’un bavard, eunn léôdek, eur babouzek n’eo kén Bavardage, s. m. Babouzérez, m. H. V. Bavarde, s. f. Celle qui parle sans discrétion et sans mesure. Téôdégez, f. Pl. éd. Babouzégez, f. Pl. éd. Glaourégez,{. Pl. éd. Bavarder, v. n. Parler excessivement de choses frivoles ou qu’on devrait tenir secrètes. Babouza. Part. et. Glaourenni. Part. et. Ces femmes-là bavardent sans cesse, ar merchedhoñt a vabouz bépréd. 72 BEA Bavardeuik, s. f. Caractère du bavard. Action de bavarder. Babouzérez, m.

    1. Bave ##

Bave, s. f. Salive qui découle de la bouche. Babouz, m. Ghiouren, {. Glaour, m. La bave lui découle de la bouche, ar babouz, ar r’hfaourcn a ziver cù : hé c’hénou. Sans bave ou qui ne bave pas. Divabouz. Dic’hlaourcn.

Essuyer la bave de la bouche d’un enfant. Divabouza. Part. et. Die’ Idaourenni ou dic’hlaouri. Part. et.

    1. Baveu ##

Baveu, V. n. Jeter de la bave. Dabouza. Part. et. iGkwurioa glaourennl. Part. et. Il ne bave plus, navabouz ou uac’hlaour mui.

    1. Bavette ##

Bavette, s. f. Petite pièce de toile que les petits enfants portent par-devant, depuis le haut de la robe jusqu’à la ceinture. Paléled, m. Pl. mt. Divabouz, m. VI. ou. ]. di bavette de cet enfant est mouillée, paléled ou divabouz ar bugel-zé a z6 gléb.

    1. Baveur ##

Baveur, s. m. Celui qui bave. Babouzek, m. Pl. babouzéien. Glaourck ou glaourennek, m. V. glaouréien ou glaourenncien.

    1. Baveux ##

Baveux, adj. Qui bave. Qui ressemble à la bave. Babouzek. Gloourek ou glaourennek.

    1. Ba ##

Ba VOLET, s. m. Coiffure de paysanne. Jo~ bélincn, f. V. jabélinennou. H. V.

    1. Bayer ##

Bayer, v. n. Tenir la bouche ouverte. Genaoui. Pari, génaouél.

    1. Baver ##

Baver. Désirer avec avidité. louli ou c’hoanlaal Art’. Bayer après les richesses, ioulikré ar madou brdz.

    1. Bavelr ##

Bavelr, s. m. Celui qui désire ou qui regarde avec avidité. JSéb a c’hoafita pé a zell gañd eunn ioul gré.

    1. Béant ##

Béant, part, de l’ancien verbe béer. Il s’emploie comme adj. Digor. Il avait la gueule béante, digor oa hé cliéol gañt-hañ.

    1. Béatifier ##

Béatifier, v. a. Mettre au nombre des bienheureux. Lakaad é niver ar gwenvidien ou ar zenl. Diskléria saTd ou gwenvidik.

    1. Béatifiqle ##

Béatifiqle, adj. Qui rend bienheureux. A laka da véza gwenvidik.

    1. Béatitude ##

Béatitude, s. f Félicité, bonheur. Il ne se dit qu’en parlant de la félicité éternelle. Gwenvidigez, f. Eurusded, f.

    1. Beau ##

Beau, adj. [On dit id devant les substantifs masculins qui commencent par une voyelle] Qui a les proportions do traits et le mélange des couleurs nécessaires pour plaire aux yeux. Il se dit encore de tout ce qui est agréable dans son genre. Braô ou hrâv. Kaer. Koañt. Ken. Kénéduz. loliz ou joliz. Vous avez là un beau cheval, eur mardi kaer hoc’h eûz azé. Voilà un beau temps, citélu eunnamzervraô, eunn amzer gaer. C’e4 un bel homme, eunn dén koañt, eunn dén braô eo. C’était une belle femme, eur vaounz gaer oa. Bendre ou devenir beau, plus beau. Brayanl. Part, braréct. Kaéraal. Part, kaéréel. ous ne l’avez pas rendu plus beau, né kél hraveet gnn-é-hoeli. Il deviendra plus beau avec le temps, kaérnad a rai gañd annamzer. De pius belle, tout de nouveau. A-névez. uwcU-pé-well.

    1. Beau ##

Beau-fii. s, s. m. Celui qui n’est fils que d’alliance par mariage. Gendre. Mùb-kaer, m. Pi. mipien-kaer. Les-vàb, m Pl. les-vipien. Dan ou déafi, m. Pl. ed. (’ann.) Gécer, m. Pl. éd. (ïrég.) Mabek, m. Pl. mabeged. (Vann.)

    1. Beau ##

Beau-frère, s. m. Frère du mari ou de la femme. Mari de la sœur ou de la belle-sœur. Breùr-kaer, m. Pl. breûdeùr-kaer. En Vannes, bredrek ou brérek.

    1. Beau ##

Beau-père, s. m. Nom d’alliance qui se donne par un mari au père de sa femme ou par une femme au père de son mari, ou par des enfants au second mari de leur mère. Tâdkacr, m. Pl. ladou-kaer. En Vannes, ladek. Les-ldd, m. Pl. les-tadou.

    1. Beaucoup ##

Beaucoup, adv. En grand nombre, plusieurs, extrêmement. Kalz. Meùr. Meùrbéd. Ê-lciz. Paot. Kaer. Je l’aime beaucoup, hé garoud a rann kalz ou meùrbéd. Il y avait beaucoup de monde, kalz a dûd a ioa. Ils étaient beaucoup, é-leiz é oañt. Nous ne serons pas beaucoup, na vésimp kél paol. Il boit beaucoup, éva a rakaer.

    1. Beaupré ##

Beaupré, s. m. Le mât qui est penché sur l’avant du vaisseau. Ar wern gorn on ar wern valouin, f.

    1. Beau ##

Beau-semblaîvt, s. m. Neuz-gaer. Doaréqaer. A. U plur., ncusiou-kaer, doaréou-kaer. H. V.

    1. Beauté ##

Beauté, s. f. Juste proportion des parties du corps avec un agréable mélange des couleurs. On le dit aussi de ce qui touche agréablement les sens et l’esprit. Kacrder ou kaerded, m. Koañléri, f. Braveñlez, f. Kéned ou géned, f. J’ai entendu parler de sa beauté [en parlant d’une femme], kleved em cùz komza eûz hé chaerder, eûz hé clioañléri. La bonté est préférable à la beauté, gwell eo ar vadélez égéd ar vravenlez. On parle partout de la beauté de cette jeune fille, dré holl é komzeur eûz a cliéned ar plac’h-zé. Sans beauté, qui est sans beauté, en parlant des agréments du corps. Dic’héned. Cette femme n’est pas sans beauté, né kéd dic’héned ar vaouez-hoñt.

    1. Bec ##

Bec, s. m. La partie qui tient lieu de bouche aux oiseaux. La pointe de certaines choses. Bék ou brg m. Pl. bégou. Il a un gros bec, eur bék léâ en deûz.

Qui a un grand ou gros bec. Bégek, m. Plein le bec Bégad. Pl. bégadou. Prendre ou piquer avec le bec, donner des coups de bec. Béka ou békal. VAri. et. Mener quelqu’un par le bec, le gouverner. Réna ou bléua eur ré.

Tenir le bec dans l’eau, amuser par de belles paroles. Diduella ou divuza gant komsiou kaer. Faire le bec à quelqu’un, l’instruire de ce qu’il doit dire. Ober hé vék da eur ré. Kélenna eur ré diwar-bennar péz endcûzda lavaroul. Bec-de-liévre, adj. et s. m. Celui qui a une fente à la lèvre. Boule’ h ou boule hek. Pour le plur. du subst., boulc’hed ou boulc’héien. Elle a un fils bec-de-licvrc, eur mâb bouWh ou boule hek é deûz. Bécasse Bécasse, s. f. Oiseau de passage. Kéfélek ou kécélek, m. Pl. kéféléged ou kévéléged. Il se redresse, il se tient droit comme une bécasse, scvel a rd war hé ellou ével euf c’héfélek. Bécasse de mer. Voyez cocrlis.

    1. Bécassine ##

Bécassine, s. f. Oiseau de passage. Kioc’h, f. Pl. éd. Il a tue une bécassine, eur gioc’h en deùz lazet.

    1. Bécassine ##

Bécassine de mer. Kioc’h-vôr, f. Pl. kiochedvôr. Beccard, s. m. Espèce particulière de saumon. Suivant quelques personnes, la femelle du saumon. Bégek, m. Pl. hégéien ou bége’ged. Bêche, s. f. Outil, instrument d’agriculture et de jardinage. Pàl, f. Pl. iou. Donnez-moi la bêche pour tourner la terre, rôid arbdl d’in da drei ann douar. Ce que contient une bêche. Palad, f. Pl. ou. Bêcher, v. a. et n. Couper et remuer la terre avec une bêche. Pala, et, par abus, pa ?fl(. Part. et. Les hommes bêchent ou sont à bêcher, ô pala érna ar tcazed. Becquée, s. f. Ce qu’un oiseau prend avec le bec pour donner à ses petits. Bégad, m. Pl. ou. Donner la becquée, donner à manger à un jeune oiseau. Bégadi. Part. et. Rei eur bégad ou bégadou. Rei da zibri. Boéla. Part. et. Becqueter, v. a. Donner des coups de bec. Béka ou békat. Part. et. Békéla. Part. et. Il vient becqueter dans la main, béka ou békéta a rd enn dourn. Se becqueter, v. réfl. Se battre à coups de bec. En em véka ou en em vékéta. Bedaine, s. f. Gros ventre. Teûr, m. Pi. ou ou iou. En Vannes, tSr. Teûren, f. P|. teûrennou. Kôfad ou kôvad, m. Pl. ou. Bégéliad, m. Pl. ou. Sa bedaine grossit, lévaad a rd hé deûr ou hé deùren ou hé végéliad. Celuiquia une bedaine, ungros ventre. Tcûrek ou teùrennck. En Vannes, lûrek ou torrck. Bedeau, s. m. Officier des églises et des universités. Betici, m. Pl. bédelled. — Kioc’her, m. Pl. ien. H. V.

    1. Bégayement ##

Bégayement, s. m. L’action de bégayer. Prononciation imparfaite. Gagerez, m. GagoulJrez, m. Balbouzéres, m. Bestéodez, et, par abus, bestéodach, f. Hàk, m. (Vann.)

    1. Bégayer ##

Bégayer, v. ii. Prononcer avec peine. Gagéi. Part, gagéet. Gagoula. Part. et. Balbouza ou halbouéza. Part. et. Besléodi. Part. et. Hakein. VàTi. el. (Vann.) Il bégaie à chaque mot, gagéi ou besléodi a rd da hep gér.

    1. Bégce ##

Bégce, adj. et s. m. Gdk, m. Pour le plur. du subst., gaged. Besléod, m. Pl. éd. Gagoul, m. Pl. éd. Balbouzer, m. Pl. éd. Saoz, m. Pl. saozon. Il est bègue, ne le voyez - vous pas ? Gdg 60, nlien gwéiit-hu két ! Ce sont deux bègues, bestéoded iñd hô daou. Femme bègue. Gagez, f. Pl. éd. Gagoulez, {. VI éd. Bestéodez, f. Pl. ed. Bégueule, s. f. Femme ridicule, impertinente, affectée. Maouez /li, rambréuz, Icdn a orbidou, — a dalou. H. V. BEL

Béguin, s. m. Coiffe d’enfant. KabelUk, m. Pl. kabellouigou. Bel. Voyez beau. Bêlement, s. m. Le cri des moutons. Bé, m. Pl. iou. Bégiérez ou béiérez ou bégéliérez., m. L’-nv, m. Pl. ou. Entendez-vous le bêlement des brebis ? ha klevoud a rit-hu bé ann déñved ? Bêler, v. n. Crier comme les brebis, les chèvres, etc. Béyia ou béia, et, par abus, bégiat ou béiat. Part, bégict ou béiel. Leñva. Part. et. L’agneau bêle, bégia ou béia a rd ann oan. Belette, s. f. Petit animal sauvage très-agile et fort vif. Kaérel, f. Pl. kaérelled. Koanlik, f. Pl. koañliged Buan, m. Pl. éd. J’ai attrappé une belette, eur gaérel ou eur goañlik am eùz paket. Bélier, s. m. Mâle de la brebis. Maoutlarô, m. Pl. méol-lirvi. Maoul-lourch, m. Pl. méot-tourc’hed. Tourz, m. Pl. éd. Battre et se battre à coups de tête, comme les béliers. Maoula. Part. et. Béliêre, s. f. Anneau du dedans d’une cloche, pour suspendre le battant. Lagaden eur c’hlôc’h, f. Pl. Lagadennou kléier. Bélître, s. m. Coquin, gueux, homme de néant. Maslokin, m. Pl. éd. Belle. Féminin de beau. Belle-fille, s. f. Celle qui n’est fille que d’alliance par mariage. Bru. Merc’li-kaer, f. Pl. merc’hed-kaer. Les-verc’h, f. Pl. les-verc’hed. Gouhez, f. Pl. éd. Hors de Léon, g ouhé. Merc’hek, f. Pl. merchéged. (Vannes.) Belle -MÈRE, s. f. Nom d’alliance qui se donne par un mari à la mère de sa femme, ou par une femme à la mère de son mari, ou par des enfants à la seconde femme de leur père. Mamm-gacr, f. Pl. mammou-kaer. En Vannes, mammek. Les-vamm, f. Pl. les-vammou. Belle-soeur, s. f Sicur du mari ou de la femme. Femme du frère ou du beau-frère. Choar-gaer, f. Pl. c’hoarézéd-kaer. En Vannes, c’hoérek. Bellement, adv. Doucement. Gouslad ou gweslad. Gousladik. gant gorrégez. War hé dres. A do g he gam. Belligérant, adj. Qui fait la guerre. A rd ar brézel. A zô é brézel. Belliqueux, adj. Guerrier, martial, qui aime la guerre. Brézéliuz ou brézéliek. A gàr ar brézel. Kalounek. Kadarn. (Corn.) Bellot, adj. Diminutif de beau. Use ditdes enfants. Kaérik. Koanlik. Belvéder, s. m. Lieu d’où l’on découvre une grande étendue de pays. Léac’h eùz a béhini é wéleur kalz a vrô. — Torgen, f. PI. Torgennou. H. V. Bénédiction, s. f. Action de bénir. Vœux qu’on fait pour la prospérité de quelqu’un. * Bennoz ou bennaz, f. Pl. bennosiou. En Vannes, bennoc’h. Il m’a donné sa bénédiction, hc vennoz en dedz rôed d’in. Demandez la bénédiction de votre père, 5fowiemu< bennoz hô Idd. Bénéfice, s. m. Profit, avantage. Gounid, m. Pl. ou. Gounidégez, f. Talvoudégc :, f. Je mettrai le bénéfice de côté, ar gounidou a duinii. Cela n’olTre pas un grand bénéfice, ann drà-zé ua rd ked eunn dalcoudégc : vidz.

    1. Bénéficier ##

Bénéficier, v. n. Terme de marchands, gagner, proOter. Gounid, pour gounéza, non usité. Part, gounczet. Il n’y a pas beaucoup à bénéficier, n’e% : kel Jiah da c’houtiid. Benêt, adj. et s. m. Niais, sot. Diod. Pour le plur. du subst., dhded. Louad. Pl. éd. Leùé. Pl. Icùced Génaouch. Pl. gi’uaoucgedou génaouêicn. Abaf. Pl. éd. Raïubréer. Pl. io). Sore’hruner. Vl. ien. Jaodr éer. VI. ien. (Corn.) Il n’est pas aussi benêt qu’il en a l’air, ne hét lien diod, onhicn kel louad ha ni en deùz doaré da féza.

Devenir benêt. Diodi. Part. et. Louadi. Part. et. a/î. Part. et.

    1. Bénévole ##

Bénévole, adj. Quia bonne volonté. En deùz e’hoanl mdd ou ioul vàd. A c’hoanl mdd, n ioul vàd.

    1. Bénignemem ##

Bénignemem, adv. D’une manière bénigne. Gant kuñvélez. Gañd habaskded. Enn eunn doaré kùñ ou habask. Ez /.

    1. Bénignité ##

Bénignité, s. f. Douceur, bonté. Kuñvélez, f Habaskded, m. Hvgaradded, m.

    1. Bénin ##

Bénin, adj. Doux, bon et un peu faible. Humain. Kùñ. Habask. Hègarad. Madek.

Devenir bénin. Kuñaal. Part, kuñéet. Habaskaaf. Pari, habaske’el.

    1. Bénir ##

Bénir, v. a. Consacrer au culte divin avec certaines cérémonies ecclésiastiques. Rendre heureux, faire prospérer. Louer avec respect et reconnaissance. Binnigen ou binnisien, l’un et l’autre par abus, pour benniga ou binniga, non usités. Part, bennigel ou binniget. Kas-da-vàd. Meûli. Part. et. Tntgarékaat. l’art. Irugarékéel. C’est aujourd’hui que l’on bénit le vaisseau, hiriô eo é pinnigeur al h’slr. Donnez-moi de l’eau bénite, rôkl dour benniged d’in. Dieu a béni notre travail. Doué eri deùz kased-da-vdd hol labour. Il faut bénir Dieu de ce qn’il nous a donné, réd eo meûli ou trugarékaad Doué eûz ar péz en deùz roed d’é-omp

    1. Bénitier ##

Bénitier, s. m. Vase à mettre de l’eau bénite, •/’««a- jn, m. ri. ow. Le bénitier est plein, leiin eo ar piñsin.

    1. Béqmlle ##

Béqmlle, s. f Sorte de bâton qui a par le bout d’en haut une petite traverse sur laquelle les vieillards ou ’es gens infirmes s’appuient pourmarcher. Branel, f. Pl. branellou. Flae’h, ï. Pl. (OM. Bàz-loaek, f. Pl. bisier-loaek. Mal, m. Pl. eu. (Vann.) Il marche avec des béquilles, gant branellou é valé. Elle m’a donné un coup de sa béquille, eunn laol é deûz rôéd d’in gañd hé bùz-loaek.

Celui qui marche avec des béquilles. Branellek, m. Pl. braneUéien. Flac’hek, m. Pl. flae’héien.

    1. BKRrAit ##

BKRrAit, s. m. Bergerie, le lieu où l’on renferme les brebis. Ce mot ne s’emploie guère aujourd’hui qu’au figuré, h’raou-détlved, m. Pl. kréier-diñved Sont, f Pl. nu. Kraou, m. Bkbceac, s. m. Petit lit des enfants à la BER

mamelle. On le dit en parlant des lieux où une chose a commencé. Assemblage de plusieurs perches j les unes droites, les autres disposées en voûte dans un jardin, liées ensemble et couvertes de jasmin, de chèvre-feuille, etc. Kavel, m. Pl. kavellou on kével. Pratel, f. Pl. prafellou. Pralé, f Pl. pratéou.. 411ez ôter l’enfant du berceau, id da denna ar bugel eûz ar c’havel. Il lit sous le berceau, éma ô lenna dinddn ar bratel.

Petit berceau suspendu dans l’intérieur des lits. Brañsel, f. Pl. brañsellou. Dès le berceau, dès l’enfance. A-vianik. Il était ainsi dès le berceau, évelsc édôa-rianik. Bercer, v. a. Remuer le berceau d’un enfant, etc. Luska. Vart. et. Luskella. Part. et. Brañsella. Part. et. Horella. Part. et. Il n’est pas bon de trop bercer les enfants, né kél màd luska ré ar vugalé. C’est le vent qui nous a bercés, ann avel eo en deùz hon brañsellel. Bercer. Amuser, tromper. Divuza. Part. et. Touella. Part. et. Ne me bercez pas de vaines espérances, n’am divvzil kel, n’am touellil kel gant gedou gicân.

    1. Berge ##

Berge, s. f Bord escarpé d’une rivière. 7i7fl/7 eur sler Intel ha diez da bina. Berge. Petite chaloupe étroite. Bagik slriz ou moatt, f.

    1. Berger ##

Berger, s. m. Celui qui garde les brebis. Paotr-ann-déFived, m. P. paolred-ann-déñied. Mesacr ou meser, m. Pl. ien. (Trég.) Bugel, m. Pl. bugélicn. En Vannes, bugul. — Maouler, m. Pl. ien (Corn.) H. V.

    1. Bergère ##

Bergère, s. f. Celle qui garde les brebis. Paolrez-ann-déñved, f Pl. paotrézed-anndéfived. Mesaérez ou mesérez, f. Pl. éd. Bugélez, f Pl. éd. En Vannes, bu^uler.— Maoulérez, f Pl. éd. (Corn.) H. V. Bergerie, s. f. Le lieu où l’on enferme les brebis, h’raou-dénved, m. Pl. kréier-déñved. Sout, m. Pl. OM. Montrez-moi où est la bergerie, diskouézid d’in péléac’h éma kraou ann déñved.

    1. Bergeronnette ##

Bergeronnette, s. f Petit oiseau qui fréquenle les bords de l’eau. Kannérézig-anndour, f Belek, m. Vl. béléien. Berline, s. f Voilure inventée h Berlin. Karroñs-a-verlin, m. Berlinen, ï. Pl. Berlinennou. H. V.

    1. Berlce ##

Berlce, s. f. Sorte d’éblouissement. Brumennadur, m. H. V.

    1. Berne ##

Berne, s. f Sorte de jeu, saut sur une couverture. Lamm war eur vallin, m. Berner, v. a. Faire sauter quelqu’un en l’air par le moyen d’une couverture. Lakaad eunn dén da lammoud enn éar oc’h hé daoli gañd eur vallin.

    1. Berner ##

Berner. Tourner en ridicule, se moquer de quelqu’un. GoapaaI. Part, goapéet. Obergoap. Pourquoi le bernez-vous ? Pérâg é c’hoapail- ]tu anézhafi ?

    1. Bebnelr ##

Bebnelr, s. m. Celui qui berne, qui aime à se moquer. Goapaer, m. Pl. ien. Besace, s. f. Espèce de sac formant deux poches. Èzef, m. Pl. iou. Maléten, f. Pl. ma_

létennrju. Bisac’h, m. Pl. xou. Mettez ce pain dans votre besace, likid arbara-mañ enn }wc’h ézef, enn hô pisac’h.

Etre à la besace, porter la besace, être réduit à la mendicité. Dougen ann c :ef. Béza paoïtr. Béva diicar ann aUtzen. Klask hé voéd.

    1. Besacier ##

Besacier, s. m. Celui qui porte une besace. Néb a :oug euim ézef, eur bisac’h.

    1. Besicles ##

Besicles, s. f. sorte de lunettes à branches.

  • Lunédou-barrek, m. H. V.
    1. Besogne ##

Besogne, s. f. Travail, ouvrage, occupation. L’effet du travail, Touvrage qui en résulte. Labour, va. Travel ou irével, m. Poell ou poellad, m. Faites votre besogne, grid hô labour. J’ai beaucoup de besogne aujourd’hui, kalzaboellou aboeUad em eüzhirio. yoiVa une besogne bien faite, chétu eul labour gréai mai. Besoin, s. ra. Nécessité, manque. Indigence, pauvreté. Èzomm, m. Pl. ou. En Vannes, éc’homm. Plusieurs prononcent ùo//i»j. Diénez, f. En Vannes, diéncc h. Tavañlégez, f. Da-6ber. Avez -vous besoin de quelque chose ? hag ézonvn hoth eùz eùz a eunn drdbennàg ?

Je n’ai pas beaucoup de besoins, 

nem eùzkel kalz a ézommou. Ils sont dans le besoin, diénez a zô gañi-hô. Jai besoin de lui, da-ôber em eûz anézhañ ou gañt-hañ. Qui a besoin, qui est dans le besoin, qui est pauvre. Ézommek. Paour. Tavañlek. Etre dans le besoin, avoir besoin, être pauvre. Êzommékaat. Vâvt. ézommékéet. Kaoud diâiez.

    1. Bestial ##

Bestial, adj. Qui tient de la bête. À zalc’h eûz al loen.

    1. Bestialement ##

Bestialement, adv. En vraie bête. Ével eul loen. É-c’hiz eul loen.

    1. Bestialité ##

Bestialité, s. f. Commerce charnel avec les bêtes. Action de tète. Loéniez, et, par abus, loeniach, f. Chalalérez, m.

    1. Bestiasse ##

Bestiasse, s. f. Pécore, personne dépourvue d’esprit. Kcûnciiden, f. Pl. keùneiidenned. Penn-bdz, m. Pl. pennou-bàz. Diod, m. Pl. ed. Louad, va. Pl. éd.

    1. Bestiaux ##

Bestiaux, s. m. pi. Le bétail. Chalal, comm. En Vannes, chélal. Al loéned, va. pi. Bestiole, s. f. Petite bête. Loénik, coram. Pl. loénédigou. Anévalik, ra. Pl. ancvalédigou. Bétail, s. m. Troupeau de bêtes qu’on mène paître. Ckatal, comm. En Vannes, chélal. Al loéned, m. pl. Ann anévaled, va. pi. Ar miled, m. pl. Menez le bétail au champ, kasid ar chalal ou al loéned d’ar park. Le gros bétail, particulièrement les bêles à cornes. Saoud ou saoul, comm. En Vannes, seul. Avez-vous donné à manger au bétail ? ha boéled eo ar zaoud gan-é-hoc’h ?

    1. Bête ##

Bête, s. f. Animal irraisonnable. Loen, comm. ri. éd. En Vannes, /’i/i.. 4/u’Va/, m. Pl. éd. Mil, comm. Pl. éd. C’est une mauvaise bête, eul loen fall eo. Les bêtes à quatre pieds, al loéned pevar-zroadek. De tout poil bonne bête, a bép liou marc’h niàd. Bête venimeuse. Amprévan, va. Pl. ed Bête, adj. Sot, stupide.. Scif ou sud. Diod. Il a l’air bêle, eunndoaré sôd ou diod en deùz.

Etat de la bête. Loéniez, et, par abus, loeniach, f.

    1. Bêtement ##

Bêtement, adv. En bêle, sottement, stupidement. Evel eul loen. gant sôlôni. Gant louadérez. Gañd diotiez.

    1. Bêtise ##

Bêtise, s. f. Ignorance crasse. Sottise, s’opidité. Sôlôni, f. Diotiez, et, par abus, diotlach, f. Loéniez, f. Louadérez, va. C’est une grande bêtise, eur zôlôni vràz, eunn dioùez vrdz eo.

    1. Bétoine ##

Bétoine, s. f. Plante. Beñlonik, f. Bette, s. f. Plante potagère, que Ton nomme aussi poirée. Béôlez, va. Une seule feuille ou un seul pied de bette. Béôlézen, f. Pl. béùlézennou ou simplement béôlez.

    1. Betterave ##

Betterave, s. f. Plante dont la racine est bonne à manger. Boéd-rabézen, f. Pl. boédrabez.

    1. Beuglement ##

Beuglement, s. ra. Mugissement. meuglement, cri du bœuf, de la vache. Bléjaden, f. Pl. bléjadennou. Buselladen, f. Pl. buselladennou. Riñchan, m. Pl. ou.

    1. Beuglement ##

Beuglement. Gémissement d’une vache ou de son veau, lorsqu’ils sont séparés. Gicégaden. f. Pl. gicégadennou. Gicégérez, m. Beugler, v. n. Meugler, mugir, crier comme le bœuf ou la vache. Bléja. Part. et. Busella. Part. et. Riñchana. Part. et. J’entends beugler le bœuf, klevoud a rann ann éjenn 6 vléja, ô vusella.

    1. Beuglercommeune ##

Beuglercommeune vache ou son veau, lorsqu’ils sont séparés. Gwéga, et, par abus, gicégal. Part. et. La vache ne fait que beugler depuis qu’on lui a ôté son veau, ar vioc h né rà ncmél gicégaabaoué ma eo lammel hé leùé digant-hi.

    1. Beurre ##

Beurre, s. m. Crème épaissie à force d’être battue dans ia baratte. Amann, va. On dit aussi amanen. En Vannes, amonen. Otez bien le poil du beurre, divlevit màd ann aniann. Se former en beurre, en parlant du lait qu’on baratte Amanenna. Part. et. Couvrir ou frotter de beurre. Amanenna. Part. et.

    1. Beurrée ##

Beurrée, s. f. Tranche de pain sur laquelle on a étendu du beurre. Bara amanennel, va. Pastel bara amanennet, va. Donnez une beurrée à cet enfant, rôit bara amanennct d ar bugel-zé.

    1. Beurrier ##

Beurrier, s. ra. Celui qui fait ou vend du heurre. Anianenner, va. Pl. ien. Il n’y avait pas beaucoup de beurriers au marché, né oa kél kalz a amanemiéricn er marc’had. Beurrière, s. f. Celle qui fait ou vend du beurre. Amanennérez, f. Pl. ed. Voilà ma beurrière, chélu va amanennérez. Bévue, s. f. Méprise, erreur où l’on tombe par ignorance, par inadvertance. Fazi, va. Diévezded, m. Coraraent avez-vous fait cette bévue ?penaor hoc’h eùz-hu gréad ar fazi-zé ? Buis, s. m. Ligne oblique. Les diverses faces d’une affaire, les divers moyens dont on peut se servir pour réussir à quelque chose. Gicarigel, (. V. gicarigellou. Be^kel, f. Pi. beskellou. Trôidel, f. Pl. Irôidellou. Treiizel, f. PJ. IreùzcUou. Dislrô, m. Pl. dislrôiou. Il est plein de biais, Icùn eo a tcarigellou. Il y a un biais ici, eur reskel a zô omafi. Il cherche toujours des biais, IrOidcUou ou dislrôiov a glask bépréd.

De biais, qui a du biais. Beslcellek. A-drcùz. A-dro.

Rendre ou devenir de biais, donner du biais. GuarigcUa. Pari. et. licskella. Part. et. BiAisEn, V. n. Etre de biais, de travers. N’agir pas sincèrement. Prendre quelque tempérament dans une affaire. GuavigeUa. Part. et. Beskello. Part. et. Trôidella. Part. et. Moñd a-dreùz. — Klask trô. H. V. Il faudra biaiser, réd é vézô gicarigeUa ou beskella ou klask trô. Ils n’ont jamais biaisé, biskoaz n’hô deûz irSiàcUet.

Sans biaiser, tout droit. Rag-éeun. Rubérubené.

    1. Biberon ##

Biberon, s. m. Celui qui aime à boire, buveur, ivrogne. Éver, m. Pl. ien. Mezvier, m. Pl. ien. Sac’h-gwin, m.

    1. BiBERox ##

BiBERox. Vase à bec. Pôd-Vronnek, m. Pl. pôdou-bronnek. Pedbegek, m. VX. pedou-bégek. Bible, s. f. Le livre sacré des chrétiens qui contient l’Ancien et le Nouveau Testament. * Bill, Î. Levroxx léor ar grisiénîen, m Arskritur sakr, f.

    1. Bibliographe ##

Bibliographe, s. m. Celui qui est versé dans la connaissance des livres. Nép zô gwiziek ékéñveral levriou. — *Bil)liografour, m. Pl. ien. H V.

    1. Bibliographie ##

Bibliographie, s. f. Science du bibliographe. Giciziégez é-kéñver al levriou, f. — * Bibliografiacz. H. V.

    1. Bibliophile ##

Bibliophile, s. m. Celui qui aime les livres. Neh a gâr al levriou.

    1. Bibliothécaire ##

Bibliothécaire, s. m. Celui qui est préposé pour avoir soin d’unebibliolhèque. Néb en deûz karg da lakaad évez ouc’h al levriou. — Léortiek, m. 9]. Léorticien. Ijiblianour. Pl. ien. H. V. BiBLioTHfeQiE, s. f. Lc licu OÙ Ton tient un grand nombre de livres rangés en ordre. L’assemblage d’une grande quantité de livres. Al leac’h é pélàni é talc’heur eunn niver bràz a levriou h’kéad é reiz. Ar strollad cùz a galz a levriou. Ti al levriou. Lc’orli, m. Biblian, m. Biche, s. f. La femelle du cerf. Karvez, f. Pl. éd. Heizez, f. Pl. éd. Hors de Léon, heiez. Elle court comme une biche, ével eurgarvez, ével eunn heizez é réd.

    1. Bicoque ##

Bicoque, s. f. Ville ou place peu importante, mal fortifiée. Petite maison sans agréments. Klosen-géar, f. Pl. klosennou-kéar. Kerik-dister, f. Pl. keriouigou-dister. Kerik-dinerz, f. Pl. keriouigou-dinerz. Tiig-dizoaré, m. Pl. tiezigou-dizoaré.

    1. Bidet ##

Bidet, s. m. Petit cheval. Marcliik ^ra. Pl. kézegigou. Roñséik, m. Pl. roñséédigou. Bided, m. Pl. éd.

    1. Bidon ##

Bidon, s. m. Espèce de broc de bois dont on se sert dans les vaisseaux. Pôd-prenn da lakaad dour, m. Itidon, m. Pl. oh. Bien, s. m. Ce qui est bon, utile, avantageux, convenable. Vertu, probité, ce qui est BIE

louable. Plaisir, satisfaction. 3/dd ou mai, m. Yàd, va. Il ne connaît pas encore le bien du malj na anavez ket c’hoaz armdddiouch ann droitk. C’est un homme de bien, eunn dén dercad eo. Cela m’a fait du bien, ann drâ-zé é detiz gréât vàd dln.

    1. Bien ##

Bien ou biens. Fortune, richesses, ce qu’on possède. Madou, m. pl. Danvez, m. Trà, f. Glâd, m. Péadrâ, m. Il a beaucoup de biens, madou bràz en deûz. Il n’a pas de grands biens, n’en deûz két kalz a zanvez. C’est mon bien, va zrâ eo. Elle aura du bien, glàd ou péadrâ é dévézô.

    1. Bien ##

Bien. Particule adverbiale qui sert à marquer un certain degré de perfection, un état heureux et avantageux dans la chose dont il s’agit. Beaucoup, fort. Mâd ou mât. Ervâd. Kaer. Kalz. Brâz. Meùr. Meûrbéd. Il est bien fait, gréât mâd eo. Ils vivent bien, béva a réoñd ervâd. Il charte bien, kana kaer a râ. Il a eu bien de la peine, kalz a boanen deûz bét. Il était bien savant, gwiziek brâz é oa. Aussi bien. L’crkouls. Il est vieux, aussi bien que moi, kôz eo kerkouls ha mé. Bien que, encore que, quoique. Pégémeñlbennâg. Pélrà-bennâg. Bien que je vous aime, pégémeñl-bennâg ou pélrâ-bennâg ma ho karann.

    1. Bien ##

Bien-aimé, e, adj. etsubst. Muia-karet, m. Karañiez, f. Koañt, f. Ce dernier s’emploie seulement pour les femmes. C’est mon bienaimé, va muia-karet ou va c-’harantez eo. C’est ma bien-aimée, vac’hoand eo. H. V. Bien-aise, adj. Content, satisfait. A zô dâ gant. Laoucn. Je suis bien-aise de vous voir, dd eo gan-iñ hô kwélout, laouen ounn oc’h hô kwélout.

    1. Bien ##

Bien-être, s. m. Subsistance aisée et commode. Buézégez éaz, f.

    1. Bienfaisance ##

Bienfaisance, s. f. Inclination à faire du bien aux autres. Madélez, f. Mâdôbéridigez, f. Il a été de tout temps porté à la bienfaisance, a béb amzer eo béd douged d’ar vadélez. Bienfaisant, adj. Qui prend plaisir à faire du bien aux autres. Madek. Kalounuz. Mâdôbéruz. Douged da ôber vâd. Il n’est pas aussi bienfaisant que son frère, né két ker madek, ker kalounuz hag hé vreûr.

    1. Bienfait ##

Bienfait, s. m. Grâce, faveur, bon office. Don, libéralité. Mâdôber, m. Pl. mâdôbériou. Obermâd, m. Pl. ôbérioumâd. Madélez, f. Pl. madélézou. Trugarez, f. Pl. ou. Rô, m. Pl. rôou. Largeñlez,{. Pl. largeñlésiou. Bévez, f. Je dois cela à vos bienfaits, d’hô màdôbériou é tléann kémeñt-sé. Voilà ses bienfaits, chétu hé drugarézou. C’est bienfait pour lui, bévez eo évit-hañ.

    1. Bienfaiteur ##

Bienfaiteur, s. m. Celui qui fait quelque bien à quelqu’un. Mâdôbércr ou mâdùbérour ., m. Pl. ien. C’était mon bienfaiteur, va mâdôhérer oa.

    1. Bienfaitrice ##

Bienfaitrice, s. f. Celle qui fait quelque bien à quelquun. Màdôbérérez ou mâdôbérourez, f. Pl. ed.

    1. Bienheureux ##

Bienheureux, adj et s. m. Fort heureux, qui a un grand bonheur. Béatifié. Euruz ou evuruz. Gwenvidik. Pour le plur. du subst., gwenvidien. C’est un horame bienheureux, eunn dén euruz ou gfMeritfdi^ co. Les bienheureux voient Dieu face à face, ar gwenvidien a icél Doué drcmm-ouc’h-dremm.

Rendre ou devenir bienheureux. Gwenvidikaal. Part, gwenvidikéel. Lakaal oudoñdda véza euruz.

    1. Biennal ##

Biennal, adj. Qui dure deux ans. Daouvloasiad. Daou-vloasiek. A hàd daou vloaz.

    1. Bienséance ##

Bienséance, s. f. Convenance de ce qu’on dit ou de ce qu’on fait, par rapport aux personnes, à l’âge, au sexe, au temps, elc. Z>eréadégez, f. Scvenidigez, f. Kempennadurez ou kempennidigez, f. La bienséance exige cela, ann déréadégez a c’houlenn ann drà-zé.

    1. Bienséant ##

Bienséant, adj. Qu’il sied bien de faire, de dire. Déré ou déréad. Séven. Kenipenn. Ce que vous faites n’est pas bienséant, nékéd déré ou déréad ar péz a rit.

Etre bienséant. Déréout. Part, déréet. Cela n’est pas bienséant, ann drâ-zé nazérékét. Qui n’est pas bienséant. Amzéré ou amzéréad. Bientôt, adv. Dans peu, dans peu de temps. Hép-dalé. Abars-ncmeùr. Abetm-némeûr. Éberr ou é-verr ou éberr. Il viendra bientôt, hép-dalé ou abars-némeûr é teûiô. Bienveillance^ s. f. Bonne volonté, disposition favorable envers quelqu’un. Grddvdd, f. Madélez, f. KarañUz, f. Il a de la bienveillance pour moi, hé c’hràdvâd am eûz kar an lez a zoug d’in. Bienveillant, adj. Qui a de la bienveillance. Madek. Karañlézuz. Bienvenu, adj. Qui est bien reçu. Deûelmâd. Digémérel-màd. Il est bienvenu partout, dcûcl-mâd eo é pép léach. Bienvenue, s. f. L’heureuse arrivée de quelqu’un. L’entrée de quelqu’un dans un corps. Donédigez-vdd, f. J’étais à leur bienvenue, d’hô donédigez-vdd édounn. Bière, s. f. Cercueil, espèce de coffre pour mettre un corps mort. Arched, m. PL ou. Laour, f. Pl. iou. On ne Ta pas encore mis dans sa bière, né kél c’hoaz lékéad enn hé arched, enn hé laour. Bière. Espèce de boisson. Bier ou bér, m. Petite bière. Biorc’h, m. Bièvre, s. m. Espèce de castor. Avañk, m. Pl. ed. Biez, s. m. Canal qui conduit les eaux pour les faire retomber sur la roue d’un moulin. Kaon, m. Pl. iou. Kàn, m. Pl. iou. Il faut nettoyer le biez, réd eo rifisa ou nélaad ar c’haon ou ar c’hàn. Biffer, V. a. Effacer ce qui est écrit. Zifrooza ou lémel ar péz a zô skrivel. Bigame, adj. et s. ra. Qui est marié à deux personnes en même temps. Il se dit aussi de ceux qui ont été mariés deux fois, ^éb a zô dimézel da zaou zén ktrrel ou ivar eunn drô. Néb a zô bel dimézel diou véach. Néb a zô a$dimézel. BIL

Bigamie, s. f. Mariage avec deux personnes en même temps. Il signifie aussi l’état de ceux qui ont passé à un second mariage. Dimizi gañd daou zén kévrel ou icar eunn drô. Asdimizi, ra. Eil-dimizi, va. La bigamie exelut de la prêtrise, ann asdimizi a vir da vézabélek. Bigarré, adj. et part. Qui est de couleurs mélangées. Z ?nz. Marellel. Bigarreau, s. m. Grosse cerisse bigarrée. Kiñez-briz, m. Un seul bigarreau. Kiñézenvriz. Pl. kiñézennou-briz, ou simplement kinez-brîz. BiGARREAUTiER, s. m. Arbre qui porte les bigarreaux. Kinézen-vrîz, f. Pl. kinézenned briz. Gwézen-kiñez-briz,{. Pl. gwez-kiñez-briz. Bigarrer, v. a. Diversifier de couleurs tranchantes ou mal assorties. Briza. Part. et. Brizella. Part, el En Vannes, bric’hein ou bric’hellein. Marella. Part. et. Bigarrure, s. f. Variété de couleurs tranchantes ou mal assorties. Il s’emploie aussi au figuré et se prend en mauvaise part, pour un mélange de choses qui vont mal ensemble. Brizadur^ m. Marelladur, ra. Bigle, adj. et s. m. Louche, celui dont les yeux sont tournés en dedans. Gwilc’her. Pour le plur. du subst., gwilc’hérien. Loakr. Pl. îoakred (Trég.) Bigler, v. n. Loucher, regarder en louche, en bigle. Gwilc’ha. Part. et. Quelques-Jins prononcent gwilga. Kilelia. Part. et. Lva- ^ràl. Part. et. (Tég.)Bliñgein. Pari. el. (Vann.) Celui qui a l’habitude de bigler. Gwilc’her, m. Pl. ien. Kilelur, m. Pl. ien. Loakrer, m. Pl. ien. iJrcg.) Bliv. g our, m. Pl. iow. (A’ann.) Action de bigler. Givi c’hérez, m. Kilchérez, xñ. Loakrérez, xü. Blingérec’h, m. (Vann.) Bigorne, s. f. Enclume à deux bouts. Annéô-gornek, f. Pl. anncôiou-kornek. Bigot, adj. et s. m. Hypocrite, faux dévot. Pilpouz, m. Pl. éd. Dén-gôlôel. Brîz-déol. Bigote, s. f. Tausse dévote. Pilpouzez, f. Pl. éd. Bigoterie, s. f. Hypocrisie, fausse dévotion, dévotion outrée. Pilpouzérez, m. Bijou, s. m. Petit ouvrage curieux ou pré cieux, servant à la parure d’une personne, à l’ornement d’une chambre, etc. Kiñklérez, m Pl. ou. Pin ferez, m. Pl. ou. Bragéérez, m. Pl. ou. Brabraô, m. Bilan, s. m. État de l’actif et du passif d’un négociant en faillite. Ar pez en deûz hag arpes a zlé eur marcltadour [aziel. H. V. Bilboquet, s. m. Irslrument de jeu. * Bikblok, ra. Pl. bikblogou Vann. H. V. Bile, s. f. Humiur animale, jaune, araère, dont la sécrétion se fait dans le foie. Apolum, m. Emouvoir la bile, exciter la colère. ÎMkaad da vuanékaat. Bilieux, adj. Qui abonde en bile. Apolumvz. Bilieux. Colère. Buanek. Téar. Bille, s. f. Petite boule. Bolod, m. Pl. ou. Cette bille n’est pas assez grosse, ne két bràz aualc’h ar bolod-mañ. Bille (le bois qui sert au jeu de la crosse. Horcl, f. Pl. horellou.

Pousser une bille avec la crosse. Horella. Part. et.

    1. Bille ##

Bille. Gros bâton donlse servent les emballeurs pour serrer. S(arderc :,{. Pl. slardérezoti.

    1. Billet ##

Billet, s. m. Petite lettre. S/crid, m. Pl. ou. Lizerik, m. Pl. Uzerouigott.

    1. BiLLON ##

BiLLON, s. m. Monnaie de cuivre. Péz-koévcur, m. H. V.

    1. Billot ##

Billot, s. ni. Tronçon de bois. Pilgoz, m. Pl. pi/(705io». Quelques-uns prononcentj)t7<oz. Eskammed, ni. Pl. ou. Mettez le canard sur le billot et coupez-lui la tète, Ukid annhouad tcar ar pilgoz ha Iroucliid hé benn d’czhan.

    1. Binaire ##

Binaire, adj. Qui est composé de deux unités. Eiiz a zaou. Eilvéder. C’est un nombre binaire, eunn niver eilvéder eo.

    1. Bixard ##

Bixard, s. m. Chariot à quatre roues d’égale h luteur. Karr a hevar rôd eùz a eunn huelded hvvel.

    1. Biner ##

Biner, v. a. Donner une seconde façon aux terres. Rei eunn eil drà d’ann douarou’.

    1. BiNF ##

BiNF. R, v. n. Dire deux messes par jour ou <lesservir deux ég’. ises Lavaroud diou oféren enn eunn dervez. Lavaroul ann oféren édiouiliz. BioGB. 4PHE, s. m. Auteur d’une vie particulière. Buheskrivañer, m. Pl. ien. H. V. Biographie, s. f. Buheskrivsl, f. Pl. buhésioH. H. V. Bipédal, a. ij. Qui a la mesure de deux pieds. En dciiz daou droalad. Bipède, adj. Qui marche sur deux pieds. Daou-droadrk, Uu animal bipède, eu/manevai daou-droadek. Bique, s. f. Femelle du bouc, chèvre. Gaour ou gavr, f. Pl. géor ou gevr. Biquet, s. m. Le petit d’une bique, d’une chèvre. Gnourik ou gavrik, m. Pl. géorigou "U gevrigou. Bis, adj. Brun, gris, entre le blanc et le noir. Demzu. Asdu. Gldz-wenn. Brazed. Donnez-moi au pain bis, rôil bara demzu ou bara brazed d’in. Cette peau est trop bise, ré zemzu eo ar c’hroclien-zé. Bisaïeul, s. m. Père de l’aïeul ou de raïeulc. Tdd-kûn, m. Pi. ladou-kûn. Bisaïeule, s. f. Mère de l’aïeul ou de l’aïeule. Mamm-giin f f. Pl. mammou-kùn. Bisannuel, adj. Qui ne subsiste que pendant deux ans. JJaou-vloaziek. Na bdd néméd duou l’ioaz. C est une plante bisannuelle, eul louzaouen daou-vloazieg eo. Biscornu, e, adj. Irrégulier. Mal bâti, mal fait. Kersé (Corii. J JUskellek (Vann. l uic’hiz. H V. Biscuit, s. m. Vîi[hscric. Gwesped, m. Un seul biscuit, ^u ;i«/>(’V7p/i, r. Pl. gwlipidiMiispid. H. V. Bise, s. f. Vent du nord. Avelann hañlernôz. Biz, m. Aiel riz, f. Biseb, v. n. Devenir bis. Doñd da-véza drmzu. Les blés bisent, ann édou a zeû da véza demzu. Biset, s. m. Pigeon sauvage dont la chair est plus noire que celle des autres. Koulm BLA gwéz eùz a béhini ar c’hik a zâ duoc’h égéd hini ar ré ail. Bison, s. m. Bœuf sauvage. Ejenn-gwéz, m. Pl. éjenned-cliouéz. BisQu. viN, s. m. Peau de mouton en laine. Kroc’hen maout gaftd hé c’hloan. BissAC, s. m. Sac ouvert en long par le milieu et fermé par les deux bouts, en sorte qu’il forme comme un double sac. Ézef, m. Pl. iou. Maléten, f. Pl. malélennou. Bisacli, m. Pl. iou. Il n’y a rien dans mon bissac, n’eûz nélrà em ézef, em bisac’h. Bissexte, s. m. L’addition qui se fait d’un jour tous les quatre ans au mois de février. Ar c’hresk a réeur eûz a eunn dervez bép pévar bloaz da viz clioucvreur. Bizéost, m. Bissextil, e, adj. Il se dit de l’année où se rencontre le bissexte. Année bissextile bloave : ar bizéost. Bistocri, s. m. Scalpel. Aôlen-gamm, f. Pl. aôlennou. H. V. Bitort, s. m. Menue corde à deux ûls. Korden voan a ziou neûden, f. Bitume, s. m. Matière liquide, inflammable, noire, huileuse. Vék, m. H. V. Bizakre, adj. Fantasque, capricieux, extravagant. Extraordinaire, singulier, hors de l’usage commun. Kuladuz. Froudennuz. Pennaduz. Marilelluz. Dizoaré. Dibaot. Kvrsé. Iskiz. Dichlz ou digiz. SluUennuz. C’est un homme fortbizarre, eunn dén froudennuz brâz co. Cette couleur est bizarre iskiz ou dizoaré eo al liou-zé. Bizarrement, adv. D’une façon bizarre. E7m eunn doaré iskiz ou dicliiz. Bizarrerie, s. f. Humeur bizarre. Qualité de ce qui est bizarre. Kulad, m. Frouden, f. Pennad, m. Marilel, m. Dibaodder, m. Slulten, f. Blafard, adj. Pâle, terne. Drouk-livel ou droulivel. Glàz. Morlivel. Bl. aireaü, s. m. Mammifère d’Europe, puant, qui se creuse un terrier. Broc’h, m. Pl. éd. Louz, m. Pl. éd. Bourboulen, f. Pl. bourboutenned. (Vannes.) Il pue comme un blaireau, fleria a râ ével eur broc’h. Bl. xmable, adj. Digne de blâme, répréhensible. Tamalluz. Rébechuz. Diveûluz. C’eslune chose blâmable, eunn drà tamalluz j eunn drà divcûluz eo. Blâme, s. m. Sentiment, discours par lequel on condamne une action. Tamall, m. Itébech, m. Namm, m. Il a jeté le blâme sur moi, laoled en deûz ann tamall war-n-ovn. Il n’est pas sans blâme, né kéd hép tamall, hép namm. Qui est sans blâme, sans reproche. Didamall. Dirébech. Dinamm. — * Divlamm. H. V. Blâmer, v. a. Reprendre, condamner. Tamallout, et, par abus, tamall. Pari, tnmallet. Rébecha, et, par abus, réhech. Part, rébéchet. Karéein. Part. karéet[ann.) Ne le blâmez pas, ce n’est pas lui qui a tort, na damallii kéd anézhañy né két gant-hañ éma ar gaou. .

    1. Blanc ##

Blanc, adj. Qui est de la couleur la plus approchante de la lumière et la plus opposée au noir. Il se dit aussi de plusieurs choses qui ne sont pas tout à fait blanches, pour les distinguer de celles de même espèce qui ne le sont pas tant ou qui sont d’une autre couleur. Il se dit par opposition à sale. Pur, innocent, sans tache. Gwenn. Kann. Dinamm. Diañlek. Didamall. Glan. Frésk. C’est aussi blanc que du lait, ker gwenn ha léaz eo. Elle a mis une chemise blanche, eunn hiviz fn’sk é deùz Ickéat. Il est resté blanc, innocent, didamall co choumet. Blanc éclatant, très -blanc. Gwenn-kann. Rendre blanc. Gwenna. Vàvt. et. Il sera difficile de la rendre blanche, diez é ve’zo hé gwenna. Devenir blanc. Gwennaal. Part, gwennéet. Jamais il ne deviendra blanc, hikennna tvennai.

De but en blanc. Dic’vez. H. V. Blaxc, s. m. La couleur blanche. But où ron tire. Gwenn, m. Tout le monde aime le blanc, ar gicenn a zô karcl gañd ann holl. H a donné dans le blanc, skoed en deûz er gwenn. Blanc d’oeuf ou glaire d’œuf. Gwenn-vi, VQ. Bla>c-bec, s. m. Jeune homme sans expérience, ücn-iaouañk diwiziek. — Divarveck, m. H. V.

    1. Blanc ##

Blanc d’Espagne, Kléiz, m. H. V. Blanc-selng. Arouc’z wenn. H. Y. Blanchâtre, adj. et s. m. Tirant sur le blanc. Demwenn. Asgwenn. A denn war ar gwenn. Gwennard.

    1. Blanchecr ##

Blanchecr, s. f. L’état de ce qui est blanc. La couleur blanche, Gwender, m. Je le reconraîtrais à sa blancheur, hé anaoud a rafenn dioud hé wender. Blancheur éclatante. Kander, m.

    1. Blanch ##

Blanchîment, s. m. L’action de blanchir. L’effet qui en résulte. Il se dit particulièrement des toiles et de la monnaie. Gwenncrez ou gwennadur, m. Kouézérez, m. Kandiérez, m.

    1. Blanchie ##

Blanchie, v. a. Rendre blanc. Laver, nettoyer. Faire paraître innocent un accusé. Gwenna. Part. et. Kanna. Part. et. Kandia. Part, kandiet. Gwalc’hi. Part. et. Divec’hia. Part, divechiet. Diskarga. Part. et. Vous n’avez pas bien blanchi ma toile, né kél gwenvel mdd va lien gan é-hoc’h. Comment le blanchirez-vous, le justifieroz-vous ? pénaoz é livec’hiol-Iiu ou é liskargot-hu ou é gtoennol-hu anézhañ ?

    1. Blanchir ##

Blanchir, v. n. Devenir blanc. Vieillir, devenir vieux. Gwennaal. Part, gicennéet. Glaza. Part. et. Loiiédi. Part. et. Votre fil blanchit, gwennaad a rà ho neûd. Ses cheveux blanchissent à iie. à’œW, gwennaal ou glaza ou lovédi a râ hétléô a-wéldremm. Blanchissage, s. m. L’action et l’effet de blanchir du linge. Gwennérez, m. Kouézérez, m. Kannérez, m. Kandiérez, m. Le blanchissage est cher ici, kérto ar gwennérez aman. Blanchissant, adj Qui blanchit. Gtvennuz. Blanchisserie, s. f. Lieu où l’on blanchit les toiles, la cire, etc. Gwennadek, f. Pl. BLE


gwennadégou. Kandi, m. Pl. kandiou. Tikouez, m. Pl. licz-kouez. Portez la toile à la blanchisserie^ kasid al lien d’ar wennadek, d’ar c’handi.

    1. Blanchisseur ##

Blanchisseur, s. m. Celui qui blanchit le linge, etc. Gwenner, m. Pl. ien. Konézer ou kouésier, m. Pl. ien. Kandier m. Pl. ien. Kanner, m. Pl. ien. Donnez la cire au blanchisseur, raid ar clïoar d’ar gwenner. Je suis venu dans la charrette d’un blanchisseur, é karr eur c’houésicr ounn deûet. Blanchisseuse, s. f. Celle qui blanchit le linge, etc. Gwennérez, {. Pi. éd. Kouézérez ou houésiérez, f. Pl. éd. Kandiérez, f. Vl. ed. Kannérez, f. Pl. éd. Votre blanchisseuse m’a perdu une chemise, hô kouésiérez é deûz kolled eunn hiviz d’in.

    1. Blaser ##

Blaser (se), v. réfl. S’user se dégoûter par l’excès des plaisirs, etc. D/r/asa. Part, et Dic’hoantaal. Part, dic’hoantéet. Il s’est blasé là-dessus, divlazed eo ou dic’hoanléed eo c^z a gémeñt-sé.

    1. Blason ##

Blason, s. m. Armoirie. Assemblage de tout ce qui compose l’écu armoriai. Arouésiou, m. L’art du blason. Hérodraez, f. H. V. Blasonner, v. a. Peindre des armoiries. Arouézi. Part. et. Adarmézi. Part. et. H. V. Blasphémateir, s. m. Celui qui blasphème. Touer, m. Pl. ien. Touer-Doué, m. Blasphème, s. m. Parole impie, outragea la divinité, à la religion. Touadel, f. Pl. louadellou. Lé-douet, m. Pl. léou-dnuel. Dronkprézek, m. Drouk peden, f. Gér a ét. ep Doué pé a éneb hé lézen.

Proférer des blasphèmes Toiii. Part, tonel. Toui Doué.

Celui qui profère des blasphèmes. Touer, m. Pl. ien.

    1. Blasphémer ##

Blasphémer, v. n. Proférer un b’a^phèmè’ Parler outrageusement de la divinité ou de la religion. Toui. Part, touel. Komza aéiiep Doué pé a éneb hé lézen. Drouk-prézégi. Drouk-pédi.

— Gwall-bédi. H. V.

    1. Blatier ##

Blatier, s. m. Marchand de blé. Marcliadour éd, m. Pl. marc’hadourien-éd. Blé, s. m. Plante qui produit le grain dont on fait le pain. Le grain seul. Èd, m. V. édou. ld, m. Pl. idou. Un seul grain de blé, éden, f. Pl. édennou, édoii ou simplement éd. Le blé n’est pas cher, né kél kér ann éd. Il m’est entré un grain de blé dans l’œil, eunn éden a zô éad em lagad. La pluie a abatfu les blés, (léed eo ann édou gand ar glaô. Blé froment. Gwiniz, m. En Vannes, gunic’h ou gunecli. Donnez-moi du pain de blé froment, roil bara gwiniz d’in. Blé noir ou sarrasin. Gwiniz dû, m. Èd-dii, m. Nous aurons de la bouillie de blé noir à souper, iod gwiniz-dù hor bézô da goan. Blé charbonné, blé noirci intérieurement. Duan, m Duod, m. Grullu, m. (Corn.) Blé que le fermier doit fournir à son maître, comme rente. Gléd ou gléz, m. Abondant en blé. Èduz. Ce pays n’est pas abondant en blé, né kéd eur vrâ cduz hou-mañ. Sans blé, qui n’a pas de blé, qui ne produit pas de b !é. Dized.

Blême, adj. Paie, urouklivel ou drouUvel. Disliv. Môrlivet. Dislrouñkel. Glas. Pers. C’est un homme blême, cumi drouJdived a zén eo.

Devenir blême. Doñd drouldivel. Sléana. l’art, et. Glaza. Part. et. Blêmir, v. n. Devenir blême, pâlir. Doñd drnuklivel. Stéana. Part. et. Glaza. Part. et. Il blêmit de cocre, droukUved é leù gañdar vuanégez.

    1. Blesser ##

Blesser, v. a Donner un coup qui cause de la douleur. Causer quelque incommodité. Faire tort, porter dommage, offenser. Gloaza ou glaza. Vart. cl. Goulia. Pdrt. gouUel. Pisliga. Part. et. Ober drouk. Ober poan. Goana. Vavi. et. Diéza. Part. el. Obergaou. Gwalla.’Part. el. Gaoui. Part, gaouet. Vous m’avez blessé, ra ^-ioazef, ou va glazel hoc h eûz. Il a été blessé d’un coup d’épée, qand eunn laol klézé eo bel gouliet. Mes souliers me blessent, va boulou a ra drouk d’in ou a zies aclianoun. Cela ne blessera personne, ann drd-zé na wallô dén, na rai gaoH da zén.

    1. Blksser ##

Blksser. En parlant des bêtes féroces. Plaouia. Part, plaouiel. L’agneau a été blessé par le loup, plaouied eo béd ann oan gañd ar hieiz.

Sujet à blesser quand il frappe. GouUuz. Glazuz. Pisliguz.

    1. Blessure ##

Blessure, s. f. Plaie. L’impression que fait un coup qui entame ou qui meurtrit les chaires. Goiili, m. Pl. gouliou. Gloaz, f. Pl. gloasiou. Gldz, f. Pl. ou. Sa blessure est guérie, paré eo hé c’houli, hé c’hloaz.

Qui est couvert de blessures. GouUek. Gôhkd a chouliou.

    1. Blet ##

Blet, adj. Trop mûr, à demi-pourri, en parlant d’un fruit. Pézel. Ulôd. Gwàk. lotisl. Cette poire est blette, pézet ou blùd eo ar béren-mañ. Rendre ou devenir blet. Pézellaat. Part, pézelléel. Uloda. Part. et. Gwikaat. Part. Gwakéel. Blei ;, adj. Qui est de couleur d’azur, de la couleur du ciel, mais un peu plus foncée. Gldz. Mon habit est bleu, gldz eo va zaé. Bleu clair ou bleu céleste. Pers.

Rendre ou devenir bleu. Glaza. Part. et. Persa. Part. et. Bleu, s. m. La couleur bleue, l’une des sept couleurs primitives. Gldz, m. Liou gldz, m. Pers, m. Liou pers, m. BLF. u. iTRK, adj. Tirant sur le bleu. Demc’hldz. Asglàz. A denn war ar gldz. Glazard.

    1. Bleuir ##

Bleuir, v. a. Faire devenir bleu. Glaza. Part. et.

    1. Bloc ##

Bloc, s. m. Ama-,, assemblage de diverses choses et principalement de marchandises. Gros morceau de pierre, de marbre brut. Kalzen ou kalzaden, f. Pl. kalzennou on kalzadennou. Tolzen, f. Pl. lolzennou.

Kn bloc, en gros, en total, tout ensemble. A-dreùz. Enncur slroUad. War eunn drô. Ann eil dré égilé. l a acheté toute la boutique en bloc, préned en deûz ar slàl holl a-dreùz ou a-dreûz-varc’had.

    1. Blocage ##

Blocage, s. m., ou blocaille, s. f. Menu moellon. Me’m-boéd, ra. pi.

    1. Blocus ##

Blocus, s. m. Campement d’une armée ou d’un corps de troupes sur les avenues d’une place, pour qu’il n’y entre aucune espèce de secours. Etat d’une ville cernée. Kelc’hiadur, m. Grounnadur, m. Gourizadur, m. Slrôbadur, m. Kelc’h, m.

    1. Blond ##

Blond, adj. et s. ra. Qui est d’une couleur moyenne entre le doré et le châtain-clair. Il se dit des cheveux et du poil. Mélen. Sa chevelure est blonde, eur pennad bléô mélen en deûz. Mélennek.

    1. Blond ##

Blond, s. ra. La couleur blonde. Al liou mélen, m. — Blond doré. Mélen-vi. H. V.

Devenir blond. Mélennaat. Part, mélennéel.

    1. Blondin ##

Blondin, adj. et s. ra. Quia les cheveux blonds. En deûz bléô mélen. Mélennek. Pour le plur. du subst. mélennéien.

    1. Blondir ##

Blondir, v. n Devenir blond. Mélennaat ou mélénaal. Part, mélennéel ou mélénécl.

    1. Blondissant ##

Blondissant, adj. Qui blondit, qui devient blond. A vélénna. A zeù da véza mélen. Bloquer, v. a. Occuper avec des troupes toutes les avenues d’une place, la cerner, en faire le blocus. Kelc’hia. Part, kelc’hiet.

Grounna. Part. et. Gouriza. Part. et. Slrôba. Part. et. La ville est bloquée, kelc’hiet ou gourizet ou grounnel eo ar géar.

    1. Blottir ##

Blottir (se), v. réfl. S’accroupir, se mettre tout en un tas. Pucha. Part. et. Souchaou choucha. Part. et. Klucha. Part. et. Il s’était blotti derrière la porte, puchet ou soucheléoa adré ann or.

    1. Bluet ##

Bluet ou barbeau, s. m. Fleur bleue des champs. Blavéola, m. Pl. ou.

    1. Bluette ##

Bluette, s. f. Etincelle. Elven, f. Pl. elvennou. Eliénen, f. Pl. eliénennou. Fulen, f.

Pl. fulennou. (Corn.) Il est tombé une bluetle de feu sur votre robe, eunn elven dàn a zo kouézed war ho saé.

    1. Bluteau ##

Bluteau ou BLuroiRE, s. m. Espèce de sas pour passer la farine. Burulel ou brulel, f. Pl. burulellou. Tamoez-slañk, m. Passez-le par le bluteau, tréménit-hén dré ar vurutel, dré ann lamoez-slañk.

La contenance ou la plénitude d’un bluteau. Burulellad ou brutellad, f. Pl. ou.

    1. Bluter ##

Bluter, v. a. Passer la farine par le bluteau. Burutella Ou brulella. Part. et. Allez bluter la farine, id davuruleUa ar bleûd.

    1. Bluterie ##

Bluterie, s. f. Lieu où les boulangers blutent la farine. Burulellérez ou brutellérez, f. Pl. ou. Le boulanger est-il dans la bluterie ? hag er vurulellérez éma ar baracrl Blutoire. Voyez bluteau.

    1. Bobèche ##

Bobèche, s. f. Partie du chandelier où se met la chandelle. TouU ar c’houlaouen, m.

    1. Bobine ##

Bobine, s. f. Espèce de fuseau sur lequel on dévide du fil, de la soie, etc. C’est aussi cette petite canelle placée au milieu do la navette d’un tisserand. Béni ou. bini, f. Pl. béniou nlouoxï biniou. Kanel, f. Pl. /fanc^ou. Mettez de la laine sur celte bobine, Ukil gloan war ar véni-mañ, toar ar gancl-mañ. Le fil, la laine que contient une bobine. Béniad ou biniad, f. Pl. ou. Kanellad, f. Pl. ou.

Le fer qui conduit le fil sur la bobine, lorsque Ton file au rouet. Tromp, f. Pl. ou. Bobiner, v. a. Dévider du fil, de la soie, etc., sur une bobine. Dibuna neûd pé c’hloan war eur véiii.

    1. Bobo ##

Bobo, s. m. Mot pris du langage des enfants. Léger mal. Boubou, m. Vous avez du bobo, mon petit ! Boubou hoc’h eûz, va ma-Uk !

Bocage, s. m. Bosquet, petit bois. Brouskoad ou bruskoad, m. Pl. brouskoadou, et, par abus, brouskoajou. Koadik-stañk, m. Pl. koadouigou-slañk. Bôdenoubôden-wéz, f. Pl. bôdennou ou bôdennou-gwéz. Ce pays -là est plein de bocages, ar vrô-ze a zô leùn a vrouskoadou, BoECF, s. m. Taureau châtré. Ejenn, va. Pl. éjenned. En Trég. et Haute-Corn., ijenn. Pl. oc’hen ou ouc’hen. En Vannes, éjann ou éjonn. Pl. éjein ou oc’hin. J’ai deux bœufs gras à vendre, daou éjenn lard cm eûz da werza. Donnez de l’eau aux bœufs, rôid dour d’ann éjenned. BoECFjS. m. Chair de bœuf. Bevinou kik-bevin, m. En Trég. et Vann., beouin. Donnez -moi un morceau de bœuf, raid d’in eunn lamm bevin, eu eunn lamm kik-bevin. BoECF-MARiNjS. m. Ejentt-vor, m. Pl. éjennedmor. Reûnik, m. Pl. reûniged. Bogue, s. f., La couverture piquante qui enveloppe la châtaigne. Klozen-gisUn, f. Pl. klûz-kistin. Ballask, m. Boiee, V. a. et n. Avaler une liqueur. S’enivrer. Eva. Part. et. En Vannes, e’ouem ou ivein. Donnez-moi à boire, raid da éva d’in. Je ne puis pas boire à ma soif, n’hellann kéd éva d’am sec’hed. Je bois à votre santé, d’hô icc’hed éc’h évann. Boire, s. m. Breuvage, boisson, ce qu’on boit. Éva, m. Évachym. C’est sa sœur qui lui apprête son boire et son manger, hé choar eo a aoz d’ézhan hé éva hag hé zibri. Bois, s. m. La substance dure et compacte des arbres. Lieu planté d’arbres. Koal ou koad, m. Pl. koadou, et, par abus, koajou. En Vannes et autrefois, koetoa koed. Prenn, m. Il sera fait en bois, agoadévézô gréai. Il y a un grand bois derrière la maison eur c’hoat brâz a zô adré ann H. Nous n’avons que des écuelles de bois, skudellou prenn nlion eûz kén. Bois taillis. Koat-méd, m. Pièce de buis. Koaden, f. Pl. koadennou. Le bois d’un crible, d’un tarais, Kañl, va. Pi. kañlou, et, par abus, kañchou. Bois d’un cerf, ses cornes. Korn-karâ, m. Pl. kerniel-karô ou kerniel-kirvi. Bois de lit. Koal-gwélc, m. Pl. koadougtoélé. Arcli-wélé,{. Pl. arc’hiou-gwélé. Slemgwelé, m. Pl. slerniou-gwélé. BOI î La partie la plus dure du bois. Derc’h, m. Keizen, f. Gwiñen, f. Jeune bois qui vient sur souches. Glazten ou glaztren, f. Jeune bois pliant propre à faire des claies, etc. Eévez, m. Bois dechaufi"age, boisa brûler. Keûneûd, m. En Vannes, kéned ou kaned. Une seule bûche de bois de chauffage. Keûneûden, f. FI. kcûncûdennou, ou simplement Â-’etineûrf. Il y a trop de bois dans le feu, ré a geùncial a zô enn Idn. Ramasser ou exploiter du bois de chauffage. Keûneûla. Part. et. Celui qui ramasse ou qui exploite du bois de chauñage. Kedneûlacr, m. Pl. ien. Abondant en bois de chauffage. Kcûneûdek. Boisage, s. m. Tout le bois dont on s’est servi pour boiser. Koadach, m. Koalérez, m. Framm eunn lî, va. BoisÉ, adj. Garni de bois. Koadek. Gwézek ou gwézennek. Il demeure dans un pays boisé, enn eur vrô goadeg é choum. J’aime les pays boisés, ar vrôiou gwézenneg a garann. Boiser, v. a. Garnir de menuiserie. Koada. Part. et. En Vannes, koédein. Koalaat. Part. koalécl. Je ferai boiser ce mur, lakaad a vinn koada ou koalaad ar voger-mañ. Boiserie, s. f. Ouvrage de menuiserie dont on couvre les murs d’une chambre, d’un cabinet. Koadach, m. Koalérez, m. Il y aura une boiserie ici, eur choadach a vézô aman. BoiSEDx, ad). De nature de bois. Koadek. Ce navet est boiseux, koadeg eo ann irvinenmañ. Boisseau, s. m. Sorte de mesure pour les choses solides, les grains, etc., dont la grandeur varie suivant les pays. Boézel, m. Pi. boézellou. Mettez le blé dans le boisseau, likid ann éd er boézel. Boisseau. Voyez boisselée. Demi-boisseau. Hañler-boézel, va. Aslel, f. Pl. asiellou. Le contenu d’un demi -boisseau. /fañ<crboézellad, va. Aslellad, f. Pl. ou. Mesure pour les grains contenant deux boisseaux. Givarsad, va. Pl. ou. Boisselée, s. f. La mesure d’un boisseau. Boézellad, va. Pl. ou. lime doit une boisselée de blé, eur boézellad éd a dlé d’in. BoissELiER, s. m. Artisan qui fait des boisseaux, etc. Boézeller, m. Pl. ien. Boisson, s. f. Liqueur à boire. Ce qu’on boit ordinairement. Eva, m. Evach, m. Braoued, va. Celte boisson n’est pas bonne, ann évach-mañ, ar braoued-mafi né két màd. Boîte, s. f. Sorte d’ustensile fait de bols fort mince ou de carton, etc., avec un couvercle, et servant à divers usages. Boést ou boésll, covava. V. ou. Klozen,{. V. klozennou. E Vannes, Kloren. Kib, m. Pl. ou. Le couvercle de la boite est fendu, goule’ her arvoésl ou ar glozen a zô faoutel. Boite, s. f. Etat où est le vin pour être bu Trô ar gwin y f. Ta ar gwin, m. Blàz ar

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BOM gœin, f. Ce vin est trop vert, il ne sera dans sa boite que dans trois mois, ré c’hïdz eo ar gicin - mon, ne vézô enn hé drô ou icar hé dû ou Clin hé vhiz ou tnàd da éva, néméd a-benn tri mi : ac’hann.

    1. Boitement ##

Boitement, s. m. Action de boiter. Kamfnadur, m. Kammerez, m.

    1. Boiter ##

Boiter, v. n. Clocher, ne pas marcher droit. Kamma. Part. et. Il boite depuis, kamma a rà abaoué.

    1. Boiter ##

Boiter d’une seule jambe. Gàr-gamma. Boiter des deux côtés ou des deux jambes. Gaol-gamma.

Celui qui boite d’une seulejambe Gàrgamm. Celui qui boite des deux jambes. Gao/^^awm. Celui qui boite beaucoup. Gour-gamm. Celle qui boite d’une seule jambe. Gàrgammez, f. Celle qui boite des deux jambes. Gaol-gaminez, f. Celle qui boite beaucoup. Gour-gammez, î. Boitelx, adj. et s. m. Quiboite.^amm. Pour le plur. du subst., kammed ou kamméien. Il n’est pas aussi boiteux que moi, né kél ker kamm ha mé. Il y avait là beaucoup de boiteux, kalz a gammed ou a gamméien a ioa énô. Boiteux. Pour être paralytique d’un côté. Ouelch. BoiTEtsE, s. f. Celle qui boite. Kammez, f. Pl. éd. BosiBARDE, s. f. Instrument à vent, que l’on nomme aussi hautbois. Bombard ou Boumbard, f. Pl. ou. Il joue de la bombarde, gañd ar lombard é choari. Jouer de la bombarde. Bombarda. Part. et. Choari gañd ar vombard. Joueur de bombarde, bombarder ou boumbar der, m. Pl. ien. BoMBARDE. MENT, s. m. Action de jeter des bombes. McUhouarnérez^f. ’*' Boumbardadur, m. H. V. Bombarder, v. a. Jet«r des bombes. Slellhouarna. Part, el * Boumbardi. Part. et. H. V. BoMDE, s. t. Machine d’artillerie, boule de fer creuse, remplie de poudre. * Boumbezen, f. Pl. boumbez. Mellhouarn, m. Bombé, aiiject. Convexe. Gwâr ou goâr. Kroumm. Ce couvercle est trop bombé, rc wàr ou ré c’hoàr eo ar goulc’her-zé. Bomber, v. a. Rendre convexe. Gwaraon goara. Part. et. Kroumma. Part. et. Vous ne l’avez pas assez bombé, né kél gwaredawulc’h gan-é-hoc’h. Bon, adj. Qui a en soi toutes sortes deperfeclions. excellent, exquis dans son genre. Clément, humain. Avantageux, convenable. Mdd. C’houék. Jiüñ. Déréad. Ce vin n’est pas boQ, nékél mddar gwin-mañ. C’est une bonne chose, eunn dru vdd, eunn drd c’houék eo. Cet homme n’est pas trop bon, né kél ré vâd ou ré gûn ann dén-zé. Le temps est bon pour semer, mdd ou déréad eo ann amzer évid hada. Qui est naturellement bon. Madek. Assez bon. i’eùz-vdd. BON Tout de bon, avec réflexion. A-vàd. Davâd. A-zevri. Trouver bon, approuver. Kaoul-mdd Grataat. Part, gratéel. Je le lui ferai trouver bon, méa rai d’ézhafi kaoul-mdd kémeñt-sé ou mé a rai m’a c’hralai ann drâ-zé. Bon, adv. Màd. Il fait bon ici, émeurmâd aman. Tenir bon, résister avec fermeté. Derchelmâd. Slriva. Part. et. Énébi. Part. et. Sentir bon, avoir une odeur agréalle. Kaoul c’fiotiéz vâd. Bon, s. m. Ce qu’il y a d’avantageux, d’important, de principal dans quelque chose. Bonne qualité. Mâd, m. Il faut prendre le mauvais avec le bon, réd eo kéméroud ar fall ou ann droug gañd ar màd. BoNACE, s. f. Calme de la mer. Sioulded ar môr, m. Bonasse, adj. et s. m. Simple et sans aucune malice. Madek. Habask. Küñ. Hégarad. Bonbon, s. m. Friandise, pâle avec du sucre. Madigou, m. pi. Avez -vous acheté du bonbon pour l’enfant ? haprénéd hoc’h eûz-hu madigou évid ar bugell BoNBO. NNiÈRE, s. f. Boîte à bonbons. Madigérez, ï. Pl. madigérézed. Bond, s. m. Saut, rejaillissement que fait une balle^ un ballon, elc. Lamm, m. Pl. ou. Sâl, m. Pl. ou. Il a fait plusieurs bonds, meür a lamm ou jneûr a zàl en deûz gréai. Faire faux-bond à quelqu’un, lui manquer de parole. Terri fié c’iiér ou ar gér rôed da eunn dén. Bonde, s. f. Grosse planche de bois qui sert à retenir ou à lâcher l’eau d’un étang. Ouverture, trou par où l’eau s’échappe. Laérez, Pl. ou. Levez la bonde pour faire écouler Veau, savid al ïaérez évil leûskel ann dour. Bondir, v. n. Faire un ou plusieurs bonds. Lammoul, et, par abus, lammel. Part, lainmel. Sala. Part. et. Il bondit comme un poulain, lammout ou sala a râ ével eunnébeûl.

    1. Bondissant ##

Bondissant, adj. Qui bondit. A lamm. A zâl.

    1. BoNDissEMENT ##

BoNDissEMENT, s. m. Mouvement de ce qui bondit. Lammérez, m. Salerez, m.

    1. Bondon ##

Bondon, s. m. Grosse cheville de bois dont on bouche le trou par où l’on remplit un tonneau, une barrique. Sloufel ou slouvel, f. Pl. stoufellou ou slouvellou. Otez le bondon, lamid ar sloufel.

    1. BoNDONNER ##

BoNDONNER, V. a. Mettre uu bondon. Sloufella ou slouvella. Part. et. Avez-vous bondonné la barrique ? ha sloufelled eo ar varrlken gan-é-hoc’h ? BoNiiEüK, s. m. Félicité, état heureux. Prospérité, événement heureux, bonne fortune. Eûr, f. Eurusded, f. Eûrvàd, f. Il a du bonheur, eûrvàd en deûz ou eûrvàd a zô oud hé heûl. C’est un grand bonheur, e«/m eurusded vrdz eo. Bonheur parfait, félicité éternelle. Gwenvidigez, f. Par bonheur, heureusement. Dré eunn eûrvàd. Bonhomie, s. f. Bonté naturelle qui se fait remarquer à l’extérieur. Madélez, f.

    1. Bonification ##

Bonification, s. f. Amélioration, augmentation de produit. Gwellaen, f. Il ne fait rien pour la bonification de cette terre, né rd nc-Irà élit gwellaen ann douar-zé.

    1. Bonifier ##

Bonifier, v. a. Mettre en meilleur cfat. Il ne se dit guère que des terres. Givellaal. Part, gwelléet. Il a bien bonifié cette terre, gwelléel mdd eo ann douar-hoñt gant-hañ.

    1. Bonjour ##

Bonjour, s. m. Salut du matin. Dcizmdd. De’malcoc’h. Bonjour, monsieur ; je vous souhaite le bonjour, monsieur, deizmdd, aotrou ; démaléocli, aotrou.

    1. Bonne ##

Bonne, s. f. Nom qu’on donne à la gouvernante d’un enfant. Matez, f. Pl. milisicn. En Vannes, matecli. Plach, f. Pl. éd. Dites à la bonne d’aller promener l’enfant, Uvirid d’ar vatez moud da valé gañd ar bugel.

    1. Bonne ##

Bonne-grâce, s. f. Bon air, bonne tournure. Doaré-vdd, f. Neûz-vàd, f.

    1. Bonnement ##

Bonnement, adv. A la bonne foi, simplement, naïvement. Hép kempennadurez. Ègwirlonez. Gañd éeunder. Gant frañkiz.

    1. Bonnet ##

Bonnet, s. m. Habillement de tète. * Boned, m. Pl. ou.

Avoir la tête près du bonnet, être prompt, colère. Beza tcar, huanek.

    1. Bonnetier ##

Bonnetier, s. m. Celui qui fait ou vend des bonnets, des bas, etc. * Bonéder m. Pl. ien. Bonneterie, s. f. Le métier de bonnetier.

  • Bonédérez, f.
    1. Bonsoir ##

Bonsoir, s. m. Terme dont on se sert pour saluer quelqu’un sur la fin du jour et dans la nx.. N6zmd.^i. Nôzvâd-d’é-hoc’h, f. Donnez le bonsoir ou souliaitez le bonsoir à votre père, Uvirit nôzvàd d’hô tàd.

    1. Bonté ##

Bonté, s. f. Qualité de ce qui est bon. Qualité morale qui porte à faire du bien. Au pluriel, complaisances. Madélez, i. Pl. madélézou ou madélésioH. Trugarez, f. Hors de Léon, Irugaré. Chouékder, m. Kuñvélez, f. Hégaradded, m. Màdôber, m. Il a beaucoup de bonté pour moi, kalz avadélezen deûz évid-oun. Je tiens cela de sa bonté, eûz hé drugarez é tcù ann drd-zé d’in. Il m’a reçu avec bonté, gant kuFwélez en deûz va zigétnéret. Avoir la bonté de… Eülcurvout. Part. et. Teurvézoul. Part, e^ Aurez-vous la bonté de venir me voir ? hag eûleurvoud a réod doñd d’am gwéloutl

    1. Borborygme ##

Borborygme ou borborisme, s. m. Vent qui se fait entendre dans les intestins. Avelagleveur ù Irei er bouzellou.

    1. Bord ##

Bord, s. m. L’extrémité d’une chose. Tout ce qui s’étend vers les extrémités do certaines choses, Béven, f. Pl. bévennou. Léz, m. Pl. om. Lézen, f. Pl. lézennou. Gâr, m. Goùror, m. Harz, m. Il est bon jusqu’au bord, mdd eo bétég ar veven, bélég al lézen. Elle en a eu pardessus le bord, dreisl gôr ou dreisl goñvor é deûz bét.

    1. Bord ##

Bord de l’eau, d’un fleuve, d’un lac, etc. Àot ou nod, m. Pl. aolou, et, par abus, aochou. Kldñ, m. Pl. on. Ribl, m. Pl. ou. Al-BOR S’a Ions sur le bord de la rivière, déomp tcar aot ou war ribl ar sler. Les bords de celte rivière sont élevés, klanou ar sler-mañ a zô uc’hel. Bord d’un bois, d’une forêt. Or ou oré, m. Il est allé se promener au bord du bois, éad eo da valé war or ou war oré ar choad. Bord d’un puits, d’une fontaine. Genou, m. Je l’ai trouvé sur le bord du puits, war c’henou ar piiñs em eûz hé gavet. Bord. Tout navire ou vaisseau. Bourz, m. Je vais à bord, d’ar bourz éz ann. Ils sont à bord, er bourz érnaiñt.

    1. BoRDAGE ##

BoRDAGE, s. m. Planche épaisse qui sert à revêtir l’extérieur du vaisseau. Koaden, f. Pl. koadennou.

    1. BoRDAYER ##

BoRDAYER, V. x. Courir des bordées, gouverner alternativement d’un côté et d’un autre, lorsque le vent ne permet pas de porter à route. Lévia. Part, léviet. Bordée, s. f. Boute d’un vaisseau qui est obligé d’aller tantôt sur nn côté, tantôt sur l’autre. Lévidigez, f. Léviérez, m.

Faire ou courir des bordées. Lévia. Part. léviet.

    1. Border ##

Border, v. a. Garnir le bord, l’extrémité de quelque chose. Il se dit aussi de ce qui s’étend le long de certaines choses et qui sert comme de bord. Bévenni. Part. et. Lézenni. Part. et. Il faudra le border, hé vévenni ou hé lézenni a vézô réd. Border. Côtoyer. Kostézi. Part. et. Ribla. Part. et. Moñd-a-héd. Nous borderons la mer, kostézi ou ribla a raimb ar môr. Bordereau, s. m. Etat, note, mémoire des espèces formant une somme. Jed, m. Mének. Taolennik, m. Skrid-ar-jed, m. * Noten, f. H. V. Bordure, s. f. Ce qui borde quelque chose et lui sert d’ornement. Béven, f. Bévennérez, m. Lézen, f. Lézennérez, m. Boréal, adj. Qui est du côté du nord. A zô war-zû ann hañter-nôz. Borée, s. m. Vent du nord. Avel ann hañter-nôz. Borgne, adj. et s. m. Celuià qui il manque un œil. Born, m, Pl. borned ou boméien. Son frère est borgne, born eo hé vreûr. Femme borgne. Bornez ou borniez, f. Pl. éd. Elle est méchante comme une femme borgne, droug eo ével eur vornez. Rendreou devenir borgne. Borna ou bomia. Part, bornet ou borniet. C’est un coup de pierre qui l’a rendu borgne, gañd eunn laol méan eo bel bornet. Bornage, s. m. L’action de planter des bornes dans une terre. Bévennérez, m. Lézennérez, m. Borne, s. f. Pierre ou autre marque qui sert à séparer un champ d’avec un autre. Pierre qu’on met à côté des portes ou le long des murailles, pour empêcher qu’elles ne soient endommagées par les voitures. Au pluriel, tout ce qui sert à séparer un état, une province d’une autre. Tout ce qui est regardé comme les limites de chaque chose. Tlarz, m Pl. ou. Béven, f. Pl. béveimou. Lézen, f. Pl. lézeniinu. Termen, f. Pl. ioti. Bonn, m. Pl. eu. (Vann. Mcan-harz, m. Méan-honn, m. Mettez une borne ici, Uhid cimn harz aman. Il a brisé ma borne, lorred endeûz va méan-harz, va mcan-honn. Voici les bornes du pays, chelu bévennou ar vrô. Sans bornes, sans mesure. Dirent. Borné, adj. et part. Qui a l’esprit lourd. Javédek. Pour le plur. du swhsi., jaiédéien. Borner, v. a. Mettre des bornes. Limiter, resserrer dans un certain espace. Harza. Part. et. Bévenni. Part. et. Lézenni. Part. et. Bonncin. Part. et. (Vann. j Ses biens ne sont pas encore bornés, né kél c’hoaz harzet ou he’vennel hé vadou. Borner. Modérer. Derchel. Part, dalc’het. Reiza. Part. et. Trec’hi. Part. et. Il ne sait pas borner ses désirs, 7m oar két derchel ou reiza hé ioulou ou trec’hi hé ioidou. Se borner, se fixer, se régler. Enem zerc’hel. En em reiza. En em wak’ha gant…

    1. BoRNOYER ##

BoRNOYER, V. a. Ecgarder d’un seul œil une surface pour juger son alignement. Bornia, selloud eunn drà g and cul lagad hép-kén évil mentia ou gwéloul mar d-eo éeun. BosQCET, s. ra. Touffe de bois. Bôden, f. Pl. hôdennou. Brouskoad ou bruskoad, m. Il y a un bosquet derrière la maison, ewr fdden U’éz a zô adré ann li.

    1. Bosse ##

Bosse, s. f. Grosseur extraordinaire au dos ou à l’estomac, qui vient de mauvaise conformation. Enflure ou élevure qui vientde contusion. Elévation dans tonte superficie qui devrait être plate et unie. Tort^ m. Pl. ou. Koenv, m. Koenvaden, f. C’houézigen, f. Elle aune bosse entre les deux épaules, eunn tort édeûz être hé diskoaz. Il a une bosse à la tète, eur c’hoenv en deûz enn hé benn. Bosse à la vaisselle de métal. Koagen, f. FI. koagennou. Cette cuiller est couverte de bosses, golôed eo al loa-zé a goagennou. Bosse. Loupe qui vient aux jeunes choux. Lornez, f. Pl. ou. Ne demander que plaie et bosse, souhaiter le mal d’aulrui dans l’espoir d’en profiter, ou par méchanceté, héla drouk d’eunn aller géd (In c’hounld gant kémeñl-sé, pé dré zrougiez. Bosseler. Foye ;; bosscer. Bossu, adj. et s. m. Qui a une bosse au dos ou à festomac. Tort, ra. Pour le plur. du subst., torted. Il est devenu bossu depuis, tort 00 dcùed aOaoué. Il y a beaucoup de bossus dans cette ville, kalz a doried a zô cr géar-mañ. Rendre ou devenir bossu. Tortaat. Part. lorléct. Il devient de plus en plus bossu, torlaad a rà gtcàz-ocliwâz. Bosst’E, s. f. telle qui a une bosse. Tariez, f. Pl. éd. BossLER, V. a. Faire des bosses. Il ne se dit que des bosses faites à la vaisselle de métal, en la laissant tomber. Koaga ou koagra. Part. et. Gœnra ou goara. Part. et. La vaisselle est toute bossuée, koaged holl eo al listri. BOT Bot, adj. Il n’est d’usage que dans cette phrase : pied bot, pour dire pied contrefait, mal tourné. Paôgamm, ra. Pi. éd. Celle qui a un pied bot. Paôgammez, f. Pl. éd. Botanique, s. f. Science qui traite des plantes. Anaoudégez ou gwiziégez é-kéñver al louzou ou al louzaouennou. — En Galles : Louzaoueriaez, f. H. V. Botaniste, s. m. Celui qui s’applique à la connaissance des plantes. Néb a anavez ar galloud eùz al louzou ou eûz al louzaouenytou — Louzaoucr, m. Pl. ien. H. V.

    1. Botte ##

Botte, s. f. Faisceau, assemblage de plusieurs choses de même nature liées ensemble. Horden, f. Pl. hordennou. Bôd, m. Pl. ou. Bôden, f. Pl. bôdennou. Bôlel ou boétel, m. Pl. bôlellou. Dramm, m. Pl. ou. Torlel, L Pl. tortellou. Allez me chercher une botte de paille, id da glask d’in eunn horden gôlô ou eur bôtel kôlô- Il y en a une botte, eunn dramm a zô anézhô.

Mettre en bottes. Hordenna. Part. et. Bôda ou bôdenna. Part. et. Bôlella. Part. et. Tortella. Part. et. Botte. Chaussure de cuir qui monte le long de la jambe. Heùz, m. Pl. om. Mes boites sont trop étroites, ré slriz eo va heûzou. Faire des bottes. Ueûzaoui. Part, heûzaouet. Faiseur de bottes. Heûzaouer, ra. Pl. ien. Mettre les bottes à quelqu’un. Heùza. Part. et. Celui qui met les bottes à quelqu’un. Ueûzer, m. Pl. ien.

    1. Botte ##

Botte. Coup que l’on porte avec un fleuret ou avec une épée, à celui contre qui on se bat. Feùk, m. Peùk, ra. Taol-feûk, m. Porter une botte. Feûka. Part. et. Peûka. Part. et. Rei eunn taol-feûk. BoTTELAGE, s. m. Action de lier en bottes. Hordennadur, ra. Bôdadur ou bôdennadur, ra. Tortelludur, ra. Botteleu, v. a. Lier en bottes. Hordenna. Part. et. Bôda ou bodenna. Part. et. Tortella. Part. et. Bôlella. Part. et. Allez botteler le foin, id da hordenna, da dorlella, da vâlella ar foenn. BoTTELEüR, s. ra. Celui qui fait des bottrs de foin, de paille. Ilordenncr, m. Pl. ien. Roder ou bôdenner y m. Pl. ien. Torteller, ni. Pl. ien. Bôleller, m. Pl. ien. Botter, v. a. Faire des bottes de cuir Ilcûzaoul. Part, heûzaouet. Botter. Mettre les bottes à quelqu’un. Heùza. Par t. et. J’ai eu de la peine à le botter, béac’h em eûz béd oc’h hé heùza. Se botter, v. réfl. Mettre ses bottes soimême. En em heûza. Ne pouvez-vous pas vous botter ? Hana hellit-hu kéd en em heûza’ ! Bottier, s. ra. Cordonnier qui fait des bottes. Heûzaouer, m. V. ien. Bottine, s. f. Botte courte d’un cuir doux et souple. Hcûz-berr, m. Pl. hcûzou-verr. Heiizik, m. V. heiizouigou. BoL’c, s. m. Bête à cornes, qui est le raâlc de la chèvre. Bouc’h, m. PJ. éd. En Cori nouaille, boc’h. Il pue comme un bouc, Fie lia a rd ével eur houe h.

    1. Bouche ##

Bouche, s. f. Cette partie du visage de l’homme par où sort la voix et par où se reçoivent les aliments. Il se dit aussi des chevaux et de quelques autres bétes de somme et de voilure. Genou, m. Quelques-uns prononcent ginou et d’autres génaou. En Cornouaille, en Tréguier et en Vannes, bék ou iég, m. Je lui ai ferme la bouche, serred etn eûz hé c’hénou d’czhan. Ouvrez la bouche, digorid hô henou. Ce cheval aune grande bouche, eur bek hrd : en deûz ar mareli-zé.

De bouche, de parole. A-c’hénou.

De bouche en bouche. A-c’he’nou-é-génou. Celui qui a une grande bouche. Génaouek, m. Pl. ge’naouéien.

Celle qui a une grande bouche. Génaouégez, f. Pl. éd.

    1. Bouchée ##

Bouchée, s. f. Ce que peut contenir la bouche. Plein la bouche. Petit morceau de quelque chose à manger. Génaouad, m. Pl. ou. Plusieurs prononcent ginaouad. Bégad, m. Pl. oy. Leiz ar genou. Tammik, m. Pl. tammouigcu. I ! Ta mangé en une bouchée, enn eur génaouad en deùz hé zehret. Donnez-moi seulement une bouchée de pain, rôid d’in eunn tammik bara hép-kén. Boucher, v. a. Fermer une ouverture. Slanka. Part. et. Klôza. Part. et. Il faudra boucher cette porte, red évézô stañka ou klôza ann êr-zé. Boucher avec un bouchon, etc. Sloufaou stouva. Part. et. Sléfia ou slèvia. Part, sléfiel ou sléviel. En Vannes, sléuein. Bouchez bien la bouteille, s(o«/jf mddar voulal. Avez-vous bouché la fosse ? ha stéfied eo ar poull gan-éhoe’h ?

Qui n’est pas bouché. Dislañk. DigUz. Dislauf- Se boucheries oreilles. Stañka onsloufà hé ziskouarn. Boucher, s. m. Celui qui tue des bœufs, des veaux, etc., pour en vendre la chair. Eiger, m. Pl. ien.* Boser, m. Pl. ien.|"otre boucher n’a pas de veau, ho kiger n’en deûz kéd a leûé. Bouchère, s. f. La femme d’un boucher. Kigérez, f. Pl. ed. Boucherie, s. f. Lieu où se vend la viande. Tuerie, massacre. Kigérez, f. PI, ou. Kigéri, f. Pl. kigériou.* Doserez, f. Pl. ou. Je n’ai pas vu de mouton à la boucherie, n’cm eûz kel gwéled a gik-maoul er gigérez ou er gigeri. C’était une véritable boucherie, eur wir gigérez é oa. Bouchoir, s. m. Plaque de fer ou pierre qui sert à boucher un four. Méan-fourn, m. D6rfourn, m. — Méan-gàd, m. (de méan pierre, et de gad, pour kad, en breton gallois, garde. H. V. Bouchon, s. m. Ce qui sert à boucher une bouteille ou quelque autre vase de même nature. Slouf ou slouv, m. Pl. ou. Slef ou stev, m. Pl. iou. Ce bouchon est trop petit pour la BOU

bouteille^ ré vihan eo ar slouf-man évid ar coulai. Bouchon. Rameau de verdure qu’on attache à une maison, pour faire connaître qu’on V vend du vin. Bdr, m. Bôd, m. Bôden, f. Bùr-U ou bdr-ann-ti, m. Il y a un bouchon à la porte, entrons dans la maison, eur bàr zô oud ann ôr, déomb enn II. Bouchon de paille, de foin, etc. Torchad, m. Pl. ou. Bouchonner, v. a. Mettre en bouchon. Barra. Part. et. Boda ou bodenna. Part. et. Bouchonner. Frotter avec un bouchon de paille, etc. Torcha. Part. et. Bouchonner. Chiffonner. RoufennaVari. et. Brcsa. Part. et. Damouchein. Part. et. (Vann.) Boucle, s. f. Espèce d’anneau dont on se sert à divers usages. Lagaden, f. Pl. lagadennou. Boucle servant à attacher les bœufs à la charrette ou à la charrue. Ézeô ou ézev, m. Boucle ou languette de cuivre que l’on met au groin d’un cochon pour l’cmpécher de tourner la terre. Minouer, m. Pl. ou. Minci, f. Pl. minellou (Cotd.) Minoc’hel, f. Pl. minoc’hello (Trég.) Mettre une boucle au groin d’un cochon. Minouéra. Part. et. Minella. Part, et (Corn.) Minocliellañ. Part, el (Trég.) Boucle. Anneaux que font des cheveux frisés. Rodel-vleô, f. Boucler, v. a. Mettre une boucle, attacher avec une boucle. Lagadenna. Part. et. Minouéra. Part. et. Minella. Part. et. (Corn.) Minochellafi. Part. et. (Trég.) Boucler, v. a. et n. En parlant des cheveux auxquels on donne ou qui prennent naturellement la forme de boucles ou d’anneaux, ñodella. Part. et. Bouclier, s. m. Arme défensive des ancien.^. Tiren, f. Vl. tirennou. — Skoed, m. V. ou. H. V. Bouder, v. n. Faire mauvaise mine. Mouza. Part. et. En Vannes, moMeVicà». LaiiSez-la bouder, list-hi da vouza. Bouderie, s. f. Action de bouder, état d’une personne qui boude. Mouzérez, m. En Vannes, mouc’hérec’h. Boudeur, s. m. Celui qui boude, qui est sujet à bouder. Mouzer, m. Pl. ien. En Vannes, mouc’her. Boudeuse, s. f. Celle qui boude, qui est sujette à bouder. Mouzerez, f. Pl. éd. En Van ncs, mouc’hérec’h Boudin, s. m. Fojau rempli de sang et de graisse de porc Gwadégen, f. Pl. guadégennou. En Vannes, gwédigen. Elle m’a envoyé des boudins, gwadégennou é dcûzdigased d’in. Boudin blanc dans lequel, au lieu de graisse, on met du pain blanc trempé dans du lait. Lezvgen, f. Pl. lezegennou. Gwadégen-wenn, f. Pl. gwadégennou-gwenn. Boue, s. f. La fange des rues et des chemins. Katar, m. Fañk, m. Frigas, f. Libislr, m. Slrâk, m. (^ Vannes.) Slroul, m. (Corn.) Kampnulenn, f. (Trég. J Vous trouverez beaucoup de boue, kalz a galar ou o fañk a go fol.

Boue. Le pus qui sort d’un abcès. Lin, m. Lin-brein, ra. Son bras jette toujours de la boue, hé vréac’h a daol bepréd lin-brein.

Salir de boue. Kalara. Part. et. Fañka. Part. et.

Couvert de boue. Kalareh. Fañkek.

Oter, enlever la bouc. Digalara. Part. et. Difañka. l’art, et.

    1. Bolée ##

Bolée, s. f. Morceau de bois ou de liège, ou baril vide attaché à un cordage qui flotte au-dessus d’une ancre et sert à marquer le lieu où elle est. Tamm koad, pé barriken c’houVô slàg oitd eur gorden, a neâ a-ûz eunn héor, hag a ziskouéz péléac ki’ma. — Boc, f. Pi. iou. H. V.

    1. BoCECR ##

BoCECR, s. m. Celui qui enlève dans un tonabercau les boues d’une ville. Kalarcger, m. Pl. ien. Fanh’ger, m. Pl. ien. Digalarer, ra. Pl. ien. Difafiker, m. Pl. ien.

    1. BoiEux ##

BoiEux, adj. Plein de bouc. Kalarek. Fankek.

    1. BocEL ##

BocELï. Qui occasionne de la boue. Kalaruz. Faukuz.

    1. BoLFFANT ##

BoLFFANT, adj. Qui paraît gonflé. C’houczet.

    1. BocFFÉE ##

BocFFÉE, s. f. Action subite et passagère de diverses choses. Kaouad, L Pl. ou. Taolad, m. Pi. ou. lîarrad, ra. Pl. ou. Une boufîée de vent, eunn taolad avel. Des boufl’ées de fumée, kaouadou môged. Il a eu une bouñ"ce de fièvre, eur barrad lersien en deûz bét. Bouffer, v. n. Etre enflé. Il se dit plus ordinairement des éton*es. C/iouéza. Part. et. liéza c’houczet. Cette robe boufl"c, c’houcza a ni ou c’houézed eo ar zaé-zé. BoiFFETTE, s. f. Petite houppe qui pond aux harnais des chevaux. Bouchik, m. Pl. bouchouigou. BoiFFiR, V. a. et n. Enfler. C’houéza. Part. el. Koenvi. Part. et. Voilà ce qui l’a bouffi, chélupélrd en deûz hé c’houczet, hc goenvel. BoLFnssiRE, s. f. Enflure. Koenv, m. En Vannes, fouanv ou foanv. C’houézadur, m. Bouffon, adj. et s. ra. Plaisant, facétieux. Celui qui dit ou fait des choses pour rire. Farsuz. Bourduz. Farvelou farouel. Furlukin. II a toujours des choses boulTonnes à dire, Iraou farsuz en deûz bépréd da lavaroul. C’est un vrai bouñbn, eur givir farvel eo. Faire le bouffon. Farvella ou farouella. Part. et. Furlukina. Part. et. Bouffonner, v. n. Faire ou dire quelque chose dans le dessein de faire rire. Farvella ou farouella. Part. et. Furlukina. Part. et. Farsa. Part. e<. Bourda. Part. cf. Ilbouflbnne comme un jeune homme, farvella ou furlukina a rà évi’l eunn den-iaouafik. Bouffonnerie, s. f. Ce qu’on fait ou cequ’on dit pour faire rire. Action de bouffunner. Fars, m. Bourd, ra. Farvellérez, m. Furlukinérez, m. FiouGEoiR, s. m. Espèce de chandelier sans pied. Kanloler didroad ou hép troad, m. Bour, ER, _v. n. Se mouvoi r di ; l’endroit où Ion est. Finva, et, par abus, fiñval. Part. et. Fiarha, et, par abus, llarh. P art. el. Loc’ha. BOU Part. et. Kéfluska. Part. et. Gwiñva, et, par abus, gwiñval. Part. et. Bouljein. Part. et. (Vann. ; Ne bougez pas, na fmvit kel. Il ne bouge pas, na flach két. BocGETTE, s. f. Petit sac de cuir qu’on porte en voyage. Sachik 1er a zougeur pa z-éeur enn hefit. Bougie, s. f. Chandelle de cire. G oulou-koar, ra. Une seule bougie, goulaouen-goar, f. Pl. goulaouennou-koar ou goulou-koar. Bougonner, v. n. Gronder entre les dents. Krôsmôla. Part. et. Bouillant, adj. Qui bout. berô ou berv. Donnez -moi de l’eau bouillante, rôid dour berô d’in. Bouillant. Prompt, vif, ardent. Birvidik ou bervidik. En Vannes, berc’houidik. C’est un homme bouillant, eunn dén birvidig eo. Bouille, s. f. Longue perche avec laquelle les pécheurs remuent la vase et troublent l’eau. Gwalen hîr gant péhini arbeskétericn a géflusk al lec’hid cvit tévalaad ann dour. Bouilli, s. ra. Viande cuite dans de l’eau. Berâ ou berv, m. Kik-berô, m. Le bouilli n’est pas aussi sain que le rôti, ar c’hik-berô né kél ker iachuz hag ar chik-rôst. Bouillie, s. f. Mets presque liquide composé de lait et de farine cuits ensemble. lôd ou iôt., m. Hors de Léon, ioud. Vous me ferez de la bouillie, iôd a réod d’in. Manger de la bouillie. lôla. Part. et. Dibri iôd. Mangeur de bouillie. Jo<aer, ra. Pl. ien. Debrcr-iôd, ra. — Paôlr-iod. Pl. paotred. H. V. Bouillie des petits enfants. Bdp ou papa, m. Bouillir, v. n. Il se dit proprement des liqueurs qui, par la chaleur ou par quelque fermentation, sont raises en raouvement et s’élèvent en petites ampoules. Il se dit aussi des choses qu’on fait cuire dans l’eau ou dans quelqu’autre liqueur, et du vaisseau où l’on fait cuire quelque chose. Birvi, pour bervi, non usité. Part, bervet. L’eau ne bout pas encore, na verv kél c’hoaz ann dour. Le sang lui bouillait dans les veines, hé wdda verve enn hé wazied. Bouilloire, s. f. Vaisseau pour faire bouillir de l’eau. Léslr évit lakaad dour davirvi. Bouillon, s. m. Cette partie de l’eau ou de quelque autre liqueur qui s’élève en rond au-dessus de sa surface par l’action du feu. Il se dit aussi de l’eau qui a longtemps bouilli avec de la viande ou avec des herbes, pour servir ensuite de nourriture. Berô ou berv, ra. Bervaden. Berven, f. Souben, f. Encore un bouir» lon ou deux, choaz eur berô pé zaou, c’hoaz eur vervaden pé ziou. Mettez du bouillon sur ce pain, Ukil berven ou souben warar bara-zé. Bouillon. Plante médicinale. Goré, f. Inam, ra. Bouillon blanc. Goré-wenn, f. Inamgwenn, ra. Bouillon noir. Goré-zû, f. Inam-dâ, m. Bouillonnant, ndj. Qui bouillonne. A verv. Birvidik.

    1. BoriLLONNEMEXT ##

BoriLLONNEMEXT, s. m. L’état d’une liqueur qui bouillonne. Berô ou berv, m. Bervaden, f. Birvidigez, f. Bourhonen, f.

    1. BociLLONNER ##

BociLLONNER, V. u. Il sc dit des caux ct des autres liqueurs, lorsqu’elles sortent ou qu’elles s’élèvent par bouillons. Blrvi pour hervi, non usité. Part, bervet. Birvi-kacr. Birvi kén a fâ. Le sang bouillonne dans les veines des jeunes gens, ar gwdd a verv-kaer, a verv kén a fù é gwazied ann dûd iaouañk.

    1. Bocis ##

Bocis. Voyez bcis.

    1. BocLAiE ##

BocLAiE, s. f. Lieu planté de bouleaux. Bézvennek, f. Pl. bézvennégou. Hors de Léon, bévennek et béouennek.

    1. Boulanger ##

Boulanger, v. a. et n. Pétrir du pain et le faire cuire. Baraa. Part, baraet. Ce verbe est peu usité aujourd’hui. On dit plus ordinairement ober bara.

    1. Boulanger ##

Boulanger^ s. m. Celui dont le métier est de faire et de vendre du pain. Baraer, m. Vl. ien. En Vannes, pober, m. Pl. ion. Il y a beaucoup de boulangers ici, kalz a varaérien a zôamañ.

    1. Boulangerie ##

Boulangerie, s. f. Lieu où l’on fait le pain. Baraérez, f. Pl. ou. Portez cette farine à la boulangerie, kasid arbleûd-man d’ar varaérez.

    1. BoLLE ##

BoLLE, s. f. Corps rond en tout sens. Bolod, m. Pl. ou. Boni, f. Pi. ou. Voulez-vous jouer à la boule ? ha c’houia fell d’é-hoc’h c’hoari bouloul Boule qui sert au jeu de la crosse. Horel, f. PL horellou. Dolu. m.

Pousser une boule avec la crosse. Horella. Part. et.

    1. Bouleau ##

Bouleau, s. m. Arbre de forêts. Bézô, m. Un seul arbre ou seule branche de bouleau. Bézven, f. Pl. bézvennou ou bézvenned, ou simplement bézo. Hors de Léon, béo, béouen. Il y a plus de bouleaux que de chênes dans ce bois, muioc’h avézâ égéd a zéro a zôerchoadmañ. Abondant en bouleaux. Bézvennek.

Lieu abondant en bouleaux, boulaie. Bézvennek, f. Pl. bézvennégou.

    1. Boule ##

Boule-dogue, s. m. Chien dogue dont les dents sont en crochets. Ki-saoz, m. PL chastaoz. H. V.

    1. Boulet ##

Boulet, s. m. Boule de fer servante charger une pièce d’artillerie. * Bohd, m. PL ou. Boulette, s. f. Petite boule de chair, etc., hachée. Boulik ou bolodik kik draljt. BocLEVART, s. m. Rempart, fortification. Kré, m. PL ou. Bouleversement, s. m. Renversement, désordre. i>(5A :ar, m. Diroll, m. Viboell, m. Bouleverser, v. a. Renverser entièrement, ruiner, abattre. Déranger, mettre sens dessus dessous. Diskara drcisl penn. Direiza. VavX. et. Lakaatpenn évit penn, — ou lakaal peb-eilbenn. H. V. Boulinie, s. f. Grande faim, maladie, Diwalch, m. Naoun bràz, m. Boulin, s. m. Trou pratiqué dans les colombiers pour servir de nid aux pigeons. Toull gréad er c’houldriou évid derc’hel léac’haneiz d’ar goulmed. Toull-houlm, m. BOU

BouLiNGRi. N, s. m. Pièce de gazon que l’on tond. Pézlétoun ou géolen a douzeur. BouLOiB, s. m. Instrument pour remuer la chaux quand on l’éteint. Z^enveA ; c’vil meski ou dispac’ha ar rdz pa vouger anczhañ. Boulon, s. m. Cheville de fer qui a une tête ronde à un bout et à l’autre une ouverture où l’on passe une clavette. Hibil-houarn-pennck, m. BoDQUE, s. m. Passage étroit. Trémen ou digor slriz, m. Bouquet, s. m. Assemblage de fleurs liées ensemble. Assemblage de certaines choses qui sont liées ensemble ou qui tiennent nalurellement l’une avec l’autre. Boden-vletiñ, {. PL bôdennou blcûn. Boked, m. PL ou. Bôden, f. PL bôdennou. Bouch, m. PL ou. Vendez moi ce bouquet, gwerzid ar v6den-vleûn-zé dln, gwerzid ar boked-zé d’in. Ils étaient en bouquets, a vôdennou ou a vouchou édoñt. Bouquet de bois, petite touffe de bois de haute futaie. Bôd-gwéz, m. PL bôdou-gwéz. BouQCETiER, s. m. Vasc pour mettre des fleurs. Léslr ou pôd da lakaal bleûn. Bouquetière, s. f. Celle qui fait des bouquets pour les vendre. Maouez a rà bôdennou-bleüñ ou bokédou écid hô werza. Bokédérez, f. PL éd. Bouquetin, s. m. Bouc sauvage qui se trouve dans les Alpes. Bouc’h-gwéz, m. PL bouc’hed-gwéz. Bouquin, s. m. Vieux bouc. Bouc’h-kôz, m. Pl. bouc’hed-koz.

    1. Bouquin ##

Bouquin. Vieux livre dont on fait peu de cas. Eâz-levr, m. PL koz-levriou.

    1. Bouquiner ##

Bouquiner, V. n. Chercher, lire de vieux livres, Elask pé lenna levriou kôz ou kéz-levrlou. Bouquiniste, s. m. Celui qui vend de vieux livres. Néb a werz levriou kôz ou koz levriou. Bourbe, s. f. Fange, boue. Lagen, f. Fañkigel, f. Il restera dans la bourbe, el lagen, er fañkigel é clioumô.

    1. Bourbeux ##

Bourbeux, adj. Plein de fange, plein do boue. Lagennek ou lagennuz. Fañkigellek ou fañkigelluz. Le chemin est bourbeux, lagennek ou fañkigellek eo ann heñt.

    1. Bourbier ##

Bourbier, s. m. Lieu creux et plein de bourbe. Lagen, f. PL lagennou. Fañkigel, f. PL fañkigellou. Poull, m. PL ou. Poull-fañk, m. PL poullou’fank. Geün^ f. PL iou. Il est tombé dans le bourbier, el lagen eo kouézet. Il y a un bourbier devant la maison, eurpouUfañk a zô dira g ann ii.

    1. Bourbillon ##

Bourbillon, s. m. Pus épaissi qui sort d’un abcès. Lin léô a zeû er-méaz cùz a eur gôr. Bourdaine, s, f. Arbrisseau qui sert à faire des cribles, de la poudre à canons, etc. Évl, m. Évor, m. Un seulpied ou une seule branche de bourdaine. Évlen ou évoren., f. Pl. évlenned ou évorenned, ou simplement évl ou évor.

    1. Bourdon ##

Bourdon, s. m. Grosse-mouche très-bruyante. So/ronen, f. PL Sa froned ou sa fron. Gwespéden-vrâz, f. PL gwesped-bràz. Le bourdon d’une musette. Kom-houd, m.

lioiUDO>M :MF.>T, s. m. Bruit que font les bourdons et autres mouches. Bruit sourd et confus. Buud, m. Safron, m. Savez-vous ce qui cause ce bourdonunemenl ? ha c’iioui aoar a belrd é Icâ ar boud zé’ : Ce bourdonnement nie fatigue, ar safron-zé a skuiz ac’hanoun.

    1. B ##

B ;jiaDON>ER, V. n. Faire un bruit sourd comme une mouche qui vole ou comme plusieurs personnes qui n’approuvent pas ce qui a été dit ou fait. Bouda, el, par abus, boudai. Part. et. Safrotii. Part. et. Il bourdonne bien fort, gwall gré é voud. Ils bourdonnent toujours, bépréd é safronoñl.

Celui qui bourdonne. Bouder, m. Pl. ien. Safroncr, m. Pl. ien.

Action de bourdonner. Bouderez, m. Safronêrez, m.

    1. BounG ##

BounG, s. m. Gros village. ’fiourc’/i, f. Pl. iou. Gwik, f. Pl. ou. Kéar ou ker, f. Pl. iou. II demeure dans le bourg, crvowrc’/i é choum. Ce buurg n’est pas grand, né kél bràz ar wikman. BouRGiDE, s. f. Petit bourg.’^Z ?oMrc’/itA ;, f. Pl. bourcldouigou. Gwikik, f. PI, gwikouiyou. Kerik, f. Pi. keriouigou. EocRGEois, s. m. Habitant d’une ville, d’un bourg. Bourchiz, m. Pl. bourc’hisien. Gwikad, m. Pl. gicikid. Keriad, m. Pl. keriz. Il a marié sa fille à un bourgeois, gañd eur bourcldz en deûz dimézed hé verch. Les bourgeois sont allés au-devant de lui, ar geriz ho deûz hé ziarbenncl. liOLRGEoisE, s. f. CcUc qui habite unc ville, un bourg. Bourclùzez, f. Pl. éd. Gwikadez^ f. Pl. éd. Keriadez, f. Pl. éd. DocEGEoisEMENT, adv. D’unc manière bourgeoise. É-giz da eur bourc’hiz ou é-giz da vourc hisicn. Il était habillé bourgeoisement, éyiz da eur bourc’hiz é oa gwiskel. Ces genslà vivent bourgeoisement, é-giz da vourcliisien é vev ann düd-zé. Bourgeoisie, s. f. Qualité de bourgeois. Bourc’hizégez, f. Gwir a vourc hiz, m. LoKBGEON, s. m. Bouton qui pousse aux arbres. />roñ<, m. Un seul bourgeon. Uroñsen, f. Pi. brofisennouou simplement tro/t*. Boulas, i. Pl. ou. Égin, m. Pl. ou. Kellld, m. Pl. ou. Les bourgeons grossissent dans les arbres, lévaad a rd ar broñs er gwéz. Bourgeon. Petite élevuro ou pustule qui vient au visage. Dréan-kik, m. Pl. drein-kik. Faire tomber les bourgeons des arbres. Divroñsa. Part. et. Divou[asa. Part. et. ijouHGEo. N>EU, V. fj. Jeter des bourgeons, se couvrir de bourgeons. IJroñsa. Part. et. Boulasa. Part, el. Égina ou hégina. Part. et. KelUda. Part. et. Bragézi. Part. e(. Didinva ou didinvi. Paît el. (Corn.) Les arbres ne iKjurgoonncronl pas encore, na vroñsô kél choaz ar gwéz. Les arbres bourgeonnent de banne heure celte année, ahréd é voulas ar gwéz hcidéné. lîouHRAUHE, s. f. Plante dont les feuilles sont rudes au loucher. Kaol-garô, m. BOÜ lîoDRR. iDE, s. f. Coup quc l’on porte à quelqu’un du bout ou de la pointe d’une arme offensive. Feûk, m., et peâk, suivant le P. Grégoire. Taol-feûk, m. Pl. laoUou-fcûk. Il a reçu une bourrade, eunn taol-feûk en deûz bel. Donner des bourrades. Feûka ou peûka. Part. et. Rei taoliou-feûk. Bourrasque, s. f. Tourbillon de vent impétueux et de peu de durée. Bdr-avel, m. PI, barrou-avel. Bourrasque. Redoublement subit de quelque mal ou d’une vexation imprévue et de peu de durée. Bdr, m. Pl. barrou. Kaouad, f. Pl. ou. Bourrasque. Caprice et mauvaise humeur. Frouden, î PL froudennou. Pennad, m. Pl. ou. Bourreau, s. m. L’exécuteur de la haute justice.* Bourreô ou bourrev, m. Pl. bourrévien. — Krouger. Pl. ien. En gallois, Krogour. Ils ont été chassés par le bourreau, kased iñt bel kuil gafid ar bourreô, — ou gañd ar c’hrouger. H. V. Bourrée, s. f. Fagot de menues branches. Fagôden-briñsad, f. Pi. fagôdennou-briñsad ou fagôd-briñsad. Bourreler, V. a. Tourmenter. Il n’est d’usage qu’au figuré. Bourrévia. Part, bourréviet. Voilà ce qui l’a bourrelé, c’hélupélrd en deûz hé vourréviel. Bourrelet, s. m. Espèce de coussin rempli de bourre ou de crin, que l’on porte sur la tête. Kabel-reûnek, m. Pl. kabeUou-rcûnek. Bourled, m. Pl. ou. Bourrelet. Ce qui se met sur la tête des bœufs pour soutenir le joug. Koldré aakouldré, m. Pl. ou. Tâk-éjenn, m. Pl. lokou-éjenned. Bourrelet ou collier d’un cheval de charrette. Goakol ou gwakol, m. Pl. iou. Morgô, m. Pl. morgéier. Bourrelier, s. m. Artisan qui fait les harnais des chevaux. Harnézer, m. Pl. ien. Goakolier ou gwakolier, m. PI ien. Bourrelle, s. f. Femme du bourreau. Au figuré, la femme qui traite ses enfants avec beaucoup de dureté. Bourrévez, f. Pl. éd. Bourrer, v. a. Donner des coups de bourrades. Maltraiter. Presser vivement. Feûka ou peûka. Part. et. Rei taoliou-feûk. Gwall-gas. Part, gwall-gasel. Gwall-aoza. Part, gwallaozel. Uasla-kaer. Ne le bourrez pas ainsi, na feûkil kéd anézhañ évelsé. Elle bourre ses enfants, gwall-gas a rd hé bugalé. Bourrez-le, ou il restera en route, haslit-hén-kaer, pé é choumu enn heñt. Bourrer. Mettre de la bourre après la charge, dans une arme à feu. * Bourella. Part. et. Bourriche, s. f. Panier dont on se sert pour envoyer du gibier. Kesl-kikgwez, f. Pl. keslou. H. V. Bourrique, s. f. Ane ou ânesse. Azen, m. Pl. azéned ou ézen. BouRRiQUET, s. m. Petit àtton. Azénik-bihan, m. Pl. azénédigou-blhan. Bourru, adj. Bizarre, brusque, fâcheux. Gincl. Rcc’huz. Griñouz. Kivioul. Froudennuz. Pennaduz. Marilelluz. Je n’ai jamais vu un ufi homme aussi bourru, lisîcoaz n’em eûz gwélet eunn dén ker ginel, Jîcr rec’huz.

    1. Bourse ##

Bourse, s. f. Petit sac de cuir ou d’ouvrage à l’aiguille, où Ton met l’argent qu’on veut porter sur soi. lalc’h, f. Pi. ilelder. Il n’y a que des sous dans ma bourse, g wennéienn’ eûz kén em ialc’h.

Tirer de l’argent de sa bourse. Dizialc’ha. Part. et. Vous serez forcé de tirer de l’argent de votre bourse, rédc vezo d’é hoc’h dizialcha.

    1. Boursier ##

Boursier, s. m. Celui qui fait et vend des bourses. lalc’her, m. Pl. ien.

    1. BocRsoN ##

BocRsoN-, s. m. Petite poche au-dedans de la ceinture d’une culotte. * Boursikod, m. Pl. ou. —En Galles, kod. H. V. BoDRSoDFLAGE, s. m. Enflure. Il ne s’emploie qu’au figuré, en parlant du style. C’houézadur, m. Koetiv, m. Stamhouc’hadur, m. Boursouflé, adj. et Part. enflé, en parlant du style. Slambouc’het. C’houézet. Etre boursouflé. Slambouc’ha. Part. et. Boursoufler, v. a. et n. Il se dit en parlant de l’enflure qui survient à la peau. On le dit aussi au figuré en parlant du style. Kocnvi. Part. et. C’houcza. Part. et. Slambouc’ha. Part. et. Boursouflure, s. f. Enflure, au propre et au figuré. i’oeMi’, m. C’houézadur, m. Stambottc’hadur, m> Bousculer, v. a. Renverser en poussant par derrière. Diskara ô vouñla a ziadrc ou adré kein. Bouse ou hoüze, s. f. Fiente de bœuf ou de vache. Beùzel, m. En Vannes, bouzel onbonzil. La bouze est bonne contre les piqûres d’abeilles, ar beiizel a zô màd oud ar flemmou gu’énan. BocsiLLAGE, s. m. Mélange de chaume et de terre détrempée pour faire des murailles de clôture. Prien, f. V. priennou. BousiLLAGE. Ouvrage mal fait. Labour gréât fall— Koz-labour, m. Pi. ion. H. V. Bousiller, v. n. Maçonner avec du chaume et de la terre détrempée. St’vel eurbrien ou eunn li douar. — Prienna. Part. et. H. V. Bousiller. Faire mal un ouvrage. Ober fall eul labour. — Gwallaboural Part. et. H. V. Boüsilleür, s. m. Celui qui travaille au bousillage. Annhinia zdv priennou ou liez douar. — Prienncr, m. Pl. ien. H. V. BoDsiLLEUR. Celui qui fait mal un ouvrage. Labourer fait, m. — Koz-labourer. Pl. ien. H. V. Boüsm, s. m. Ecorce tendre qui enveloppe les pierres de taille. Kroc’hen danô a zô Irôwar-drô ar vcin-bén. Boussole, s. f. Cadran dont Taiguille aimantée se tourne toujours vers le nord. Guide, conducteur, modèle. Nadoz-vor, f. Pl. nadosiou-môr. Réner, m. Pl. ien. Blcñer, m. Pi. ien. Skouér, f. Pl. iou. BoDT, s. m. L’extrémité d’un corps, en tant qu’étendu en long. Ce qui garnit l’extrémité de certaines choses. Petite partie de certaines choses. Fin de la durée, de l’étendue. Penn, BOU ^9 m. Pl. pennou. Pennad, m. Pl. ou. Kâb, m. Pl. ou. Blin, m. Pl. eu (Vannes). Bliñchen ou bleñchen, f. Pl. bimchennou. Talbenn, m. Pi. ou. Vous le trouverez au bout de la maison, é penn ann li hcñ c’hafol. Prenez-le parle bout d’en haut, kemcrit-héñ dré ar penn huéla. Je l’avais sur le bout des lèvres, war benn va zéod édo. Donnez-moi un bout de chandelle, rùid eur penn goulou d’in. Il ne lui restera rien au bout de Tannée, da benn ar bloaz na joumâ nélrâ gant-hañ. A bout, au bout, a- &f /m. Venir à bout, doñd a-benn. Bout-à-bout, penn-ouc’h-penn. D’un bout à l’autre, pennda-benn, hed-da-héd. Bout pour bout, pennévil-penn, péb-eil-benn. Au bout du compte, goudé holL De bout en bout, eûz ann eil benn d’égilé. Boutade, s. f Caprice. Frouden, f. Pl. froudennou. Pennad, m. Pl. ou. Il suit sa boutade, heûlia a rd hé frouden, hé bennad ; araog hé benn éz à. Sujet à des boutades. Froudennek ou froudennuz. Pennadek ou pennaduz. Boutant. Voyez arc-boüta>t. Boute -en -TRAIN, s. m. Qui met tout le monde en train. Alizer, m. Pi. ien. Au fém., Atizérez. H. V. Boute -FED, s. m. Incendiaire, celui qui méchamment met le feu à un édifice. Eñlaner, m. Pl. ien. Boute-FED. Celui qui sème des discordes et des querelles. Penn~lân, m. Reûstler ou rouesller, m. Pl. ien. Boute-selle, s. m. Signal pour monter à cheval. Àrouéz évil piña war varc’h. Bouteille, s. f. Vaisseau de capacité médiocre, à large ventre et à cou étroit, propre à contenir une liqueur. Boulai, f. Pl. ou. Mettez du vin dans cette bouteille, likit gwîn er voutal-zé. — En Galles, Potel. H. V. Bouteille. La liqueur contenue dans une bouteille, la capacité d’une bouteille. Bontalad, f. Pl. ou. Il a bu deux bouteilles, diou voutalad en deûz évet. — En Galles, Polélad. H. V. Bouteille. Sorte de vessie pleine d’air qui se forme, soit sur l’eau quand il pleut, soit de quelque autre manière que ce soit. Lagaden, f. Pl. lagadennou. Klôgôren, f. Pl. klôgôrennou. Boutique, s. f. Lieu où les marchands étalent et vendent leurs marchandises, et où les artisans travaillent. Slâl, f. Pl. iou. Allez fermer la boutique, id da zerra ar slâl. Il y a de belles boutiques ici, slaliou kaer a zô aman. Dresser une boutique, étaler les marchandises d’une boutique. Slalia. Part, slaliet. Boutiquier, s. m. Celui qui tient boutique. Slalicr, m. Pl. ien. BouTissE, s. f. Pierre qu^on place dans un mur suivant sa longueur, de manière que sa largeur paraît en dehors. Méanlékéad enn eur voger war hé gant ha war hé héd. Boutoir, s. m. Instrument avec lequel les maréchaux parent le pied d’un cheval avant de le ferrer. Parouer, m. Pl. oUr 90 BOU Boutoir. Grouin d’un sanglier. Groñch eunn houch-gtcéz.

    1. Bouton ##

Bouton s. m. Le petit bourgeon que poussent les arbres et les plantes. lirons, m. Un seul bouton. Broñsen, f. Pl. hroñsennou ou simplement brofis. Boulas, f. Pl. ou. Égin, m. Pl. 0«. Kellid, m. Pl. ou. Cet arbre est couvert de boulons, ar wézen-mañ a zô gôlôed a vroñs, a roulas.

    1. BocTO ##

BocTO. NS. Certaines bubes qui viennent quelquefois aux différentes parties du corps. Dréankik, m. Pl. drein-kik. Èurbuen, f. Pl. burhuetinou. Bourbounen, f. Pl. bourbounennou. Porbo-Un, f. Pl. porbolennou. Tanijen, f. Pl. lanijennou. Bouton d’habit. Nozélen, f. Pl. nozélennou. — Boloun, f. Pl. ou. En Galles, Boloun. H. V. Se former en boutons, en parlant des arbres et des plantes. Broñsa. Part. et. Boulasa. Part. et. Ègina. Part. et.

Se couvrir de boutons, en parlant du corps, du visage. Burbuenna. Part. et. Bourbounen, rirt. Part. et.

    1. Bouton ##

Bouton-d’or, s. m. Plante des champs connue aussi sous le nom de patte de coq. Paô-brdn, m. Pl. Paôioubrdn. C’houervizon, m. Pl. ou. BoLTo>NER, V. n. Se former en boutons, en parlant des arbres et des plantes. Broftsa. Part. et. Boulasa. Part. et. Ègina Part. et. Dic’héola. Part. et. Dioda. Part. et. Dizac’ha. Part. et. Inodcin. Part. e(. (Vann.) Les arbres ne boutonnent pas encore, na vroñs kél c’hoaz ar gxcéz. Boutonner, v. a. Passer les boulons d’un habit dans de petites ouvertures qu’on nomme boutonnières. Nozélenna. Part. et. — Botouna. Part. et. Boutonnez la culotte de cet enfant, nozelennit bragez ar bugel-zé, — bolounit hé vragou d’ar poùlrik-zê. H. V^ Boutonmer, s. m. Artisan qui faitetvend des boutons. Nozélenner, m. Pl. ien. BoiTo. NMfeKE, s. f. Petite taillade faite dans un habit pour y passer les boutons. TouU-nozélen, m. — Toull-botoun, m. Pl. Toullou. U. V. BocTiKR, s. f. Branche séparée de l’arbre et (ichée en terre, pour y prendre racine. Ko((d-réd, m. SkouUrik-réd, m. BoLVEKiE, s. f. Etablc à bœufs, en parlant des étables qui sont dans les marchés publics. Kraou ann éjenned, m. Kraou ann ouc’hen, m. Slâol ann éjenned, f. Pl. stâoUou. BoLviER, s. m. Celui qui conduit, qui garde les bœufs. Paotr - ar - zaout, m. Paolr-annéjenned, m. Bugel-ann-éjenned, m. Méser, m. Pl. ivn. BoivikHE, s. f. Celle qui conduit, qui garde les bœufs. Paolrez-ar-zaout, f. Paotrezann-éjenned, f. Bugélez-ann-éjenned. Mésérez, f. Pl. éd. Plac’li-ar-zaoud, f.

    1. Bouviij ##

Bouviij. oN, s. m. Jeune bœuf. Krenn-cjenn, m. Pl. hrenn-éjenned. Kojen, m. Pl. kojenned. IHougorn, m. Pl. fd. J’ai un bouvillon à vendre, eur clirenn-cjenn em eûz da werza.

    1. Bouvreuil ##

Bouvreuil, s. m. Espèce d’oiseau de la grosseur d’une alouette. Beuf, m. Pl. éd. Pabaour ^ m. Pl. ed. (Trég.)

    1. BouzE ##

BouzE. Voyez bouse.

    1. Boyau ##

Boyau, s. m. Intestin, partie de l’animal qui reçoit les aliments après la digestion. Bouzellen, f. Pl. bouzellou. EnTréguier, bouellen. Pl. bouello. En Vannes, boellen. Pl. boelleu. Les gros boyaux, ar bouzellou brdz. Les boyaux grêles, ar bouzellou munud. Arracher les boyaux. Divouzella. Part. et. Bracelet, s. m. Ornement que les femmes portent d. x hr s^s. Lag a den-vréac’h f. Pl. lagadennou-bréac’h. Gwalen-vréac’h, f. Pl. gwaliner-brc’ac’h. Br. chll, adj. Qui a rapport au bras. Eûz ar vréac’h. Diwar-benn ar vréac’h. BracoiNner, V. n. Chasser furtivement sur les terres d’autrui. Ucmolchié-kûz war douOr rou eumi ail. — Bigria. H. V. Braconnier, s. m. Celui qui chasse furtivement sur les terres d’autrui. Néb ahémolch é-kûz war douarou eunn ail. — Bigrier, m. Pl. ien. H. V. Brai, s. m. Poix noire ou goudron. Terdw, ni. Braillard, adj. et s. m. Celui qui parle fort haut, beaucoup et mal à propos. Gragaler, m. Pl. ien. Garmer, m. Pl. ien. Safarer, m. Pl. ien. Brailler, v. n. Parler fort haut, beaucoup et mal à propos. Gragala. Part. et. Garmi. Part. et. Safari. Part. et. Pourquoi braillez-vous ainsi ? Péràg é gragaUt-hu évelsé ? Empêchez cet enfant de brailler, mirtd owd or bugel-zé na c’harmô ou na zafarô. Braire, v. n. Crier comme un âne. Breâgi. Part. et. Hlnnôa, et, par abus, hinnôal. Part. hinnôet. Yoire âne brait, brcûgiarà hocli azen. Action de braire. Breûgérez, m. Hinnod, m. Braise, s. f. Charbons ardents. Charbons que les boulangers tirent de leur four et qu’ils éteignent ensuite pour les vendre. Régez, m. Glaou-béô, m. Goreden, f. Mettez-le cuire sur de la braise, likit-héñ da boaza war ar réges ou war ar glaou-bco. Allez acheter delà braise chez le boulanger, id da bréna gôréden da di ar baraer. Bramer, v. n. Crier comme un cerf. Gourrisia ou kria ével eur cliarô. Bran, s. m. Matière fécale. Kaoc’h, m. Brenn, m. Brancard, s. m. Petite voiture à bras. Kravaz, m. Pl. kravazou ou krivisicr. Nous le porterons sur uo brancard, war eur chravaz hen dougimp. Brancard ou civière dont on se sert pour porter le fumier. Karavel, f. Pl. karavellou. Brancard. Partie du train des carrosses. Kleûr, m. Pl. ou. Branchage, s. m. Toutes les branches d’un arbre. IIoU skourrou ou hoU varrou ou hoU vrañkou eur wézen. Branche, s. f. Le bois que pousse le tronc d’un urbTe. Bdroubarr, m. Pl. burrou. Skourr, m. Pl. ou. Brañk, m. Pl. ou. Vous couperez cette branche, ar hdr-mañ adroucliot. Cet arbre a beaucoup de branches, kalz a skourrou é deùz ar wézen-mañ.

    1. Branche ##

Branche de bois d’émonde. Skoullr, ra. Pl. om. Menue branche verte propre à faire un Uen de fagot, de gerbe, etc. Skôd, m Pl. ou. Qui a deux branches, en parlant d’une fourche, etc. Daou-vézek.

L’endroit où deux branches se divisent. Gaol ou gavl, f. Pl. iou.

    1. Brancher ##

Brancher, v a. Pendre, attacher à la brandie d’un arbre. Barra. Part. et. Skourra. Part. et. Krouga oud eur bâr, oud eurskourr.

    1. Branchies ##

Branchies, s. f. pi. Les ouïes des poissons. Diskouarn ar pesked. Quelques-uns disent hreñkou-pesked. Branchü, adj. Qui a des branches. Skottrrek. Barrek. Brañkek. Cet arbre-ci n’est pas branchu, ne ket skourrek ar wézen-mañ. Brande, s. f. Sorte de petit arbuste épineux qui croît dans des campagnes incultes. C’est cequ’on nomme ianf/e, enBretagne, et, en d’autres endroits, ja» et ajonc. Lann, m. Pl. ou. Brandevin, s. m. Eau-de-vie de vin. Brangwin, m. (Galles.) H. V. Brandillement, s. m. Mouvement deçà et delà. Brañselladur, m. BrañseUérez m. Ho~ reüadur, m. Braxdiller, V. a. Mouvoir deçà et delà. BrañscUa. Part. et. Horella. Part. et. Braxdilloire, s. f. Espèce d’escarpolette. Bransel, f. Pl. brafisellou. Brañsigel, f. Pl. hransigellou. Brandir, v. a. Secouer un trait. Horella. Luskella. Héja. H. V-Brandon, s. m. Flambeau de paille, tison. Penn-lân, m. Kef-tdn, m. Eléô, m. Branlant, adj. Qui branle, qui penche tantôt d’un côté, tantôt de l’autre. Luskelluz. Horelluz. Brañselluz. Branle, s. m. Agitation de ce qui est remué ^ Lusk, m. Luskel, m. Luskérez, m. BrañscUérez, m. C’est lui qui a donné le branle à celte affaire, héñ eo en deûz r. oed al lusk da gémcñl-sé. Branle, s. m. Oscillation. Horelladur ^m. Luskelladur, m. H. V. Branle. Lit suspendu dont on se sert dans les vaisseaux. Bransel, f. Pl. brafisellou. Owe’lé-skourr, m. Pl. gweléou-skourr. Gwéléispil, m. Pl. gwéléou-ispil. Branlement, s. m. Mouvement de ce qui branle. Luskadur^ m. Horelladur yVa. Brañselladur, m. Branler, v. a. et n. Agiter, remuer, faire aller deçà et delà. Etre agité, pencher de coté et d’autre. Luska. Part. et. Luskella. Part. et. Horella ou horjella. Part. et. Bransella. Part. et. Heja. Part. et. Kéfluska. Part. et. Penkana. Part. et. Flacha, et, par abus, flacli. Part. flachet. Pourquoi branlez-vous la table ?p^râ^ é luskit-hu, e horellit-hu ann daoll Vous ne branlerez pas cette pierre, na hejot kéd ar mcan-zé. U branlait la tête, heja a réa hé benn. Si tu branles, je te tue, mar (lâchez, mé aslâz. BR » Branloire, s. f. Ais posé en équilibre sur quelque chose d’élevé et aux deux bouts duquel deux enfants font tour à tour le contrepoids. Balançoire. Brañsigel, f. Pl. brañsigellou. Braquemart, s. m. Epée courte et large qu’on portait autrefois le long de la cuisse. Kléze’ berr ha lédan a zougel gwéchall a-liéd ar vorzed. — Kounlellaz, f. Pl. ion. H. V. Eraqcer, V. a. Tourner, diriger d’un certain côté une chose qu’on ajuste. Trei, réna war eunn tû-bennâg eunn drd a reizeur. Bras, s. m. Partie du corps humain qui tient à l’énaule. Bréac’h, f. Pl. duel, divréac’h ou divrec’h, au lieu de diou bréac’h. On dit encore au plur. bréac’hiou ou brcchiou, mais seulement en parlant de choses inanimées, telles que les bras d’une civière, etc. Hors de Léon, brec’h. Donnez-moi le bras, rôid hô preac’h d’in. Allongez les bras, aslennid hô livrec’h. Il faudra faire des bras neufs à la civière, réd é vesô ôber breclüou névez d’ar c’hravaz. Bras. Puissance. Bréac’h, f. Galloud, m. Trugarez, f. Le bras de Dieu s’est appesanti sur lui, bréacli ou galloud Doué a zô en em aslennel war-n-ézhañ. Se jeter entre les bras de Dieu, en em deûrel élré divrec’h Doué, en em lakaad dindàn trugarez Doué. Bras de mer. Bréacli-vôr, f. Gwazen-vôr, f. A bras, à force de bras. A nerz ann divrec’h. A plein bras, à la brassée. A vriad. A tour de bras, de toute sa force. A- boéz hé zivrech, eûz hé holl nerz. Brasier, s. m. Feu de charbons ardents. C’est aussi un bassin de métal où l’on met de la braise pour échauffer une chambre. Régézen, f. Brasillbr, v. a. Faire griller un peu de temps sur la braise. Rôsta ou kraza eunn né~ beût war ar rcgez. Brassard, s. m. Armure qui couvrait le bras d’un cavalier. Harnez ann divrec’h. — Brechwisk, m. Pl. ou. ( Galles). H. V. Brasse, s. f. Mesure de la longueur des deux bras étendus. Mesure d’environ six pieds. Gouréd ou gour-héd, m. Pl. ou. Il yavaitcinq brasses de longueur, pemp gouréd héd en doa. Mesurer, pour connaître la quantité de brasses, sonder. Gouréda ou gourhéda. Part. et. Brassée, s. f. Autant qu’on peut contenir entre ses bras. Gourédad ou gour-hédad, m. Pl. ou. Briad, f. Pl. ou. Ce dernier ne doit se dire proprement que de ce qui peut être contenu sousun seul bras. Allez chercher une brassée de bois, id da glask eur gourédad keû~ ncûd. Apportez-moi une brassée de paille, digasid dln eur vriad kôlô. Iîrasser, v. a. Remuer à force de bras plusieurs choses, afin qu’elles s’incorporent ensemble. Meski. Part. et. Kemmeski. Part. et. Brassières, s. f. pi. Petite camisole d’enfant. Rokéden eurbugel bihan, f. Hivizen eur bugel bihan. Bbayacbe, s. m. Faux brave fanfaron. 9^ BRA

Fougéer m. Pl. ien. Kañfard, m. Pl. ed. Fougosrr, m. Pl. ien.

Eravade, s. f. Parole, action par laquelle on brave quelqu’un. Fougéérez, m. Kañfardérez, m. Fougasérez, m.

JjBa>'k, adj. et s. m. Vaillant, courageux. Kalounek. Pourleplur. du subst. kalouncien. Kadarn. Pour le plur. du subst. kadarned. (Corn.) C’est un homme brave, eunndén kalouneg eo.

    1. Brave ##

Brave. Honnête, probe, vertueux. Secen. Dérc’ad. C’était un brave homme, eunndénséven, eunn den dércad é oa.

Faire le brave le fanfaron. Fougéa. Part. fougéet. Fougasi. Part. et. Bugadi. Part. et.

    1. Bravement ##

Bravement, adv. Dune manière brave, vaillamment. Gant kaloun. Enn eunn doaré kalounck.

    1. Braver ##

Braver, V. a. Regarder avec mépris, avec hauteur. Morguer. Affronter. Selloud diwar faé. Ober faé cùz a eur ré. Disprizoul. Part. el. Faéa. Part, faéet. Pourquoi le brac2-vous ? péràg é selUl-hu oui hañ diwar faél pérdg é tUprizil-hit anézhañ’ ! Il a bravé la mort plus dune fois, ineûra tcéach en deûz gréai faé eùz ar marù.

    1. Bravoure ##

Bravoure, s. f. Valeur éclatante. Kaloun, f. Hors de Léon, kalon. Il a montré de labravoure dans cette circonstance, kaloun en deûz àiskouezel enn darvoud zé.

    1. BbayeRjT ##

BbayeRjT. a. Enduire de brai ou goudron un vaisseau. Tera gant ler-dü.

    1. Brebis ##

Brebis, s. f. La femelle d’un bélier. Dañvadez, f. Pl. ed. En Vannes, daradez. J’ai vendu la brebis noire, ann dañvadez zû am eûz gicerzel.

    1. Brebis ##

Brebis. En faisant abstraction de mâle et de femelle. Dañvad, s. comra. Pl. déñved. En Vannes, davad. Je vous donnerai une brebis, eunn àafivad a rôinn d’é-hoc’h. Mettez les brebis dehors, likid ann déñved er-méaz.

    1. Brèche ##

Brèche, s. f. Ouverture faite par force à une muraille, à une haie, etc. Odé, f. Pl. odéou. Difreûz, m. Pl. ou. Toull-freûz, m. Pi. touUou-freùz. Dizac’h, m. Pl. ou. Bouleli, m. Pl. iou. La brèche est trop petite, révihan eo ann odé ou ann difreûz.

    1. Brèche ##

Brèche. Ouverture faite à l’enclos d’un champ, pour le passage d’une charrette. Odégarr, f. Toull- karr, m. liibin, f. Pl. ou. Il passera par la brèche, dré ann odé-garr ou dré ar ribin c tréménô.

    1. Brèche ##

Brèche. Fracture au tranchant d’une lame. Boule h, m. Pl. iou. Dañl, m. Pl. ou. Il y a plus d’une brèche à votre faucille, meûr a voulr’h ou meûr a zani a zô enn hô fais. BRÈr. HE-DE>T, adj. et s m. Qui a perdu quelqu’une des dents de devant. Ralouz. Pour le plur. du subst. ralouzed.

    1. BRECUET ##

BRECUET, s. m. La partie de la poitrine où aboutissent les cotes. Lee/» ou leich, m. Brennid, m. Ilrurfied, f. Cachez votre bréchet, kuzid fil) lech ou hô prennid.

    1. Bredouillement ##

Bredouillement, s. m. Action de bredouil-BRE er. Balbouzérez, m. Beslcodez, et, par abus, besléodach, f. Gagerez, m.

    1. Bredouiller ##

Bredouiller, V. n. Parler d’une manière ma ! articulée et peu distincte. Balbouza. VArt. el. Bestcodi. Part. et. Gagei. Part, gagéet. Gagoula. Part. et. Hakein. Part, el (Vannes). Ils bredouillent tous les deux, balbouza ou besléodi a réoñd hô daou. Celui qui bredouille. Balbouzer, m. Pl. ien. Gdk, m. Pl. gaged. Bestéod, m. Pl. besléoded. Gagoul, m Pl. gagouled. Celle qui bredouille. Balbouzérez, f. Pl. ed. Gagez, f. Pl. ed. Besléodez, f. Pl. ed. Gagoulez, {. Pl. ed. Eredocilleur, s. m. Celui qui bredouille. Balbouzer, m. Pl. ien. Gdk, m. Pl. gaged. Besléod, m. Pl. besléoded. Gagoul, m. Pl. gagouled. Bref, adj. Court, de peu de durée, de peu d’étendue. Berr. Krenn. Krdk. Ses discours sont brefs, berr eo hé lavariou ou hé gomsiou. Bref, adv. En un mot. Eun eur gér. Bref, s. m. Lettre pastorale du pape. Skrid-berr, m. Lizer-ar-pab. Pl. lizéri, lizérou et lizériou. H. V, Brèjie, s. f. Poisson d’eau douce, Bremm, m. Vl. ed. Brexache ou BERNACHE, s. f. Oiscau de mer semblable à un canard sauvage. Garréli, i. Pl. garrélied. Houad-gwéz, m. Pl. houidigwéz. Môr-waz, f. Pl. môr-wazi. Bre. necx, adj. Sali de matières fécales. Kaoc’hek ou koc’hek. Brennek. Brésiller, V. a. Rompre par petits morceaux. Bruzuna. Part. et. En Vannes, berc’honcin. Bretagne, s. f. Nom d’un royaume et d’une province. Breiz, f. Eu Vannes, breic’h. Grande-Bretagne ou Angleterre. Breiz-Veûr, f. Brô-Zaoz, f. Pelile-Brelagne ou Bretagne ou Bretagne-Armorique. Breiz-Vihan ou Breiz- Arvorik, f. Haute-Bretagne. Breiz-Uc’hel, f. Basse -Bretagne. Breiz-Izel ou Gwéled-Breiz, f. Breta